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Une Europe de poltrons s’est livrée à l’Islam, par Ayaan Hirsi Ali

11 Mai 2009 par Annie Lessard, Marc Lebuis

Mots clés:

«Les musulmans se servent des structures démocratiques libérales de l’Europe pour renverser nos libertés durement gagnées. Si l’Europe tombe, ce n’est pas à cause de l’islam. C’est parce que les Européens d’aujourd’hui, contrairement à leurs prédécesseurs de la Deuxième guerre mondiale, n’acceptent pas de mourir pour défendre les valeurs ou l’avenir de l’Europe. Même si on leur demandait le sacrifice ultime, beaucoup de ces Européens post-modernes et trouillards se réfugieraient dans un obscur argumentaire d’objection de conscience. Il ne reste à l’islam qu’à occuper la place laissée vide.»

Récipiendaire en 2008 du premier Prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes marquant sa contribution exceptionnelle à la liberté des femmes dans le monde, l’ex musulmane Ayaan Hirsi Ali a été qualifiée de «Voltaire noire» par un journaliste néerlandais pour sa critique du cléricalisme.

Son article dénonce la couardise de l'Europe, mais ses commentaires sont tout aussi pertinents pour le Québec et le Canada.

À ceux qui seraient tentés de coller à Ayaan Hirsi Ali, une Somalienne naturalisée hollandaise, une étiquette d'islamophobe d'extrême-droite (à défaut de pouvoir la traiter de «raciste»), nous recommandons cet article complémentaire: Auteurs musulmans progressistes : Les groupes musulmans d’Europe exploitent l’ouverture d’esprit des Européens.


***


Une Europe de poltrons s’est livrée à l’Islam. Version originale anglaise: Lily-livered Europe has surrendered to Islam, par Ayaan Hirsi Ali, The First Post UK, 5 mai 2009. Adaptation française : Jean-Marc Léger

Les musulmans se servent des structures démocratiques libérales de l’Europe pour renverser nos libertés durement gagnées

En 2006, j’ai débattu avec Tariq Ramadan, l’auteur du livre Les musulmans d’Occident et l’avenir de l’islam. Et je lui ai demandé, dans l’hypothèse d’une guerre entre l’Egypte et la Suisse, pour laquelle des deux sociétés il serait prêt à mourir.

Mr Ramadan a la double nationalité : il est Egyptien de naissance, et Suisse par naturalisation. Sa réponse a été une réaction de rage à divers niveaux. Par dessus tout, je pense qu’il s’est senti outragé que quelqu’un puisse poser une pareille question. Il a refusé de répondre.

Mr Ramadan, comme de nombreux autres musulmans, peut avoir deux nationalités ou plus. À voir tout ce qu’il dit, oralement et sur le papier, il est clair qu’il est avant tout loyal à l’islam. Je ne doute pas qu’il accepterait de mourir pour l’islam, comme la plupart des musulmans, et c’est son droit. Mais ce que les pays européens ont fait, c’est d’accorder la citoyenneté à des gens qui ne se sentent aucunement liés à leurs sociétés pour le meilleur et pour le pire, pour la prospérité ou la misère, et pour le sacrifice en cas de catastrophe.

Aucun débat n’est plus explosif que celui sur l’avenir de l’islam en Europe

Mais ces gens se libèrent ainsi de l’un des critères principaux qui fondent la citoyenneté. L’allégeance politique à la constitution de votre pays est le minimum exigible. C’est cet état de fait qui est au cœur du terrible livre de Christopher Caldwell, Réflexions sur la révolution en Europe : l’immigration et l’Occident (Reflections on the Revolution in Europe : Immigration and the West, Allen Lane, £17.99), qui s’ouvre sur cette phrase: « L’Europe occidentale est devenue une société multi-ethnique sous l’effet d’un accès d’égarement ».

Cet égarement, que Caldwell met à nu, se traduit dans les politiques d’immigration de l’Europe et très particulièrement dans sa réaction à l’islam. Aucun débat, aujourd’hui, n’est plus explosif, plus sensible, plus embarrassant et plus effrayant que celui sur l’avenir de l’islam en Europe.

