Vendredi 30 Juillet 2010 | Dernière mise à jour: 29 Juillet 2010
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Édito
Pour régler la question du hijab dans la fonction publique, il faut d'abord faire reculer l'islam politique
9 Octobre 2009 par Annie Lessard, Marc LebuisMots clés: Burka, Burqa, Hidjab, voile, foulard, gouvernement, fonction publique, reculer, islam politique

Publication originale de cette chronique, le 22 mai 2009
Le Québec est à nouveau mobilisé autour de la question du voile, la Commission Bouchard-Taylor n’ayant rien réglé. Certains parlent d’un nouveau « débat ». En réalité, il n’y a pas de débat, il n'y a jamais eu de débat. Il n'y a qu'une nouvelle confrontation due à une nouvelle provocation islamiste, qui nous plonge de force dans des problèmes causés par l'islam radical.
La question du voile ne peut être abordée sans examiner l’islam politique dont il est l’étendard. Pour régler le problème du voile, il faut d'abord faire reculer l’islam politique et l’évacuer de notre société, de la même manière que durant la Guerre froide, la gauche et la droite, qui comprenaient l’importance de la Liberté, l’ont défendue contre la menace du totalitarisme communiste
Un débat suppose que l’on puisse discuter ouvertement d’une question sans crainte de menaces de mort, de manifestations violentes, ou de poursuites.
Les discussions sur l’islam politique, qui avance furtivement sous couvert de religion partout dans le monde, y compris au Québec - faisant reculer la liberté d’expression, les droits des femmes, et notre sécurité - sont étouffées. Nos dirigeants se contentent de réagir aux provocations, ils sont constamment sur la défensive, ils sont pris au dépourvu à chaque nouvelle provocation. Pourquoi? Parce qu’il n’y a jamais eu une discussion ouverte sur l’islam radical et la menace qu’il fait peser sur notre société. Il n’y a jamais eu une prise de position claire et ferme par nos gouvernants démontrant qu’ils sont conscients de la menace et qu’ils ont à cœur le mieux-être de la nation. Nos élus s'en remettent lâchement à des Bouchard-Taylor ou à la commission des droits de la personne!
La question dépasse largement le voile, mais c’est souvent par le voile qu’elle nous arrive.
La dernière provocation nous vient par le biais de la Fédération des femmes du Québec qui, le 9 mai, a adopté, en assemblée générale spéciale, « la position proposée par leur conseil d’administration sur les signes religieux. En même temps qu’elles s’opposent à l’obligation qui est faite aux femmes de porter des signes religieux ici et ailleurs dans le monde, elles s’opposent également à l’interdiction du port de ces signes au sein de la fonction et des services publics québécois.»

Mme Djemila Benhabib, auteur du livre Ma vie à contre-Coran, était présente à cette assemblée et a diffusé une déclaration dénonçant cette dérive de la FFQ, sous le titre: «J’accuse la Fédération des femmes du Québec de trahir le combat des femmes». La déclaration a été affichée sur le site Sisyphe.org et publiée dans divers médias :
Voici des extraits :
Fortement épaulée par des représentantes du Conseil islamique canadien et de Présence musulmane, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) vient d’adopter une résolution banalisant le port du voile islamique dans les institutions publiques québécoises lors d’une assemblée générale spéciale qui s’est déroulé à l’université Laval, le 9 mai dernier, et à laquelle j’ai assisté en qualité d’observatrice.
Il y a des alliances et des prises de position qui minent les principes. Avec cette dernière, la crédibilité de la FFQ est sérieusement entachée. Pour une poignée de militantes islamistes, la FFQ a sacrifié des millions de femmes musulmanes qui se battent au péril de leur vie. Aujourd’hui, il n’y a qu’un verbe qui tourne en boucle dans ma tête : j’accuse !
…
J’accuse la FFQ de compromission avec des mouvements politiques des plus rétrogrades tels que le Conseil islamique canadien qui a mené une campagne acharnée pour l’instauration des tribunaux islamiques en Ontario ou encore Présence musulmane qui fait la promotion des thèses de Tarik Ramadan qui prône un « moratoire » sur la lapidation des femmes adultères, un châtiment préconisé par la charia islamique. Un moratoire… ???
…
Bien qu’il ait été beaucoup question des femmes arabo-musulmanes lors de cette rencontre, seule la propagande des femmes islamistes dominait. Quel bel exemple de diversité et de pluralité ! C’est à croire que la pensée unique est devenue la norme à la FFQ. Quelle tristesse..Combien de Aqsa Parvez faudra-t-il encore pour qu’enfin la FFQ comprenne que la bataille pour la liberté se déroule aussi, ici même, dans notre pays au sein de nombreuses familles musulmanes ? Que vaut le sang de ces jeunes filles et de ces femmes ? Pour la FFQ, certainement pas grand chose…
INTIMIDATION
Présence musulmane Montréal a envoyé une mise en demeure à Sisyphe.org, intimant ses éditrices de publier sa réplique au texte de Mme Benhabib, vraisemblablement sous peine d'une poursuite en diffamation en cas de défaut d'obtempérer à son arrogant diktat.
Les poursuites et menaces de poursuites sont une tactique fréquemment employée par les islamistes pour punir leurs critiques ou les réduire au silence. Ils manipulent les systèmes juridiques démocratiques pour réprimer la liberté d’expression, abolir le discours public critique de l’islam, et faire progresser furtivement l'établissement des principes de la charia.
Il faut condamner sans réserve ces stratégies d'intimidation qui limitent le droit des citoyens de participer au débat public, et pointer un doigt accusateur en direction des islamistes qui abusent de nos lois.
La Cour suprême du Canada a jugé que «nous vivons dans un pays libre, où il est permis d’énoncer des opinions outrancières et ridicules tout autant que des vues modérées», et que «la controverse publique a parfois de rudes exigences, et le droit doit respecter ses exigences». Pour la Cour suprême, «l’important dans un débat sur des sujets d’intérêt public est que tous les aspects de la question sont présentés avec force». Ce jugement établit le droit pour l'ensemble du pays. Comme dit Tarek Fatah, les islamistes qui ont des problèmes avec la liberté d'expression devraient quitter le Canada.
Aucun autre groupe religieux ou ethnique au Québec n'utilise la stratégie de la guérilla juridique pour intimider les critiques. Les médias, les politiciens et les citoyens pratiquent d'ailleurs l'auto-censure, directement par le silence, ou indirectement en s'exprimant par «amalgames». Il faut dénoncer «tous les extrémismes» avec la même vigueur, disent-ils, pour éviter de «stigmatiser» injustement l'islam. Allons... l'intégrisme bouddhiste et hindou exige une mobilisation nationale... Il faut demeurer vigilants face au risque d'atteintes graves aux droits à l'égalité des chrétiennes, et ne pas baisser la garde face à la menace d'attaques terroristes par des témoins de Jehovah! Ce faisant, on détourne l'attention du véritable problème, celui de l'islam radical. On sème la confusion, on se perd dans des discussions absurdes sur la croix du Mont-Royal et les sapins de Noël. On ne règle jamais rien, on éteint des feux, et tout est toujours à recommencer, parce qu'inévitablement, il y aura d'autres provocations! C'est comme ça que l'islam politique avance.
