Dimanche 5 Septembre 2010 | Dernière mise à jour: 2 Septembre 2010
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Mohamed Pascal Hilout critique la « laïcité ouverte » vue par Daniel Weinstock, conseiller de Bouchard-Taylor
4 Janvier 2008 par Mohamed Pascal HiloutMots clés:
Selon Daniel Weinstock, « la laïcité est devenue une manière politiquement correcte de dire des choses méchantes, notamment à l’endroit de la communauté musulmane. Tout d’un coup on se découvre laïque au Québec parce que, essentiellement, on n’aime pas trop les femmes voilées ». Il promeut une forme de « laïcité ouverte » qui risque plutôt, selon Mohamed Pascal Hilout, « de nous enfermer à tout jamais les uns aux autres. »
Nous publions ici un article que le Français Mohamed Pascal Hilout a écrit pour Point de BASCULE. M. Hilout a fondé « le nouvel islam », (http://nouvel-islam.org/resume.php3) « qui est une alternative à l’islam classique tel que nous l’avons hérité de nos ancêtres. Il a comme ambition d’offrir aux musulmans de France et d’Occident de vraies options pour vivre en harmonie avec leur nouvel espace et avec le temps. »M. Hilout a participé à Paris, en décembre dernier, à une conférence organisée au siège de l’UNESCO sur le thème « Identités, appartenances, diversités - Islam et identité nationale. » Daniel Weinstock, membre du comité d’experts conseillant la Commission Bouchard-Taylor, y a exposé sa vision d’une « laïcité » ouverte dans sa conférence intitulée « Identités et sociétés multiculturelles. ». Mohamed Pascal Hilout participait à cette conférence et nous offre, dans son article, sa réponse à la vision proposée par Daniel Weinstock. Rappelons que dans son document de consultation, la Commission Bouchard-Taylor indique qu’elle a choisi d’aborder de façon large son mandat d’analyser la question des « accommodements raisonnables reliés aux différences culturelles », et d’ouvrir le débat sur des questions comme l’interculturalisme, l’immigration, la laïcité et la thématique de l’identité québécoise. Au chapitre de la laïcité, le document de consultation décrit 2 modèles possibles de laïcité, qui influent directement sur les règles du « vivre- ensemble ». Définie en tant que principe de séparation de l’État et de l’Église, la laïcité peut être associée tantôt à la neutralité de l’État face aux diverses religions ou visions du monde, tantôt à une évacuation plus ou moins complète du religieux de l’espace public. On peut vouloir défendre une « laïcité ouverte » ou une « laïcité intégrale ». M. Daniel Weinstein, «co-géniteur» d’une laïcité ouverte, par Mohamed Pascal Hilout Le 8 décembre 2007, j’ai eu grand plaisir à écouter le Québécois Daniel Weinstock qui nous a fait un exposé intitulé « Identités et sociétés multiculturelles ». C’était à Paris, dans le prestigieux siège de l’UNESCO. L’enregistrement audio de son intervention est disponible sous le site Islam & Laïcité, association qui avait organisé une conférence portant justement sur les « Identités, appartenances, diversités - Islam et identité nationale.»Je ne m’attarderai pas sur les détails de cette séance pour m’intéresser à l’idée de laïcité ouverte dont M. Weinstock se considère, en quelque sorte, comme un «co-géniteur» (cf. son intervention à partir de la 28ème minute).Voilà comment ce thème est introduit par notre conférencier : « S’il est possible d’entamer maintenant une réflexion philosophiquement sérieuse sur la manière de gérer les accommodements raisonnables, notamment pour des motifs religieux, je crois que la Commission Bouchard Taylor serait bien avisée d’entamer une réflexion sur la laïcité.»Avant d’esquisser les contours de sa propre conception de la laïcité, M. Weinstock précise que le Canada est un pays qui n’est actuellement ni théocratique ni laïque : « … Ce n’est qu’en 2008 que le Québec n’aura plus d’éducation religieuse professionnelle à l’école ». Il pense qu’aujourd’hui, au Canada, « la notion de laïcité est utilisée notamment dans un contexte anti-islamiste, islamophobe : tout d’un coup on se découvre laïque au Québec parce que, essentiellement, on n’aime pas trop les femmes voilées, parce que, essentiellement, on aime pas trop … (silence - complément d’objet non explicité), la laïcité est devenue une manière politiquement correcte de dire des choses méchantes, notamment à l’endroit de la communauté musulmane… »« La laïcité pour moi est essentiellement comme le principe de neutralité. Sur les affaires de religion, sur les affaires de différences culturelles, l’Etat doit être scrupuleusement neutre. On peut voir cette exigence de deux manières : une manière française, une manière qu’on caricature souvent comme étant la manière française,… c’est comme un principe catégorique : quand vous occupez une position officielle, dans un espace officiel, pas de croix, pas de kippa, pas de voile, pas de quoi que ce soit…. Moi je verrais plutôt une laïcité ouverte qui pousserait pour une neutralité que je verrais comme étant un essaim institutionnel. Alors on peut se poser la question suivante : qu’est ce qui produit l’effet de neutralité le plus important ? Une société dans laquelle la neutralité de principe telle que je viens de la décrire est pratiquée, mais qui exclue potentiellement de postes officiels des individus dont les obligations religieuses les forcent à porter le voile, la kippa, la croix ou tout ce que vous voulez ? Ou bien une société qui dit « écoutez, dans la mesure où vous faites votre travail de manière neutre, dans la mesure où rien dans ce que vous faites ne trahit une obédience particulière, portez ce que vous voulez » ?«Ce qui fait que, par exemple, notre fonction publique pourrait être plus représentative de ce qui est véritablement la société, que ne le serait une société laïque plutôt sur le mode « principiel », qui bloquerait à l’entrée des individus dont les obligations religieuses, encoure une fois, les obligeraient à porter tel ou tel signe religieux. Je crois que pour des raisons aussi bien philosophiques que pratiques, il est peut être de mise, d’étudier au moins la possibilité d’instituer une forme de laïcité donc plus ouverte…» Reconnaissons d’abord à M. Weinstock le mérite d’être absolument clair dans l’exposé de ses idées : s’il opte pour une « laïcité ouverte », c’est parce qu’il considère qu’une laïcité à la française « bloquerait à l’entrée des individus … », autrement dit, il considère que la laïcité française est fermée. Mais sait-il qu’en France un débat contradictoire a déjà eu lieu sur le même sujet ?Même Jean Baubérot [a], historien français
- Jean Baubérot est professeur à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes à Paris. Il a été le seul membre de la Commission Stasi à refuser une législation interdisant l’affichage ostentatoire de signes religieux à l’école publique française.
