Vendredi 19 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 13 Mars 2010

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Mémoire sur les accommodements

Le Centre communautaire musulman de Montréal (CCMM) met en garde contre la laïcité, la primauté de l’égalité des sexes et l’imposition du français

10 Décembre 2007

Mots clés:

Dans son mémoire à la Commission Bouchard-Taylor, le CCMM dénonce le projet de laïcisation des institutions, vu comme une forme de racisme envers les musulmanes rappelant l’oppression des Talibans sur les Afghanes. Ce projet amènerait des violences comme en France, une répression violente du fédéral et l’exode des Canadiens du Québec vers l’étranger. Quant à la manière d’imposer le français, le Centre cite l’exemple de l’empire ottoman et celui de la France coloniale.

Le CCM est une ONG qui accueille les immigrants et facilite leur intégration. Il offre également des activités de loisirs pour les jeunes, dont un club de Tae Kwon Do.

Nous avons traduit des extraits du mémoire que le CCMM a déposé en anglais seulement à la Commission Bouchard-Taylor. Le mémoire original est ici :

Hijab proscrit au Tae Kwon Do

En avril 2007, l’Académie de Tae Kwon Do de Montréal participait à une compétition à Longueil, au Québec. Les participantes ont été empêchées de participer à la compétition parce qu’elles portaient le hijab

La communauté musulmane était déçue par la décision de disqualifier ces cinq jeunes filles douées et de les priver de réaliser leurs rêves de parvenir à des compétitions nationales et internationales dans le sport qu'elles aiment. Nul n'a jamais pensé que des arbitres ruineraient la grande passion de ces jeunes filles pour ce sport à cause de leur religion dans le pays du pluralisme religieux. Ces jeunes filles, qui sont toutes des francophones québécoises non immigrantes, se font enseigner, ici même dans les écoles du Québec, la croyance dans l’égalité des êtres humains. Elles ont été amenées à se rendre compte que ces principes demeurent des théories, même au Québec.

Introduction

Depuis plusieurs années, la question des accommodements raisonnables a été un sujet de débat majeur sur l’avenir du Québec. Ce sujet renvoie aux problèmes plus large du multiculturalisme et du pluralisme religieux (présumément) adopté par la société québécoise en évolution. En fait, la question des accommodements raisonnables s’inscrit dans un contexte politique d’exploitation des sentiments et des émotions des individus à des fins politiques et électoralistes.

Rôle des media

Les médias ont aggravé les problèmes d’intolérance et, dans une certaine mesure, le racisme au Québec. Ils ont contribué à appuyer un débat irrationnel qui souligne une discrimination apparemment acceptée. Par exemple, plusieurs [médias ont laissé entendre que la société est homogène et qu’il y a un « nous » et un « eux », soit les « pure laine » et les immigrants qui menacent «es valeurs » du Québec.

La manifestation des religions n’est pas tolérée dans l’espace public mais on laisse tous les symboles religieux chrétiens, les congés fériés pour les fêtes chrétiennes etc., qui sont considérés comme faisant partie des traditions du Québec. Quelqu’un a écrit que les valeurs du Québec correspondent à ce que disait un ancien ministre soviétique des affaires étrangères : « ce qui est mien m’appartient, ce qui t’appartient est négociable ». Avons-nous oublié que nous sommes tous des immigrants et que les seuls « pure laine » sont les Amérindiens? Avons-nous déjà tenté de nous arrêter pour réfléchir à cette idée?

Les medias ont aussi contribué à propager des stéréotypes. Combien de reportages ont été diffusés sur l’oppression des femmes musulmanes dans différents coins du monde? Et sur leur libération des chaînes de leur religion lorsqu’elles arrivent en Occident? L’islam a été réduit au fanatisme, au fatalisme et à l’oppression des femmes. Les média nous présentent une vision catastrophique et apocalyptique. Plusieurs medias internationaux ont présenté Hérouxville comme une manifestation de solidarité du Québec envers les valeurs libérales occidentales de pluralisme contre la menace auquel il est confronté. Les medias ont indirectement contribué à diaboliser les minorités religieuses.

Les minorités religieuses ont été largement présentées par les médias comme inférieures et sujettes à victimisation, et on leur a parfois conseillé de retourner dans leur pays si elles ne souhaitaient pas s’adapter aux valeurs du Québec. Qu’en est-il des Québécoises de souche converties à l’islam? Elles sont des « pure laine » tout en étant musulmanes et en portant le hijab. Où vont-elles aller si elles ne maintiennent pas les soi-disant valeurs? Seront-elles exilées ou encore jetées à la mer?

La crise identitaire au Québec : la construction d’une nation

Le problème est ancien au Québec. Nous nous concentrerons toutefois sur la période qui suit le mois de novembre 2006, quand le premier ministre canadien Stephen Harper a déposé une motion sur la reconnaissance de la nation québécoise dans un Canada uni. À l’époque, le débat était centré sur la séparation ou la souveraineté et la signification politique de ces termes. C’est correct en autant que ça ne masque pas le véritable débat sur le concept de nationalisme et sa nomenclature correspondante : pourquoi le Québec devrait-il être reconnu comme une nation? En quoi les Québécois sont-ils différents des autres Canadiens pour former une nation à l’intérieur du Canada? On pourrait argumenter que ces questions sont dépassées; qu’on ne devrait pas perdre son temps à y répondre et à expliquer ce qui est de toute évidence clair. Est-ce vrai? Est-ce que tout le monde au Québec et à l’extérieur du Québec sait pourquoi les gens qui vivent au Québec devraient former une nation? Encore une fois, on pourrait penser qu’il n’y a aucune raison de se poser ces questions, sauf pour ce qui suit.

