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L’administration Obama et les jeux de coulisse avec les islamistes, par Zuhdi Jasser
19 Avril 2009 par Annie Lessard, Marc LebuisMots clés:

Zuhdi Jasser est médecin pratiquant à Phoenix en Arizona. Il est fondateur et président de l’American Islamic Forum for Democracy. Dr Jasser est le narrateur du film Le troisième jihad, un documentaire sur le projet de l’islam radical pour l’Amérique. Lire aussi du même auteur: Combattre les islamistes et leur idéologie
Alors que nous cherchons à comprendre comment l’administration Obama va se positionner face à la menace globale de l’islam politique, les premiers mois ont fourni plusieurs indices, à commencer par la récente visite en Turquie. La réponse est douloureusement évidente, quand on voit à quel point l'équipe Obama a cherché à éviter toute discussion réelle sur l’islam politique et la menace qu’il fait peser sur les droits de l’homme à l’étranger et ici, aux États-Unis. Aux États-Unis, dans les semaines précédant son voyage, les islamistes de la capitale ont commencé à jouer leurs cartes de manière plus ouverte, face à ce qu’ils perçoivent manifestement comme une administration amicale. Des groupes comme la Congressional Muslim Staffers Association (CMSA) cherchent à se placer en position d’influence au sein de la Maison Blanche, du Congrès et du Sénat. C’est l’idéologie ! Commençons par examiner quelques uns des commentaires et activités des islamistes de la capitale depuis la phase de transition et l’investiture. Le 8 janvier, la Congressional Muslim Staffers Association a envoyé un e-mail annonçant qu’elle organisait un gala d’investiture, le « Gala musulman pour l’investiture ». Parmi les invités figuraient les membres du Congrès Keith Ellison, (D-Minnesota) et Andre Carson (D-Indiana), des «représentants de l’administration Obama», le révérend Walter Fauntroy (délégué du District of Columbia), Zaid Shakir et Hamza Yusef (du Zaytuna Institute), l'ancien aumônier musulman James Yee, le président sénégalais Abdoulaye Wade, Dawud Walid, directeur du CAIR pour le Michigan, et Johari Abdul-Malik de la Muslim Alliance of North America. Cela ressemble beaucoup à un Who’s Who des leaders islamistes aux États-Unis, tous d’accord sur le cadre idéologique de l’islam politique et des Frères musulmans. Il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour voir quel est le type d’idées de ces musulmans. Par exemple, à l’occasion d’une conférence qui s’est tenue à Londres en juillet 2008, M. Johari Abdul-Malik a parlé de la «voie moyenne radicale». Cette voie moyenne radicale, malheureusement soutenue par le gouvernement britannique, est un développement idéologique des idées de Sheikh Yusef Qaradawi, leader spirituel des Frères musulmans.
«Obama a désormais réussi à s’identifier à la fois comme Noir et comme Blanc. À Chicago, il est noir, au Kansas il est blanc, et à Hawaii il est hawaïen [rires de l’auditoire]. C’est effectivement un Hawaïen, parce que c’est là qu’il est né... »«Au point où nous en sommes, la stratégie pour les musulmans américains est de mettre la priorité sur le changement de régime à Washington. Parce que la Maison Blanche a déclaré qu’il faut un changement de régime en Irak, qu’il faut la démocratie et la liberté en Iran. Malcolm a dit ‘quand on m’a dit de partir et de trouver l’ennemi, je n’ai pas eu besoin d’aller jusqu’au Vietnam pour le trouver, je le trouve ici même. Alors, si nous voulons nous battre pour la liberté là-bas, nous devons être capables de nous battre pour la liberté ici.’ Nous attendons donc un changement de régime à Washington. Et le seul changement de régime que nous puissions espérer dans un futur proche est d’amener les démocrates à la Maison Blanche et de renvoyer les républicains, comme le dirait Malcolm, ‘à la niche’….»
Après ce discours, on a demandé à M. Abdul-Malik si l’islam autorisait le vote aux élections américaines. Ce à quoi il a répondu : «Je pourrais prendre des exemples et dire subhān Allah, comment pouvez-vous faire cela, c’est un système chrétien et c’est illicite. Mais le négus d’Ethiopie était en secret un musulman, et il était chef d’Etat - c’est permis». M. Abdul-Malik est en fait très fier, en tant qu’imam d’une mosquée (islamisme classique) de Virginie du nord, de rouler la politique dans le goudron et les plumes, et il prédit l’intérêt d’avoir bientôt un «véritable candidat musulman à la présidence»:
«J’ai dit à certains musulmans, vous savez, nous devrions inviter certains de nos ennemis politiques à nos réunions pour qu’ils bénéficient de notre enseignement et pour leur dire que nous les aimons, et les laisser dire ‘non non non’. Et d’ailleurs, cela s’est vraiment produit. Un candidat de Virginie du nord est venu à la mosquée et a été attaqué par des conservateurs qui lui ont demandé ‘pourquoi êtes-vous allé à la mosquée ?’ et il s’en est défendu en disant ‘non, je ne suis pas du tout avec eux, croyez-moi, pas du tout’. C’était un suicide politique pour lui, mais nous y avons aidé. Nous avons versé le goudron, ouvert un oreiller et attendu que le vent commence à souffler pour l’emplumer. Je pense donc que la question de la responsabilité politique se posera quel que soit le vainqueur [...] notre idée serait de présenter à la présidence un vrai candidat musulman. Et toutes les questions porteraient non pas sur l’économie, sur l’emploi ou sur la santé, mais sur l’islam».
