Vendredi 30 Juillet 2010 | Dernière mise à jour: 29 Juillet 2010

Articles

ONU - Conférence sur le racisme (Durban 2)

L'Occident doit retrouver son leadership moral, par Salim Mansur

27 Avril 2009 par Annie Lessard, Marc Lebuis

Mots clés:

«C’est l'affaiblissement de la fibre morale de l'Occident, son refus abject de défendre son histoire - qui après tout a donné au monde son plus long souffle de liberté et de prospérité - qui a été mis en évidence à Genève. L’Occident doit de toute urgence retrouver ses repères moraux, car seul le leadership moral – selon le conseil déjà donné à l’Occident contre le communisme par Alexandre Soljenitsyne - peut aider à contenir et à vaincre les ennemis contemporains de la liberté».

Le grand historien britannique Arnold Toynbee a écrit: «Les civilisations meurent par suicide, non par meurtre». Revenant sur la conférence de l'ONU contre le racisme, dite Durban 2, qui s'est récemment tenue à Genève, Salim Mansur invite l'Occident à prendre conscience de ses élans suicidaires, et à se redresser.

***

Recipe for Third World and West, par Salim Mansur, Sun Media, 25 avril 2009


Dans son livre A World Only Lit By Fire, l’historien William Manchester explique splendidement comment un continent a été englouti dans ce qui est connu comme un Âge sombre.


C’est non seulement Rome, la fière cité du monde antique, qui a été envahie par des hordes de barbares venant de l’est, c’est aussi une antique civilisation qui est rapidement tombée en ruine. Elle a été détruite de l'intérieur par une population qui avait perdu tous ses repères et oublié son histoire, ainsi que par une élite dirigeante corrompue par une irrémédiable complaisance envers elle-même.

L'Occident, comme la Rome antique, est assiégé, et ceux qui aujourd’hui l’encerclent ne cachent pas leur intention de le détruire comme réparation des fautes passées commises dans la construction du monde moderne.

Mais à la différence des barbares qui ont envahi Rome et son empire, les hordes grouillantes de l’axe anti-Occidental ne se rassemblent pas à ses frontières. Elles se réunissent plutôt dans ce temple moderne de l’imposture qu’est l'Organisation des Nations Unies, d’où elles lancent leurs attaques contre la civilisation dont elles convoitent les merveilles avec avidité, tout comme jadis les barbares qui ont envahi Rome.

La conférence de l'ONU sur le racisme à Genève en Suisse représente l’effort moderne d’un Occident qui s'agenouille devant les leaders rapaces des États voyous du Tiers Monde auxquels il s'empresse de faire des concessions comme prix à payer pour ne pas être importuné.

C’est l'affaiblissement de la fibre morale de l'Occident - son refus abject de défendre son histoire, qui, tout bien considéré, a donné au monde son plus long souffle de liberté et de prospérité - qui a été mis en évidence à Genève.

Le spectacle de plusieurs diplomates européens sortant de la salle de conférence pendant que le président Ahmadinejad d’Iran livrait son ignoble diatribe antisémite et anti-occidentale, a montré le pathétique désarroi d’une diplomatie européenne frénétiquement désireuse de négocier un accord qui sauve la face avec les pires violateurs de droits humains au monde.

L’ironie est que l'Occident a besoin de se rappeler les paroles de Marx : «Les pays les plus développés au plan industriel montrent aux pays moins développés l'image de leur propre avenir.» Et dans Le manifeste du Parti communiste, Marx et Engels ont célébré le progrès du capitalisme par rapport aux systèmes d’activité économique précédents.

Au lieu d'accueillir des conférences hypocrites comme Durban II à Genève, il est temps que l'Occident fasse preuve de son autorité morale en exigeant des Ahmadinejad de ce monde et de leurs alliés anti-Occident, qu’ils expliquent pourquoi ils ont privé leur peuple de la liberté d’adopter pleinement le modèle éprouvé de prospérité qu’est l'Occident.

En ce qui concerne Israël, c’est un modèle de nation moderne éclairée retournée dans son foyer historique, et un miroir qui renvoie quotidiennement au monde arabo-musulman l'image de son effroyable échec comme civilisation jadis digne de respect.

En outre, l’intense rage antisémite qu'Ahmadinejad a affichée à Genève sert aux dirigeants arabo-musulmans à imputer à des tiers la responsabilité de la misère de leur population.

Le Tiers Monde a besoin de plus d’Occident, malgré ses défauts – demandez aux Chinois et aux Indiens – s’il veut libérer ses pauvres de l'oppression de leurs cultures traditionnelles.