INFILTRATION
Une autre tactique est celle de l'infiltration. Ici, des islamistes ont infiltré la Fédération des femmes du Québec et, en détournant le vocabulaire de la liberté et de l'égalité pour le rendre charia-compatible, elles ont réussi à faire progresser leur agenda d'islamisation de nos institutions. Voilà maintenant que le voile dans la fonction publique est l'instrument de choix favorisant l'émancipation de la femme musulmane! Les mollahs, les ayatollahs et les talibans rient dans leurs barbes. La Fédération des femmes du Québec est leur alliée!
DISCOURS VICTIMAIRE
Michèle Asselin, présidente de la FFQ, reprend le discours victimaire des musulmans qui se plaignent d'être l'objet de préjugés liés aux attaques du 11 septembre 2001. Et pourtant...

Les femmes voilées sont présentes partout, et en grand nombre, même dans les emplois les plus sensibles du point de vue de la sécurité. Plusieurs d'entre nous avons fait l'expérience de fouilles à l'aéroport par des femmes voilées, et avons eu affaires à des femmes voilées dans nos transactions avec diverses agences gouvernementales.
Elles vont et viennent en toute liberté, et en nombre croissant, dans les rues de Montréal et ailleurs au Québec. Les musulmans, hommes et femmes, bénéficient de la pleine liberté de conscience, ils ont leurs lieux de culte et centres culturels, ils jouissent des mêmes droits et libertés que les autres citoyens.
Les vraies victimes du 11 septembre, c'est l'ensemble de la population. Nous devons attendre des heures dans les aéroports en raison des lourds dispositifs de sécurité, nous devons financer des services de renseignement et de police pour nous protéger des fous d'allah. Nos libertés reculent à cause du refus des musulmans d'assumer leurs responsabilités et de collaborer pleinement avec les forces de l'ordre.
PRÉJUGÉS?
Les minorités musulmanes sont les seules à continuellement critiquer la majorité et à réclamer des restrictions à nos libertés, en particulier notre liberté de les critiquer, eux. Ils sont les seuls à proférer des menaces de mort ou de poursuites pour faire taire la critique. D'ailleurs, nos médias pratiquent l'auto-censure, par peur, et réservent aux musulmans un traitement privilégié par rapport à toutes les autres communautés et religions, sur lesquelles ils n'hésitent pas à s'acharner.
Des auteurs progressistes du Golfe persique écrivaient récemment sur le mal que font les musulmans à l'Occident tout en profitant de ses libertés et de ses services. L'un d'eux écrit que les musulmans en Occident «crachent dans le puits dans lequel ils puisent leur eau». Il reproche aux islamistes de «contrôler la vie des musulmans» et de favoriser «l’isolement, le repli et, à terme, le terrorisme djihadiste contre l’Occident». Il déplore que les musulmans «se retournent contre la société qui les a accueillis, leur fournit le toit, du travail et l’assurance santé.» Il trouve curieux de voir certains imams «maudire et insulter l’Occident dans les prêches qu’ils font dans des mosquées occidentales, et appeler de leurs vœux la destruction des pays occidentaux, alors même qu’ils sont placés sous la protection de la police de ces pays». Un autre auteur observe, parlant des islamistes, que la tolérance des Occidentaux envers les musulmans ne les a pas conduits à «reconnaître que le choix de la religion est une affaire personnelle. ... Au contraire, ils sont devenus de plus en plus agressifs, parce qu’ils ont compris que l’Occident cédait à leurs exigences et les traitait avec tolérance. Ils ont donc gagné du terrain et de la popularité, et leur arrogance est devenue sans limites».

Les minorités islamiques sont les seules à se comporter de cette manière et à retourner nos lois et nos institutions contre nous, érodant la liberté de tous les autres citoyens. À titre de comparaison, les Sikhs du Canada ont aussi leurs extrémistes, mais ils ont des leaders qui les confrontent, parfois au prix de leur vie. Wally Oppal, un Sikh qui a été ministre de la Justice de la Colombie-Britannique, s’est servi de sa position de pouvoir pour combattre ces extrémistes et permettre à l’ensemble de la communauté indo-canadienne de s’émanciper à l’intérieur des valeurs canadiennes de liberté et d’égalité, au lieu de s'auto-isoler et de s'enfoncer dans l'impasse du discours victimaire infantilisant. Ainsi, en 2006, à la suite de deux crimes d’honneur, il a convoqué des états généraux de la communauté indo-canadienne pour discuter de la violence contre les femmes et des éléments culturels qui la fondent. Il n’a pas eu peur de dire que les crimes d’honneur « ont leur origine dans des concepts dépassés sur le traitement des femmes », qui sont enracinés dans des traditions culturelles.
Les groupes islamistes, quant à eux, ont plus à cœur de défendre la réputation de l'islam que d'assurer la protection des musulmanes. Les médias et les bien-pensants jouent le même jeu, au nom d'une conception de l'anti-racisme que Tarek Fatah dénonce comme un «racisme de la moindre attente». Pourtant, selon une étude britannique, la plus grande crainte des musulmanes «n’est pas l’islamophobie ou d’être attaquées par des racistes ou arrêtées pour suspicion de terrorisme. Elles craignent avant tout leur propre famille».
LES QUÉBÉCOIS ONT RAISON DE SE MÉFIER DE L'ISLAM
Les Québécois ont raison d'être inquiets face à l'islam. Un sondage récent démontre leur résistance tenace face à cette religion, et leur opposition, dans une proportion de 74%, aux accommodements religieux. On peut avancer avec quasi-certitude que le taux de 74% serait largement inférieur si l'islam ne faisait pas partie de l'équation.
Voici quelques exemples, parmi tant d'autres, de situations qui expliquent sans doute leur résistance tenace face à l'islam:
- Un cheikh machiste, ancien grand mufti de Jérusalem, a été invité à Montréal par IRFAN-Canada pour une levée de fonds. Ce cheikh pourfend les lois occidentales qui criminalisent le viol par le conjoint. Nous étions présents à cette soirée, à laquelle ont assisté environ 500 personnes, dont une centaine de femmes. La FFQ n'a pas dénoncé cet événement, ni les autres féministes, musulmanes ou pas.
- «Souhaiter Joyeux Noël ou Bonne année aux mécréants est interdit. C’est un acte répugnant» - c'est l'attitude à l'égard des «mécréants» que recommandait à ses fidèles la mosquée Masjed Essuna Nabawiya en décembre dernier. Cette mosquée se décrit, sur oumma.com, comme la plus grande mosquée salafiste de Montréal, avec une capacité d’accueil évaluée entre 2500 et 3000 fidèles. Aucun musulman n'a dénoncé ce discours méprisant, suprématiste et peu propice au «vivre-ensemble».
- Au moins quatre prédicateurs radicaux ont été invités par l’Association étudiante musulmane de l’Université Laval (AEMUL), le 9 mai, pour marquer leur 20e anniversaire, au théâtre de la Cité universitaire. Ces prédicateurs comprenaient le machiste ancien grand mufti de Jérusalem, l’imam de la mosquée suprématiste Masjed Essuna Nabawiya de Montréal, ainsi que le Cheikh Ahmad Shehab. Personne n'a réagi.
- Un imam propage ouvertement la doctrine de l'islam radical suprématiste, misogyne et haineux, sans être inquiété par la commission canadienne des droits. Personne dans la communauté musulmane, ou chez les féministes, ne l'a dénoncé ouvertement. Il continue de propager ses enseignements en toute impunité, et à gagner de nouveaux adeptes à ses vues abjectes. La communauté musulmane démontre ainsi sa complète irresponsabilité, et son incapacité à faire le ménage dans ses rangs. Elle est la première responsable de la résistance tenace des Québécois face à l'islam. Le sort du voile dans la fonction publique n'y changera absolument rien.
