Vendredi 19 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 13 Mars 2010

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Pourquoi les sociétés arabes sont-elles opposées aux droits de l’Homme?

19 Janvier 2008 par Annie Lessard, Marc Lebuis

Mots clés:

Le poète tunisien Basit bin Hassan, ancien président de l'Institut arabe pour les droits de l'homme à Tunis, passe en revue les formes d'opposition aux droits de l'homme dans la société arabe et analyse le rôle que cette opposition joue à entraver le développement d'une culture des droits de l'homme.

Nous traduisons la version anglaise des extraits de l’article de Basit bin Hassan (26 novembre 2007) affiché sur le site libéral www.alawan.com (et traduit en anglais par Memri). Pourquoi y a-t-il opposition aux droits de l’Homme dans la société arabe?

Le discours dominant lance des invectives au concept des droits de l'homme – le présentant comme une conspiration pour saper notre identité

Le degré de compréhension des sociétés arabes envers la notion de « droits humains » est déroutant. Chaque fois que le discours arabe s’approche de l'acceptation de nouveaux concepts des droits humains qui annoncent la liberté et l'égalité, il rencontre immédiatement un barrage de suspicion et de doute quant à l'intérêt pratique de ces concepts et à l'étendue de leur enracinement dans notre identité culturelle.
Ce n'est que pour de courts instants dans l'histoire arabe que le discours sur la libération a été inspiré par les concepts des droits de l'homme. Ce discours est apparu brièvement dans le cadre des débats entourant la renaissance arabe au sein des mouvements de libération nationale anti-coloniale, et durant la période où des organisations arabes des droits de l'homme se sont formées et développées.

Cependant, dans tous les autres temps, le concept des droits de l'homme a été sévèrement attaqué par de nombreux courants politiques et dans différents écrits - non seulement conservateurs mais aussi progressistes. Cela a créé beaucoup de confusion concernant le concept et l'a rendu encore plus difficile à saisir pour les Arabes.

Les Arabes qui ont attaqué la notion des droits de l'homme ont soulevé deux questions: le double standard que les colonialistes et impérialistes hégémoniques des pays occidentaux emploient dans la mise en œuvre des droits de l'homme, et l’apparente contradiction entre les valeurs universelles incarnées par ce concept et la « spécificité » de nos sociétés ...

Alors que la critique de la notion de droits de l'homme s’est accrue dans les sociétés arabes, elle a dans le même temps été utilisée pour étayer notre demande de libération de régimes tyranniques et dans notre lutte contre la corruption, la pauvreté, la marginalisation, la discrimination, et l'occupation.

Maintenant nous sommes confrontés à une situation étrange. D'une part, notre société exige avec force la participation politique, la démocratie, la répartition équitable des ressources, et la restauration de la notion de l'État civil, ce qui favorise le bien-être individuel et collectif et reconnaît le droit des citoyens à des services de santé et d'éducation de qualité. Mais d'autre part, le discours politique et culturel dominant lance des invectives à la notion de droits de l'homme, présentés comme un complot visant à saper notre identité et notre stabilité. Alors, que voulons-nous exactement?

Le discours dominant chez nous a l'habitude de blâmer les « autres » -hégémoniques et tyranniques - pour nos malheurs, pour la laideur qui nous entoure, pour notre vacuité culturelle, et pour nos problèmes. Il nous acquitte de toute responsabilité pour nos tragédies grâce au dualisme de l’«autre» -maléfique - et de «nous» - victimes innocentes. ... Cette perspective sur les droits de l'homme découle de ce dualisme naïf qui cache un profond désir - conscient ou inconscient - de marginaliser la question des droits de l'homme et de la dissocier de la question de la liberté.


Voici une revue des principaux doutes évoqués dans le monde arabe en ce qui concerne la notion de droits de l'homme:

La société arabe n'a pas la maturité nécessaire pour les droits de l'homme

C'est l'argument auquel ont fréquemment recours diverses forces politiques, économiques et morales dans la société, qui croient que certains «peuples» sont, par nature, incapables de comprendre et de mettre en oeuvre l'auto-libération, ou de vivre selon les principes démocratiques et de prendre part à la prise de décisions. Cette opinion repose sur une perception de la population comme des enfants, des mineurs avec un retard de croissance des capacités intellectuelles et qui sont incapables de s'élever par leurs propres efforts et de changer leur destin. Le public est une masse de gens passivement en attente d'un sauveur qui va définir leurs rôles sociaux pour eux et leur accorder le confort matériel.