- Un sondage du [Pew Global Attitudes Project révélait en juin 2006->http://pewglobal.org/reports/display.php?ReportID=253] que 81% des musulmans sondés se considéraient « avant tout comme musulmans » et seulement 7% « avant tout comme citoyens d’Angleterre ». (69% resp. 3% en Espagne, 66% resp. 13% en Allemagne et 46% resp. 42% en France). Heureusement que c’est au pays de la LAÏCITE que les musulmans se considèrent à 42% comme citoyens français. Malgré cela, l’identification à l’Europe pose donc de sérieux problèmes à mes coreligionnaires.
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Commentaires
Mohamed Pascal Hilout critique la « laïcité ouverte » vue par Daniel Weinstock, conseiller de Bouchard-Taylor
Citation de l'article
"Pour initier une réelle fusion humaniste au sein de nouvelles nations faites, non seulement de liberté, mais aussi d’une réelle ouverture sur les autres, nous autres juifs et musulmans, nous devons remettre en question et renoncer à ce qui est séparatiste, clanique et communautariste dans les prescriptions de nos deux religions sœurs puisées aux mêmes sources de nos patriarches communs. Nous devons tous œuvrer, main dans la main, pour abattre définitivement les cloisons et les murs de nos propres ghettos ancestraux ! Je n’ai pas honte à dire qu’il y a deux mille ans, deux cousins très célèbres nous ont un peu donné l’exemple : Jésus et Saül (alias St Paul)." Les démocraties occidentales sont prisonnières de leur "principe de non-ingérence" dans le champ propre aux religions, cependant elles ne tiennent pas compte du fait qu'elle doivent, du moins en partie, leur essor et leur haut niveau de civilisation au confinement de la religion dans l'espace privé et dans les lieux de culte. Ce confinement ne s'est pas effectué avec l'approbation bienveillante et la collaboration des autorités religieuses, les résistances ont été péniblement surmontées avec l'approbation du public; cela ne s'est pas accompli dans l'harmonie et la bonne entente et il a fallu user de coercition. C'est suite à cette évolution et au renoncement des autorités religieuses à occuper l'espace public que l'état s'est engagé à respecter le "principe de non-ingérence" dans le domaine religieux.L'Église "remise à sa place" a redécouvert le message évangélique, d'une certaine façon son retrait de l'espace public lui a été bénéfique; aucun prélat ne se montre nostalgique du passé.Habitués à transiger avec une Église confinée au stricte domaine spirituel, les gouvernements occidentaux se sont trouvés fort dépourvus quand l'islamisme fut venu. Oubliant ce qu'il en coûta en terme de lutte pour en arriver à l'équilibre présent les différents gouvernements appliquèrent le "principe de non-ingérence" à l'islamisme!Laisser la bride sur le cou à l'islamisme donne les résultats que l'on sait, l'espace public est grugé tous les jours davantage tel que décrit dans l'article.Tout porte à croire qu'une bataille ne pourra être évitée dont les enjeux seront inévitablement le confinement de l'islam à la stricte sphère spirituelle, cette fois la bataille sera plus ardue, l'islam est un adversaire autrement plus retors que ne l'était l'Église et il jouit malheureusement de l'appui de la gauche. Nos politiciens n'ont pas la trempe d'un Clémenceau, nos défenseurs des droits de l'homme et nos intellectuels tels que Daniel Weinstock, Bouchard et Taylor portent, qui des œillères qui des lunettes roses et bien souvent les deux. Dans ces conditions espérer que l'islam fasse son aggiornamento et renonce à "ce qui est séparatiste, clanique et communautariste dans ses prescriptions" c'est croire au Père Noël.J'estime quant à moi que la pression doit venir du peuple et elle doit faire fi des accusations de racisme et d'islamophobie. Nos élites nous ont mis dans le "pétrin", pourquoi continuer à croire qu'ils sauront nous en tirer, à les entendre parler ils persistent à nous "rouler dans la farine". Notre avenir et celui de notre civilisation est trop important pour le confier à des politiciens opportunistes et à des intellectuels dénués de vision. La clé du succès tient dans l'information objective et l'engagement politique.Helios d'AlexandrieAnnie Lessard
4 Janvier 200823:53
Mohamed Pascal Hilout critique la « laïcité ouverte »
Pour ma part, je souhaite une laïcité asymétrique. Pour les Québécois, les symboles religieux chrétiens, comme le crucifix à l’Assemblée nationale, ont un caractère patrimonial et historique bien plus que religieux et c’est ce qui explique la volonté d’une majorité d’entre eux de le laisser en place, même si nos experts disent que du point de vue de la stricte laïcité et de l’équité envers les autres religions, c’est problématique. Les Québécois savent fort bien que le crucifix à l’Assemblée nationale ne signifie pas que les 10 commandements prévalent sur les lois votées par les élus. Alors, on se fout bien de ce que disent nos experts ès laïcité et multiculturalisme.