Abdul-Malik n'a pas pris de gants pour dire à quel point l’élection constitue un pas en avant dans le projet d’islamisation et en faveur de l’objectif à long terme d’une domination de l’islam, en conformité exacte avec les plans des Frères musulmans dans leur manifeste. Il a déclaré :
«Notre défi est le suivant : aboutir à ce que certains disent ‘d’accord, je ne suis pas musulman mais je suis fasciné par la nation musulmane et par l’islam etc, etc... Les gens du da’wa (prosélytisme religieux musulman) pensent que l’objectif est de transformer tout le monde en musulman et qu’alors tout changera. Ce n’était pas le cas à Yathrib, à l’époque du prophète, ce n’était pas le cas en Andalousie, ce n’était pas le cas dans tant de civilisations sur lesquelles l’islam a eu un impact. Il a fallu des centaines d’années dans certaines sociétés pour que les musulmans atteignent 50 % de la population, mais ils avaient pour eux ces quatre parties de la population qui ont su dire ‘nous refusons de voir des racistes, des intolérants et des sexistes dominer des gens qui ont l’esprit juste, et qui sont raisonnables et rationnels...» [ndlr: nous avons ajouté d'autres extraits du discours d'Abdul Malik en annexe (au bas de la page) pour une meilleure compréhension]
Abdul-Malik termine avec une déclaration très révélatrice prédisant l’effondrement du gouvernement américain :
Notez la référence d’Abdul Malik à la «nation musulmane». Notez sa référence à un «changement de régime». Notez le chiffre magique de «50 % de musulmans» à partir duquel le parti politique musulman d’Abdul Malik (les Frères musulmans) pourra contrôler l’électorat et mettre en œuvre son interprétation de la charia, en tant que majorité dans leur monocratie. Tout cela n’était qu’un coup d’œil sur ce que croit Abdul Malik. Il ne s’agit pas d’un petit poisson dans la communauté islamiste américaine. C’est un protégé de Siraj Wahhaj, l’islamiste bien connu qui, bien que n'ayant pas été inculpé, reste l'un des co-conspirateurs présumés de l’attentat à la bombe de 1993 au World Trade Center. Abdul Malik est président du Coordinating Council of Muslim Organizations (CCMO) et c’est l’influent directeur de la mosquée Dar-Al Hijra en Virginie du nord. Le CCMO représente plus de 50 organisations musulmanes et mosquées dans la région du D.C. Ce même groupe, fidèle à l’idéologie séparatiste islamiste a récemment signé une déclaration de l’ensemble des organisations islamistes des États-Unis (l’American Muslim Task Force), annonçant une suspension de leurs relations avec le FBI. Difficile d’y voir l’action d’un «groupe musulman intégré».Chacun des invités à la fiesta musulmane de l’investiture est l’auteur d’une quantité de discours et d’écrits qui sont dans le domaine public et qui documentent leur propre agenda transnational sur l’islam politique. Il y a longtemps, Abdul-Malik avait dit à ses collègues :
«En ce qui me concerne, encore une fois, je ne mets pas ma foi dans le gouvernement. Ma foi est en Allah, je ne crois pas au gouvernement. Si j’y croyais, nous nous serions impliqués dans le mouvement des droits civils. L’esclavage – mes semblables étaient esclaves, je ne sais pas si vous le savez, nous n’avons pas attendu la bonne volonté du gouvernement pour sortir de l’esclavage. Nous nous sommes organisés de l’intérieur et de l’extérieur pour y mettre fin. Alors, votre idée, ça aurait été de sortir du mouvement abolitionniste. À terme, le gouvernement américain s’écroulera sous son propre poids et vous serez libres.»
Voyons les commentaires et les idéologies des autres personnes présentes à ce gala ‘musulman’. Il y a longtemps que ces leaders islamistes répandent à travers le monde les idéologies collectivistes, socialistes et oppressives de l’islam politique. Il semble que personne ne prête plus grande attention à l’idéologie. Roll Call a mis en ligne un article sur le gala, citant Kucinich et Ellison, dans lequel on pouvait lire ce commentaire d’Assad Akhter, coordinateur de la CMSA et membre de l’équipe du représentant Bill Pascrell (D-NJ) : «Les gens veulent réellement croire à ce président…cela tient beaucoup à ce qu’il est et à la campagne qu’il a menée. Il a impliqué différents groupes, et ceux-ci ont l’impression d’y avoir joué un rôle». Fait révélateur, il n’a pas semblé très important à Casey Hynes, de Roll Call, de poser des questions aux organisations musulmanes qui avaient choisi de ne pas participer à ce gala.