- Khaled Mouamar, le président de la Fédération canado-arabe qui soutient ouvertement des groupes terroristes, a siégé à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié, ce qui est incroyable. Cet exemple extrême démontre l'incurie de nos dirigeants, pour qui les droits des extrémistes passent avant la sécurité et le bien-être de l'ensemble de la population. Le résultat, c'est qu'on se méfie de tous les musulmans.
- Sondage: Reason to Fear, par Salim Mansur, Western Standard, 26 mai 2007 - 12 % des musulmans interrogés - un chiffre qui s’élève à 84 000 sur une population de 700 000 musulmans canadiens - se sont identifiés comme des extrémistes qui soutiennent le terrorisme. Même si l’on prend en compte la marge d’erreur de 4,4%, le chiffre arrondi à 7% de la population, le nombre des musulmans qui s’associent idéologiquement aux extrémistes est de 49 000. Pour mettre un peu de perspective, il y a deux fois plus d’extrémistes que de soldats canadiens au pays…
- Sondage: Glad to be Canadian, Muslims say -
Dans ce rapport, on occulte les différences idéologiques entre canadiens musulmans et non musulmans pour faire un portrait à l’eau de rose. Pourtant, il démontre que 53% des canadiens musulmans sont en faveur de l’adoption de tribunaux de la charia pour régler les litiges familiaux, que 27% des musulmans trouvent que les attaques planifiées à Toronto étaient justifiées (ou du moins ne disent pas qu’elles étaient injustifiées).

DÉNONCER L'ISLAMISME ET L'EXTIRPER DE LA SOCIÉTÉ
Discuter du foulard, c’est s’intéresser à l’arbre qui cache la forêt. C’est ignorer l’idéologie de l’islam radical qui progresse chez nous comme un cancer, et s'attarder à un symptôme sans jamais oser prononcer le mot « cancer », et l'extirper.
L’islam politique n’est pas une race, une ethnie ou une culture, pas plus que le fascisme ou le nazisme. Cette idéologie n’a pas sa place au Québec et au Canada. Il n'y a pas lieu d'en débattre, pas plus qu'on ne débattrait du nazisme. Cette idéologie doit être nommée, discréditée, et éradiquée de la société.
Nous avons tenu une conférence à Montréal en septembre dernier sur le thème: L’islam politique menace nos libertés, à laquelle 200 personnes ont assisté, ce qui confirme l'inquiétude des citoyens et leur intérêt pour le sujet. Les trois conférenciers, des musulmans, sont menacés de mort par des musulmans canadiens. Tout comme la députée Fatima Houda-Pépin, ils sont traités de traîtres par leurs coreligionnaires - souvent des membres influents de leur communauté -, parce qu'ils militent contre la charia et défendent avec acharnement la démocratie et nos libertés fondamentales, particulièrement la liberté d'expression. On a tout lieu de s'inquiéter du profond conflit d'allégeance des musulmans canadiens qui menacent leurs compatriotes, et du fait que ce genre de personnes puisse occuper des emplois donnant accès à des renseignements personnels sur les citoyens.
Tant que nos gouvernements ne s’attaqueront pas avec courage à l’islam politique qui menace la société, musulmans compris, tant que la communauté musulmane ne prendra pas ses responsabilités et ne fera pas le ménage dans ses rangs, tant que les médias persisteront à nous endormir avec un discours rose bonbon sur l’islam, tant que nous ne serons pas rassurés que la politique d’immigration est gérée de manière responsable et ne sert pas à transporter cette idéologie chez nous à dos d’hommes et de femmes… nous aurons toujours des « crises » à gérer, et le cancer finira par nous emporter.

Il faut combattre l'islam politique, et le vaincre. Voici des conseils tirés du manuel L'art de la guerre écrit par Sun Tzu il y a plusieurs siècles:
Ne différez pas de livrer le combat, n'attendez pas que vos armes contractent la rouille, ni que le tranchant de vos épées s'émousse. La victoire est le principal objectif de la guerre.
S'il s'agit de prendre une ville, hâtez-vous d'en faire le siège; ne pensez qu'à cela, dirigez là toutes vos forces; il faut ici tout brusquer; si vous y manquez, vos troupes courent le risque de tenir longtemps la campagne, ce qui sera une source de funestes malheurs.
Ceux qui possèdent les vrais principes de l'art militaire ne s'y prennent pas à deux fois. Dès la première campagne, tout est fini.
Si vous faites exactement ce que je viens de vous indiquer, les succès accompagneront tous vos pas, partout vous serez vainqueur, vous ménagerez la vie de vos soldats, vous affermirez votre pays dans ses anciennes possessions, vous lui en procurerez de nouvelles, vous augmenterez la splendeur et la gloire de l'État, et le prince ainsi que les sujets vous seront redevables de la douce tranquillité dans laquelle ils couleront désormais leurs jours.
L'essentiel est dans la victoire et non dans les opérations prolongées.
Le général qui s'entend dans l'art de la guerre est le ministre du destin du peuple et l'arbitre de la destinée de la victoire.
Citoyens... à vos armes! Vos ordinateurs sont vos kalashnikovs. Mobilisez-vous, écrivez aux députés, aux médias, et demandez-leur des comptes! Nous sommes à préparer un Manifeste, qui proposera des objectifs et un plan d'action.
[Accommodements, Canada, Charia, Groupes de pression, Honneur, excision, Immigration / Démographie, Justice / Commissions, Médias et perceptions, Politique et démocratie, Sécurité et souveraineté]
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Commentaires
Pour régler la question du hijab dans la fonction publique, il faut d'abord faire reculer l'islam politique
Tout a fait d'accord avec l'article. Je suis pour une participation libre à quelques religions que ce soit mais je suis contre toute forme de représentation religieuse surtout dans la fonction publique.
Et si on appliquait le principe de la réciprocité, c'est-à-dire que nous permetions aux femmes musulmanes de porter le hijab à la condition qu'une femme occidentale puisse porter les vêtements qu'elle souhaite en Arabie Saoudite, en Iran au Yémen sans se faire harceler ou menacer de mort. Si une québécoise devait postuler pour un emploi en Iran et que l'on lui demanderait de porter le voile, alors 2 choix se présente à elle, soit qu'elle porte le voile et travaille, ou elle décide de ne pas le porter et est sur le chômage......Pourquoi ne pourrait-on pas appliquer ce principe de la réciprocité ici dites moi ? Parce que nous sommes au Québec. À ce que je sache le Québec fait parti de la planète Terre et devrait évaluer un situation non pas seulement par rapport à son territoire géographique mais bien en relation avec l'ensemble du monde, donc avec ce qui se passe dans d'autres pays.J'attends le manifeste avec impatienceOncle Dan
15 Mai 200905:00
Pour régler la question du hijab dans la fonction publique, il faut d'abord faire reculer l'islam politique
Je ne comprends pas très bien la phrase qui parle de la "menace terroriste des Témoins de Jéhovah" pouvez-vous m'expliquer ???