Weinstock se trompe quand il affirme que nous découvrons la laïcité à cause de l’islam et que cet intérêt nouveau est une manifestation d’islamophobie. La revendication de laïcité des institutions n’est pas « contre » l’islam. C’est plutôt une affirmation de nos valeurs humanistes d’égalité des sexes et de dignité de la femme. Le foulard heurte de plein fouet ces valeurs pour bon nombre de Québécois, pour qui ce serait tordre le sens du mot « égalité » que de légitimer le message de subordination que renvoie le foulard. Si certains emplois cessent d’être accessibles aux femmes voilées, ce n’est pas de la discrimination. C’est plutôt la conséquence du choix de ces femmes de suivre les prescriptions de leur religion. Elles devraient assumer les restrictions que leur choix comporte, ou chercher à réformer leur religion pour qu’elle s’adapte à une société moderne et laïque. L’État rendrait ainsi un grand service à ces femmes. Autrement, on encourage les pratiques archaïques et tous les fondamentalismes.Mohamed Pascal Hilout critique la « laïcité ouverte »
@ Helios d'Alexandrie,
Je vous cite : "Habitués à transiger avec une Église confinée au stricte domaine spirituel, les gouvernements occidentaux se sont trouvés fort dépourvus quand l’islamisme fut venu"Très bien vu et très bien dit. Le confinement du buisson ardent, cœur du réacteur islamique, est une tâche à venir et elle s’annonce difficile. Mais il ne faut en aucun cas céder. L’Eglise, non plus, n’a pas acceptée la laïcité dans la joie et la bonne humeur.@ Annie Lessard,Il me semble qu’il ne faut pas tomber dans le piège des prétendues victimes de discriminations, mais s’empresser de pointer les discriminations inhérentes aux religions qui ont toujours comme ambition de séparer le bon grain de l’ivraie : la ségrégation, la discrimination, ceux qui sont sauvés des flots et ceux qui crèvent. Les dieux à l'ancienne n’aiment pas les humains de la même manière. Ils ont une préférence pour ceux qui se soumettent, qui adhèrent aux dogmes, qui suivent docilement les pasteurs et ne protestent point.Vous n’avez nullement besoin d’une laïcité asymétrique non plus : le voile prescrit par saint Paul à toutes les femmes n’est pas plus respectable que le voile prescrit par le coran à toutes les musulmanes.Le voile d’une sœur chrétienne crie à qui veut bien l’entendre que celle qui le porte est intouchable pour la moitié virile de l’humanité.Le voile de ma sœur musulmane la cloisonne et la confine dans le cocon étouffant du clan et de la communauté.Ces symboles sont clairement signes de ségrégation, de séparation, de castration : les démocrates peuvent à la rigueur les tolérer, mais à condition qu’ils soient confinés à des couvents ou à la sphère privée.La séparation des êtres et leur castration n’est pas un modèle, et ne sera jamais un idéal pour une société humaine ouverte sur les autres et respectueuse de la dignité humaine. Le Canada mérite mieux que les voiles et des communautés juxtaposées : juives, musulmanes, sikhs, chrétiennes... fermées les unes aux autres. La fusion et le melting pot où nous brulerons nos oripeaux ancestraux, voilà un projet humaniste digne de respect.12:28
Mohamed Pascal Hilout critique la « laïcité ouverte »
À Mohamed Pascal Hilout
Tout d'abord grand merci pour votre précieuse contribution au débat. Je vous cite: "Vous n’avez nullement besoin d’une laïcité asymétrique non plus : le voile prescrit par saint Paul à toutes les femmes n’est pas plus respectable que le voile prescrit par le coran à toutes les musulmanes." Je partage votre opinion, cependant il faut préciser que St-Paul a recommandé aux femmes de se couvrir la tête uniquement lors de la prière en commun, il a en même temps conseillé aux hommes de se découvrir la tête en signe de respect. Il ne s'agit donc pas d'un code vestimentaire stricte imposé aux femmes quand elles quittaient la maison, les premiers chrétiens ne se distinguaient aucunement de leurs contemporains par leur tenue vestimentaire. N'oublions pas par ailleurs que St-Paul reconnaissaient que ses recommandations ne faisaient pas l'unanimité c'est pourquoi ils prenait le temps d'argumenter avec les tenants de l'opinion contraire.Les religieuses non cloîtrées et les prêtres ont mis au rancart qui ses cornettes qui ses soutanes. Malgré qu'il s'agit de personnes qui consacrent leur vie à Dieu, la volonté de ne pas se distinguer des laïcs l'a emporté, cette évolution n'a pas été imposée du dehors, elle est venue naturellement de l'intérieur de l'Église, et il a été bien spécifié que rien dans les écritures saintes n'impose aux religieux une tenue vestimentaire particulière.Une distinction doit être faite en ce qui concerne la tenue vestimentaire que les gens adoptent dans la vie de tous les jours et particulièrement dans l'espace public et celle qu'ils privilégient au moment de la prière ou des cérémonies religieuses. Pour éviter l'auto-exclusion et les ségrégations de toutes sortes il devient donc important que les signes religieux distinctifs soient totalement exclus de l'espace public, ceux qui tiennent à les maintenir n'ont par conséquent pas le droit de se plaindre des conséquences. Bachir le québécois avance l'argument à l'effet que dégarnir l'islam de ses signes externes dans l'espace public c'est le diluer au point de le faire disparaître. Il parle bien entendu de cet islam