«…même sous les pressions que vous et moi connaissons, la voie de l’islam progresse parce que les gens voient que même au milieu de toutes ces luttes il vaut mieux être musulman dans cette situation que kaffir dans n’importe quel cas... avant qu’Allah nous ferme les yeux pour la dernière fois vous verrez l’islam passer en Amérique de la position de deuxième religion - c’est là que nous en sommes - à celle de première religion».
Les jeux de coulisseUne fois ces bases posées, la CMSA a lancé pendant la période de transition une opération de distribution d’un «livret de curriculum vitae» de musulmans prétendant à des postes au Congrès, au Sénat et à la Maison Blanche. L'e-mail de M. Saleh le 20 novembre 2008 disait :
Dans un autre e-mail, M. Williams dresse la liste de certains des postes demandés, parmi lesquels chef de cabinet, personnel professionnel, directeur législatif, assistant législatif, presse, et planification. Un article de Noreen S. Ahmed-Ullah paru dans le Chicago Tribune du 29 mars 2009 a rendu compte de cette initiative de manière neutre, en la présentant comme « menée par des leaders de la communauté... et précipitée deux semaines avant la date prévue parce que des officiels de la Maison Blanche en avaient entendu parler» et en citant J. Saleh Williams, de la CMSA, qui a créé ce ‘livret’ d’environ 49 noms sélectionnés dans une liste de plus de 300 musulmans. C’est étonnamment peu incisif de la part du Tribune quand on sait que nombre des leaders de la CMSA ont travaillé en étroite collaboration avec des leaders de la Muslim American Society du D.C. et d’autres groupes islamistes dont la même journaliste du Tribune avait montré dans le détail les liens au mouvement international des Frères musulmans (FM) le 19 novembre 2004 dans son exposé sur les FM aux États-Unis. Williams a précisé au Tribune que «ça s’est passé essentiellement en catimini...nous avons pensé que cela mettrait le président Obama en situation délicate. Nous ne savions pas dans quelle mesure il souhaitait être perçu comme travaillant étroitement avec la communauté musulmane américaine». Ce groupe d’islamistes explique ici ouvertement aux journalistes qu’ils demandent des postes d’influence «en catimini». Ils le font comme s’ils pensaient, à tort, que d’une certaine manière tous les musulmans des États-Unis devaient se réjouir de leurs activités et de leur idéologie. L'article d’Ahmed-Ullah s’est ensuite référé à d’autres idéologies islamistes globales dont l’initiative sur les CV pourrait tirer parti, notamment mobiliser les gouvernements syrien et iranien et aborder les plaintes des islamistes contre les activités contre-terroristes du FBI dans certaines mosquées. Abdul Malik Mujahid, des Muslim Democrats, a également cité le cas de Zalmay Khalilzad - nommé ambassadeur en Irak puis aux Nations Unies sous l’administration Bush - comme un exemple à suivre. J’ai la vague impression que M. Khalilzad n’aurait pas aimé figurer dans un livret de CV dont les seuls points communs sont le fait d’être musulman et de défendre l’islam politique. On pourrait dire qu’il n’y a strictement rien de mal à ce qu’un ‘groupe religieux’ cherche à placer ses ‘meilleurs et plus brillants éléments’ à des postes influents de l’administration. Il ne s’agit pas du tout ici de réprouver cette démarche. Mais ce n’est pas un effort de tous les «musulmans» mais plutôt des islamistes. En tant que musulmans anti-islamistes, la mission de l’American Islamic Forum for Democracy (AIFD) est de faire remarquer que ce groupe et d’autres islamistes avec eux ne représentent sûrement pas un groupe d’Américains musulmans ‘divers’ et qu’en fait ce type de collectivisation des musulmans répond uniquement au projet islamiste. La plupart des musulmans islamistes et non islamistes seraient probablement loin d’être heureux que des musulmans tous issus du mouvement idéologique islamiste prétendent représenter les «intérêts des musulmans» ou la «communauté musulmane» aux États-Unis. On aurait bien du mal à trouver des déclarations de membres et de leaders de la CMSA s’opposant à l’état islamique ou au mouvement global et aux idées de l’islam politique (c’est-à-dire des Frères musulmans).
«Il s’agit d’une initiative importante que la CMSA considère comme hautement nécessaire, afin de promouvoir le recrutement d’Américains musulmans de talent dans le personnel du 111ème Congrès. La CMSA souhaite soumettre à la direction du Congrès, aux nouveaux membres et aux présidents de comités des livrets de CV représentatifs de la communauté professionnelle diverse et de haut niveau des jeunes Américains musulmans. Cela n’est possible que si les "demandes de curriculum vitae" parviennent à une forte proportion de la communauté musulmane américaine».