De manière presque contemporaine à l’adoption de la motion sur la nation par la Chambre des communes par un vote de 266 contre seulement 16, le débat sur l’accommodement raisonnable de diverses minorités, en particulier les immigrants et les communautés culturelles, a commencé à s’échauffer et à retenir l’attention des Québécois. Qu’est-ce que le Québec devrait accommoder? Qu’est-ce qui est « raisonnable »? Quand un accommodement cesse-t-il d’être raisonnable? (nous nous questionnons sur la terminologie : y a-t-il un accommodement déraisonnable? Est-ce toujours un accommodement?). Est-ce que le Québec et les Québécois ont même le droit de se demander s’ils devraient accommoder quiconque?

Ces questions et les débats qui y sont associés (puisqu’il n’y a toujours pas de réponse) ont commencé à remplir les ondes des stations de radio et de télévision et des journaux de la province. Le débat a même influencé les élections provinciales du printemps. Le parti qui s’est porté à la défense des valeurs du Québec contre la menace posée en particulier par les immigrants a connu une percée rêvée, passant de 4 sièges à l’Assemblée nationale à 41. Cette augmentation est due au vote des citoyens des régions rurales qui expriment continuellement des réserves sur le pluralisme, le multiculturalisme et l’accommodement. En même temps, le notoire « code de vie » rédigé par le conseil de la municipalité de Hérouxville et l’effet domino qu’il a produit sur diverses communautés dans la province (plusieurs municipalités ont songé à unir leurs efforts à ceux des citoyens de Hérouxville pour forcer les gouvernements provincial et fédéral à rouvrir leurs Chartes des droits respectives pour garantir qu’aucun accommodement ne porterait atteinte aux valeurs de la société québécoise, aux droits des Québécois, à leur liberté de préserver leurs coutumes et leur culture, et à l’harmonie de la nation) a mis en relief la pertinence du contexte identitaire et son poids dans le débat sur les accommodements raisonnables.

Malheureusement, la recherche d’une réponse à la question identitaire dans le cadre du débat sur les accommodements raisonnables nous fait faire fausse route puisque les questions ne sont pas abordées dans un ordre logique. Le débat devrait plutôt débuter avec les questions suivantes. Quelles sont les valeurs qui distinguent le Québec du reste du Canada et du monde?

Dans une société en évolution, y a-t-il des valeurs immuables qui doivent être préservées dans le temps? Une fois qu’on a trouvé réponse à ces questions, les autres questions perdent leur importance, comme par exemple « quel immigrant affecte quelle valeur et quelle communauté accepte ou refuse d’accommoder les besoins spécifiques de tel ou tel groupe. » Il semble y avoir une croyance que les valeurs suivantes sont les principales valeurs considérées comme fondamentales par la majorité des Québécois :

- L’égalité entre les hommes et les femmes

- La primauté du français

- La séparation de l’église et de l’État

Quoiqu’on puisse s’interroger sur le caractère immuable de telles valeurs dans une société donnée, nous tendons à être en désaccord avec le fait que de telles valeurs puissent (nécessairement et suffisamment) définir une nation. Elles ne distinguent pas le Québec de plusieurs autres États ou nations. Plusieurs pays membres de l’ONU essaient de réaliser l’égalité entre les sexes. En fait, le Québec tente toujours d’atteindre cette égalité, particulièrement au niveau trivial de l’équité salariale. D’autre part, la séparation de l’église et de l’État est une question administrative qui ne mérite pas d’être un marqueur d’identité nationale. La plupart des pays européens l’appliquent déjà sous une forme ou une autre (même le reste de la nation unie du Canada promeut une forme de séparation entre l’église et l’État). Alors, qu’est-ce qui distingue le Québec dans ce contexte?

Malheureusement, la seule question qui pourrait distinguer le Québec est la manière dont la primauté du français est appliquée, et non le concept de primauté lui-même. Normalement, chaque État essaie de promouvoir la langue qui permet la meilleure communication entre les personnes. Il se trouve qu’au Québec, c’est le français. Quant à la mise en application de ce principe, la discussion détaillée, qui couvre le mandat de l’Office de la langue française connue comme « la police de la langue » ne peut être abordée ici. Nous dressons toutefois un parallèle avec la façon dont l’empire ottoman a tenté d’imposer l’usage de la langue turque dans les territoires qu’il a occupés pendant des siècles et la manière dont la France a cherché à abolir l’usage de la langue arabe dans les pays qu’elle a occupés en Afrique du nord. L’issue de ces deux tentatives est bien documentée par les historiens.