L'Occident doit de toute urgence retrouver ses repères moraux, car seul le leadership moral – selon le conseil déjà donné à l’Occident contre le communisme par Alexandre Soljenitsyne - peut aider à contenir et à vaincre les ennemis contemporains de la liberté.

Voir aussi:

L’Europe apaise les ennemis de la liberté, par Salim Mansur

La bataille des droits de l’homme à l’ONU (documentaire Arte)

ONU : tollé après une diatribe d’Ahmadinejad


[Autres]


Dans la même catégorie


Commentaires

Commenter cet article

4 commentaires

Vous désirez signaler des abus sur ce blogue? Écrivez-nous

28 Avril 2009
14:24

L'Occident doit retrouver son leadership moral, par Salim Mansur

Songeons-y un peu: même sur le plan individuel, il y a d'énormes possibilités pour transmettre les valeurs de l'Occident.

Si chacune des personnes retraitées qui suit un cours de danse, par exemple, donnait une heure de son temps sur les trois heures qu'elle prend pour se pratiquer, que ne pourrait-il pas être accompli sur le territoire québécois?:

Une heure de français,

Une heure de science,

Une heure de mathématiques,

Une heure de latin,

Une heure de grec,

Une heure de philosophie,

Une heure de catéchèse,
Une heure de peinture, de musique, et j'en passe...


Répondre à ce message

tromso

29 Avril 2009
10:38

L'Occident doit retrouver son leadership moral, par Salim Mansur

France:Avis du Haut Conseil à l'Intégration

L’avis que le HCI a rendu la semaine dernière au sujet de la transmission des valeurs et symboles de la République dessine clairement une nouvelle voie ; une voie qui rompt avec beaucoup de ce qui a été fait depuis trente ans, mais aussi une voie en rupture totale avec la direction qu’a prise l’actuel Président de la République quant à l’intégration et au maintien de la cohésion nationale.

Vous aurez compris que le contenu de l’avis du HCI me ravit. J’y retrouve la voie et la voix de la cohérence que je défends. Vous n’aurez aucune peine à y déceler ma contribution (j’ai été auditionnée par le HCI en vue de l’élaboration de cet avis).

Je souhaite que vous sachiez que la tâche du HCI était tout sauf aisée. Pourtant, malgré les communautaristes qui l’ont infiltré, le HCI a su trouver le courage de défendre l’idéal français et de publier des recommandations et des observations qui constituent des premières. Dans un langage clair et direct, le HCI en appelle à afficher et revendiquer tout ce qui symbolise être Français et « faire France » : le buste de Marianne, le drapeau, la Marseillaise chantée et pas seulement jouée… Le HCI rappelle également l’article 2 de la Constitution, dans lequel il est stipulé que la langue de la République française est le Français (il était temps !) J’évoque cette question de la langue dans Le puzzle de l’intégration.

Voici un passage de mon audition par le HCI : « Il est plus que nécessaire de réaffirmer le Français comme langue de la France et de faire des campagnes de communication autour du fait qu’une langue non pratiquée, et même rejetée, n’a aucune chance d’être maîtrisée. Ces élèves issus de l’immigration, même à la troisième et quatrième génération, qui ne possèdent pas la langue française et dont un grand nombre sont dès la sixième dans l’incapacité totale de comprendre les énoncés de problèmes, ont-ils une quelconque chance de réussir leur parcours scolaire, puis leur insertion économique ? De plus, je souhaite rappeler que la langue n’est pas simplement un outil de communication. C’est véritablement un vecteur ou un véhicule de la pensée et de la vision des autres et du monde […] »

Le HCI demande que son avis sur la transmission des valeurs et symboles de la République ne soit pas réservé aux nouveaux migrants, mais qu’il soit aussi étendu aux jeunes (comprenez aux enfants issus de l’immigration).

Le HCI reconnaît, en filigrane, que la nationalité française ne doit être accordée à un migrant qu’en fin du processus d’intégration (p.9). La nationalité doit venir reconnaître qu’une personne est devenue pleinement française, c’est-à-dire qu’elle est désormais porteuse de l’idéal français. Le HCI effectue une distinction entre l’obligation du respect des valeurs et symboles de la France, et l’adhésion à son idéal : « C’est pourquoi il est important de distinguer respect et adhésion [à l’idéal français], le premier étant indispensable pour s’intégrer et vivre dans la société d’accueil, la seconde résultant d’une longue imprégnation avec les codes de cette société. On doit ainsi expliquer au nouvel immigrant que si l’on exige le premier, son adhésion n’est pas attendue dès son arrivée sinon après un parcours personnel qui le conduit à vouloir devenir pleinement Français par naturalisation. » C’est la distinction que j’ai introduite entre insertion et intégration dans Le puzzle de l’intégration.