Discrimination positive pour les musulmansComme déjà clairement évoqué au début de cet article, M. Abdul Malik et ses collègues de la CMSA et du Coordinating Council of Muslim Organizations (CCMO) du District of Columbia ont un long passé de soutien à l’islamisme et de plaidoyer en faveur de l’application de la charia dans la société. Leurs déclarations sont toutes dans le domaine public et sont faciles à retrouver. En tant que musulman, je trouve assez choquant d’envoyer à l’administration ou à la Maison Blanche des CV sous le titre « musulmans ». Ceux qui cherchent vraiment l’intégration et la réussite des musulmans aux États-Unis ne devraient pas tenter d’y parvenir simplement en remplissant les cases réservées aux quotas de « musulmans » mais par le mérite de leur travail. J’espère que mes enfants réussiront grâce à leurs mérites et non à cause de leur foi et de leur appartenance à une minorité. À l’AIFD nous avons une formule qui est la suivante : «nous sommes des Américains qui se trouvent être musulmans et non des musulmans qui exigent d’être américains». Mes parents sont arrivés aux États-Unis dans les années 1960 parce qu’ils ont compris que notre nation est une méritocratie et non pas un pays ravagé par les iniquités du politiquement correct qui s’intéresse davantage aux caractéristiques immuables des individus comme la race ou la religion qu’à la véritable égalité et au mérite. Les islamistes prospèrent sur une politique identitaire et sur la collectivisation trompeuse des musulmans en un seul «bloc». Ce livret de CV et les intérêts des islamistes de la CMSA vont dans le sens de cette mentalité où l’identité religieuse des musulmans n’est pas une affaire privée se limitant à la mosquée et à la maison. Leur livret de CV n’est qu’une histoire de recherche d’influence des islamistes, sous la bannière «être musulman».La campagne de la CMSA se nourrit de la culpabilité des Américains qui sont préoccupés par la discrimination et veulent être certains que les leaders tribaux des organisations islamistes n’ont aucun moyen de pointer la sous-représentation des musulmans parmi les dirigeants de leur administration. Elle se nourrit aussi du sentiment d'exclusion des musulmans, en leur disant que ces campagnes corrigeront les choses. Sous la bannière de la religion, ces groupes feignent la démocratie et l’action politique, mais en fait ils placent au-dessus de tout les intérêts de l’islam politique.
Le candidat post-racial sera-t-il un président post-racial ?Si l’administration Obama ou un groupe dirigeant quelconque utilise le fruit de cette initiative pour recruter son personnel, ils ne feront que cueillir le premier fruit à portée, apparu sur leur bureau dans un livret conçu spécifiquement pour cet objectif. En fait, cela paraît tout à fait non américain de la part d’une administration fière d’être issue d’une candidature «post-raciale» ayant consacré peu de temps à la politique identitaire et réputée vouloir se concentrer sur les idées. Bien que les musulmans ne relèvent pas d’une race mais d’une croyance, l’état d’esprit islamiste qui vise à collectiviser tous les musulmans relève de cette même mentalité de victimisation minoritaire que le candidat Obama a évitée.Mon espoir et ma prière en tant qu’Américain et en tant que musulman sont que cette administration, et notre président, cherchent à recruter des candidats d’abord selon leurs mérites. Ensuite, si certains se trouvent être musulmans, qu’il en soit ainsi. Je ne suis peut-être pas d’accord avec l’idéologie de l’administration Obama, mais des deux bords nous devrions être capables d’admettre qu’aucun leader politique ne devrait être en faveur de l’islamisme car la charia est incompatible avec notre constitution. Et commencer par choisir dans un livret de CV fourni par des islamistes serait une faute, quelle que soit la manière dont on voit les choses. Après tant d’occasions manquées, de l’investiture d’Obama à son discours à Ankara, il est temps pour la nouvelle administration de dire clairement que les avocats de l’islam politique n’y seront pas les bienvenus. Au contraire, l’administration devrait se fixer pour critère, en matière de politique intérieure et étrangère, que tout le personnel, musulman ou non, soit anti-islamiste, c’est-à-dire qu’il défende la liberté contre l’instauration de l’islam politique.
À une question qui lui était posée à propos de l’islamophobie et de la difficulté que les Américains semblaient avoir à accepter que leur président s’appelle Hussein, Abdul-Malik a fait cette réponse sur la stratégie d’infiltration de l’islam, dans : Can Muslims trust Obama?

