Mardi 9 Février 2010 | Dernière mise à jour: 4 Février 2010
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L'État est un outil de censure et un partenaire dans la campagne du Congrès islamique du Canada contre Macleans
7 Décembre 2007 par Annie LessardMots clés:
Il faut retirer aux commissions des droits de la personne au Canada leur juridiction en matière de liberté d’expression. Elles ne doivent pas se transformer en bureaux de la censure.
Nous traduisons des extraits d’un article du chroniqueur Andrew Coyne publié dans le magazine Macleans [[Got a complaint? Call 1-800-Human-Rights, par Andre Coyne, le 5 décembre 2007http://www.macleans.ca/article.jsp?content=20071205_112340_5592&page=2 ]] sous le titre « Vous voulez vous plaindre? Appelez le 1-800 – Commission des droits de la personne. »«Je dois d’abord divulguer mon intérêt. En 2002, j’ai été nommé dans le « Cinquième rapport annuel du Congrès islamique du Canada (CIC) sur l’anti-islam dans les media ». Sous le titre « Comment le National Post met en danger le bien-être des musulmans canadiens », le CIC réfère à ma chronique du 29 octobre 2001. Je reproduis au complet le passage jugé offensant. Avis aux coeurs sensibles :»« … le backlash massif contre les musulmans innocents ne s’est pas matérialisé… »C’était la seule référence aux musulmans dans tout l’article. Nier, même au passage, que les musulmans soient opprimés serait apparemment « mettre en danger leur bien-être ». C’est pour cette sensibilité exquise que le CIC est connu dans toutes les salles de presse à travers le pays. Les reporters et chroniqueurs se sont habitués d’être accusés par le CIC d’avoir un préjugé anti-musulman pour des motifs encore plus farfelus que ceux qu’on a retenu contre moi. Et pas seulement les reporters. Le porte-parole réputé d’une organisation musulmane rivale, le Muslim Canadian Congress, a démissionné de son poste l’année dernière après que le président du CIC, Mohamed Elmasry, l’ait accusé publiquement de « dénigrer l’islam » - une accusation d’apostasie quil’a amené à craindre pour sa sécurité [a]Pour la plupart d’entre nous, cependant, le CIC ne semblait rien de plus qu’une nuisance. Ils ne parlent pas pour l’islam, et ils n’ont pas le dernier mot sur le sujet. Ils ont droit à leur opinion, bien sûr, mais il en est de même pour ceux avec lesquels ils sont en désaccord. Du moins jusqu’à récemment. Depuis peu, le CIC a trouvé un nouveau partenaire dans sa

- Fearing for safety, Muslim official quits, par Sonya Fatah, publié dans le Globe and Mail le 3 août 2006.
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Commentaires
L'État est un outil de censure et un partenaire dans la campagne du Congrès islamique du Canada contre Macleans
Pourquoi doit-on s'en étonner? Les médias sont-ils tout à fait innocents des ennuis qui les frappent? Le CIC a été grandement encouragé par la lâcheté des journalistes et de leurs patrons dans l'affaire des caricatures danoises: l'intimidation et la peur, outils favoris des extrémistes, fonctionnent à merveille, la liberté d'expression n'est rien quand le courage de s'exprimer est nul. Le CIC l'a bien compris c'est pourquoi il redouble d'effort pour tuer dans l'oeuf ce simulacre de défi que constitue l'article de Mark Steyn publié dans le Macleans.
Il est vrai que risquer sa vie ou sa carrière en exprimant son opinion constitue en soi une négation du droit à la libre expression, cependant que serait la valeur de ce droit s'il ne méritait pas que l'on court des risques pour lui?Nos journalistes tremblent de peur à l'idée d'offenser les musulmans, l'accusation d'islamophobie est une arme terrible et, comme on peut le constater, en dissuade plus d'un à s'exprimer librement. Cependant l'islamophilie vénale ou de circonstance ne prête à aucune critique, au contraire ceux qui la mettent en pratique sont loués pour leur "ouverture d'esprit".Je ne crois pas que par son action le CIC se nuise à lui-même. Il est vrai qu'il prend certains risques mais les enjeux sont de taille, s'il réussit à museler un périodique aussi respecté et aussi prestigieux que le Macleans il aura frappé un grand coup; il a déjà marqué un point et pas n'importe lequel puisque sa plainte semble avoir été jugée "recevable" par les commissions des droits de la personne, ces dernières ne semblent pas gênées de servir de massues dans les mains du CIC pour écraser une fois pour toutes la liberté de s'exprimer dans les sujets ayant trait à l'islam.Les médias ont protesté mollement face à l'action du CIC, dans le concret ils n'ont rien fait si ce n'est qu'accentuer l'autocensure. Dans son article Mark Steyn raconte l'histoire malheureuse d'un homme battu à mort par de jeunes voyous marocains sous le regard impuissant des passagers d'un autobus quelque part en Belgique. Sa faute, avoir demandé aux voyous d'arrêter leur grabuge. Le comportement abject des 40 passagers était dicté par la peur, et il ne s'en est trouvé que 4 parmi eux pour témoigner contre les meurtriers. "Il aurait dû se taire!" telle était l'opinion générale de ceux qui ont été complices par leur lâcheté. L'analogie avec l'affaire du Macleans est frappante, le journal qui ose parler est immédiatement agressé, les organismes officiels se font les complices de l'agresseur et les autres journaux choisissent bravement de rentrer sous terre. Qui est prêt à mourir pour la liberté d'expression? Silence dans la salle!Helios d'Alexandrie

Helios d'Alexandrie
7 Décembre 200722:22