Oncle Dan
Annie Lessard
15 Mai 200906:06
Pour régler la question du hijab dans la fonction publique, il faut d'abord faire reculer l'islam politique
Bonjour Oncle Dan,
Ce passage de l’édito se veut ironique, une sorte de démonstration par l’absurde. La FFQ et d’autres groupes disent souvent qu’il faut dénoncer « tous les extrémismes ». Or, du moins ici au Québec, le seul extrémisme qui nous menace est celui de l’islam. Personne ne craint des attaques terroristes par les Témoins de Jehovah, bien sûr. Personne ne craint les bouddhistes. Aucun groupe hindou n’a jamais proféré des menaces de mort ou recouru à la guérilla juridique pour faire taire la critique de leur religion. Bref, parler de « tous » les extrémismes, c’est faire fausse route. C'est ça notre message.AnnieEsta Natelli
14 Mai 200913:13
Pour régler la question du hijab dans la fonction publique, il faut d'abord faire reculer l'islam politique
Belle réponse. Étant moi-même féministe, je ne me reconnais pas du tout dans cette position de la fédération des femmes du Québec. Vous apporter de bons points, notamment la place de la religion dans la société démocratique et laïque. Je suis pour une religion personnalisée. Je suis pour la fin de la domination voire du chantage des groupes orthodoxes qui confondent leur choix religieux avec leur droit à la dignité humaine.
Je ne souhaite pas que les femmes voilées soient discriminées comme femmes mais en choisissant de porter le voile, elles doivent en assumer les conséquences. Elles doivent reconnaître qu'elles affichent une position idéologique qui n'a pas sa place dans un rôle d'état. Il n'y avait pas de débat? Je l'invite ce débat. Je prend le parti de minimiser le pouvoir des extrémistes, de dire non à une interprétation littérale des textes religieux - ce qui sous-entend que l'état n'a pas à accommoder des rituels et traditions débiles sous prétexte qu'elles émanent d'une religion.Non, je ne veux pas que nos filles soient éduquées par des femmes qui envoient une message de soumission. Ultimement, peu importe comment on l'articule (que ce soit Dieu qui le demande, qu'on le porte pour affirmer sa culture), le voile reste un outil de séparation des sexes, un symbole d'une chasteté exigée pour la femme. Il ne sert pas plus l'émancipation de la femme, qu'une laisse dans une soirée sado-masochiste. Soyons sérieux. Les rituels du genre n'ont pas leur place dans l'espace publique démocratique - et je ne dis pas qu'il faut les interdire totalement mais simplement, les circonscrire à un contexte. Pas à l'école, pas à la garderie, pas dans mon gouvernement.Je ressens énormément de colère et me sens trahie par nos féministes. J'imagine à peine ce que doivent ressentir toutes ces femmes de pays musulmans pour qui le combat féministe est concrètement dangereux quand elles sont abandonnées par leurs consœurs occidentales. Celles qui dénoncent le 'colonialisme occidentale' et le 'patriarcat judéo-chrétien' n'ont pas le droit d'abandonner des femmes au 'patriarchat islamique'. C'est une honte. C'est un scandale. Crions. Crions.Que toutes les femmes qui sont de gauche et militantes féministes qui lisent cet article se rendent à la fédération des femmes du Québec et protestent. Écrivez, appelez et joignez leur rang pour les désinfiltrer.Renee
15 Mai 200909:26
Pour régler la question du hijab dans la fonction publique, il faut d'abord faire reculer l'islam politique
"...le voile reste un outil de séparation des sexes, un symbole d’une chasteté exigée pour la femme. Il ne sert pas plus l’émancipation de la femme, qu’une laisse dans une soirée sado-masochiste."
Tout cela est vrai, mais le voile est avant tout un symbole POLITIQUE. C'est le symbole de la suprémacie de l'islam sur l'humanité. Certaines femmes sont forcées de porter le voile. Mais la majorité des Musulmanes le portent parce qu'elles adhèrent à cette idéologie qui vise à soumettre l'Occident et le reste du monde à l'islam.Les orthodoxes des autres religions n'ont pas ces visées conquérantes. Leurs demandes d'accomodements se limitent à la pratique de leur religion dans leurs petits groupes. Mettre les orthodoxes de toutes les religions dans le même panier c'est faire le jeu des islamistes. Seul l'islam est une menace à notre mode de vie.07:56
Pour régler la question du hijab dans la fonction publique, il faut d'abord faire reculer l'islam politique
Excellent commentaire...
J'ajoute ce complément.. 'La majorité des femmes musulmanes 'conscientes' le portent parce qu'elles adhèrent à cette idéologie qui vise à soumettre l'Occident et le reste du monde à l'islam.
Richard
15 Mai 200908:34
Pour régler la question du hijab dans la fonction publique, il faut d'abord faire reculer l'islam politique
Ce qu'il faut faire si on se fait servir par une femme voilée ? Refuser ses services et exiger la présence d'une femme dévoilée. Si le Gouvernement, avec l'aide de la FFQ et autres serviteurs de l'entente à tout prix, nous impose des valeurs qui ne sont pas nôtres, il faut réagir. Une femme voilée, ça me chagrine, ça me révolte. Ce n'est pas pour nous. C'est le signe d'un ailleurs qui ne veut pas être d'ici. Mesdames les voilées, retournez chez vous ou chez vos correligionnaires. Là-bas, vous serez respectées.
12:45
Pour régler la question du hijab dans la fonction publique, il faut d'abord faire reculer l'islam politique
Je suis d'accord avec le fait de refuser de se faire servir par une femme voilée. Je serai très polie lorsque je le ferai parce que la personne qui est en avant de moi possède la même dignité que moi. Mais elle "représente" des valeurs qui sont tout à fait opposées aux miennes qui sont de "l'or en barre."
11:52
Pour régler la question du hijab dans la fonction publique, il faut d'abord faire reculer l'islam politique
Voici un site ou des Musulmans peuvent poser des questions a des Imams, entre autres, à savoir comment se comporter dans tels ou tels situations de litige dans des pays avec des lois non Islamistes. Ya des petits trésors la dedans. http://www.islam-qa.com/fr
Christian
15 Mai 200912:03
Pour régler la question du hijab dans la fonction publique, il faut d'abord faire reculer l'islam politique
http://www.islam-qa.com/fr/ref/111898 A lire pour les pas convaincus.A moin que je ne comprenne rien a rien, " Islam will rule the world" est l'ultime but.
zarmagh
15 Mai 200917:59
Pour régler la question du hijab dans la fonction publique, il faut d'abord faire reculer l'islam politique
Voiler les femmes, c’est diffuser la vision du monde islamiste. Entre la burka et le foulard coloré, la signification est la même. Parler de foulard, de bandeau n’est qu’une lâcheté sémantique, c’est une misérable ruse rhétorique. Porter le foulard ici est un appui aux dictatures islamistes qui imposent la burka là-bas. Le voile est l’emblème même du dogme islamiste. L’islam peut tout à fait vivre sans, mais il n’y a pas de pays islamistes sans le voile.
Djavann Chahdortt) Écrivaine iranienne
darwin
16 Mai 200900:55
Pour régler la question du hijab dans la fonction publique, il faut d'abord faire reculer l'islam politique
Le plus grand danger, c'est qu'on sépare souvent entre "islam" et "islam radical".