Je vais répondre sur ce point. Je ne suis pas homophobe mais je voudrais vous parler d’une stratégie que la communauté gay a mise en œuvre. Je l’utilise dans le da’wa (le prosélytisme musulman) mais leurs penseurs l’ont portée à un autre niveau. Il y a essentiellement cinq types de réponses à vos prédications : 1 – les personnes qui vous disent « je veux me joindre à vous, par exemple, je veux devenir musulman » ; 2 – celles qui disent « je vous trouve intéressants, je veux lire et en apprendre davantage, etc. » ; 3 – celles qui disent « je commence à vous connaître, et j’ai noté que vous êtes normaux, vous êtes tout à fait comme n’importe qui d’autre, de n’importe quelle autre religion » ; 4 – celles qui diront « vous m’avez ébranlé, et je sais quelles sont vos croyances, mais ce n’est pas pour moi, vos longs vêtements et l’interdiction de boire : je ne pourrai jamais me résigner à ne boire que du thé, alors ne comptez pas sur moi ». Et puis, il y a la cinquième catégorie de personnes, qui disent « je vous déteste, je hais ce que vous croyez, je hais vos principes, vous et vos idées dangereuses me faites peur. » Ce que la communauté gay a réussi à faire, stratégiquement, ça a été d’identifier les quatre attitudes positives et de s’arranger pour que les personnes qui avaient ces attitudes se réunissent pour dire que ceux qui s’opposent à nos principes sont des sectaires, racistes et intolérants, et qu’elles ne veulent rien avoir à faire avec ces gens. Notre défi est le suivant : aboutir à ce que certains disent « d’accord, je ne suis pas musulman mais je suis fasciné par la nation musulmane et par l’islam et ainsi de suite, et je pense qu’ils sont bien ». Et puis une autre personne dira « ils sont comme nous, c’est juste une religion normale, et puis les gens ont le choix, etc. ». Il faut que ces gens se rassemblent et disent nous allons être vigilants, les islamophobes, les homophobes, les racistes, nous n’allons pas les tolérer. Ils ont réussi à faire ça. Et c’est notre défi. Les gens du. da’wa pensent que l’objectif est de transformer tout le monde en musulman et qu’alors tout changera. Ce n’était pas le cas à Yathrib, à l’époque du prophète, ce n’était pas le cas en Andalousie, ce n’était pas le cas dans tant de civilisations sur lesquelles l’islam a eu un impact. Il a fallu des centaines d’années dans certaines sociétés pour que les musulmans atteignent 50 % de la population, mais ils avaient pour eux ces quatre parties de la population qui ont su dire « nous refusons de voir des racistes, des intolérants et des sexistes dominer des gens qui ont l’esprit juste, et qui sont raisonnables et rationnels... »
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L’administration Obama et les jeux de coulisse avec les islamistes, par Zuhdi Jasser
«La religion, autre élément essentiel, est le fondement de toute société, et de tout art. C'est le lien premier qui permet la stabilité sociale. Ainsi, comme l'État, la religion contribue à la stabilité de la vie humaine.»
BurckhardtQuand des dirigeants politiques et des élites nous disent que l`Europe n`est pas chrétienne ou que toutes les religions se valent on peut voir que ils semblent avoir perdu leur sens!En effet déja les fondements et la stabilité de nos sociétés sont lentement rongées parceque une société qui fonctionne est basée sur des valeurs communes et sur la confiance mutuelle.
tromso
25 Avril 200919:24
L’administration Obama et les jeux de coulisse avec les islamistes, par Zuhdi Jasser
Une femme courageuse et sensée - un plus pour notre pays!
A lire!
Extrait : Ma vie à contre-Coran
Ma vie à contre-Coran. Une femme témoigne sur les islamistes. Extrait publié avec l'aimable autorisation de VLB éditeur, coll. «Partis pris actuels», 2009.
publié dans L'actualite.com le 19 mars 2009
L’auteure, Djemila Benhabib, a dû fuir l’Algérie, où elle a grandi, parce qu’elle et sa famille étaient menacés de mort. «J’ai vécu les prémisses d’une dictature islamiste, écrit-elle dans son introduction. C’était au début des années 1990. Je n’avais pas encore 18 ans. J’étais coupable d’être femme, féministe et laïque. J’habitais Oran en Algérie. Une dictature politico-religieuse sous l’égide du Front islamique du salut (FIS) menaçait mon pays. On ne frôle pas une dictature sans être quelque peu, sinon beaucoup, transformé, et pour toujours. La vie prend tout son sens. La mort aussi.» Elle vit maintenant au Québec. Voici un extrait de son livre.
………………….Je ne suis qu’une femme ordinaire. Je ne me sens pas l’âme d’une personne à la destinée exceptionnelle. Ma seule motivation à écrire ce livre était de permettre à chacun de nourrir sa propre réflexion sur l’islamisme politique et de rendre l’expérience algérienne plus compréhensible. Cette expérience unique et universelle montre comment une idéologie jalonnée de mépris pour la pensée et la vie humaine se fraye un chemin dans un pays qui a failli s’affranchir et qui s’est finalement perdu en cours de route.