En mars dernier, j’ai parlé du livre de Caldwell avec l’intellectuel français Pascal Bruckner. Pour lui, « les Américains [comme Caldwell] ne comprennent pas l’Europe. Il y a beaucoup de musulmans qui, dans leur vie quotidienne, sont plutôt agnostiques et même athées si on s’en tient à leur pratique, et ne sont musulmans que de nom. »

Cela paraît rassurant. Mais ces musulmans agnostiques et non pratiquants, si la situation devenait intenable, mourraient-ils pour l’islam ou pour la France ? À mon sens, le plus probable est qu’ils mourraient pour l’islam.

Caldwell aborde ce point sous un éclairage intéressant. Il ne néglige pas les Européens qui perçoivent l’islam comme un danger pour les valeurs européennes, mais il demande : « Comment peut-on se battre pour quelque chose que l’on ne peut pas définir ? ». Et c’est le problème de l’Europe : incertitude sur ce que nous sommes, sur ce que signifient nos divers drapeaux, incertitude aussi sur les raisons pour lesquelles, à chaque étape, nous réduisons nos dépenses militaires.

L’Europe est devenue le lieu de nouvelles religions, de nouvelles croyances, du multiculturalisme, du cosmopolitisme, du transnationalisme. Tout devient donc relatif. Mais cette incertitude ne touche pas les musulmans. Dans la guerre, l’éthique et l’esprit tribal des musulmans sont bien plus résistants et violents que l’éthique protestante et l’esprit du capitalisme.

Les chiffres et les idées réunis par Caldwell dans ce livre sont évidents pour de nombreux Européens. Quand je vivais en Hollande, et quand j’y suis retournée, j’ai parlé à des intellectuels européens qui voient la révolution que Caldwell décrit si bien dans son ouvrage. Ils ne parlent pas toujours d’une révolution, ils ne la perçoivent pas forcément comme aussi complète, mais ils voient la crise d’identité européenne.


Photo: En 2006, des musulmans manifestent à Londres contre la publication par des journaux danois de caricatures du prophète Mahomet.

Prenons le débat sur la liberté d’expression. En 1989 et après, les provocations au nom de l’islam étaient accueillies sans inquiétude : « Pas de problème ! Nous sommes en Europe, et vous pouvez dire ce que vous voulez, écrire ce qui vous plaît », et ainsi de suite.

Vingt ans plus tard, les Européens ne sont plus tout à fait aussi certains de la valeur de la liberté d’expression. La plupart des membres des médias s’autocensurent. Les livres de classe et les manuels universitaires ont été modifiés de manière à ne pas offenser les musulmans. Et si des mesures législatives punissant le « blasphème » n’ont pas été adoptées, elles ont été envisagées dans la plupart des pays, et on réactive des lois anciennes jamais appliquées.

Aujourd’hui, on vandalise des synagogues au nom de l’islam

Prenons l’antisémitisme en Europe. La sensibilité et le sentiment de culpabilité des Européens à propos de l’Holocauste sont comparables à ceux des Américains à l’égard des Noirs américains. Il y a dix ou vingt ans, il était impensable que des juifs se fassent ouvertement insulter ou prendre pour cible au seul motif qu’ils sont juifs.

Aujourd’hui, au nom de l’islam, on vandalise des synagogues. L’Holocauste est ouvertement nié. Il existe un réseau actif d’organisations musulmanes qui poussent au retour d’Israël à ses frontières antérieures, voire à sa disparition. Des juifs sont harcelés, battus, voire tués. À tout cela ne répondent qu’un silence lugubre et des rationalisations expliquant qu’il ne s’agit pas d’antisémitisme mais de réactions anti-israéliennes. Peut-on imaginer que des choses de ce genre arrivent aujourd’hui en Amérique à des Noirs et ne rencontrent que le silence ?

Prenons l’histoire de la libération des femmes en Europe. Dans les années 1970, les femmes ont brûlé les soutien-gorges, l’avortement a été légalisé presque partout, et le viol entre époux est devenu un crime. Aujourd’hui, de plus en plus d’élites européennes, dont des féministes, nous expliquent qu’il vaudrait peut-être mieux tout simplement respecter la culture et la religion d’une minorité.