En résumé, le fait d’imposer un système de valeurs à une société, même par la voie d’un vote démocratique, ne peut servir à définir une nation. Prenez l’exemple du récent bannissement de la cigarette dans les lieux publics. Ni la consommation de cigarettes ni son bannissement ne sont des valeurs que les Québécois rêvent d’inclure dans leur identité. Personne ne valoriserait l’idée d’une nation québécoise non-fumeuse.

Maintenant que nous avons démontré que les trois concepts ne constituent pas des caractéristiques distinctives de la nation québécoise, nous sommes prêts à dire que le problème des accommodements raisonnables tel que formulé dans plusieurs études antérieures, spécialement lorsqu’il a été introduit en 1986, ne doit pas être étudié dans le contexte de la préservation de l’identité du Québec et du système de valeurs immuables qui le caractérise. Nous contextualisons alors ces trois concepts dans le cadre des accommodements et vérifions s’ils sont immuables dans ce contexte. Ce n’est pas un secret que l’adoption de ces concepts s’explique par l’évolution naturelle de la société. Sans les mouvements féministes et ses longs débats, l’égalité ne serait pas devenue une valeur sociale aussi fondamentale. De la même manière, la séparation de la religion et de l’État est le résultat d’un processus de transformation qui s’est étalé sur des décades, sinon des siècles. Seule la primauté du français résulte d’une lutte pour préserver l’identité ou une partie de celle-ci. Notez que la seule raison qui a mené à l’adoption des autres concepts leur enlève tout caractère immuable. Autrement, une société doit cesser d’évoluer.

Guerre à la terreur et islamophobie

Depuis le 11 septembre 2001, le monde est entré dans une nouvelle phase de l’histoire, définie par la guerre à la terreur. Pour plusieurs personnes dans le monde, de nombreux aspects de leur vie ont changé pour toujours. En particulier, le Canada a connu depuis cette date un changement dans ses politiques envers ses citoyens et les peuples d’autres pays. Dans le contexte de la tolérance et de l’harmonie sociale, le document Laïcité et diversité religieuse : l’approche québécoise, publié par le Conseil des relations interculturelles en 2005 mentionne ce qui suit :

« Nous avons aussi constaté que les événements tragiques du 11 septembre 2001 et leurs échos dans les médias ont contribué à rendre légitime un discours négatif à l’égard de certains groupes religieux (et, plus particulièrement, des musulmans). Ce discours cible tout particulièrement les musulmans mais finit, par extension, par englober les personnes originaires du Moyen-Orient et du Maghreb, nonobstant leur religion. Les intervenants qui oeuvrent dans le domaine de l’insertion à l’emploi auprès des nouveaux arrivants confirment que leurs clients originaires des ces régions ont depuis lors davantage de difficultés à se trouver un travail, malgré leurs qualifications et leur formation très poussée. »

En plus de cette intolérance croissante dans la société, et le Québec n’y fait pas exception, les médias ont joué un rôle majeur en nourrissant les impressions négatives que les citoyens commençaient à avoir envers les immigrants provenant des régions à majorité musulmane. La surexposition de l’islam et des musulmans après le 11 septembre a produit un double effet : un effet positif qui a instruit les citoyens au sujet de cette religion et de la culture de ceux qui la professent autour du monde, et un effet plus dommageable quand les médias se concentrent sur des cas spécifiques non représentatifs dans le but d’alimenter la controverse et de susciter des sentiments mixtes à l’égard des musulmans. De plus, ce rôle dommageable a été joué, dans une certaine mesure, par les gouvernements qui se sont engagés dans la reconstruction d’États et la démocratisation de nations à une échelle sans précédent. La combinaison de ces deux rôles des médias et des gouvernements a mené à une aggravation des problèmes d’intolérance dans la société.

D’autre part, on soupçonne que le gouvernement fédéral contribue à alimenter le problème de l’intolérance et de l’accommodement dans le but de détourner l’attention des dossiers majeurs comme l’environnement et la mission en Afghanistan. Il est connu que le Québec a montré le soutien le plus massif au protocole de Kyoto et l’opposition la plus massive aux guerres en Iraq (2003) et au Liban (2006). En ce moment, le gouvernement s’apprête à abolir Kyoto et à prolonger la mission en Afghanistan, mais il n’y a pas de véritable intérêt populaire pour ces sujets. Les citoyens ont montré plus d’intérêt pour la question du niqab et des femmes qui peuvent voter sans se dévoiler. D’où cette question a-t-elle surgi et qui a demandé ce privilège pour que le gouvernement sorte ce dossier lors des dernières élections partielles au Québec?

Conséquences

Après les dernières élections provinciales au Québec, les trois partis politiques ont commencé à utiliser le sujet des accommodements raisonnables, et le contexte plus large de l’identité et des valeurs, comme principal vecteur de leur succès. Ceci a mené les communautés ethnoculturelles à penser qu’elles serviraient de bouc émissaires. En particulier, plus récemment, en raison de la proposition du Parti libéral d’amender la Charte des droits du Québec pour donner primauté à l’égalité des sexes, et du projet de loi sur l’identité déposé par le Parti québécois.