Croyez-moi, lorsque j’ai quitté Oran, je n’avais qu’une seule envie : oublier. Ce que nous avions vécu était trop dur. J’étais accablée et meurtrie par tant de barbarie. Ma première année à Paris fut terrible. Ma fragilité me trahissait sans arrêt. Maîtrisant mal ma nervosité, je passais du rire aux pleurs en une fraction de seconde, sans transition aucune. Mon expérience, je la croyais scellée pour toujours dans les caveaux de l’Histoire. Je pensais qu’en Occident plus rien ne pouvait contrarier ma liberté. La menace islamiste ne serait qu’un lointain souvenir sordide. J’espérais pouvoir vivre une vie « normale» sans trop d’histoires, comme tout un chacun. J’avais tout faux. J’ai réalisé à quel point le monde n’était qu’un, que cet Occident que je croyais au-dessus de toute menace islamiste était tout aussi vulnérable que l’Orient. Pour moi, l’interconnexion de ces deux parties devenait chaque jour un peu plus évidente. (…)
Se mobiliser contre les intégrismes religieux
Je n’ai pas honte d’être née femme. Je n’ai pas à m’en excuser. Je n’ai pas à m’en cacher. Les islamistes rendent les femmes coupables de leurs désirs, de leurs misères et de leurs frustrations sexuelles. Ce sont des malades du sexe. La haine et la soumission des femmes cristallisent leur idéologie. Il ne peut y avoir de femmes libres et émancipées dans un État islamiste, ni d’hommes d’ailleurs. Engels avait raison de dire que « le degré d’émancipation de la femme est la mesure du degré d’émancipation générale ».
Face à la barbarie toujours prête à reprendre ses droits, nous avons la responsabilité, sinon le devoir, de la combattre. Il y va de notre avenir et de celui de nos enfants. C’est un pari difficile mais ô combien salvateur pour l’humanité ! Tout au long de ce livre, j’ai montré quel est le prix à payer pour la liberté. Avec l’affaire des caricatures, nous avons constaté comment les islamistes, relayés par des États puissants tels que l’Arabie Saoudite, l’Iran, l’Égypte, mais aussi la Turquie, ont fait pression sur l’Union européenne et l’ONU pour limiter la liberté d’expression par l’introduction d’une « conception islamique » du blasphème. Sachez qu’en démocratie le droit de critiquer toutes les religions, y compris l’islam, est un principe inaliénable. De même que le droit au blasphème. De plus, l’égalité des sexes, la liberté de conscience et la liberté d’expression sont intouchables.
Les dérogations pour motifs religieux nuisent aux valeurs fondamentales de notre société. Elles fissurent nos valeurs et accentuent l’emprise des religieux sur la vie publique. Je sais le prix de la compromission et des tergiversations avec les islamistes. J’ai fini, à force d’y être confrontée, par repérer sans la moindre ambiguïté toutes leurs manifestations et leurs implications mortifères. Il ne faut surtout pas que l’islamisme politique serve de cheval de Troie pour ramener progressivement l’Église à reprendre du service au cœur de notre société. Nous avons vu, au Québec, comment Mgr Ouellet a utilisé le débat sur les accommodements raisonnables pour enfoncer le clou et tenter de faire reculer la laïcité : « Quand on donne des permissions pour d’autres groupes religieux et qu’on semble vouloir faire disparaître nos propres symboles sur la place publique, je crois que là, il y a un sentiment d’injustice (…) Je demande un accommodement ou un arrangement pour la majorité. On a donné des accommodements raisonnables à des minorités ou à des individus, mais il y a encore 80 % de la population ou plus qui est soit catholique, soit protestante. Je crois qu’on doit tenir compte de cette majorité quand on prend des décisions législatives pour la transmission des valeurs et d’une culture », a-t-il déclaré sur les ondes de LCN le 20 février 2007.
D’autres groupes, tel que le B’Nai Brith à la télévision de Radio-Canada, le 12 décembre 2007, ont plaidé en faveur d’un élargissement des accommodements raisonnables : « Son président, Steven Slimovitch, ne voit aucun problème à laisser un juif hassidique choisir le sexe d’un médecin ou celui d’un examinateur de la Société de l’assurance automobile du Québec. Selon lui, il s’agit d’accommodements favorisant l’intégration des hassidim. » Nous savons que de tels arguments ne résistent pas à l’épreuve des faits. La communauté hassidique est l’une des plus opaques du Québec et une communauté qui, de toute façon, ne cherche nullement à s’intégrer à la mosaïque québécoise, mais plutôt à s’en tenir le plus loin possible. Si le Québec s’est libéré de l’emprise de l’Église ce n’est certainement pas pour laisser la place à d’autres religions.