salafiste pour qui l'observance des prescriptions les plus dénuées de sens tient lieu de foi. Si l'islam ne tenait qu'à ses signes externes il ne vaut pas la peine de survivre en temps que religion, mais s'il est foi profonde alors que lui importe le maintien de ces signes? Le fait est que l'islamisme est une idéologie politique totalitaire basée sur la religion, c'est aussi un mouvement politique qui doit absolument conquérir pour survivre, il ne peut donc s'accommoder du statut quo qu'il cherche constamment à transformer en sa faveur.L'erreur de Bouchard, Taylor et compagnie est de croire qu'un compromis durable soit possible avec l'islamisme, tout "compromis" devient un nouveau point de départ pour forcer la société d'accueil à davantage de concessions, l'islamisme réussit ainsi, palier par palier, à imposer son programme.Mentionnons par ailleurs que pour arriver à ses fins le mouvement islamiste doit subjuguer les musulmans, un grand nombre d'entre eux se laissent aspirer par l'idéologie, l'entreprise d'abêtissement des adeptes commence dès que ces derniers renoncent totalement à leur esprit critique pour se soumettre aux prescriptions et aux diktats les plus farfelus des imams salafistes. Exemple: durant le ramadan il est défendu de se faire faire une prise de sang ou de laisser un médecin examiner la gorge avec un abaisse-langue parce que ces actes "rompent le jeûne"! Le musulman qui observe strictement ces interdits ne fait pas que renoncer à son esprit critique, il évacue totalement la dimension spirituelle attachée au jeûne. L'islamisme en écrasant l'individualité détruit en même temps la spiritualité, ce qui est le but recherché.Helios d'AlexandrieAnnie Lessard
5 Janvier 200817:08
Mohamed Pascal Hilout critique la « laïcité ouverte »
Bachir le QuébécoisLes musulmans du Québec ne sont pas marginalisés comme en France. La laïcité n’est pas non plus synonyme d’athéisme mais de neutralité des institutions, la religion étant reléguée à la sphère spirituelle privée. L’islam, contrairement aux autres religions, régit la totalité de la vie du croyant de sorte que les « accommodements »… où est-ce que ça s’arrête? Quand des étudiants musulmans exigent des prêts gouvernementaux sans intérêt conformes à la charia, transférant aux payeurs de taxes le fardeau financier de leurs obligations religieuses… c’est une vision absolument envahissante de leur religion qu’ils nous imposent.
Certains groupes musulmans qui ont déposé des mémoires à la Commission Bouchard-Taylor ont proféré des menaces : la laïcité est une forme de « racisme culturel »… et toute restriction au port du voile entraînerait des manifestations violentes… Pour moi, c’est un discours inacceptable.Mohamed Pascal HiloutComme l’a écrit Helios, les religieuses du Québec ont abandonné leurs costumes distinctifs depuis les années 60. Nous n’avons donc pas le même problème que les Italiens, qui ont reculé face à l’interdiction du port du foulard islamique dans les institutions publiques parce qu’ils auraient dû aussi interdire le voile des religieuses catholiques, ce qu’ils ne souhaitaient pas faire.
Mohamed Pascal Hilout critique la « laïcité ouverte »
À M. Hilout,
Je ne voudrais pas me lancer dans un grand débat, mais une phrase particulière de votre commentaire m'a frappé à propos des vraisemblances entre le voile des sœurs chrétiennes et femmes musulmanes:Ces symboles sont clairement signes de ségrégation, de séparation, de castration : les démocrates peuvent à la rigueur les tolérer, mais à condition qu’ils soient confinés à des couvents ou à la sphère privée.Eh bien la grande différence est que pour les sœurs chrétiennes, leur choix de vie est justement de faire partie d'une communauté religieuse, donc de se séparer de la société et de vivre parfois cloitrées dans un monastère. Le voile n'est qu'un code vestimentaire secondaire qui confirme leur choix puisque rien dans la Bible ne le prescrit (sinon une recommandation de St-Paul qui avait ses raisons en temps et lieux). Quelques communautés qui sont plus actives dans la société ont même délaissé le voile tout court. Une religieuse ne demandera donc pas à la société d'accommoder son voile afin qu'elle puisse accéder à la piscine ou au match de soccer, contrairement aux femmes musulmanes qui sont obligées de suivre les recommandations claires du Coran à cet effet.Tous ceci nous ramène au problème de base: Le statut naturel de l'Église est hors de la politique "Donnez à césar ce qui est à césar et à Dieu ce qui est à Dieu". L'Église se considère la gardienne de la foi et son rôle se limite à exprimer ses opinions en matière de morale qui touchent la société, sans être totalement exclue de l'espace public (et se la fermer comme le veulent les séculaires). Jésus était un théologien et non un politicien. Il a délaissé les luttes et questions politiques de l'occupation Romaine au profit du spirituel, ainsi ont fait ses apôtres. Le problème de l'Islam est différent, puisque la religion est l'État ne font qu'un. Comment le résoudre sans remettre en question les enseignements du Coran et l'action du prophète de l'Islam? Et si on réussi à ne garder que le spirituel, que restera-t-il de l'Islam? Ceux qui ont essayé, comme les Soufis sont considérés comme sectes, donc marginalisés et mêmes persécutés dans certains pays musulmans et leur fondateur a été exécuté au 11ème siècle.
