Vendredi 19 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 13 Mars 2010

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La finance islamique est une arnaque

10 Janvier 2008

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Selon Timur Kuran, alors titulaire de la chaire « King Faisal Professor of Islamic Thought and Culture » de l’Université de Californie du Sud, l’économie islamique a échoué dans ses 3 objectifs : abolir l’intérêt, engendrer l’égalité économique et établir une éthique commerciale supérieure.

Sciences économiques islamiques ? par Daniel Pipes

Sans que le monde extérieur en prenne vraiment conscience, une quantité d’argent importante et en croissance rapide est gérée aujourd’hui suivant la loi islamique, la charia. Selon une étude, «à la fin 2005, plus de 300 institutions de plus de 65 juridictions géraient des actifs d’une valeur globale de l’ordre de 700 milliards à un billion de dollars d’une manière compatible avec la charia».

L’économie islamique prend une ampleur de plus en plus incontournable grâce à une profusion de portefeuilles d’exportateurs de pétrole et une multiplication d’instruments financiers islamiques (tels que des emprunts sans intérêts et des obligations sukuk). Mais à quoi rime tout cela ? Les instruments conformes à la charia peuvent-ils concurrencer l’ordre financier international ? L’instauration d’un régime économique islamique va-t-il vraiment de pair, comme l’affirme un enthousiaste, avec la fin de l’injustice grâce à «l’intervention de l’État pour le bien de tous»?

Pour comprendre ce système, le meilleur point de départ est Islam and Mammon, un brillant ouvrage que Timur Kuran a écrit alors qu’il occupait (paradoxalement, vu le soutien saoudien à l’économie islamique) la chaire «King Faisal Professor of Islamic Thought and Culture» (pensée et culture islamiques) de l’université de Californie du Sud.

Kuran, qui enseigne actuellement à Duke University, estime que l’économie islamique ne remonte pas à Mahomet, qu’elle est une «tradition inventée» qui a émergé en Inde,
dans les années 1940. La notion de discipline des sciences économiques «qui serait clairement et ouvertement islamique est très récente». Il y a encore un siècle, même les plus savants des Musulmans auraient été interloqués par l’«économie islamique».

L’idée a été forgée à l’origine par un intellectuel islamiste, Abul Ala Maududi (1903-79), pour qui l’économie islamique servait de moyen vers de nombreuses fins: minimiser les relations avec les non-Musulmans, renforcer le sentiment collectif d’identité musulmane, étendre l’Islam dans un nouveau domaine d’activité humaine et moderniser sans occidentaliser.

Les sciences économiques islamiques ont pris leur essor en tant que discipline universitaire vers la moitié des années 1960. Elles ont bénéficié d’un élan institutionnel pendant le boom pétrolier des années 1970, lorsque les Saoudiens et d’autres Musulmans exportateurs de pétrole, qui entraient alors pour la première fois en possession de fortes sommes d’argent, ont apporté un «vaste soutien» au projet.

Les partisans de l’économie islamique avancent deux propositions fondamentales: que le système capitaliste a échoué et que l’Islam fournit la solution. Pour évaluer cette dernière assertion, Kuran se penche avec beaucoup d’attention sur le fonctionnement concret de l’économie islamique et sur ses trois principales affirmations, à savoir qu’elle abolit l’intérêt sur l’argent, qu’elle engendre l’égalité économique et qu’elle établit une éthique commerciale supérieure. Sa conclusion est qu’elle échoue totalement à ces trois niveaux.

«Nulle part l’intérêt n’a disparu des transactions économiques et l’islamisation économique ne bénéficie nulle part d’un soutien massif». Les opérations exotiques et complexes de participation aux pertes et profits comme ijara, mudaraba, murabaha et musharaka font toutes intervenir des paiements d’intérêts déguisés. En fait, les banques qui se prétendent islamiques «ressemblent davantage aux autres instituts financiers modernes qu’à un quelconque héritage de l’Islam». Bref, il n’y a pratiquement rien d’islamique dans les pratiques bancaires islamiques – ce qui explique en grande partie pourquoi Citibank et d’autres grandes banques occidentales détiennent des dépôts conformes à l’Islam beaucoup plus considérables que les banques spécifiquement islamiques.