Ces forces, qui prétendent que les gens sont génétiquement incapables de se libérer eux-mêmes et de relever le défi des droits de l'homme, sont les mêmes forces qui invoquent la valeur et la maturité du peuple quand il s'agit de défendre la souveraineté nationale contre des «menaces extérieures», ou d'assurer leur vote dans les élections qui perpétuent l'autocratie.

Beaucoup de gens ont intériorisé ce dédain dans une sorte de racisme contre eux-mêmes et en sont venus à se croire eux-mêmes incapables de relever les défis des droits de l'homme - puisque leur nature humaine serait incompatible avec les valeurs des droits de l'homme. Ils se voient eux-mêmes comme un peuple qui ne peut vivre que dans un état de soumission à un sauveur (c'est-à-dire un leader dont ils pensent qu’il va les conduire à la rédemption).


L'approche sélective des droits de l'homme

Ceux qui adoptent cette approche soutiennent qu’il y a certains droits dont notre société est incapable de jouir, vu que notre « spécificité » n'est pas conciliable avec l’ensemble des droits de l'homme - vus comme un seul système indissociable. Ils croient que les gouvernements de nos pays sont capables d'honorer certaines obligations figurant dans les conventions internationales sur les droits de l'homme, alors qu’il y a d’autres obligations qu’ils sont incapables d'honorer en raison de notre «spécificité culturelle».


Cependant, nous voyons que cette spécificité n'est invoquée que lorsqu'il y a une nécessité de justifier les violations des droits des femmes et des minorités, ainsi que d’autres groupes vulnérables ou marginalisés. De même, cette spécificité n’est invoquée que lorsque les gouvernements réagissent aux rapports nationaux et internationaux exposant la violation du droit de participer au processus politique et aux activités civiles et syndicales, ainsi que les violations de la liberté d'opinion, d'expression, de pensée et de religion.

Cette approche « sélective » a transformé la question de la spécificité culturelle en une arme qui est brandie seulement quand il y a un débat, d’un caractère local ou universel, sur des questions telles que les droits des femmes, la violence contre les femmes, les droits sexuels, les soins postnatals, les droits des enfants, les droits des réfugiés et les droits des minorités religieuses et ethniques.

L'Orient et l’Occident sont essentiellement différents

L’axe central de cette approche est l'idée fondamentale que les droits de l'homme sont nés en Occident et sont ancrés dans le patrimoine de l'Occident depuis des temps immémoriaux; ils ne peuvent donc pas être appropriés pour tous les temps et tous les lieux. Les partisans de cette approche croient que l'homme occidental est doté d'un caractère particulier et essentiel qui fait que son acceptation de l'idée des droits humains découle de son existence même.

Cette vision essentialiste de l'autre conduit, à la fin, à une conception des droits de l'homme comme une idée abstraite dont la forme n'est pas soumise à l'évolution historique, ni à des tensions conceptuelles et à des luttes théoriques entre différentes écoles de pensée philosophiques, politiques et juridiques.

Cette approche méconnaît délibérément le fait que les droits de l'homme sont nés et se sont développés dans des sociétés occidentales qui ont langui pendant des siècles sous la tyrannie politique et absolutiste, privées des libertés religieuses, et engagées dans des guerres et des conflits sectaires sanglants.

Mettre les droits de l'homme en question parce qu'ils sont d’origine «occidentale» a conduit à leur rejet total par ceux qui suivent cette approche, avec la conviction que l'autorité religieuse peut fournir des réponses claires et définitives et des solutions aux problèmes de l'homme, et que, pour construire une société idéale, il suffit de revenir aux sources islamiques et à ses principes fondamentaux.

Cette démarche, qui a aidé la folie fondamentaliste à bourgeonner dans notre culture politique avec toute sa violence matérielle et spirituelle, a créé une réalité sans ambiguïté dans laquelle un fossé vaste et infranchissable sépare les droits de l'homme occidentaux, qui sont étrangers à notre civilisation, de l’islam ahistorique qui n'aurait besoin que d'être réintégré dans sa sainteté absolue pour que la oumma atteigne le bonheur. Cette approche, qui s’est infiltrée dans notre culture politique et notre discours éducatif et religieux, a créé des générations d'Arabes qui rêvent de paradis perdus et sont incapables de chercher des solutions à leurs problèmes en dehors de modèles cognitifs absolus.


Opposition pseudo-intellectuelle aux droits de l'homme

Cette façon de remettre en cause les droits de l'homme regroupe de multiples écrivains, des intellectuels, des philosophes et des experts juridiques. Ce qui est remarquable au sujet de la position de ces personnes remettant en cause l'universalité des droits de l'homme, c'est leur appel à un cadre de référence moderniste. Ainsi, ils ne se lassent pas de répéter que leur point de vue découle des principales sources de la pensée moderne sur l'État, l'individu, et la société civile laïque.