Mohamed Pascal Hilout critique la « laïcité ouverte » vue par Daniel Weinstock, conseiller de Bouchard-Taylor
M"P"H oublit que la laicité fermée ,a contribué à isoler les français musulmans ; la ghétthoisation qu'il croit venir avec la laicité ouverte s'est réellement manifesté avec la laicité fermée pronée en france.c'est tout à fais normal
car une personne qui se sent rejeté pour ses convictions religieuses va automatiquement chercher des solutions de contournement dont l'indépondance à l'intérieur de la méme société .
transformer les religions en religions light est une préparation à leur disparition.en tout cas en islam ou bien tu es musulman ou tu ne l'est pas.la laicité ouverte va permettre à l'individu de s'épanouir dans la société sans pour autant perdre ses convictions.les gens qui critiquent l'autorité de la religion veulent favorisés l'autorité de la laicité .la laicité étant le livre saint de la religion de l'athéisme.Mohamed Pascal Hilout
5 Janvier 200813:19
Mohamed Pascal Hilout critique la « laïcité ouverte » vue par Daniel Weinstock, conseiller de Bouchard-Taylor
Bonjour Bachir,
Vous et M. Weinstock, vous êtes au Québec, pays libre et accueillant et je ne crois pas que les communautés juives et musulmanes choisissent l’entre-soi parce qu’elles sont renvoyées dans des ghettos par les autres Québécois.Non, je ne le crois pas !Le voile de ma sœur, de votre sœur Québécoise l’isole du reste de l’humanité : il la réserve aux musulmans ou aux convertis bien circoncis. Que cela nous plaise ou pas : les voiles peuvent devenir des sacs qui nous rendent exécrables, immondes pour le reste de l’humanité. N’avez-vous jamais eu un sentiment de révolte, de révulsion en regardant des images qui ont commencé à nous parvenir depuis le temps des talibans, ceux qui ont imposé la burqa à nos sœurs Afghanes ? Croyez-vous que ce sont les laïques qui font le plus de tort aux musulmanes et à leur progéniture féminine et masculine ?Soyez un tout petit peu de bonne foi en répondant, pour vous-même, pas pour moi, à cette question.Oui, les voiles intégraux et les burqas sont aussi présents en France et ce n'est certainement pas les laïques qui les ont prescrits à notre douce moitié.Il y a quatre ans déjà, j'avais écrit ceci : "Petit voile deviendra grand, de plus en plus couvrant". Au Canada aussi, des images nous ont montré des voilées qui ont perdu toute identité et toute possibilité d'identification. C'est dégradant pour nos soeur en humanité.
Mohamed Pascal Hilout critique la « laïcité ouverte » vue par Daniel Weinstock, conseiller de Bouchard-Taylor
Bonjour,
Bien que non concerné (je suis Belge et athée), j'ai apprécié votre texte. Depuis des mois, j'ai correspondu avec des partisans et des opposants au nouveau cours d'éthique et culture religieuse : je n'ai pu que déplorer le fait que seule est privilégiée la découverte de l'expérience religieuse, au travers de sept religions, au détriment de celle de la laïcité philosophique. Aucune allusion dans les deux programmes aux principes, aux valeurs, aux fondements et aux objectifs de l'humanisme laïque ni, a fortiori d'une spiritualité laïque ... ! Comme si l'option laïque était une abomination ! L'idéal ne serait-il pas pourtant que les jeunes puissent choisir, aussi librement et aussi tard que possible, de croire ou de ne pas croire ?
Je me permets de vous suggérer la lecture d'un texte de deux pages, dans lequel j'exprime une approche inhabituelle du phénomène religieux : non plus philosophique, théologique, politique, ... , mais psycho-neuro-physio-éducative : http://atheisme.free.fr/Contributions/Croire_ou_pas-croire. htmCordialement,Michel THYS Waterloo, en Belgique.
Mohamed Pascal Hilout
5 Janvier 200812:57
Mohamed Pascal Hilout critique la « laïcité ouverte » vue par Daniel Weinstock, conseiller de Bouchard-Taylor
Monsieur Thys,
Le lien sur votre article est erroné.Je le corrige
Croire ou Ne pas croire : that's the question !Vos questions m'interpellent.En effet, nous sommes un modèle pour nos enfants et, d'une façon ou d'une autre, nous leur passons une certaine vision du monde, des êtres et des aspirations pour l'avenir.Être conscient qu'on a face à soi des petits êtres auxquels il faut donner des règles de conduite sans pour autant limiter leurs choix, est chose difficile : c'est le pari de l'éducation.Je crois que le meilleur exemple à leur donner est celui de toujours se poser des questions, ne pas gober tout et n'importe quoi, que ce soit en science, en religion ou en comportement des parents, voisins, amis etc. Par ailleurs, la meilleure des choses qu'on peut leur passe et celle d'aimer les autres. L'amour, le vrai sans que ce soit un sacrifice de soi-même ou un effacement face à l'autre, c'est ce qu'on peut passer de mieux à nos enfants.Mohamed Pascal Hilout critique la « laïcité ouverte » vue par Daniel Weinstock, conseiller de Bouchard-Taylor
Merci, Monsieur HILOUT, de m'avoir signalé - non pas la faute de français (Croire ou pas croire) dont je suis conscient mais dont je ne suis pas l'auteur - mais le fait que l'on pouvait lire mon texte à partir de
"Croire ou Ne pas croire, that 's the question!", ce que j'ignorais !