Nous croyons que ces propositions pourraient avoir des conséquences dangereuses, particulièrement pour les Québécois de confession musulmane :


1. Création d’une nouvelle religion prééminente appelée sécularisation. Chaque fois que la laïcité est interprétée comme la laïcisation des individus autant que des institutions, en dictant un mode de vie, le sécularisme devient une religion radicale en elle-même, cachée derrière des lois civiles.

2. Inégalité entre les personnes et classification de la population. Il est paradoxal que la primauté de l’égalité entre les sexes sur la liberté de religion préservera l’égalité entre les membres d’un même sexe. Tout raisonnement humain peut arriver à la conclusion que d’imposer à une femme ce qu’elle peut porter ou non la rend non seulement inégale aux hommes, mais aussi par rapport aux autres femmes. En conséquence, si cette proposition est implantée, elle aura les effets suivants :

- Discrimination envers les femmes musulmanes

-Institutionnalisation du racisme et promotion d’une forme d’inégalité par la création de deux classes de femmes dans la société

-Stigmatisation, donc aliénation et marginalisation d’un groupe de femmes dans la société

- Négation du droit de ces femmes à l’accès égal à l’éducation et au travail, donc à l’autodétermination

3. Toutes ses conséquences constituent une forme d’oppression de celles qu’on appelle les femmes « musulmanes opprimées ». Ceci rappelle une autre forme d’oppression, celle exercée par les Talibans sur les femmes afghanes. Leurs voix ne sont pas entendues, elles n’ont pas accès à l’espace public et sont considérées comme des femmes appartenant au foyer.

4. Si le modèle français de laïcité devait être adopté par le Québec, nous récolterons non seulement des conséquences similaires à celles qui se manifestent en France, mais le Québec passera d’une province à la riche culture civile harmonieuse à un lieu plein de ghettos où le ressentiment, la rage et la stigmatisation prévaudront, menant à la rivalité et à la violence que le gouvernement fédéral réprimera assurément par la force (ce qui affectera la souveraineté du Québec et son identité indépendante), supprimant un autre droit à l’expression. Récemment, ces problèmes ont été vécus dans le pays voisin quand le racisme contre les noirs a été institutionnalisé.

5. Au lieu de l’immigration au Québec, une terre d’opportunités, d’égalité et de liberté, nous verrons des citoyens Canadiens, au Québec, cherchant à émigrer vers d’autres provinces ou pays à la recherche d’une vie meilleure quelque part à l’étranger.



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Commentaires

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12 commentaires

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irisson216@hotmail.com

10 Décembre 2007
03:57

Le Centre communautaire musulman de Montréal (CCM) met en garde contre la laïcité, la primauté de l’égalité des sexes et l’imposition du français

Pour moi le mémoire qu'à déposé le CCM comporte des inepties falgrantes. Je tiens à préciser que je ne suis pas pratiquante, en fait techniquement je ne suis d'aucune religion puisque je n'ai pas été baptisé. Je suis ce que certains appel une québécoise de souche. Je crois en l'égalité des sexes et à la laicité.

Dans leur mémoire, ils parlent du rôle négatifs des média dans l'affaire des accomodements raissonable. C'est bien vrai je leur accorde moi-même je trouves que les médias en font un peu trop.

Mais, ce qui me révolte au plus haut point c'est l'affirmation du CCM selon laquelle l'égalité des sexes brimerait la liberté des musulmanes. Elle nuirait à leur religions et rappellerait l'oppression des talibans, comme dans le cas qu'ils ont invoqué celui des petites musulmanes qui se sont vue refusé l'accès à la compétition à cause de leur hyjab.

Alors, si j'interprète leur propos plus en profondeur, la religion doit passé avant l'égalité des sexe. Donc, l'imposition de la Charia au Canada devrait être faite?
Qu'on ne vienne pas me dire que cela n'a aucun rapport, il y en a justement un puisque la Charia est un code de vie religieux et donc il devrait primer sur les lois laiques, selon eux.

Au Québec les femmes se sont battu pour leur droit et aujourd'hui si cela était à refaire, je vous jure que je n'hésiterais aucune seconde à mettre tout en oeuvre pour recouvrer mes droit.

Au Québec, je ne vois pas pourquoi on devrait renoncer à nos fête et à nos symboles religieux. Dans, leur mémoire ils se plaignent de cela et bien je leur répond que tout ça fait parti de notre patrimoine et dans leur pays à eux il serait impensable de renoncer aux ramadan, sous pétexte que certaines communauté ne sont pas musulmanes.
Ils faut qu'ils se rendent comptent que le Québec à écarté la religion du système publique depuis des décennies en éloignant les prêtes de la vie politique et en refusant de se laisser par quelques décisions religieuses que ce soit.
Les fêtes chrétiennes et nos signes religieux sont quelque chose d'encré au plus profond de nous. C'est difficile à expliquer, si je trouve comment l'exprimer, j'enverrai un autre commentaire.

Pour ceux qui me traiteront de raciste, je leur répond que je trouve stupide ceux qui priment un retour à la religion. Ah oui, c'était le bon temps pour eux les curés qui décidaient de nos vie qui s'engraissaient sur notre dos. Le temps où l'on brûlait les sorcière, les femmes qui étaient considérer comme des meubles par leur maris. Ah oui, il faudrait revenir aux bon vieux temps se laisser dépouiller de nos biens et se laisser dicter notre conduite par des prêtres qui n'ont aucune considération pour la collectivité.