Les refuges pour femmes se sont adaptés : au lieu d’apprendre aux femmes qui se présentent comment devenir indépendantes, ils installent des salles de prière et emploient des médiateurs issus de la communauté musulmane. Toute cette médiation ne vise qu’un seul objectif, faire retourner la femme à la situation d’abus qu’elle avait fuie.

Voilà donc un système qui avait été mis sur pied pour servir d’outil d’aide à l’émancipation, et qui a été complètement dévoyé au service de l’objectif d’obéissance des musulmans. Si la femme obéit, le mari n’a plus besoin de la frapper. L’affaire est close.

C’est la même chose pour les homosexuels. Il y a dix ans, il aurait été impensable qu’un sentiment anti-gay puisse s’exprimer sans être condamné. En Hollande, par exemple, nous sommes fiers d’avoir permis aux gays de bénéficier exactement des mêmes droits que les hétérosexuels. Pourtant, aujourd’hui, ils se font agresser dans les rues d’Amsterdam. Pour rester en sécurité dans certains coins d’Europe, les gays et les lesbiennes ont intérêt à masquer leur identité sexuelle.

Les musulmans utilisent le vocabulaire de la liberté pour tenter d’abolir la liberté d’expression

Le paradoxe terrifiant, à propos de ces évolutions, c’est que les immigrants musulmans ont été admis sur le territoire européen au nom des droits et libertés universels que beaucoup d’entre eux piétinent aujourd’hui, alors que les autres se contentent d’observer passivement ou défendent exclusivement l’image de l’islam.

Pire encore, ceux qui agissent pour abolir la liberté d’expression et pour discriminer les juifs, les femmes et les homosexuels le font en utilisant le vocabulaire de la liberté et en passant par des institutions comme le parlement ou les tribunaux, qui ont été créées pour protéger les droits de tous.

Les observateurs américains comme Caldwell, Bruce Bawer, Walter Laqeur et beaucoup d’autres, qui viennent en Europe et écrivent sans œillères sur ces questions, peuvent retourner en Amérique, où ils passeront à un autre sujet et conserveront leur emploi et leur réseau social.

Les Européens qui font la même chose que Caldwell doivent souvent faire face à une campagne d’ostracisme de la part de leurs compatriotes eux-mêmes. Ils courent le risque de perdre leur emploi, d’être bloqués dans leur avancement, ou de n’être plus invités dans les cercles dont ils font partie. Les plus entêtés, comme Geert Wilders, sont poursuivis en justice et on va même jusqu’à leur refuser l’accès à un pays voisin.

En réalité, si l’Europe tombe, ce n’est pas à cause de l’islam. C’est parce que les Européens d’aujourd’hui - contrairement à leurs prédécesseurs de la Deuxième guerre mondiale - n’acceptent pas de mourir pour défendre les valeurs ou l’avenir de l’Europe. Même si on leur demandait le sacrifice ultime, beaucoup de ces Européens post-modernes et trouillards se réfugieraient dans un obscur argumentaire d’objection de conscience. Il ne reste à l’islam qu’à occuper la place laissée vide.


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8 commentaires

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Adam

11 Mai 2009
04:11

Une Europe de poltrons s’est livrée à l’Islam, par Ayaan Hirsi Ali

Remarquable article d'Ayan Arsi Ali. Une vraie résistante au totalitarisme islamiste.

A signaler également, l'interview de l'intellectuel réformiste Ibrahim Al-Buleihi intitulé : La civilisation occidentale a libéré l'être humain;

sur le site Memri : http://memri.org/bin/french/latestnews.cgi?ID=SD233209

Et toujours sur le même sujet la parution très importante du livre de Enyyo (pseudonyme) Anatomie d'un désastre, l'Occident, l'islam et la guerre au XXIe siecle.
http://www.amazon.ca/ANATOMIE-DUN-DÉSASTRE-LOCCIDENT-LISLAM/dp/2207261050/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1242029365&sr=8-1


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Greg

12 Mai 2009
02:06

Excellent article !

Bonjour,

oui l'article de Ayan Irsi Ali est excellent.