Je suis bien d'accord avec votre commentaire et avec celui d'Helios d'Alexandrie. Je préciserai que des croyants m'ont parfois fait remarquer avec raison que, croyants comme non-croyants, nous influençons tous nos enfants. Certes, mais, à mes yeux, de manière très différente : chez les parents croyants, bien que de toute "bonne foi", c'est de manière plus affective et donc plus profonde, puisqu'ils s'engagent en témoignant de leur foi et de leurs certitudes par leurs comportements religieux, ( prières, fêtes religieuses, etc ... ).Les parents non-croyants, au contraire, s'abstiennent évidemment d'affirmer l'existence d'un dieu, ne suscitent pas et n'amplifient donc pas de faux problèmes métaphysiques (au moins partiellement résolus par la science), ils répondent au fur et à mesure aux interrogations de leurs enfants, ils développent à tous points de vue leur esprit d'observation et leur esprit critique, et ils font apparaître chez eux une force intérieure leur permettant de supporter sereinement les doutes et les incertitudes par une confiance raisonnable en la science et en leur propre jugement (la "vérité" n'étant jamais que personnelle, partielle et provisoire).Ils visent surtout à développer des qualités humaines de coeur et d'ouverture à l'autre qui font apparaître sa différence comme une richesse à découvrir. La réciproque n'est hélas pas encore toujours présente.Ce qui m'inquiète au plus haut point dans l'éducation coranique, c'est la soumission totale à un texte "sacré", souvent appris par coeur sans le comprendre, du moins à cet âge-là ... C'est le respect aveugle de traditions moyenâgeuses qui foulent aux pieds les droits les plus élémentaires de l'homme, de la femme et de l'enfant. Il va sans dire, et mieux encore en le disant, que l'immense majorité des musulmans sont bien évidemment pacifiques et ne demandent qu'à pratiquer leur culte entre-eux. Hélas, les attentats à répétition
font prendre conscience que quelques éléments fanatisés seulement suffisent à déclencher des catastrophes (Bush aidant ... !).Je pose alors la question : est-il vraiment impensable ou utopique que les musulmans modérés détectent, en leur sein, ceux qui ont été endoctrinés et sont devenus irresponsables afin qu'ils soient dirigés par eux, préventivement, vers des établissements psychiatriques qui pourraient les "dés-endoctriner" ?
La communauté musulmane pacifique n'y aurait-elle pas le plus grand intérêt, pour éviter les amalgames ?
Ne serait-ce pas un moyen, soyons optimistes au moins à long terme, d'empêcher que l'actuel "choc des civilisations" chrétienne et islamique ne dégénère en un cataclysme ( dont les Américains leur ont donné les moyens techniques, par leur "tolérance" aveugle de leur "liberté d'expression") ? Je persiste, à penser, quant à moi, que la promotion non prosélyte d'un humanisme laïque serait une issuebénéfique à l'ensemble des humains, sous toutes les latitudes. Mais hélas, les "autorités religieuses" feront tout pour prolonger la main-mise des religions sur les consciences ... Voyez Mr Benoît 16 ...!Merci d'avance de répondre à ma question.
Cordialement,
Michel THYS à Waterloo, en Belgique.Helios d'Alexandrie
6 Janvier 200814:40
Mohamed Pascal Hilout critique la « laïcité ouverte » vue par Daniel Weinstock, conseiller de Bouchard-Taylor
À Michel Thys,
Je vous cite: "Il va sans dire, et mieux encore en le disant, que l’immense majorité des musulmans sont bien évidemment pacifiques et ne demandent qu’à pratiquer leur culte entre-eux. Hélas, les attentats à répétition font prendre conscience que quelques éléments fanatisés seulement suffisent à déclencher des catastrophes (Bush aidant ... !)" Les faits ne s'accordent pas avec vos affirmations, le 11 septembre 2001 les foules musulmanes un peu partout et particulièrement en Europe ont dansé dans les rues, cependant que, dès le lendemain G W Bush s'évertuait à convaincre les américains que l'islam est une religion de paix et de tolérance et les incitait à prévenir tout ressac contre les musulmans aux États Unis.Les musulmans ne se dissocient pas des attentats terroristes même quand les victimes visées sont musulmanes, témoin les attentas récents à Alger. Al Jazirah a conduit un sondage aux lendemains de cet attentat, trente mille internautes y ont répondu, 55% des musulmans interrogés approuvaient les attentats perpétrés par Al Qaeda où plus de 60 algériens musulmans ont perdu la vie. Devant la colère des autorités algériennes Al Jazirah s'est cru obligée de retirer de son site le sondage, L'organisation d'al Qaeda en a fait ses choux gras.Les jordaniens appuyaient aveuglément les attentats terroristes en Irak, l'odeur du sang musulman qui y coulaient ne les rebutait nullement jusqu'au jour où ils ont eux-mêmes été victimes d'une chaîne d'attentats suicides dans des hôtels d'Amman où des familles entières qui célébraient des mariages ont trouvé la mort. Ayant vécu dans leur chair la réalité sinistre des attentats ordonnés par un de leur compatriote le sinistre Abou Moussab el Zarkaoui, les jordaniens ont changé soudainement d'idée et ont manifesté par centaines de milliers dans les rues de la capitale contre l'islamisme assassin. Quelques mois plus