L’ambition de réduire les inégalités en imposant la zakat n’a réussi «nulle part». Kuran estime que cet impôt «ne génère pas nécessairement un transfert de ressources vers les pauvres et peut même en fait conduire à un transfert de ressources négatif pour eux». Pire encore, en Malaisie, l’imposition de la zakat, supposée aider les pauvres, semble plutôt servir de «prétexte fort commode pour promouvoir des objectifs islamiques et pour enrichir les responsables religieux».

«Le nouvel accent porté sur la morale économique n’a eu aucun impact sensible sur les comportements économiques». Ceci en raison du fait que, comme dans le socialisme, «certains éléments du programme économique islamique sont contraires à la nature humaine».

Kuran rejette la notion même de sciences économiques islamiques. «Il n’existe pas de manière spécifiquement islamique de construire un bateau, de défendre un territoire, de guérir une épidémie ou de faire des prévisions météorologiques», alors pourquoi l’argent ? Il conclut que l’importance de l’économie islamique réside non pas dans l’économie, mais dans l’identité et la religion. Ce projet «a promu la propagation de courants de pensées antimodernes (…) dans l’ensemble du monde islamique. Il a aussi favorisé la formation d’un milieu encourageant le militantisme islamiste».

En fait, l’économie islamique contribue à l’instabilité économique mondiale en «empêchant les réformes sociales et institutionnelles nécessaires à un développement économique sain». Ainsi, si les Musulmans avaient bel et bien l’interdiction de verser et de facturer des intérêts, ils seraient relégués «dans la marge de l’économie internationale.»

Bref, l’économie islamique ne fournit qu’une contribution insignifiante aux sciences économiques, mais elle constitue un important et pernicieux danger politique.

Source : Sciences économiques islamiques ? par Daniel Pipes, Association francophone d’études du Moyen-Orient, afemo.fr, le 26 septembre 2007 http://www.afemo.fr/002.008.001.htm


Lire aussi:

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Golfe persique - Des millions provenant des rançons de la piraterie sont blanchis dans des banques islamiques


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Commentaires

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6 commentaires

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bachir le quebecois

11 Janvier 2008
21:53

echec du capitalisme

La finance islamique est une alternative

je voudrais dire que contrairement à ce que ce texte afirme ; la gestion de l'argent qui est le nerf de la vie humaine a été bien expliquer dans le coran et les hadiths du prophéte mohamed (saws) et sur cela ont été basé les transactions monétaires depuis le début de l'islam et les mécanismes des banques islamiques sont basées sur ces législations.et voici quelques exemples:notre prophéte a dit« Maudit le mangeur des intérêts [pratiquant], qui les fait générées, celui qui les écrits [dans un contrat] et leurs deux témoins. Et dit ils sont semblables ». dans le saint coran ( Tout ce que vous donnerez à usure pour augmenter vos biens au dépend des biens d'autrui ne les accroît pas auprès d'Allah, mais ce que vous donnez comme Zakat, tout en cherchant la Face d'Allah (Sa satisfaction)... Ceux-là verront [leurs récompenses] multipliées ).aussi dans le coran« Ceux qui mangent [pratiquent] de l'intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu'ils disent: ‹Le commerce est tout à fait comme l'intérêt› Alors qu'Allah a rendu licite le commerce, et illicite l'intérêt. Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu'il a acquis auparavant; et son affaire dépend d'Allah. Mais quiconque récidive... alors les voilà, les gens du Feu! Ils y demeureront éternellement ». dans un autre verset du coran (Ô croyants! Craignez Dieu; et renoncez au reliquat de l'intérêt usuraire, si vous êtes croyants.

Et si vous ne le faites pas, alors recevez l'annonce d'une guerre de la part de Dieu et de Son messager.