Et pour finir je tiens à préciser que la France ce n'est pas le Québec. Le Québec est unique. Aussi, je trouve fort dommage que le CCM ait publié son document en anglais, ils ont oublié qu'on est une province francophone ici. des deux côté il y a des efforts à faire. Comme dans la reconnaissance des diplômes des immigrants, dans les mentalités . . . Du côté des nouveaux arrivants, je trouvent qu'il devraient réaliser qu'ici on parle français et non anglais.

En passant, la laicité n'est pas une religion et n'en deviendera pas une non plus.

P.S. La notion de québécois englobe tout les habitants du Québec icomprie, toutes les minorités visible ou pas.


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Claudia

28 Avril 2008
18:19

Le Centre communautaire musulman de Montréal (CCM) met en garde contre la laïcité, la primauté de l’égalité des sexes et l’imposition du français

Un point très interessant à relever est également un point que les musulmans disent de plus en plus souvent....Il disent que nous, les québécois et les canadiens, n'avons pas plus droit à ce pays qu'eux car il appartient aux indiens et que nous sommes aussi immigrant qu'eux ce qui nous enlève tout droit ou appartenance particulière. C'est très très arrogant mais c'est leurs nouvelle approche et nous devons la contrer.

Claudia

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Charles

28 Avril 2008
20:43

Le Centre communautaire musulman de Montréal (CCM) met en garde contre la laïcité, la primauté de l’égalité des sexes et l’imposition du français

....Il disent que nous, les québécois et les canadiens, n’avons pas plus droit à ce pays qu’eux car il appartient aux indiens et que nous sommes aussi immigrant qu’eux ce qui nous enlève tout droit ou appartenance particulière.

Faut dire qu’ils ont raison jusqu’à un certain degré. Ceci ne leur donne cependant pas un droit ancestral égal aux québécois ou canadiens de souche, pour la simple raison que c’est au nom de leur croyances catholiques et protestants que leurs ancêtres ont bravé le froid et les maladies pour fonder un pays qui est basé sur les principes chrétiens.

Le Coran et la terreur d’Allah ne figuraient sûrement pas dans les plans de ceux qui ont écris la constitution de ce pays mais plutôt la Bible. Malheureusement, ceux qui ont honte le plus souvent de leurs origines sont les québécois de souche.

Et la meilleure façon de répondre aux musulmans, c’est de leur dire qu’eux aussi font partie des colonisateurs.

Ils déplorent dans leurs mosquées le « massacre » des indiens par les « méchants blancs chrétiens » et ils viennent eux-mêmes s’installer dans leurs terres :

C’est quoi la différence entre un immigrant qui quitte sa terre natale et s’installe dans des terres qui ont été confisquées à des indiens il y 250 ans, et un juif qui quitte l’Europe et s’installe dans une terre confisquée et parfois achetée à des arabes il y a 60 ans? Les droits dont jouissent les arabes d’Israël dépassent parfois les privilèges consentis aux amérindiens dans leurs réserves.

Et quel serait la réaction de ceux qui demandent la disparition d’Israël, si les indiens leurs demandaient de retourner de là où ils viennent afin de retrouver leurs terres ancestraux, sinon ils commenceront la « résistance » en recourant à des attentats suicides dans les supermarchés et restaurants canadiens? Ou qu’ils demandaient au Canada d’absorber l’équivalent en nombre de sa population parmi les descendants indiens éparpillés dans le monde (si ça existait)? C’est pourtant ce que demandent les musulmans et gauchistes à Israël avec leur fameux « droit de retour » de 5 millions de palestiniens!

Remarquez que je suis un immigrant moi-même, mais je suis réaliste. C’est pourquoi je ne peux pas demander à Israël ce que je refuserai de faire moi-même.

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Annie Lessard

28 Avril 2008
22:15

Nous sommes tous des immigrants?

Bonjour Claudia,

Ce discours que notre pays appartient aux Amérindiens et que nous sommes tous des immigrants ne tient pas la route. Ceux qui le portent cherchent à nous discréditer et à se donner une hauteur morale sur nous. Voici ce que je réponds à ces gens :

1. Nos ancêtres ont quitté un continent civilisé, l’Europe, pour aboutir sur une terre de misère au climat inhospitalier, et ils ont construit ce grand pays à la sueur de leur front. Les immigrants qui nous reprochent d’avoir dépossédé les Amérindiens de leurs terres sont des hypocrites. Ne viennent-ils pas ici justement pour profiter de la nation maintenant développée et prospère que nous avons bâtie, et des libertés que nous offrons? Contrairement à nos ancêtres, ils améliorent leur sort en venant s’établir ici, nous finançons l’éducation de leurs enfants et les soins de santé pour eux et leur famille.

2. S’ils voient le Canada et le Québec comme une entreprise coloniale, ne sont-ils pas eux-mêmes coupables, en immigrant ici, de collaborer à cette entreprise, d’en tirer profit et de la poursuivre? Qui sont-ils pour nous faire la morale? S’ils étaient logiques avec eux-mêmes, c'est aux Conseils de bande qu'ils devraient demander la permission de s’établir ici, pas à notre gouvernement. Ils devraient même céder leurs biens aux Amérindiens et retourner chez eux au lieu d’«occuper» des terres autochtones.