En France, profitant d’une conjoncture politique fortement marquée par les allégeances du président français, Nicolas Sarkozy, à l’Église catholique et sa campagne contre la laïcité, Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris et président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a lancé l’idée d’un « moratoire de dix ou vingt ans » sur la loi de 1905, « afin d’opérer un rattrapage » des besoins de l’islam. « Il faut donner un peu de respiration aux associations qui gèrent les lieux de culte » rapporte Le Monde dans son édition du 28 janvier 2008. Une semaine plus tard, le 9 février, c’était au tour des parlementaires turcs d’adopter des amendements constitutionnels aboutissant à la légalisation du foulard islamique à l’université.
Pendant ce temps, Taslima Nasreen continue de dépérir en Inde où elle s’est réfugiée en 2007 après un périple qui l’a menée à Berlin, à Stockholm et à New York. Condamnée à mort pour avoir dénoncé le traitement que subissent les femmes musulmanes, elle a été contrainte de quitter son Bangladesh natal dès 1994, car sa tête y est mise à prix.
La laïcité : seule voie de cohabitation possible
Je considère qu’il ne peut y avoir d’accommodements que s’ils sont compatibles avec l’esprit de la laïcité. « La puissance publique ne doit imposer aucune croyance », affirmait Condorcet. « L’Église chez elle, l’État chez lui », disait encore Victor Hugo. C’est exactement cela. La laïcité organise la Cité en préservant et en respectant la neutralité de l’action publique. Ne promouvoir ni l’athéisme, ni la croyance religieuse, tel est à mon sens le contenu de la neutralité. La liberté de conscience s’accompagne du principe d’égalité dans l’espace commun. L’État doit veiller à la stricte égalité des citoyens, qu’ils soient croyants, agnostiques ou athées. (…) L’école, quel que soit son niveau, de la maternelle à l’université, doit favoriser l’émancipation par la raison et s’affranchir des carcans claniques et religieux. C’est pour cela que ses représentants ne doivent en aucun cas être porteurs de signes distinctifs d’appartenance religieuse ou politique. Elle doit protéger les enfants des luttes idéologiques, religieuses ou politiques, et faire d’eux des citoyens autonomes.Je n’ai pas eu la chance de fréquenter une école ouverte sur le monde et la connaissance. Dans la deuxième partie de ce livre, j’ai montré de quelle façon mon école, au service des dogmes et des idéologies, était devenue une usine à fabriquer des mutants. Des gamins avec lesquels j’ai partagé les bancs d’école sont devenus des assassins capables du pire. Ces écoles de la honte et de la haine pullulent non seulement en Algérie, mais à travers tout le monde musulman. Le 4 juillet 2006, je ne fus aucunement surprise de lire dans El-Watan un article intitulé : « Le Coran et la rouqya pour traiter la dépression » (Le Coran et l’exorcisation islamique pour traiter la dépression). Cet article, tout à fait révélateur de l’état de confusion qui règne dans les universités du monde musulman sur la place du religieux, nous résumait les grandes lignes d’une thèse sur le traitement de la dépression par le Coran. La thèse en question venait d’être déposée au département de psychologie de l’université de Bouzaréah à Alger.
En Occident, lieu de savoir et de connaissance, l’école n’est pas l’antichambre du vide et du néant. Elle offre aux enfants une vision du monde qui n’est pas conforme aux valeurs des islamistes. C’est pour cela qu’elle est devenue un lieu de pressions éhontées de leur part. Ces menaces s’accentuent et s’étendent aux universités. Aruba Mahmoud, une jeune étudiante voilée de 22 ans en arts plastiques de l’université de London en Ontario, a demandé à être dispensée de dessiner des nus. Sa requête était appuyée par une lettre de l’imam de l’université qui arguait que l’exposition aux nus était contraire aux valeurs islamiques. L’université n’a pas cédé à ces pressions. La suite, on la devine déjà : « Discrimination, ségrégation, islamophobie », s’écria la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants. Pourquoi l’école devrait-elle offrir des traitements d’exception aux musulmans ? Le seul fait d’être musulman dispenserait-il les étudiants de leurs obligations scolaires ? Les musulmans qui préfèrent se soumettre aux dogmes religieux s’autoexcluent eux-mêmes. S’ils préfèrent renoncer à leurs études, c’est leur problème. La société n’a pas à se culpabiliser de leur sort. (…)
Daniel Baril faisait remarquer (La Presse, 28 juillet 2007) que « si les diverses identités d’un individu peuvent s’emboîter comme des poupées russes, les identités religieuses sont mutuellement exclusives ; on ne peut être à la fois juif et musulman ni être sikh et catholique. Les identités religieuses créent des frontières imperméables entre elles. Pour cette même raison, tout accommodement religieux autorisant à déroger à une règle commune ne peut que consolider davantage l’appartenance à une communauté religieuse et renforcer la perception de vérité absolue que cette communauté a de sa religion. Le pratiquant ne peut qu’être conforté dans la croyance que sa religion est au-dessus des lois civiles laïques. »
J’entends des attaques à peine voilées contre la laïcité. Au fond, c’est le procès de la laïcité qu’on fait à reculons sans pour autant l’assumer. Certains intervenants vont même jusqu’à accoler à la laïcité l’adjectif « ouverte », comme s’il y avait une « laïcité fermée » comme si la laïcité était porteuse en soi d’un quelconque enfermement. Que ces gens-là se rassurent, la laïcité n’est pas une idéologie. La laïcité n’est ni ouverte ni fermée, elle est la laïcité tout court. Elle est surtout la neutralité de l’État face aux diverses religions ou visions du monde. (…)
Des politiciens entretiennent des relations ambiguës, sinon louches, avec des prédicateurs islamistes, qui se sont autoproclamés leaders, imams, représentants, médiateurs ou porte-paroles musulmans. En les considérant comme des interlocuteurs valables, ces politiciens leur offrent une légitimité qu’ils n’ont pas et ces derniers finissent par se poser en acteurs incontournables dans leurs propres communautés. De plus, cette démarche enferme les communautés musulmanes dans une perspective ethnocentriste obsolète et fait la promotion d’un islam totalitaire.