Vous aurez déduit de vous-mêmes que l’acquisition automatique de la nationalité par le biais de la naissance sur le territoire français ou par le mariage avec un Français sont contraires aux recommandations du HCI.

Voici un extrait du Puzzle de l’intégration : « Ce n’est que lorsque la nationalité attribuée par la France sera redevenue réelle, et non factice, que les Français cesseront d’éprouver le besoin de parler de “Français de souche” et de “Français d’origine étrangère”. C’est la France qui, en donnant sa nationalité à un nombre considérable de personnes qui ne portaient pas son idéal, s’est rendue coupable de l’introduction de la notion de deux classes de Français. »

Le HCI rejette la discrimination positive et pointe du doigt les lobbys qui souhaitent amener la France à rompre avec son héritage historique (p.24) : « Certains lobbys demandent aujourd’hui, partant du constat d’une inégalité effective, une rupture de l’égalité républicaine en introduisant une discrimination positive notamment sur des critères ethno-raciaux. Autant dire que la notion d'égalité est aujourd'hui menacée dans un contexte économique difficile, impactant l'idée de liberté. Les individus vont-ils retomber dans les "lois de l'hérédité" dont les avaient si justement extirpé la révolution française et la Déclaration des droits de l'homme?"»

Vous me demandez régulièrement que faire. L’avis du HCI sur les valeurs et symboles de la République doit être relayé le plus largement possible. Vous pouvez vous employer à le diffuser sur la Toile, mais aussi dans votre entourage et chez les élus locaux, régionaux et nationaux. Le document du HCI souffre en effet d’une très pauvre couverture média. A contrario, les recommandations que Yazid Sabeg remettra au Président de la République le 7 mai prochain seront sans aucun doute très largement médiatisées. Il faut aider les élus et tous les Français à lui opposer la réponse républicaine du HCI. C’est pourquoi il est nécessaire que l’avis du HCI parvienne à leurs oreilles. Le Premier ministre François Fillon est lui-même un Républicain ; il doit désormais apprendre à tirer bénéfice de sa position pour servir véritablement le peuple français. Pour l’instant, son attitude est incompréhensible, nous ne l’avons guère entendu sur le sujet ; pire, il semble laisser la France être entraînée dans une voie périlleuse, celle que la commission Veil avait qualifiée de « matrice de dislocation accrue de la Nation » !

souce le blog de Malika Sorel



Répondre à ce message

29 Avril 2009
10:54

L'Occident doit retrouver son leadership moral, par Salim Mansur

Ça prend du courage pour assumer un leadership moral. Ce n'est pas populaire du tout. Parlez-en aux parents d'adulescents.

Qui plus est, ça ne rapporte pas de votes...

Il faut même aller jusqu'à donner sa vie pour les valeurs que nous chérissons.

Mais quand l'Amour chapeaute tout cela et que les Béatitudes constituent la charte d'une vie, alors là c'est une autre paire de manches.

Des personnes qui s'inspirent de cela en territoire québécois, j'en connais beaucoup. Elles ne font pas de bruit. Quand elles parlent, les médias les ridiculisent. Mais... les choses changent alentour d'elles.


Répondre à ce message

Mère de famille

2 Mai 2009
04:53

L'Occident doit retrouver son leadership moral, par Salim Mansur

L'Occident a reçu la transfusion d'une loi nouvelle qui lui a donné la liberté. Au lieu d'être régi par la crainte de l'impureté transmise par toutes sortes de saletés extérieures, l'homme occidental est régi par la loi de l'amour qui reconstruit ses intentions intimes, son coeur autrement dit. C'est ça qui l'a libéré.

De plus, il dialogue avec son Créateur. C'est son père en effet, tel que dûment confirmé dans la société occidentale. L'homme occidental dialogue donc avec Quelqu'un qui l'aime inconditionnellement. Wow!

Tout ça produit un homme rénové et épanoui.

Mais le plus beau c'est que ce trésor de la liberté n'est pas réservé seulement à l'Occident. Il paraîtrait qu'il est offert à tous les êtres humains de la terre, hommes et femmes.

Il me semble que quand on a tout ça dans la tête, ça devient moins difficile d'avoir le courage d'affirmer nos valeurs, ce à quoi on attache du prix.


Répondre à ce message

1