3. Et eux, parlons de leur histoire, et de leur beau modèle, Mahomet. N’a-t-il pas conquis et colonisé des régions entières, annihilant toute trace des civilisations antérieures sur son passage? Nous avons nous-mêmes subi la colonisation et n’avons colonisé personne. Les rapports avec les Amérindiens, on s'en occupe. Ce n'est pas de leurs affaires.

4. Nous sommes une nation reconnue par la communauté internationale, un État souverain avec des frontières géographiques reconnues. Nous avons le droit, comme pays, d'avoir une politique d'immigration définie en fonction de nos intérêts comme nation souveraine. Ceux qui estiment avoir un droit de s'établir ici sans reconnaître la légitimité de notre gouvernement sont empreints d'une odieuse mentalité coloniale. Ils crachent sur ceux qui leur offrent l'hospitalité et la liberté, comme si on avait une dette envers eux. On ne leur doit rien.

Ne nous laissons pas faire la morale par ces bien-pensants. La meilleure défense, c’est l’attaque. L’article suivant (lien plus bas) donne beaucoup de détails sur l’histoire des mahométans, qui est loin d’être glorieuse. En fait, nous avons bien davantage de raisons d’être fiers de notre héritage que ces prétentieux.

Heureusement, il y a de nombreux immigrants qui comprennent notre histoire et notre culture, ils s'y intègrent harmonieusement et contribuent à l'enrichir. Les arrogants, il faut les remettre à leur place!

Deux types de dhimmis : entrevue avec le directeur du Center for the Study of Political Islam

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anonyme

10 Décembre 2007
08:50

Le Centre communautaire musulman de Montréal (CCM) met en garde contre la laïcité, la primauté de l’égalité des sexes et l’imposition du français

ET ce groupe travaille à l'intégration des immigrants? On voit bien qu'ils ne connaissent pas bien le Québec et sa culture. On n'est pas du genre à jeter des femmes voilées à la mer. Et le scénario du fédéral qui interviendrait au Québec pour réprimer les violences déclenchées par des émeutes consécutives au bannissement de signes religieux ostentatoires dans la fonction publique? C'est du délire!

Le voile au taekwondo, c'est l'application du règlement d'une fédération sportive. Ce n'est pas de la discrimination. Quand on porte le foulard, il faut assumer certaines restrictions que ça implique plutôt que de blâmer l'univers. Au lieu d'inculquer à ces fillettes le sentiment qu'elles sont de pauvres victimes des méchants Québécois oppresseurs de fillettes, on devrait leur dire qu'elles sont chanceuses de vivre dans un pays où elles ont la liberté de ne pas le porter. Et leur apprendre qu'ailleurs dans le monde, il y a des millions de petites filles qui sont forcées de le porter.

Quant à l'oppression de la police de la langue... dans quel univers vit le CCM? C'est plutôt nous les colonisés qui essayons bravement de préserver notre langue envers et contre tous dans un océan nord-amméricain d'anglophones... comme les auteurs de ce mémoire qui se plaignent d'être brimées alors qu'elles parlent la langue de ceux qui nous ont colonisé! Non mais quelle arrogance...


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Québécoise

10 Décembre 2007
10:07

Le CCM met en garde contre l’imposition du français

Les canadiens français du Québec forment une "minorité nationale". C'est une notion juridique reconnue en droit international. À ce titre, nous avons la prérogative d'appliquer des lois, comme la Charte de la langue française, et de mettre en valeur notre patrimoine distinct de celui des canadiens anglais. Ce sont des "mesures d'accommodement" légitimes qu'on s'est données. Nous avons de très bonnes relations avec la minorité anglophone du Québec. Ils forment une minorité linguistique... mais ils sont loin d'être marginalisés, au contraire. De plus, la plupart d'entre eux parlent très bien le français.

Les immigrants qui choisissent le Québec doivent comprendre qu'ils arrivent dans un milieu offrant des défis uniques: nous sommes une majorité (au Québec) mais une minorité au Canada. Les immigrants deviennent une "minorité dans une majorité qui est elle-même une minorité". Pas facile! C'est la quadrature du cercle. La nation québécoise a besoin d'une stratégie différente de celle des autres pays en matière d'intégration de ses minorités. Nous devons affirmer nos coutumes et nos valeurs avec plus de force, surtout quand nos propres minorités s'intègrent aux anglophones.


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Kasteli

27 Décembre 2007
23:18

Le Centre communautaire musulman de Montréal (CCMM) met en garde contre la laïcité, la primauté de l’égalité des sexes et l’imposition du français

Le plaidoyer sur les femmes voilées, du vrai délire!!! Difficile de ne pas en faire une caricature ou un thème pour un concours d'impro...

Ouais !!! Toute une mise en garde!

. Comparer les Québécois à des talibans...c'est hilarant!

. Le CCMQ va jusqu'à menacer le Québec d'émeutes au style des banlieues françaises si la laïcité est pas à leur goût. Bon sang! on a donné des visas à tout ce monde-là, pour nous faire chanter, menacer si on ne les accommode pas à leur goût!!!!