Et si vous vous repentez, vous aurez vos capitaux. Vous ne léserez personne, et vous ne serez point lésés.) merci


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Helios d'Alexandrie

12 Janvier 2008
18:00

La finance islamique est une alternative

Pour les islamistes tout intérêt, même minuscule est usuraire, par conséquent il faut prêter sans intérêt autrement on devient transgresseur de la loi d'Allah. Cette loi ne repose pas sur le gros bon sens ou sur la coutume et encore moins sur les données de la science économique, c'est une sorte de règle immuable inadaptée même à l'époque où elle a été promulguée, et comme elle est d'origine divine les musulmans n'ont pas le droit d'en discuter le bien-fondé et encore moins de la contester, ils ont juste l'obligation d'en faire l'apologie même si elle leur complique l'existence.

Mais c'est quoi au juste l'intérêt? Pour ceux qui ne le savent pas encore, il s'agit simplement du loyer de l'argent. Mahomet du temps où il était chamelier au service de Khadijah, a eu l'occasion de prêter des chameaux qu'elle possédait à d'autres commerçants, il percevait pour elle un loyer. Il aurait pu aussi leur prêter de l'argent pour qu'ils s'achètent des chameaux et percevoir de l'intérêt sur le prêt. Dans les deux cas il y a location d'une ressource ou d'une denrée pour un temps déterminé. La transaction se fait entre parties consentantes, en privé et sans interférence d'une tierce personne.

Mais voilà qu'Allah et son fondé de pouvoir viennent s'interposer entre les parties, en effet il était difficile pour Mahomet, habitué à prélever sa part du butin et de toutes les transactions commerciales, d'imposer une taxe sur l'intérêt perçu, tout un pan lucratif de l'économie lui échappait en quelque sorte et c'est pourquoi les prêts avec intérêt ont été interdits.

Si l'objectif de Mahomet avait été de protéger les débiteurs des créanciers cupides et des usuriers, il aurait pu légiférer pour interdire les taux usuraires en fixant par exemple un taux maximum à ne pas dépasser, mais telle n'était pas sa préoccupation. Contrôler de près les transactions commerciales pour tirer sa part des bénéfices lui permettait de s'enrichir et de financer le jihad, source inépuisable de butin.

Alors les musulmans se sont soumis aux règles, cependant le contexte dans lequel elles ont été imposées a tôt fait de disparaître, les arabes ont conquis un vaste empire où les transactions commerciales devaient se poursuivre et s'amplifier nécessitant ainsi l'utilisation d'une monnaie abondante inspirant la confiance. L'empire musulman dans les faits n'a fait que poursuivre le même système économique hérité de l'empire sassanide qu'il a détruit et de l'empire byzantin qu'il a partiellement conquis, le prêt d'argent s'est poursuivi ainsi que les paiements d'intérêt, cependant pour se conformer à la lettre de la loi divine des subterfuges ont été inventés permettant aux musulmans d'empocher de l'intérêt sans apparaître comme transgresseurs de la loi. L'exemple le plus courant étant d'accompagner tout prêt d'argent d'un simulacre de vente: Omar prête à Hussein 5000 dinars pour une durée de 6 mois, au bout de cette période Hussein rendra à Omar les 5000 dinars plus un intérêt de 500 dinars, pour bien masquer la transaction Hussein, au moment où il reçoit le prêt fait don à Omar d'une esclave, à l'échéance du prêt il rendra à Omar ses 5000 dinars et rachètera l'esclave pour la somme de 500 dinars.

Les musulmans dans ce cas ont fait preuve d'astuce et se sont arrangés pour contourner l'interdit, comme pour le mariage temporaire qui leur permet de forniquer allègrement ce n'est pas l'intention qui compte mais l'observance littérale des prescriptions coraniques. Il y a un terme pour décrire cet état d'esprit et ce type de comportement: l'hypocrisie.