tard Zarkaoui a été tué par les américains, d'aucuns prétendent que les services secrets jordaniens bien au fait de ses allées et venues ont d'une façon décisive contribué à le débusquer.Les évaluations les plus conservatrices estiment à environ 10% le pourcentage de musulmans violemment opposés à l'occident, un grand nombre de ceux-là se retrouvent en occident, un pays comme le Royaume Uni qui abrite plus de 3 millions de musulmans recèle donc 300 000 islamistes prêts à en découdre dès que l'occasion se présentera. Les sondages dans ce pays nous renseignent sur le sentiment des musulmans britanniques, plus de 40% d'entre eux ne dénonceraient pas les terroristes à la police s'ils venaient à apprendre par hasard qu'un attentat se prépare!Les mosquées partout en occident sont des foyers de propagation de la haine antioccidentale, les prêches des imams salafistes sont d'une violence inouïe, les chrétiens et les non-croyants y sont décrits comme les ennemis d'Allah, les fidèles sont incités à ne pas les fréquenter et à les combattre, les juifs sont décrits comme les descendants des singes et des porcs. Les bibliothèques des centres islamiques sont pleines de littérature haineuse. Tout est fait pour assurer une séparation complète entre les musulmans et les autres citoyens.En ce qui concerne le prétendu choc des civilisations inutile de dire que l'islamisme ne constitue en aucun cas une civilisation, pas plus que le nazisme d'ailleurs, encore que ce dernier laissait une certaine place aux arts particulièrement à la musique. L'islamisme là où il s'est implanté a anéanti la littérature, la poésie, la peinture, la sculpture, la musique, la chanson, la danse, le théâtre, le cinéma et même l'architecture. L'islamisme c'est l'antithèse de la civilisation. Comme l'a si bien dit Wafaa Sultan lors de sa célèbre prestation sur Al Jazirah, les civilisations ne se font pas la guerre, elles font plutôt de l'émulation et elles s'enrichissent mutuellement.Les pays musulmans eux-mêmes commencent à se plaindre de la vague islamiste qui déferle sur eux. Quand du jour au lendemain des parents fanatisés envahissent les écoles pour demander l'interdiction des cours de dessin, de chant, de biologie, d'histoire etc. quand des petites filles de sept ans se rendent à l'école portant le niqab qui ne laisse qu'une fente pour les yeux, quand les professeurs se disent incapables de reconnaître leurs élèves de sexe féminin, quand l'imam responsable de l'éducation coranique se montre impuissant devant cette montée de la folie fondamentaliste, c'est que le problème est plus que sérieux, il s'apparente à une forme de folie collective. Et le plus grave est que cette folie n'atteint pas des gens sans instructions mais des professionnels, médecins, avocats, ingénieurs, enseignant, entrepreneurs etc.Surtout n'allons pas croire que nous sommes à l'abri de ces folies, nous y sommes déjà, nous pouvons compter sur un délai moyen d'un ou de deux ans avant de les voir se propager chez nous. Qui aurait cru il y à peine 20 ans que l'on verrait des burqas et des niqabs en plein centre de Montréal? Le combat contre l'islamisme est un combat pour la civilisation, c'est en même temps un combat pour notre vie!Helios d'AlexandrieM P Hilout
6 Janvier 200815:14
Mohamed Pascal Hilout critique la « laïcité ouverte » vue par Daniel Weinstock, conseiller de Bouchard-Taylor
@ Monsieur Thys
Vous m'avez posé une question délicate mais je vais tenter d'y répondre de façon spirituelle ; du moins je l'espère.Si l'on devait soigner tous les intoxiqués de l'islam archaïque, je ne crois pas qu'il y aurait suffisamment d'institutions pour les admettre.Si l'on devait se limiter à celles et ceux frôlant l'overdose, je crois qu'il y aura surpopulation dans ces établissements.Alors limitons-nous aux cas d'extrême urgence !Redevenons sérieux !De part le monde, les pays musulmans reproduisent la même éducation qui ne laisse aucune place à la liberté de critiquer ni la religion ni les régimes en place. Tous les régimes musulmans se sont donné comme mission de défendre les « valeurs authentiques de l’identité nationale », traduisez : « coran et Mahomet ». Les deux béquilles de tous ces éclopés régimes. Le seul espoir ne peut venir que des pays démocratiques où nous avons commencé à toucher au saint des saints, là où nous musulmans avons bien mal depuis des siècles, et à briser les chaînes totalement rouillées que nos ancêtres nous ont léguées.Mais encore faut-il qu’il y ait des femmes et des hommes libres en Occident pour nous soutenir et dire non aux diktats provenant du Moyen-Orient, des autres pays musulmans ou tout simplement de nos coreligionnaires ici présents, en Occident.Vive la liberté, vive la dissidence et vive résistance !En France au moins, je sais qu’il y en a.Mais s’il n’y a que des Weinstock comme pilotes chez nos amis canadiens, ils sont mal barrés, je le vois d'ici !Qu'en est-il de la Belgique ?Helios d'Alexandrie
5 Janvier 200813:57
Mohamed Pascal Hilout critique la « laïcité ouverte » vue par Daniel Weinstock, conseiller de Bouchard-Taylor
Michel Thys met le doigt sur un sujet important: la place des valeurs de l'humanisme laïque dans la formation morale des enfants.