Je suis de père et de mère musulmans, je vis dans au maroc qui est un pays dont la religion officielle est l'islam. j'ai 52 ans, et je sais ce que ça veut dire l'islam (on m'a bourré le crane avec le coran et l'islam).je vous prie ne séparer pas l'islam radical de l'islam, car l'islam est n'est pas une religion. l'islam est une idéologie haineuse, violente, raciste et guerrière. inutile de citer des exemples, ils sont connus par le monde entiers, (enfin je suppose, sinon souvenez vous du génocide des juif par mahomet en personne, et aussi regarder ce qui se passe en irak, iran, les pays du balkan, en afrique, en algérie à gaza, soudan, arabie saoudite)mettez dans vos têtes ces paroles d'ibn khaldoun "La où l'islam passe, la civilisation trépasse"merci darwin
Tromso
17 Mai 200908:31
Pour régler la question du hijab dans la fonction publique, il faut d'abord faire reculer l'islam politique
Tactiques de l`islam politique
La France en danger d'islamRené Marchand, ancien élève de l'école des langues orientales, est un bon connaisseur de la civilisation arabo-islamique : parlant l'arabe, ayant travaillé en qualité de journaliste dans des pays musulmans, il a de l'islam une approche déférente : « J'ai le devoir de le combattre s'il m'agresse, je ne l'abaisserai jamais » (p. 22). Son analyse saura éviter deux écueils : le mépris mais aussi le sentiment de supériorité. « L'islam est une personne, la civilisation française en est une autre » (p. 15). Il combat l'ethnocentrisme, cette fâcheuse tendance à regarder les autres cultures avec nos lunettes d'occidentaux. Il invite à prendre l'islam comme un système en soi dans sa cohérence alors qu'habituellement nous lui prêtons nos conceptions, nos aspirations, notre vision de l'Homme et de Dieu. Cette vision ethnocentrique est en partie à l'origine de notre aveuglement. Aux naïfs qui affirment que la menace islamiste est derrière nous, que les islamistes ne mènent que des combats désordonnés et sporadiques, René Marchand répond que « les islamistes nous font la guerre à leur manière et non selon le principe de nos écoles militaires » (p. 31) ! 1. Une menace bien réelleRené Marchand affirme que le danger d'une islamisation rapide de notre pays doit être considéré avec sérieux et réalisme :la France, de par sa position géographique, est aux frontières de l'islam comme une marche et constitue donc la première nation européenne devant être islamisée : « elle sera musulmane au 21ème siècle » prophétisent les islamistes. Leur certitude repose :1) Sur une renaissance puissante de l'islam en tant que force politique et économique : « le royaume saoudien, premier pays exportateur de pétrole brut au monde est aussi le premier pays exportateur d'islam fondamentaliste… le premier pays exportateur de terroristes » (p. 52). Renaissance qui fut pour les musulmans de France une surprise totale ; ils ont alors commencé à regarder l'islam avec un œil nouveau. 2) Sur les prévisions démographiques concernant les communautés musulmanes de France et du Maghreb : « les démographes escomptent 20, 30 voire 50 millions de musulmans en France dans 50 ou 60 ans » (p.36). 3) Sur la décadence de la France : « pour la plupart des musulmans (…) les Français ont abandonné leur pouvoir dans « les quartiers difficiles » à des truands maghrébins qui trafiquent de la drogue (…) ils ne punissent pas les voleurs (…) sont incapables de faire respecter la justice ou simplement l'ordre, la sécurité des personnes et des biens. Ils sont faibles » (p. 37). Face à cette France que René marchand qualifie « d'avachie », qui constitue « un butin offert aux prédateurs », le parti islamiste dispose d'un plan. Celui-ci a été exposé à l'auteur par un islamiste clandestin rencontré à la terrasse d'un café de Montparnasse durant l'hiver 94. Révéler sa stratégie à l'ennemi, n'y a-t-il pas là de quoi nous étonner ? Pas vraiment pour R. Marchand : Hitler avait bien exposé lui aussi son objectif dans Mein Kampf dès 1923 puis dans des discours publics sans que jamais les dirigeants français se soient émus de ses propos. Même cécité aujourd'hui de la part des démocraties. En quoi consiste ce plan ? - Eviter tout ce qui pourrait provoquer une réaction vive des dirigeants français, anesthésier les élites : les attentats seront en nombre limité et groupés sur une certaine période, cela de façon à maintenir chez l'ennemi l'illusion que le mouvement ne peut agir que de façon sporadique. - Favoriser l'installation en France du plus grand nombre possible de musulmans d'où qu'ils viennent et obtenir pour eux la nationalité française, favoriser l'enseignement religieux, l'enseignement de l'arabe, le voile des femmes, la construction de mosquées, bref, habituer le Français « au fait musulman » ; quant à l'encadrement, il doit être serré mais indétectable. - Ensuite massifier les millions d'individus vivant en France en organisant leur rassemblement identitaire autour de l'islam : cette phase sera déclenchée après l'installation d'une république islamiste en Algérie. - Enfin, le JIHAD : les islamistes n'envisagent pas une guerre de ligne mettant face à face les combattants : « un statut juridique dérogatoire devra être obtenu des Français travaillés de longue date par les communautaristes (…) Nous (Français) serons invités au nom de la tolérance, des droits de l'homme (…) à prendre acte juridiquement du fait accompli : la constitution à l'intérieur du territoire français d'une communauté musulmane ayant sa loi propre » (p. 44). Ainsi apparaîtront les premières tâches de la peau de panthère et « avec les même méthodes et les mêmes complicités, ces tâches s'agrandiront jusqu'à recouvrir la totalité du territoire de la France » (p. 49). 2. Méconnaissance de l'islamNous ne savons presque rien de l'islam alors qu' « eux » savent tout de nous. Nous demeurons les coloniaux que nous avons été, nous jugeons l'islam comme une civilisation en retard par rapport à la nôtre. Influencés par Auguste Comte et sa loi des trois états, nous croyons que l'islam est demeuré à l'âge théologique, qu'il n'a pas encore opéré la révolution de la laïcité, bref nous voyons en lui une religion ni meilleure, ni pire qu'une autre appelée à disparaître comme les autres avec le progrès de l'instruction. Même les dirigeants nationalistes arabes, dignes élèves des Lumières et de nos écoles ont eux aussi sous estimé l'adversaire en croyant que la solution résidait dans le progrès économique, social, culturel… L'échec des laïcistes du monde arabe est dû au fait qu'ils n'ont pas osé se déclarer ouvertement non musulmans par peur de se couper des masses, par peur aussi d'être exécuté par n'importe quel croyant : pas d'apostasie en terre d'islam ! N'est-ce pas ? Il n'y a donc pas de dépassement du religieux dans le philosophique en terre d'islam ; ne plaquons pas non plus la théorie hégélienne sur la culture islamique. La méconnaissance de l'islam est à l'origine de l'islam rêvé de la pensée unique, qui constitue en grande partie un produit de la mauvaise conscience consécutive à la colonisation. Pourtant, le phénomène n'est pas totalement nouveau : il remonte au 18ème siècle au cours duquel les philosophes s'intéressent à l'islam pour en faire une arme contre l'Eglise et le contre exemple parfait de l'Infâme. Pour illustrer cet islam fréquentable, revisité, on ressort habituellement 2 grandes figures : Omar Khayyan et Averroes. Ce qui constitue une véritable escroquerie intellectuelle : le poète persan qui a su chanter la sensualité et les vertus du vin tout comme le philosophe commentateur d'Aristote réclamant l'autonomie de la raison sont en réalité deux marginaux bien peu représentatifs de l'islam traditionnel ! Contrairement à ce que répète l'a-pensée unique, « l'islamisme n'est pas un épiphénomène, quelque chose comme une excroissance maladive limitée dans l'espace et épisodique qui pourra être rapidement éradiquée » (p. 25). Ce que nous nommons islamiste est ni plus ni moins que la résurgence à l'époque contemporaine de la forme de l'islam qui a prévalu au long de l'Histoire et qui n'a cédé ça et là que sous la pression de la colonisation : « L'islamisme est dans le droit fil de l'islam » (p. 68). La pensée unique qui dépeint les islamistes agissant en France comme un ramassis d'individus égarés est totalement fausse. Déjà, au moment de ce qu'il est convenu d'appeler la guerre d'Algérie, le discours