. Le CCMQ crie à l'institutionalisation du racisme sur le dos du féminisme québécois ethnocentrique. Enfin! le CCMQ nous dévoile son vrai visage, celui du mépris pour le Québec.

. Le numéro 5 finalement clôture bien ce mémoire:"Au lieu de l’immigration au Québec, une terre d’opportunités, d’égalité et de liberté, nous verrons des citoyens Canadiens, au Québec, cherchant à émigrer vers d’autres provinces ou pays à la recherche d’une vie meilleure quelque part à l’étranger." Comme si leur départ me ferait chagriner après toutes les âneries que le CCMQ vient de nous lancer à la figure dans ce mémoire... Franchement je serais la première à leur indiquer le chemin de la sortie, et même je tiendrais la porte (la porte qui donne vers l'est de préférence)le temps qu'il faudra pour m'assurer qu'ils n'oublient rien en partant.

Il serait grandement temps de songer à couper les visas à ce genre d'immigration à la noix. Sélection naturelle oblige... La société québécoise veut évoluer pas s'alliéner avec ce genre d'hurluberlus totalement incompatibles avec ce que nous sommes.


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Marc Lebuis

28 Décembre 2007
12:28

Le Centre communautaire musulman de Montréal (CCMM) met en garde contre la laïcité, la primauté de l’égalité des sexes et l’imposition du français

Bonjour Kasteli,

Ça fait longtemps que le CCMM et cie font des mises en garde (ou menaces).Voici des extraits d’une Fatwa réchaufée qui, sous l'apparence d'un message d’intégration, démontre tout le contraire d'une volonté de s'intégrer: Un rappel à l'ordre sous forme de fatwa, Radio-Canada, Nouvelles, le 14 juin 2006

La fatwa stipule que tout musulman doit agir dans le meilleur intérêt de son pays de résidence, et qu'il doit même contribuer à le protéger. Elle condamne toute forme de violence et demande au gouvernement de prendre des mesures pour punir les crimes, s'il y a lieu, selon ce que prescrit la loi.

L'ayatollah Al-Sistani ordonne aux musulmans canadiens de respecter les lois en vigueur dans leur pays d'accueil, « dans la mesure où les valeurs religieuses ne sont pas bafouées ».

La fatwa indique enfin que les médias ont comme responsabilité de transmettre le message de paix de l'islam.

Et on continue bien entendu pour nous rassurer:

Un avis juridique

Une fatwa est un avis juridique donné par un spécialiste de la loi religieuse. Ce spécialiste est aussi appelé un mufti. Il remplit à la fois des fonctions religieuses, judiciaires et civiles.

La présentatrice de la conférence de presse, Najad Mustapha, a affirmé que les musulmans connaissaient leur marge de manoeuvre et qu'ils vivaient en respectant les lois canadiennes. Mme Mustapha s'est présentée comme une spécialiste des questions d'immigration et de rapport à l'ordre.

Najat Moustapha est aussi Najat Boughama ou Najat Boughaba... Bref, un nom pour toutes les activités possibles, de conseillère au ministère de l'éducation pour le cours "d'éthique et religions", éditrice en chef du Sada El Mashrek, à spécialiste en immigration, féministe "voilée" et elle a déjà été citée comme un des directrice du CIC (Canadian Islamic Congress).

Marc

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Kim

29 Décembre 2007
21:47

Le Centre communautaire musulman de Montréal (CCMM) met en garde contre la laïcité, la primauté de l’égalité des sexes et l’imposition du français

Suite à ce mémoire, je demande que le Centre communautaire musulman qui est là pour aider les immigrants à s'intégrer soit fermé pour cause de tromperie flagrante.

Une Québécoise de souche, fière des progrès du Québec qui suggère que :

- le voile soit banni dans tous les endroits publics;

- que chaque nouveau immigrant signe une entente qu'il comprend et accepte de se conformer à nos valeurs;

- que les femmes et filles soient informées dès le départ par des interprètes féminines de leurs droits égaux à celui des hommes et qu'on les jumelle durant la première année à leur nouvel environnement. Je suis sûre que beaucoup de femmes Québécoises de souche seront très intéressées à les aider de façon bénévole.

- que ces mêmes informations soient clairement compris par les éléments mâles de la famille et qu'ils également sachent qu'ici on est courtois envers les femmes et que l'on ne les ignore pas délibérément lorsqu'on les sert.

- que ces femmes et filles soient revues et réévaluées régulièrement afin de se faire des amies et de pouvoir s'intégrer vraiment à leur nouvel environnement.

- que les services d'immigration vérifient régulièrement que ces femmes et filles ne soint pas isolées par leur conjoints.

- qu'elles soient alphabétisées afin de pouvoir communiquer, lire et comprendre la langue française.
- que l'on vérifie si les filles vont vraiment à l'école tel que prescrit par la loi.


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Susan K.

15 Avril 2008
13:12

Le Centre communautaire musulman de Montréal (CCMM) met en garde contre la laïcité, la primauté de l’égalité des sexes et l’imposition du français

La Commission Taylor-Bouchard est une commission qui n'aurait jamais dû voir le jour. On a donné des outils de communication à tous les groupes 'parapluie' de Cair-Can etc. tout en pénalisant les musulmanes qui ne peuvent s'exprimer sous peine de punition.