Néanmoins, quand il s'agit des droits de l'homme, ils sont prompts à utiliser toute position les remettant en cause - comme si les droits de l'homme étaient des sortes de corps étrangers provenant de l'extérieur du cadre idéologique moderne ou postmoderne. Le fait qu'ils aient recours à un vaste arsenal de connaissances dans le but d'imposer leurs brillantes opinions pseudo-intellectuelles a confondu encore davantage notre approche de la notion de droits de l'homme, approfondissant la mauvaise compréhension de son origine et de son développement.

L'illusion promulguée par cette approche pseudo-intellectuelle est que les droits de l'homme universels sont une notion absolue, extraite à partir d'un processus ontologique qui transcende le lieu et le temps. Il s'ensuit que ce concept s'intègre dans une seule vision de l’homme - à savoir celui qui est apparu en même temps que l’école de pensée du «droit naturel» adoptée dans les Déclarations des droits de l'homme et du citoyen en France en 1789.

Cette vision réductrice domine les quelques œuvres écrites en arabe sur la question des droits de l'homme. Toutefois, elle a engendré une confusion historique fondamentale, en faisant des sources de la notion des droits de l'homme le monopole de l'héritage libéral occidental et en inculquant dans la conscience populaire une opposition aux droits de l'homme fondée sur l'hypothèse selon laquelle ils servent exclusivement une vision occidentale de l’homme.

Ces formes de scepticisme en ce qui concerne les droits de l'homme ont rendu ce concept étranger à nos sociétés

Toutes ces formes de scepticisme en ce qui concerne les droits de l'homme ont contribué à rendre ce concept étranger à nos sociétés, et ont rendu plus difficile la construction d'une culture politique qui soit capable d'inclure dans son champ d'application des concepts tels que la citoyenneté, la liberté, l'égalité et la justice sociale. Cela a conduit à des problèmes supplémentaires qui ne sont pas moins dangereux pour la culture politique de nos sociétés. La discussion sur les droits de l'homme a été réduite à des fantasmes abstraits sur les origines occidentales des droits de l'homme, l'ampleur de leur enracinement dans notre culture, et la mesure du danger qu'ils font peser sur notre identité et notre cadre de référence religieux.

En dépit de la pluralité des droits de l'homme et de leurs sources - et malgré la difficulté de leur mise en oeuvre dans certains cas - ils restent un outil historique et éthique dans le processus politique, et un moyen d'enrichir ce processus avec les notions de citoyenneté et de justice sociale. Les droits de l'homme ont imprimé sur la pratique politique des valeurs et des principes tels que l'égalité, la liberté, la justice et l'honneur, les purgeant de l'utilitarisme barbare qui consume à la fois les individus et les pays.

La culture de douter de la notion de droits de l'homme l'a supprimée de la sphère du pouvoir historique et éthique de l’homme, et l’a rendue suspecte aux yeux du peuple.


Voir aussi sur notre site:


L’Organisation de la conférence islamique annonce une « Charte islamique des droits de l’Homme »

La Charte islamique des droits de l’Homme va-t-elle l’emporter sur la Déclaration universelle des droits de l’Homme ?

L’islamisme une idéologie totalitaire

La violence contre les femmes est nécessaire pour préserver la culture musulmane au Yémen

Régression tragique de la condition des femmes dans les pays arabes

Nettoyage ethnique en terre d’islam– Aujourd’hui l’orient, demain l’Europe et l’Amérique

Égypte- Les coptes chrétiens craignent la montée de l’islam radical

Source: Tunisian Progressive Basit bin Hasan: Why There's Opposition to Human Rights in Arab Society, Memri Special Dispatch Series, le 11 janvier 2008


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3 commentaires

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Helios d'Alexandrie

19 Janvier 2008
12:16

Pourquoi les sociétés arabes sont-elles opposées aux droits de l’Homme?

Point de vue à la fois objectif et désabusé sur les "fondements intellectuels" de la répression en terre d'islam.

La "Nahda" (renaissance) des sociétés arabo-musulmanes n'aura été, tout compte fait, qu'une simple "fausse-couche" où les régimes pseudo-laïques ont joué le rôle "d'avorteurs", aidés en cela par le gratin intellectuel musulman. Ils ont ainsi pavé la voie à la tyrannie islamiste.