Ce recours à des intermédiaires pour s’adresser aux citoyens de culture ou de foi musulmane est insultant et infantilisant. Comme si nous avions besoin d’une autorisation spéciale émanant de je ne sais qui pour valider nos actions et nos prises de position. Comme si nous formions une communauté sous la tutelle d’un représentant d’Allah. Comme si nous ne pouvions jamais être citoyens. Sachez que je n’ai délégué personne pour me représenter. Je me tiens loin de ces soi-disant intermédiaires communautaires. Je les fuis. Comme la plupart des musulmans d’ailleurs ! Je connais leur capacité de nuisance. À la solde de pays étrangers, ces prétendus chefs religieux jouent avec le feu. Si nos politiciens connaissaient réellement la grande richesse et la diversité des citoyens de foi et de cultures musulmanes, ils seraient surpris de l’impopularité de ces imposteurs communautaires. Ce ne sont que des escrocs, des charlatans, des menteurs, des manipulateurs, des hypocrites. Rien d’autre.
Il y a quelque chose de malsain à fermer les yeux sur l’intrusion du religieux dans l’espace public, quelque chose qui n’augure rien de bon pour la santé de la démocratie. Je refuse d’être complice d’accommodements déraisonnables. « La tendance à faire la politique en passant par des “médiateurs ethniques” a des conséquences néfastes sur les pratiques politiques, constatent Yakov M. Rabkin et Rachad Antonius. Il est tout à-fait normal que des personnes appartenant à la même ethnie aient des visions opposées, voire incompatibles, et qu’ils représentent donc des tendances politiques différentes. C’est un aspect fondamental de la démocratie. Ils n’appartiennent à la même communauté que dans l’imaginaire de ceux qui les considèrent comme “autres”. Faut-il rappeler l’évidence que les différences d’intérêts ou de classe, que des orientations idéologiques jouent beaucoup plus que les différences ethniques, religieuses ou culturelles dans la formation des idées politiques ? » (La Presse, 28 novembre 2007)
Certains leaders politiques font preuve de naïveté et d’irresponsabilité face à l’islamisme radical. Il ne suffit pas de mettre un couvercle sur la marmite pour éviter les débordements. Le 28 juillet 2005, par exemple, à la suite des attentats de Londres, l’ancien premier ministre Paul Martin a rencontré 18 imams de partout au Canada dans un hôtel de Toronto afin d’amorcer un dialogue. De quel dialogue parle-t-on ? Son successeur, le premier ministre Stephen Harper, a réitéré la même expérience, cette fois loin des caméras et à huis clos. Pourquoi diable cette rencontre du 11 juin 2006 s’est-elle faite en catimini, dans le secret, derrière des portes closes ?
Ce débat, bien qu’il ait lieu au Québec avec plus de vigueur que dans les autres provinces, le reste du Canada n’y échappera pas. Les islamistes exercent une pression éhontée sur les institutions publiques et s’attaquent aux valeurs démocratiques partout au pays. (…)
Le péril vert est parmi nous. Le 17 janvier 2008, le réseau français de la télévision de Radio-Canada a diffusé un reportage sur les mosquées montréalaises et les prêches des imams. On pouvait y voir notamment des imams prônant le jihad, le contrôle des femmes et la non-mixité. On se serait cru à Peshawar ou à Khartoum. Bien sûr, ni le Québec, ni le Canada, ni la France, ni aucun pays européen ne risquent de basculer dans l’islamisme du jour au lendemain. Cependant, ce n’est pas parce que nous ne sommes pas arrivés à ce point de confrontation avec l’islamisme qu’il ne faut pas s’en soucier.

tromso
21 Avril 200922:06