Vendredi 19 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 13 Mars 2010
Articles
Le président soudanais El-Bechir nie les crimes commis au Darfour
12 Mai 2009Mots clés:
Dans sa première interview télévisée depuis son inculpation pour crimes de guerre, il a écarté la notion de crimes, disant que c’était de la propagande. M. Beshir a été inculpé par la cour pénale le 4 mars. Il a exprimé du mépris pour la mise en accusation par la Cour pénale internationale (CPI), la première à être délivrée par le tribunal de La Haye contre un président en exercice. «La lutte contre les rebelles»Dans la capitale soudanaise, Khartoum, M. Beshir a dit à HARDtalkt: « Ce qui a été rapporté comme des faits survenus au Darfour ne s’est pas produit du tout. «Nous n'avons jamais combattu nos citoyens, nous n'avons pas tué nos citoyens».
« Ce qui s'est passé au Darfour était une insurrection. L'État a la responsabilité de combattre les rebelles. » Il a ajouté: « Nous n'avons pas combattu nos citoyens, nous n'avons pas tué nos citoyens. » La CPI a accusé le Président Beshir de deux chefs de crimes de guerre ; avoir intentionnellement dirigé des attaques contre des civils, et pillages. Il est aussi accusé de cinq chefs de crimes contre l'humanité, y compris le meurtre, le viol et la torture. HARDtalk a interrogé M. Bechir sur les allégations que les forces armées soudanaises ont utilisé une force excessive. La force conjointe de maintien de la paix ONU-Union africaine (MINUAD) a soulevé des préoccupations quant à l'attaque d'un camp de réfugiés à Kalma au Sud Darfour en août 2008, qui a fait 38 morts. «Boucliers humains»
Le président soudanais a déclaré que les forces gouvernementales étaient à la recherche d’armes qui avaient utilisées pour abattre un avion de la MINUAD à partir du camp, et que les rebelles ont alors ouvert le feu. « Nos citoyens ont été utilisés comme boucliers humains par les rebelles », a-t-il dit. « Il était donc naturel que nos forces exécutent leurs obligations opérationnelles ».

[Autres]