Par contre le réformiste Al-Bulehi dont j'ai lu le texte hier prône des valeurs fortes et vraies c'est sûr. Mais il critique la culture "arabe" au lieu de nous parler d'islam et du Coran. Ce ne sont pas les gens, les arabes, en tant que tel qui sont à montrer du doigt, c'est l'idéologie morbide qu'est le Coran, et dont ils sont les premières victimes (à commencer par les femmes).

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17 Mai 2009
18:17

Excellent article !

tu as raison greg, il faut éviter le glissement erroné musulman vers arabe. c'est bien l'islam dont on parle, de l'idéologie.

mais quand je vois la difficulté a faire passer autour de moi la différence entre "critique de l'islam" et "racisme", je trouve qu'on est bien mal partis, en tout cas en france.

bonne soirée à tous !
m

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11 Mai 2009
13:51

Une Europe de poltrons s’est livrée à l’Islam, par Ayaan Hirsi Ali

Ce n'est pas si compliqué ce pourquoi nous devons nous battre!

L'occident doit défendre des valeurs qui permettent à l'humain d'être bien traité et de se libérer, ce que l'Islam et l'obscurantisme des religions en général ne permettent pas! On voit bien que par certaines pratiques religieuses, des gens sont maltraités!

Mais la bien-pensance d'aujoud'hui a compliqué ce concept en transformant faussement ce concept en racisme et a transformer également les critiques envers les concepts anti-humain en racisme!

En plus de ne plus vouloir mourrir pour défendre nos valeurs, ces valeurs ont perdus de leurs assurances profondes!

C'est le temps de se reveiller!


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Lamine

15 Mai 2009
07:09

Une Europe de poltrons s’est livrée à l’Islam, par Ayaan Hirsi Ali

Oui, que cela est bien dit et cette triste réalité est connue de tous, aussi bien européens que musulmans.

Dommage que l'homme en soit toujours après 2000 ans de civilisation, devrais-je dire stagnation, à se battre pour des histoires d'asservissement à des totems religieux et autres soit disant demi-dieux, lui servant bien souvent de prétexte à discriminer l’autre.

Ces philosophes illuminés, qu’étaient prophètes et autre messies sortis de je ne sais quel conte ou mythologie, ont vraiment fait beaucoup de mal à l’humanité en laissant un héritage écrit si lourd d’incompréhension et de violence. Il aurait mieux fallu que l’homme vénère Zeus et prenne Homère pour prophète, au mois cela aurait été plus simple à comprendre.

Concernant l’islam, si islam il ya eu, cette philosophie est née et morte avec Mohamed qui devait être le seul à pouvoir comprendre ce que sont esprit illuminé avait pu inventer. D’ailleurs, comment peut-on avoir la moindre chance être musulman sans même maitriser de façon parfaite l’arabe ? C’est impossible.

Il y a aujourd’hui des dizaines de philosophies de vie d’origine islamique, comme islam noire d’Afrique et ses marabouts animistes ou des variantes totalitaires avec leurs dictateurs. Il pourrait y en avoir une par individu.

Tout cela est comparable à de qui s’est passé depuis l’origine de l’homme avec philosophie de vie des clans du temps de la préhistoire, vikings, chrétiens etc.….. L’homme a toujours le besoin de s’identifier par rapport à un groupe, quand va t-il s’émanciper et voler de ses propres ailes, comme individu à part entière ?

Ce qui manque a l’homme, c’est le réalisme et la faculté de grandir, ce refus d’évoluer. N’allons pas parler de de trouillardise ou objection de conscience, l’Europe se veut un poil plus tolérante et évolué, mais c’est vrai laxiste, mais il n’est pas question de revenir a l’époque des croisés de l’avant guerre de 40.

Tout est une question d’éducation, d’information et l’instruction. Les armes sont là, laïcité et déclaration universelle des droits de l’homme, comme un tout petit premier pas dans l’évolution intellectuelle, a nous de savoir les appliquer sans restriction, car c’est la que le bas blesse.