Malheureusement la dernière chose que nos professeurs cherchent à enseigner c'est comment réfléchir par soi-même et comment préserver sa propre indépendance d'esprit, autrement dit l'esprit critique. Par les cours d'enseignement des religions on se propose d'apprendre aux élèves à respecter les différents systèmes religieux, c'est donc l'esprit de tolérance que l'on cherche à développer. C'est louable en soi mais nettement insuffisant. Tolérance ne doit pas être synonyme d'interdiction de penser et de critiquer.L'humanisme laïque est le pire ennemi de l'islamisme, c'est pourquoi il est violemment combattu par ce dernier, il n'est donc pas étonnant qu'il brille par son absence dans les programmes scolaires. Cependant l'avenir de notre société et la préservation de nos valeurs dépendent principalement de l'instauration de l'humanisme laïque comme dénominateur commun pour tous les citoyens. Cela implique forcément le confinement des religions à la stricte sphère spirituelle.Il n'y a donc pas de place à l'islamisme dans nos sociétés. Bouchard Taylor Weinstock et compagnie ne l'ont pas encore compris!Helios d'AlexandrieKasteli
5 Janvier 200813:11
Mohamed Pascal Hilout critique la « laïcité ouverte » vue par Daniel Weinstock, conseiller de Bouchard-Taylor
Comment la laïcité pourra-t-il composer avec l'islam dont la vision du monde s'incrit clairement et sans équivoque dans le coran ou dans n'importe quelle encyclopédie comme celle d'encarta ( http://fr.encarta.msn.com) qui dit ceci et encore là c'est sûrement très édulcorée au "politiquement correct" de l'autocensure:
6.2 L’islam et les sociétés non musulmanes 6.2. 1 La relation aux autres religions Les musulmans n’ont généralement pas cherché à établir un dialogue fort avec les représentants des autres religions. Ce n’est que récemment que les autorités musulmanes ont engagé un dialogue avec des représentants du christianisme et du judaïsme, reconnus dans l’islam comme les deux autres religions du « Livre ».La tradition islamique possède une règlementation précise pour les communautés musulmane, juive et chrétienne. En effet, l’islam divise théoriquement le monde en trois zones distinctes : dâr al-islâm (« la Maison de l’islam »), dâr al-sulh (« la Maison de la Paix », territoires non musulmans ayant conclu une trêve avec l’islam) et dâr al-harb (« la Maison de la Guerre », le reste du monde). Il distingue également trois catégories d’individus : les musulmans, les « gens du Livre » (ahl al-kitâb, détenteurs de l’Écriture) et les infidèles (kâfir, pluriel kâfirûn, c’est-à-dire les non croyants). Si, à l’origine, l’expression « gens du Livre » ne désignait que les juifs et les chrétiens, elle a par la suite été étendue à d’autres communautés monothéistes (par exemple, aux adeptes du zoroastrisme).Historiquement, en terre d’islam (dâr al-islâm), les « gens du Livre » doivent se soumettre à l’autorité politique musulmane, ce qui leur permet de conserver leur foi et de pratiquer librement leur culte ; ils bénéficient d’un contrat de protection leur offrant le statut d’« hôtes protégés » (dhimmi), mais doivent payer un impôt de capitation (la jizya) rappelant leur situation d’infériorité juridique et financière. Pour ce qui est des non croyants, c’est-à-dire ceux que les musulmans ne reconnaissent pas comme « gens du Livre », ils doivent en principe se convertir à l’islam ou être réduits en esclavage. Cependant, cette loi a rarement été appliquée. Un converti à l’islam ne peut renoncer à sa nouvelle religion, qu’il soit un dhimmi ou un païen, car c’est un péché mortel que d’abandonner l’islam, même pour une religion dont la révélation est reconnue. Il n’en demeure pas moins que, si la religion a règlementé le statut de chaque individu au sein des terres islamiques, rien n’a été prévu pour les musulmans vivant hors du domaine de l’islam.6.2. 2 Le cas particulier du djihad Le terme djihad, généralement traduit par « guerre sainte », désigne la lutte pour atteindre l’objectif islamique qui consiste à « réformer la Terre », ce qui peut comprendre l’usage de la force si nécessaire. Cependant, l’objectif prescrit du djihad n’est pas une expansion territoriale ou la conversion forcée des peuples à l’islam, mais l’hypothèse d’une puissance politique destinée à mettre en vigueur les principes de l’islam grâce à des institutions publiques. Le concept du djihad a néanmoins été employé par certains dirigeants médiévaux musulmans pour justifier des guerres déclarées par pures visées politiques. Progressivement cependant, le djihad a été interprété en termes plus défensifs qu’offensifs. Il n’en demeure pas moins qu’à partir du xxe siècle, le concept du djihad a inspiré une frange de la communauté musulmane dans son combat contre l’influence occidentale.________________________________________Bon...en tant qu'athée au patrimoine chrétien au quel je tiens...l'islam va me foutre dans la catégorie des kouffars, donc, condamnée à l'islamisation de force ou à l'esclavage.
L'Islam chez nous, vu sous cet angle là...non merci. La laïcité à la mode islamiquement correct, c'est de l'arnaque et franchement, ça fait peur.
11:09
Mohamed Pascal Hilout critique la « laïcité ouverte » vue par Daniel Weinstock, conseiller de Bouchard-Taylor
Monsieur Mohamed
L' islam n'est pas une religion mais un dogme totalitaire qui n' admet pas la concurence religieuse ou autre.Si pour avoir le droit de vivre couché ,je dois me convertir aux idées d' un fou de D.ieu,je préfére mourir debour de toute façon c'estq ue réserve vos coreligionnaires aux non musulmans.L( islam n'est pas soluble dans le monde moderne car venue d' un autre âge celui de le barbarie.grandpas du califat d' El Pharous
Helios d'Alexandrie
4 Janvier 200821:35