Il y a quelques années en France, le journal Libération avait publié les résultats d'une enquête auprès de milliers de musulmanes: 77% d'entre-elles ont confirmé qu'elles portaient le voile à cause des menaces et des violences provenant de leur propre famille, dont particulièrement la gent masculine. Serait-ce différent ici à Montréal?

Tous ces mémoires de tous ces groupes représentant un Islam fervent favorisent des minorités infimes en leur donnant la chance de s'exprimer alors que les jeunes filles hidjabées de force chez elle ne peuvent rien dire, encore moins écrire des mémoires ou participer aux forums.

Je suis d'accord avec 'Kim' qui a écrit plus bas. Il faut absolument interdire tout signe ostentatoire de religions dans nos écoles afin de donner la chance à celles qui veulent s'intégrer.


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Silvia

20 Juin 2008
02:53

Le Centre communautaire musulman de Montréal (CCMM) met en garde contre la laïcité, la primauté de l’égalité des sexes et l’imposition du français

"Nous dressons toutefois un parallèle avec la façon dont l’empire ottoman a tenté d’imposer l’usage de la langue turque dans les territoires qu’il a occupés pendant des siècles et la manière dont la France a cherché à abolir l’usage de la langue arabe dans les pays qu’elle a occupés en Afrique du nord. L’issue de ces deux tentatives est bien documentée par les historiens."

Ils oublient un peu trop vite l'imposition de la langue arabe aux populations de langue tamazigh qui sont les indigènes du Maghreb.


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Jugurten

20 Juin 2008
18:52

Le Centre communautaire musulman de Montréal (CCMM) met en garde contre la laïcité, la primauté de l’égalité des sexes et l’imposition du français

Exactement, Sylvia,

la France a faire faire un bond monumental à la langue et à la culture arabe en Afrique du nord. En constituant un état civil dans ces pays, la France a carrément arabisé les lieux dits, les noms de villes, les patronymes et les prénoms amazigh. L’armée française ne faisait que les transcrire en caractéres latins, mais c’était de l’arabe. Elle a généralisé l’utilisation de la langue arabe à travers toute l’Afrique du nord, de sorte que le nombre de locuteurs arabes a triplé entre 1830 et 1962.

La France a charcuté administrativement la Kabylie en annexant des lambeaux importants à des régions arabophones. Aprés l’indépendance de l’Algérie, le pays chawi a fini de perdre sa langue, la Kabylie a perdu 50% de son territoire annexé aux départements arabophones. Elle a donc perdu 50% de locuteurs kabyles. Le peuple chenoui a totalement disparu dans l’Algérois. les touaregs refoulés plus au sud et les mouzabites carrément enfermés dans leur deux citadelles de la porte du désert.

La France N,en avait que pour les arabes. Il n’était pas étonnant que ce soient les kabyles et les chawi qui aient préparé et déclenché et mené l’insurrection armée sur le terrain. On parle encore de la "politique arabe de la France en Afrique du nord".

La francisation d’une frange d’algériens est venue aprés l’indépendance. Les générations scolarisées entre 1962 et 1970 (avant l’arabisation) ont été les plus francophone et recevaient pratiquement la même éducation que les petits français de France. Le régime voulait assurer une génération de technocrates capables de faire rouler le pays et de faire marcher les affaires, sous le commandement des arabo-musulmans arabophones issus de la clientèle du régime.

Aujourd’hui, le colon est l’arabo-musulman. L’islam est imposé dans les régions peu pieuses (principalement la Kabylie) par la force de loi, par le matraquage idéologique dés l’école primaire et par la répression, conjuguée à la menace terroriste.

L’arabo-islamisme, jonction du panarabisme et du panislamisme, se comporte comme une idéologie impérialiste surtout en Algérie et au Maroc, ou des peuples entiers de récalcitrants amazigh n’entendent pas s’arabiser, considérant que l’islamisation n’est qu’un prétexte à la l’acculturation et au déni identitaire. La France jacobine, qui a légué le pouvoir au monde arabo-islamique en Algérie soutient Les islamistes du Québec ne sont pas bien placer pour dénoncer l’hégémonie de quoi que ce soit.

Prétendre qu’on choisit la langue qui permet la meilleure communication entre individus est une ineptie bien musulmane. Ils confondent sciemment (toujours la taqia)entre langue et langage. Deux ordinateurs communiquent entre eux grace au langage machine. Deux dauphins communiquent entre eux grace à leur langage propre. Un australien et un zoulou peuvent communiquer grâce au langage des signes ou au langage du dessin ou des rébus.

Une langue, c’est bien plus qu’un langage. le langage, comme moyen de communication n’est qu’un tout petit aspect de la langue. La langage crée la culture, donc la pensée, donc le partage, donc la nation. Les arabo-musulmans le savent très bien. Ce n’est pas pour rien que la langue tamazight demeure encore interdite d’école de médias en Afrique du nord. Les nations amazigh doivent absolument disparaitre au profit de la langue du prophète et de la langue d’Allah.

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