conformiste était le suivant : « Les Fellaghas sont très peu nombreux, ils n'ont pas le soutien de la population musulmane qui reste dans sa majorité modérée et pro-française » et le FLN était décrit comme « un essaim d'agités sans cervelle » (p. 30). Ne cédons pas aujourd'hui à une nouvelle intoxication, n'écoutons pas ceux qui répètent que l'islamisme algérien est vaincu implore R. Marchand. L'islamisme ne peut être vaincu ni par des opérations policières ponctuelles, ni par l'argent. Le fondamentalisme musulman n'est pas traitable par l'économisme : les richesses qui ont jailli au 20ème siècle en Arabie Saoudite ne l'ont pas fait reculer…3. Triste bilan de la politique françaiseSur le plan politique, René Marchand dresse le triste bilan de ces trente dernières années. Il déplore, en gaulliste qu'il se flatte d'être, qu'après le départ du Général de Gaulle « la politique des partis » ait repris la place qu'elle occupait sous la 4ème République. Il dénonce ainsi l'irresponsabilité des dirigeants : Pompidou qui fait venir une main-d'œuvre à bas prix pour « tenir » les salaires ouvriers, Giscard qui se fait l'artisan du rapprochement familial en 1975… encore pouvaient-ils se donner l'excuse d'être poussés par de prétendues raisons économiques ! En revanche avec Mitterrand les priorités sont électorales : le droit d'asile est accordé à tout demandeur. De nombreux clandestins monogames ou non sont régularisés avec leur famille. Les quotas d'immigration avec l'Algérie sont supprimés de fait en 1981 : désormais les Algériens peuvent entrer librement en France et bénéficier d'un permis de séjour de 10 ans renouvelable automatiquement. Tous ces immigrés vont constituer une réserve d'électeurs et avec la création de SOS Racisme, le but des socialistes que croit déceler l'auteur est de fabriquer des racistes pour se maintenir au pouvoir. Évoquer l'immigration devient désormais tabou, et la classe politique n'a plus qu'un objectif : maintenir l'opinion dans sa léthargie. De fait, la France est devenu une société multiethnique et multiculturelle. Elle est déjà balkanisée : c'est le stade préalable à la juxtaposition de communautés ayant leur propre droit, et des destins séparés. Déjà depuis plusieurs années des maires cèdent, ils gèrent les problèmes de délinquance avec des associations religieuses ; « après avoir supprimé les tribunaux catholiques, nous tolérons les juges islamiques… sans même nous préoccuper de savoir qui les a nommés » (p. 243). René Marchand insiste aussi sur le fait que dans « la France en danger d'islam » les plus menacés sont les musulmans qui nous ont fait confiance. Des Français de vocation, même s'ils sont peu nombreux, ont cru que la France leur offrait un statut républicain sans équivoque : ils risquent de se retrouver prisonniers du statut communautaire. A-t-on pensé à l'avenir de la jeune maghrébine qui risque de se retrouver mariée sans son consentement, enfermée, voilée, interdite de profession puis répudiée sans aucun droit sur ses enfants ? Or la pression communautaire a pris ses aises dans la société française ; ainsi dans nos cités plus aucun musulman d'origine ne peut donner un prénom français à son enfant : « il n'y aura plus de Marcel Mouloudji ni d'Isabelle Adjani… Dommage ! on vous aimait bien » (p. 248)… 4. Vers une grande politiqueRené Marchand écarte les fausses solutions :
L'intégration : avec la double nationalité ? Le voile pour les filles ? Ce mot ne veut rien dire : l'intégration sans l'assimilation est une utopie.
- L'islam à la française ? « Mot fourre tout » et « crétinerie » (p. 263), « nullité intellectuelle » (p. 273), « andouillerie » (p. 277)… René Marchand n'a pas de mots assez forts pour désigner cette théorie fumeuse : après avoir constaté que l'islam fait problème en France, les politiciens ont ainsi voulu changer l'islam, inventer un islam nouveau, édulcoré. Or, l'islam ne peut être réduit à une religion de sphère privée, il s'agit à la fois d'une religion et d'une civilisation, d'une culture et d'une loi. C'est pourquoi l'auteur prédit que « l'islam à la française sera le marchepied de l'islamisme » (p. 269). Il n'a aucune de chance de survie, l'islam étant de nature fondamentaliste et totalitaire. « En offrant aux jeunes maghrébins (…) un islam censé être compatible avec les valeurs républicaines, on leur retire toutes bonnes raisons de quitter l'islam (p. 275). En dépit de la situation catastrophique qu'il constate et qu'il décrit, René Marchand se veut résolument optimiste : désespérer de la renaissance n'est pas réaliste car « si la France se laisse toujours surprendre dans les premiers temps d'une guerre, elle redevient elle-même dans la contre-offensive et ses capacités de régénérescence sont prodigieuses » (p. 324). La grande faiblesse de l'islamiste est d'après lui sa cécité à l'égard de la résistance qu'opposerait la France à une guerre sur son territoire. Que propose-t-il ? D'abord de rectifier l'image que l'ennemi se fait de nous. Quelques mesures : réintégrer dans la République les zones de non droit, mettre des conditions à la naturalisation, exiger une période probatoire pour les candidats à la nationalité française, abolir le droit du sol et le remplacer par un devoir de nationalité (respect de la loi républicaine), revenir à la préférence nationale, voire européenne en matière d'emploi et d'avantages sociaux. Ainsi en redevenant respectables nous serons respectés. Encore un livre qui risque de déplaire aux « bien pensants », aux bigots du politiquement correct ! René Marchand est un auteur qui a son franc parlé, qui ne mâche pas ses mots, qui exprime de saines colères qui le rendent sympathiques au lecteur affranchi. « La France en danger d'islam » est un ouvrage dense, truffé de références historiques, mais bien peu cartésien car également riche en anecdotes, en souvenirs, en impressions : « Je ne me suis pas interdit digressions, notes marginales (…) j'ai usé à profusion de répétitions (…) qu'on sache que j'ai voulu des retours en spirale un peu à l'imitation des auteurs arabes » (p. 20). C'est aussi le cri d'un gaulliste viscéral par les prises de positions qu'il exprime (dénonciation du régime des partis et anti-américanisme -l'auteur rejoint sur ce point les analyses d'Alexandre Del Valle) et par les solutions proposées (recours à l'article 16 prévu par la Constitution, restauration du référendum sur les grandes questions de société, attente d'un homme providentiel, éternel sauveur d'une droite bonapartiste orpheline…).Toutefois, on ne comprend pas toujours très bien comment la grande politique envisagée soit une « politique avec l'islam » (p. 320). Pour ce qui relève d'une alliance entre la France et les dirigeants du Maghreb afin de lutter contre le terrorisme, cela se conçoit assez facilement ; en revanche, on ne voit pas comment nos relations avec les pays fondamentalistes pourront se trouver améliorées sous prétexte que nous lutterons contre les militants islamistes en France. Les dirigeants saoudiens notamment ne renonceront pas volontiers à diffuser la propagande dans notre pays…
Isabelle LARAQUE
30/06/2003
© POLEMIA « La France en danger d'islam. Entre Jihâd et Reconquista », de René Marchand, l'Âge d'Homme, collection Mobiles géopolitiques, juin 2002, 355 p.Tromso
17 Mai 200908:37
Pour régler la question du hijab dans la fonction publique, il faut d'abord faire reculer l'islam politique
Tactique de l`islam politique
L'ISLAMISME À LA CONQUÊTE DU MONDEEn novembre 2001, lors d'une perquisition, des enquêteurs suisses découvrent le "Projet", une ambitieuse stratégie destinée à établir le règne de Dieu sur toute la terre. Sylvain Besson - jeudi 6 octobre 2005 - © Le Temps, 2005 Est-il possible que le développement de l'islamisme dans le monde depuis vingt ans soit, au moins en partie, le produit d'une stratégie occulte, d'un plan délibéré de conquête du pouvoir? C'est la question politiquement incorrecte que pose l'étonnante découverte faite par des policiers suisses et italiens durant une perquisition menée près de Lugano, en novembre 2001. Dans la villa de Youssef Nada, un banquier égyptien que les autorités américaines accusent d'avoir soutenu le terrorisme, les enquêteurs saisissent alors un document étonnant, demeuré secret depuis presque deux décennies: le "Projet", texte stratégique dont l'ambition suprême est d'établir le règne de Dieu partout dans le monde.