Helios d'Alexandrie

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La finance islamique est une alternative

Votre intervention souffle de haine et d'incompréhensibilité élargie au domaine de la bêtise.

Je fais une mémoire sur les banques Islamiques et je t'enverrai bien une copie pour que tu puisses apprendre de façon normale et ne pas inventer une logique sans fondements.Cela ne s'appel pas de l'hypocrisie mais:la mythomanie.

Pour les lecteurs avisés et voulant un discours constructif, je les invite à faire un balayage de ressources mises en ligne et c'est à vous de juger!aussi le livre de l'édition d'organisation qu'on peut trouver sur :
http://www.amazon.fr/LIslam-monde-affaires-Lachemi-Siagh/dp/2708129392

Merci!

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Marc Lebuis

1 Mars 2008
13:20

La finance islamique est une alternative

Rabie,

Si vous aviez effectivement lus les articles,,, Il y a une quantité de ressources objectives..

Marc

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Joyeux

12 Mai 2008
10:53

La finance islamique est une alternative

Je suis dans l'immobilier et je suis un usager de l'intérêt comme consommateur, je commence à le mettre en question tranquillement face aux ravages de l'usure et l'usage de l'intérêt auprès des consommateurs, des pme-pmi et des états finalement. Je rappelle si l'économie actuelle est si adaptée aux moins fortunés, on l'aurait su. Je précise que le Brésil comme certains pays en voie de développement, a décidé de ne plus payer les intérêts tout simplement et ne rembourser que le capital, les brésiliens ne sont pas des islamistes à mon sens, en tous les cas pas encore!

J'examine les substituts aux systèmes d'usure et je me rends compte que des alternatives existent au Usery-Free ailleurs, comme la suédoise de : http://jak.se/

Donc l'effet négatif de l'usure n'est pas à démonter et les alternatives ne sont pas que islamiques ou islamisantes.

Cependant, je lisais votre article pour comprendre en quoi la finance islamique est une supercherie comme insinuait l'intervenant, hélas, je suis resté sur ma faim à savoir, Mr Kuran, n'a pas rassasié ma curiosité à savoir, en quoi cette finance émergeante, est problématique, il a glissé vers une analyse stérile de remettre en cause sa spécificité sans pour autant en décrire les mécanismes ni offrir une alternative à celle-ci. Plus encore, la pertinence de l'article en soit est à remettre en cause, si la perfection du système actuel est confirmée, comment explique-t’on la quête de d'autres alternatives? J'entrevoie encore une fois une attitude dénigrante vis-à-vis de te ce que produire les pays émergeants ou en voie de l'être. Je rappelle que le père du microcrédit(donc petite-usure), qui, par une quête de justice sociale, lui a t’on rigolé à la face quand il a suggéré ce système...

Il faut être critique des ses pratiques pour peut être entrevoir des solutions. L'honnêteté intellectuelle veut qu'un article commence par le soutien des idées que nous critiquons et finir par une impasse pour proposer des idées différentes, nous en sommes loin dans cet artcile.

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Marc Lebuis

12 Mai 2008
12:06

La finance islamique est une alternative

Joyeux,

Normalement je ne poste pas les commentaires qui démontrent que le commentateur n'a pas lu l'article en question.........

Votre commentaires démontre que vous n'avez réellement pas lu l'article et je vous cite:

«je suis un usager de l’intérêt comme consommateur, je commence à le mettre en question tranquillement face aux ravages de l’usure et l’usage de l’intérêt auprès des consommateurs, des pme-pmi et des états finalement.»

C'est pourtant exactement ce que l'article de Tom Kuran démontre... Je tiens à rappeler à nos lecteurs pourquoi les conclusions de Tom Kuran sont étonnantes et importantes:

1) Il est titulaire de la chaire « King Faisal Professor of Islamic Thought and Culture » de l’Université de Californie du Sud

2) Timur Kuran a écrit son livre «Islam and Mammon» alors qu’il occupait (paradoxalement, vu le soutien saoudien à l’économie islamique) le titre de titulaire de la chaire financé par la royauté saoudienne....En d'autre mots Joyeux, ce sont les saoudiens qui mettent de l'avant la charia bancaire et la finance islamique de part le monde...

