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Les pays arabes envisagent l’expulsion de millions d’étrangers. Motif? Érosion inacceptable de la culture locale!

10 Novembre 2007

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Les Québécois ne sont pas les seuls à s’interroger sur l’impact social et culturel de l’immigration et sur la capacité d’intégration d’immigrants dont la culture est aux antipodes de la culture locale.

Les pays arabo-musulmans, qui ont une importante population de travailleurs migrants venus principalement d’Asie, se posent les mêmes questions. Mais alors que les Québécois, qui ont entamé un débat démocratique et serein sur la question, se font accuser de fascisme, de xénophobie, de racisme et d’islamophobie -- en particulier par les musulmans -- les pays du Golfe, eux, envisagent l’expulsion massive de millions d’étrangers! Au lieu de diaboliser les Québécois, les musulmans d’ici feraient bien d’apprécier un peuple dont la culture rendrait impensable le recours à des mesures aussi draconiennes.

Menace identitaire dans les pays du Golfe

Dans une chronique récente , Tarik Al Maeena de Arab News traite de l’inquiétude des pays arabes face à la menace identitaire que fait peser sur eux la présence d’un trop grand nombre de travailleurs étrangers sur leur territoire. Selon le ministre du travail du Bahreïn, « Dans certaines régions du Golfe, vous ne savez plus si vous êtes dans un pays arabo-musulman ou dans une région asiatique. On ne peut pas parler ici de « diversité ». Aucune nation sur la planète ne peut accepter une érosion de sa culture sur son propre territoire. »

Selon le chroniqueur Al Meena, le ministre du travail du Bahreïn a annoncé que son pays proposerait l’introduction d’un plafond de 6 ans aux permis de travail délivrés aux étrangers travaillant dans les monarchies du Golfe. Cette proposition sera présentée au sommet du Conseil de coopération du Golfe (le « CCG », comprenant le Bahreïn, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, Oman, le Qatar et le Koweït) qui se tiendra à Doha en décembre. Le ministre du travail s’est dit confiant qu’elle sera acceptée.

Le Bahreïn soumet cette proposition dans le contexte d’une grande préoccupation face à l’érosion graduelle des mœurs sociales et de la culture locales. Selon le ministre du travail du royaume, « la majorité des travailleurs étrangers proviennent de milieux culturels et sociaux qui ne peuvent pas s’assimiler ou s’adapter aux cultures locales ».

Le Bahreïn estime aussi que les travailleurs migrants s’accaparent les emplois dont la main-d’œuvre locale aurait grandement besoin. Avec plus de 14 millions de travailleurs migrants dans la région, le ministre du travail des Émirats arabes unis, Ali Bin Abdullah Al Ka’aBi, a indiqué que cette question figure en tête de l’ordre du jour du sommet du CCG. Les Émirats, dit-il, partagent les préoccupations du Bahreïn.

Selon Arab News, ce projet pourrait se traduire par l’expulsion de millions de personnes. Malgré que l’économie des riches monarchies du Golfe soit largement tributaire des travailleurs migrants, qu’il s’agisse de travailleurs manuels ou de cadres supérieurs, il y a une préoccupation grandissante face au chômage des citoyens des pays du CCG. Une étude de l’Université Sharjah publiée l’année dernière révèle que 32,6% des hommes et 47,7% des femmes des pays du Golfe sont en recherche d’emploi.

Selon les statistiques de l’AFP, environ 35 millions de personnes résident dans les 6 monarchies du Golfe et 40% d’entre elles sont des étrangers. Le chroniqueur de Arab News commente que « vu l’ampleur du chômage et compte tenu de l’explosion démographique dans la région, les pays du Golfe peuvent être excusés de mettre en place des mesures drastiques visant les migrants ».

Outre l’expulsion des étrangers, d’autres mesures sont envisagées. On réduirait les prestations sociales aux chômeurs qui refuseront les mesures d’aide au retour à l’emploi, de manière à les motiver à travailler plus fort et plus longtemps. On réviserait aussi les programmes d’enseignement en vue de donner aux travailleurs locaux la formation leur permettant d’occuper les emplois laissés vacants par les migrants.

Le chroniqueur Al Meena conclut ainsi : « La proposition du Bahreïn, si elle devait être acceptée, enverrait aux 14 millions de migrants qui vivent présentement dans les pays du CCG un message clair qu’il est maintenant temps pour eux d’envisager d’autres options. Pour certains d’entre eux, ce scénario sera douloureux puisqu’ils ont amené leur famille dans un pays du Golfe et qu’ils en ont fait leur foyer d’adoption ».

Par Annie Lessard

Source: Expatriates’ Impact on Gulf’s Labor, Social Situation par Tarik Al Maeena, 27 octobre 2007, http://www.arabview.com/articles.asp?article=921


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jeanchrist

12 Novembre 2007
05:42

Les pays arabes envisagent l’expulsion de millions d’étrangers. Motif? Érosion inacceptable de la culture locale!

Il faut bien comprendre que l'immigration dans le monde se divise grosso

modo en 4 catégories :

1) l'exode rural, qui est la plus importante : immigration interne donc,

connue à peu près partout dans le monde, exemples typiques = Chine, Mexique,

Inde ;

2) immigration "de proximité" : c'est à dire d'un pays à un autre qui lui

est limitrophe : très fréquent en Afrique, où des populations traversent des

frontières pour des raisons diverses, guerre, famine, travail, catastrophe

naturelle (Côte d'Ivoire, ex-Zaïre, etc) ;

3) immigration de travail : qui concerne les pays dont il est question dans

le présent fil, à savoir les pays arabes du Golfe ;

4) immigration de peuplement : qui concerne en fait très peu de pays dans le

monde, inutile de faire les présentations car nous en sommes la tête de

proue.

Il est essentiel de bien considérer ces modalités migratoires pour bien se

rendre compte que la manière dont on traite un immigré en Europe occidentale

et en Amérique du Nord est tout simplement exorbitante en matière de droits

et avantages.

Les pays arabes riches n'ont jamais eu cette prétention et gèrent très

fermement une immigration saisonnière dont la vocation est tout sauf de

représenter un peuplement définitif. Coréens, Indiens, Pakistanais,

Philippins, tout ce beau monde tourne à l'année, et le rigolo qui n'a plus

de contrat de travail est reconduit à la frontière à coups de pied au cul.

Et je ne vous parle pas des clandestins .

Il est exact que dans certains pays du Golfe la population native est

minoritaire, mais les étrangers le restent à vie, le savent et le droit du

sang s'occupe du futur.


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Anonyme

12 Novembre 2007
13:51

Les pays arabes envisagent l’expulsion de millions d’étrangers. Motif? Érosion inacceptable de la culture locale!

Je suis bien d’accord avec la position des pays arabes. C’est légitime pour toute nation de s’opposer à l’érosion de sa culture sur son propre territoire. Et les migrants qui outrepassent la durée de leur visa doivent être renvoyés. Dans le cas d’une immigration de peuplement, comme c’est le cas au Québec, on devrait privilégier le critère de compatibilité culturelle.

Par contre, je trouve que le renvoi prévu de familles complètes qui s'étaient installées dans un pays du Golfe est une mesures inhumaine. Il faudrait demander à Doudou Diéné, l'ineffable rapporteur des Nations-Unies sur les questions de racisme qui est toujours prêt à pourfendre les pays occidentaux, de dénoncer la proposition des pays du Golfe. Mais disons que je n'ai aucune attente ici. Quand il s'agit de dénoncer la persécution des non-musulmans par des musulmans, on ne peut pas compter sur Doudou Diéné...

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Annie Lessard

24 Mars 2008
11:22

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