L'enquête criminelle ouverte contre Youssef Nada, qui dirigeait la banque islamique Al-Taqwa de Lugano depuis sa création en 1988, a été classée en mai dernier. Mais le financier arabe, qui a démenti tout lien avec le terrorisme, a reconnu avoir été durant des années l'un des principaux dirigeants de la branche internationale des Frères musulmans, l'un des plus importants groupes islamistes contemporains. Fondée en Egypte en 1928, l'organisation des Frères musulmans a donné naissance à un vaste "Mouvement islamique" inspiré par ses idées, qui représente aujourd'hui la principale force se réclamant de l'islamisme dans le monde. Le Projet est un texte de 14 pages, daté de décembre 1982, qui s'ouvre par le passage suivant: "Ce rapport présente une vision globale d'une stratégie internationale pour la politique islamique. Selon ses lignes directrices, et en accord avec elles, les politiques islamiques locales sont élaborées dans les différentes régions". Le document préconise d'étudier les centres de pouvoir locaux et mondiaux, et les possibilités de les placer sous influence, d'entrer en contact avec tout nouveau mouvement engagé dans le djihad où qu'il soit sur la planète, de créer des cellules du djihad en Palestine» et de «nourrir le sentiment de rancœur à l'égard des juifs. Tout cela dans le but de coordonner le travail islamique dans une seule direction pour [...] consacrer le pouvoir de Dieu sur terre. Les enquêteurs suisses qui ont étudié le dossier Al-Taqwa ont consacré plusieurs analyses au Projet et à ce qu'il représente. Un document confidentiel de la "Task Force" antiterroriste mise sur pied après les attentats du 11 septembre 2001 évoque ainsi un texte fondamental pour comprendre les buts à long terme des Frères [musulmans]: Intitulé Le Projet, ce document décrit par le menu la stratégie envisagée pour assurer une prise d'influence grandissante de la Confrérie sur le monde musulman. Il y est stipulé que les [Frères musulmans] ne doivent pas agir au nom de la Confrérie mais s'infiltrer dans les organismes existants. Ils ne peuvent ainsi être repérés puis neutralisés. Un second rapport des enquêteurs suisses affirme que le Projet, et les autres documents découverts chez Youssef Nada, confirment le rôle joué par les Frères musulmans à la fois dans l'inspiration et dans le soutien, direct ou indirect, à l'islam radical dans le monde entier.
Dans cette optique, le Projet a pu jouer un rôle dans la création par les Frères musulmans et leurs héritiers d'un réseau d'institutions religieuses, éducatives et caritatives en Europe et aux Etats-Unis. Le Projet préconise en effet de construire des institutions sociales, économiques, scientifiques et médicales, et pénétrer le domaine des services sociaux pour être en contact avec le peuple. Dans ce but, il faut étudier les environnements politiques divers et les probabilités de réussite dans chaque pays. Un responsable occidental qui l'a étudié décrit le Projet comme une idéologie totalitaire d'infiltration qui représente, à terme, le plus grand danger pour les sociétés européennes. Le Projet, ce sera un danger dans dix ans, dit-il, on va voir émerger en Europe la revendication d'un système parallèle, la création de parlements musulmans, ce qui existe déjà en Grande-Bretagne... Commencera alors la lente destruction de nos institutions, de nos structures. Pour ce fonctionnaire, qui a demandé à ne pas être cité nommément, le Projet n'est pas un simple texte de réflexion, mais une "feuille de route" dont certains éléments ont été mis en œuvre dans le monde réel: il préfigure notamment le début de la guérilla contre Israël dans les territoires palestiniens occupés, et le soutien apporté ces dernières années par les Frères musulmans à divers groupes islamistes armés, de la Bosnie aux Philippines.
La découverte du Projet soulève aussi beaucoup de questions qui, pour l'heure, demeurent sans réponse. L'identité de son auteur, par exemple, reste inconnue. Youssef Nada, le gardien du Projet durant près de vingt ans, a simplement dit aux enquêteurs suisses qu'il n'a pas écrit ce texte. Approché à de multiples reprises par Le Temps, il a fini par expliquer que le document a été rédigé par des chercheurs islamiques mais qu'il ne représente pas une position officielle des Frères musulmans. Je ne suis d'accord qu'avec 15 ou 20% de ce texte, affirme-t-il. Pourquoi, dans ce cas, l'avoir conservé chez lui? Je ne sais pas. J'aurais dû le jeter. L'importance du Projet tient autant à son histoire, et celle des hommes qui l'environnent, qu'à son contenu. Ses origines intellectuelles remontent aux années 1960, lorsque le théoricien en che» des Frères musulmans, Saïd Ramadan (1), trouve refuge à Genève. En septembre 1964, son journal El Mouslimoun publie un texte appelant à lancer une guerre idéologique contre l'Occident. Il s'agissait alors de répondre à la création de l'Etat d'Israël, considérée par les islamistes comme un élément d'un vaste complot contre la religion musulmane et ses fidèles. C'est pourquoi nous sommes convaincus que ce plan idéologique élaboré doit être contré par un plan idéologique tout aussi élaboré, et qu'il faut répondre à ses attaques idéologiques, à sa guerre idéologique, par une guerre idéologique. L'article fait explicitement référence au "Protocole des Sages de Sion", un document fabriqué par la police tsariste et qui décrit une conspiration juive pour dominer le monde. Bien qu'il s'agisse d'un faux, ce texte antisémite continue d'être pris au sérieux dans les milieux islamistes.