2) À la demande des saoudiens, il fait une étude sur la viabilité du système bancaire islamique et sa conclusion est :que l’économie islamique a échoué dans ses 3 objectifs :

1- abolir l’intérêt,

2- engendrer l’égalité économique

3- et afin d'établir une éthique commerciale supérieure.

Joyeux, vous rapportez les mérites de votre réflexion sur votre croyances et vos «constatations» alors que Kuran démontrent dans son «ouvrage» et par des «faits» qui sont tout le contraire de ce que vous nous témoignez.

Vous dite:

«Mr Kuran, n’a pas rassasié ma curiosité à savoir, en quoi cette finance émergeante, est problématique, il a glissé vers une analyse stérile de remettre en cause sa spécificité sans pour autant en décrire les mécanismes ni offrir une alternative à celle-ci.»

Nous avons rapportez la conclusion de son étude. Allez vous la procurez et lisez la !

Voici donc la conclusion de son étude, qui je tiens à vous le souligner, ne peut vous rassasier mais bien plutôt répondre aux point que vous soulevez: «cette finance émergeante, est problématique»

Voici l'extrait de l'article et les propos de Kuran qui vous concerne:

Les partisans de l’économie islamique avancent deux propositions fondamentales : que le système capitaliste a échoué et que l’Islam fournit la solution. Pour évaluer cette dernière assertion, Kuran se penche avec beaucoup d’attention sur le fonctionnement concret de l’économie islamique et sur ses trois principales affirmations, à savoir qu’elle abolit l’intérêt sur l’argent, qu’elle engendre l’égalité économique et qu’elle établit une éthique commerciale supérieure. Sa conclusion est qu’elle échoue totalement à ces trois niveaux.

« Nulle part l’intérêt n’a disparu des transactions économiques et l’islamisation économique ne bénéficie nulle part d’un soutien massif ». Les opérations exotiques et complexes de participation aux pertes et profits comme ijara, mudaraba, murabaha et musharaka font toutes intervenir des paiements d’intérêts déguisés. En fait, les banques qui se prétendent islamiques « ressemblent davantage aux autres instituts financiers modernes qu’à un quelconque héritage de l’Islam ». Bref, il n’y a pratiquement rien d’islamique dans les pratiques bancaires islamiques – ce qui explique en grande partie pourquoi Citibank et d’autres grandes banques occidentales détiennent des dépôts conformes à l’Islam beaucoup plus considérables que les banques spécifiquement islamiques.

L’ambition de réduire les inégalités en imposant la zakat n’a réussi « nulle part ». Kuran estime que cet impôt « ne génère pas nécessairement un transfert de ressources vers les pauvres et peut même en fait conduire à un transfert de ressources négatif pour eux ». Pire encore, en Malaisie, l’imposition de la zakat, supposée aider les pauvres, semble plutôt servir de « prétexte fort commode pour promouvoir des objectifs islamiques et pour enrichir les responsables religieux ».

« Le nouvel accent porté sur la morale économique n’a eu aucun impact sensible sur les comportements économiques ». Ceci en raison du fait que, comme dans le socialisme, « certains éléments du programme économique islamique sont contraires à la nature humaine ».

Kuran rejette la notion même de sciences économiques islamiques. « Il n’existe pas de manière spécifiquement islamique de construire un bateau, de défendre un territoire, de guérir une épidémie ou de faire des prévisions météorologiques », alors pourquoi l’argent ? Il conclut que l’importance de l’économie islamique réside non pas dans l’économie, mais dans l’identité et la religion. Ce projet « a promu la propagation de courants de pensées antimodernes (…) dans l’ensemble du monde islamique. Il a aussi favorisé la formation d’un milieu encourageant le militantisme islamiste ».

Lisez donc son ouvrage et faites vos propres conclusions:

Marc

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