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Moss

15 Mai 2009
17:38

jugurta

16 Mai 2009
06:56

Une Europe de poltrons s’est livrée à l’Islam, par Ayaan Hirsi Ali

Cet article est intéressant même s'il pèche parfois par trop de généralités. TOUS les musulmans ne sont pas islamistes même si tous les islamistes sont musulmans...

certes, mais à renvoyer à chaque fois ceux qui sont de culture musulmane vers l'islam radical ce n'est pas les aider à s'émanciper de leurs archaïsmes parfois mortifères.

Ce que je pense, et Ali le dit très bien dans cet article, c'est que l'Occident est devenu un "oxydent"...il rouille sur place, il ne croit plus en ses valeurs, et c'est somme toute logique que ceux qui le défendent le mieux sont ceux qui ont connu l'islam radical dans leur chair.

Quelles sont les valeurs de l'Occident? La liberté individuelle, l'égalité en droit de tous les citoyens quel que soit leur origine, leur sexe etc, l'esprit critique et la raison ..tout ce qui est inhérent à une société ouverte et libre.

Quelles sont les valeurs de l'"oxydent" ? le consumérisme, individualisme entendu comme égotisme, le manque de transcendance, le manque d'idéal etc..


Il est certain que l'islam radical lui propose un idéal, autodestructeur, certes, mais idéal tout de même...


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Kasteli

23 Mai 2009
12:30

Une Europe de poltrons s’est livrée à l’Islam, par Ayaan Hirsi Ali

Deux petits exemples parmi tant d'autres...pas en Europe, ici au Québec.

J'emprunte le boulevard Maisonneuve au centre-ville de Montréal chaque jour pour aller au boulot. Au coin de Maisonneuve et St-Timothée s'est ouvert un fast-food arabomusulman appelé: Déli-Prince juste à côté de la Caverne d'Alibaba où on offre des spectacles de danse du ventre certaines soirées. Rien sur les menus affichés il est indiqué: hallal. Pourquoi? C'est simple, le proprio du resto a écrit le mot hallal en ARABE sur la vitrine du resto juste à côté des affiches d'images de plats cuisinés offerts.

Je suis rentrée pour vérifier moi-même ce qu'il en était.

Je demande au cuisinier: "Vos plats cuisinnés sont tous hallal Monsieur?..." "Hallal...?" qu'il me répond en point d'intérrogation. " Oui...hallal...hallal et je pointe du doigt le mot arabe peint en rouge sur la vitrine. Ça veut dire hallal ce mot en arabe non?.."

Visiblement dans l'embarras, il me répond: " oui, c'est hallal, tout est hallal."

"Dans ce cas Monsieur, non merci, je ne suis pas musulmane et je ne mange pas hallal." J'ai quitté en me disant que ce proprio de fastfood arabomusulman aurait dû afficher en français que les plats qu'ils sert sont hallal, comme le font les juifs dans les restos kacher. J'ai horreur de cette hypocrisie.

Un autre exemple j'approche une étudiante de l'UQAM assise dans un corridor très passant, bien ficelée sous son hidjab et dont la tenue longue et ample la couvrait soigneusement chevilles et poignets, tapait allègrement sur le clavier de son ordi portable, au milieu des camisoles multicolores et cheveux au vent qui déambulaient devant elle, en ce jour de mai chaud et ensoleillé. Je lui dis tout simplement: "vous êtes au Québec madame, nul besoin de vous voiler de la sorte." La réponse classique n'a pas tardé: "C'est mon choix madame". "Il fallait choisir l'Iran et non le Québec." Elle me sourit. Je poursuis: " Vous choisissez l'intégrisme islamique et non l'intégration, c'est de l'islam politique que vous faites. Elle me sourit encore. Je poursuis en lui souriant à mon tour: "Vous ne gagnerez pas ". Toujours avec le même sourire elle me répond: " C'est ce qu'on verra".

Je me suis dis, je ne serais pas étonnée qu'elle soit l'une de celles qui est devenue membre de la FFQ pour voter en faveur du voile islamiste ( et non islamique soignons clair) dans la fonction publique, si ce n'est pas le cas, c'est sûr qu'elle suit la question du voile islamiste de très près, elle veut, un diplôme, une job au sein de l'état avec son voile islamiste, c'est évident, tout en faisant un doigt d'honneur au féminisme québécois.


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