En août dernier, le Wall Street Journal révélait que le "Protocole" a été cité durant une récente séance du Conseil européen des fatwas et de la recherche (CEFR), un organisme destiné à conseiller les musulmans d'Europe dans leur vie quotidienne. Selon un participant à la réunion, le Protocole démontre l'existence d'un complot juif destiné à détruire les valeurs morales des familles musulmanes. On comprend qu'animés de telles idées, les islamistes aient voulu réagir en développant leur propre Projet. Le maître à penser du Conseil des fatwas, Yousouf al-Qaradawi, était l'un des principaux actionnaires de la banque Al-Taqwa de Lugano. Il est sans doute le prédicateur islamiste le plus populaire d'Europe et du monde arabe, et certaines de ses idées s'inscrivent dans la droite ligne du Projet. Ainsi, dans un texte publié en 1990, il proposait de développer la présence du Mouvement islamique au sein des «groupes du djihad», afin d'éliminer toutes les influences étrangères des terres d'islam, du Maroc à l'Indonésie. Malgré ces ressemblances idéologiques évidentes, et les liens historiques de grands penseurs des Frères musulmans avec ce document, l'histoire récente de l'islamisme ne se résume pas au seul Projet. Et l'expansion de l'islam en Occident au cours des dernières décennies n'a été planifiée par personne: elle résulte de l'installation progressive d'immigrés musulmans en Europe et aux Etats-Unis. Mais les héritiers des Frères musulmans ont su profiter de cette évolution pour ouvrir un nouvel espace à leur action et à leurs idées. Leur objectif déclaré a toujours été de «protéger» les communautés musulmanes, selon l'expression du cheikh Qaradawi, du«tourbillon des idées matérialistes qui prévalent à l'Ouest. Loin de ce discours convenu, le Projet offre un témoignage important de ce que peuvent être les arrière-pensées et les objectifs cachés du Mouvement islamique, au moment où ce dernier tente de renforcer son emprise sur les communautés musulmanes d'Occident. Le "Projet" est publié pour la première fois dans le livre de Sylvain Besson, "La conquête de l'Occident", qui sera disponible en librairie dès le 7 octobre. (1) père de Tareq Ramadan, devenu le conseiller de Tony Blair, pour les affaires musulmanes et gendre de Hassan el Banna, créateur de l'organisation des Frères Musulmans en Bgypte
Kasteli
18 Mai 200915:21
Pour régler la question du hijab dans la fonction publique, il faut d'abord faire reculer l'islam politique
Il me fallait vous faire partager l'opinion de Mme Denise Bombardier sur le sujet qui me rejoint totalement.
Croix et bannièreQue des femmes qui exigent de porter le voile, signe non équivoque de soumission, se prétendent féministes est au mieux une illusion et au pire une imposture nourrie d’arrière-pensées.
Denise BombardierLe Devoir
samedi 16 mai 2009Voilà donc que par l’habileté, le sens politique et l’aveuglement idéologique qu’on lui reconnaît à l’usage, la Fédération des femmes du Québec (FFQ), ci-devant féministe militante qui, comme son nom l’indique, s’affiche le porte-voix des femmes du Québec, a relancé, à la torche acétylène, le débat sur le voile.Le dérapage de féministes radicales devant les revendications de groupes islamiques n’est pas nouveau au Canada. Pour mémoire, le rapport qui recommandait l’instauration en Ontario de tribunaux islamiques en matière de divorce, de mariage et de succession, la charia, en d’autres mots, était l’oeuvre de Marion Boyd, ancienne ministre de la Condition féminine et ancienne procureure générale dans le gouvernement de Bob Rae.À croire que certaines militantes de la cause des femmes se voilent la figure quand il s’agit de porter un jugement sur des pratiques qui concernent exclusivement l’islam (les Églises chrétiennes, elles, subissent systématiquement leur vindicte), par peur de discriminer ces femmes. Or ces militantes, qui sont aussi si empressées souvent d’accabler les hommes, scandalisent la majorité des femmes qu’elles ont la prétention de représenter.Clarifions d’emblée les faits. On ne peut pas confondre la situation des femmes vivant sous le joug des théocraties du monde musulman avec celle des femmes qui ont choisi de venir chez nous pour fuir, on le suppose, les affres de ces systèmes moyenâgeux. Le choix d’un pays d’accueil n’a rien de banal et devrait être indicateur d’une volonté de changer de destin. L’importation de pratiques symboliques qui heurtent les fondements mêmes de la société d’accueil pose problème.Que des femmes qui exigent de porter le voile, signe non équivoque de soumission, se prétendent féministes est au mieux une illusion et au pire une imposture nourrie d’arrière-pensées. Michèle Asselin, présidente de la FFQ, répète qu’elle ne veut pas écarter ces femmes, ériger un mur entre elles et nous. Mais s’interroge-t-elle sur le choix de ces femmes d’ériger elles-mêmes cette barrière en forme de voile, signe non seulement de différence, mais d’offense à ce que nous sommes devenues au prix de luttes où le rejet et le mépris devaient être surmontés au quotidien ?
La FFQ refuse de reconnaître que les femmes peuvent être leurs propres bourreaux. Alors, il faut rappeler à ces dirigeantes qu’au moment de l’affranchissement des esclaves aux États-Unis, certains Noirs souhaitaient demeurer sous la tutelle de leurs maîtres. Fallait-il leur donner raison ? La FFQ va-t-elle, dans la foulée de sa prise de position, accepter les pratiques de l’excision et l’infibulation faites par des femmes, au seul motif de ne pas les écarter de nous ? L’argument est outrancier ? Moins qu’il n’y paraît.Un certain discours féministe laisse souvent entendre, subconsciemment peut-être, que toute action de femme doit être à l’abri de la critique. Il y a là une forme d’infantilisation de la femme qui ne dit pas son nom. Ces femmes voilées qui revendiquent de l’être sous prétexte de religion sont des combattantes qui ont compris deux traits marquants de notre culture : la culpabilité et la tolérance molle. Elles en usent donc sans vergogne.Il n’est évidemment pas question d’interdire le voile dans les lieux publics, une entrave à la liberté individuelle, mais plutôt dans des fonctions publiques. Par ailleurs, celles qui se voilent se rendent bien compte que leur présence, ainsi distinguée, est décodée de façon souvent négative. Le respect de la différence ne s’applique pas toujours envers elles. Mais toute conviction ou croyance affichée comporte sa part d’inconvénients. Les catholiques québécois qui se déclarent pratiquants sont la risée de plusieurs, et ce, depuis des décennies, dans les médias entre autres. Il faut donc avoir le courage de ses convictions. Les femmes musulmanes sont discriminées au Québec, assure la présidente de la FFQ. Demandez à celles qui s’opposent à l’avortement et qui militent dans l’Église comment elles se sentent, a-t-on envie de dire à Mme Asselin.Pour sa part, la ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre, n’a rien eu à dire sur le sujet dans un premier temps. Or nous savons tous que la journaliste Christine St-Pierre a payé par une mise à l’écart sa défense publique de la présence de nos soldats en Afghanistan, lieu de toutes les exactions contre les femmes par les talibans. Il est surprenant qu’elle considère désormais le voile comme une coquetterie religieuse plutôt que comme un symbole de sujétion. Sa prise de position en accord avec celle de la FFQ indique qu’elle a choisi le camp des jovialistes en la matière.Enfin, allons-nous cesser de nous raconter des histoires et de placer sur le même pied la croix et le voile ? De parler comme l’a fait la présidente de la FFQ cette semaine de la présence de l’intégrisme catholique en nos murs, qu’elle semble mettre dos à dos avec l’intégrisme musulman ? Où sont donc les hordes chrétiennes qui, au nom du Christ, gazent des écoles de filles pour les éloigner de ces lieux incontournables d’affranchissement social, comme cela s’est encore passé cette semaine en Afghanistan et depuis quelque temps dans le nord du Pakistan ? La présidente de la FFQ affirmait mercredi son opposition à la récitation de la prière dans les hôtels de ville, mais elle accepte que des femmes voilées enseignent aux enfants... le principe de l’égalité entre les sexes, peut-être !Décidément, c’est la croix et la bannière que ce débat, réactivé par celles-là mêmes qui crient (avec raison souvent) à l’injustice et à la discrimination sexuelle. Aujourd’hui, leur aveuglement s’apparente à de la bêtise.

Voyageur_2
14 Mai 200910:07