Mais ces intellectuels musulmans n'auraient pas été aussi loin dans la négation des droits humains s'ils n'avaient pas été soutenus par l'intelligentsia bien-pensante de l'occident, laquelle dénonçait toute critique de l'oppression en terre d'islam comme émanant d'un désir colonialiste d'hégémonie.

Et c'est ainsi que la boucle a été bouclée, les intellectuels de tous bords sous prétexte de s'opposer à l'impérialisme occidental contribuent à enfoncer les sociétés musulmanes dans l'obscurantisme qui prévalait avant la colonisation.

Helios d'Alexandrie


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Tromso

20 Février 2008
15:17

Pourquoi les sociétés arabes sont-elles opposées aux droits de l’Homme?

Voici des extraits d`une analyse psychologique et sociologique du juriste francais Raymond Charles. Cette analyse réalisée en Afrique du Nord dans les années cinquante a le mérite d`une grande qualité d`observation et d`analyse même si elle peut être crue et dure quelquefois. Le mérite de cette analyse est de poser en toute clarté le grave problème de l`Islam, celui d`une coexistence entre le profane et le sacré.

(Partie 1)

1. On n`imagine pas les ruses déployées par les orientaux, même après des années d`intimité, pour dépister une sympathie qui leur parait toujours suspecte.

2. L`homme musulman contient, masque entièrement ses réactions, sous le traumatisme infligé par l`approche de l`infidèle. (Contact avec le non-musulman)

3. Fermer le Discours de la Méthode (Descartes) et renoncer a analyser suivant les procédés occidentaux pour suivre le fil du raisonnement musulman.

4. Le musulman répugne a dénuder son corps, a courtiser publiquement une femme.

5. La coutume de l`hospitalité envers l`étranger de passage vient de la peur que son hôte ne soit un envoyer d`Allah ou encore un sorcier. il faut le traiter le mieux possible pour éviter une vengeance.

6. Le musulman est dominé par le mysticisme

7. Le musulman relève socialement de l`Oumma (communauté mère), organisation ou inorganisation totalitaire et militante de la communauté islamique hors de laquelle il n`y a pas de salut politique, social, familial ou individuel.

8. Le rôle du collectif demeure prépondérant dans l`Islam: la subordination de l`individu a l`Oumma, celle du droit a l`ijma (consensus des docteurs de la foi).

9. L`attrait du Jihad (guerre sainte) persiste dans la conscience musulmane qui caresse cet idéal d`une conquête du monde infidèle. Rien d`étonnant a ce que cette institution ait conservé son prestige, puisqu`elle permet a l`appétit de rapine de se déchaîner son de pieux prétexte, et aux miséreux d`obtenir de l`or et des femmes. On sait que mourir dans Jihad doit être l`espoir suprême de tout bon musulman car un tel sacrifice assure l`accès immédiat aux joies du Paradis: aussi, dans leurs crises de xénophobie les croyants se laissent-ils aller avec entrain a cette oeuvre pie que constitue la massacre ou l`assassinat individuel de non-musulmans.

10. Le Chrétien et le Juif sont voués au rôle d`accusés: dieu est leur juge permanent dans un monde infecté par le péché. Ils doivent sans cesse s`interroger, se torturer sur ses fautes réelles et imaginaires, l`islam est par contre une religion optimiste et hédoniste, ayant admit l`ordre éternel ou tout est accompli a l`avance, et accepté en parfaite dépendance, le serviteur d`Allah est délivré de l`angoisse. Ne point connaître par eux-mêmes le levain du bien et du mal n`empêche pas les musulmans de connaître un séjour paisible ici bas.

11. La morale coranique est relative et un acte condamnable peut devenir autorisé ou même obligatoire dans certain cas et est responsable de la cruauté des musulmans. Le meurtre devient licite et est même recommandé quand il s`agit d`infidèles en cas de guerre sainte; pour l`accomplir, on égorgera l`adversaire comme on sacrifie une bête en faisant l`hommage a Allah. De nombreuse victimes de la guerre d`Algérie ont eu la trachée, leu deux veines jugulaires et la carotide tranchées au couteau. Les mutilations a vif ou post mortem, du nez, de la lèvre supérieure et des oreilles ne procède pas du même rite mais sont un souvenir du temps ou l`amputation du nez était la peine de justice pour infamie, ou servait a préserver les femmes vertueuses de l`approche des conquérants. L`émasculation qui transforme l`homme semblable au corps de la femme, cet être inférieur, est pratiqué et considéré comme la pire des humiliations a infliger.

12. La notion de liberté individuelle n`existe pas comme celle que l`on connaît en Occident. On pourrait définir la notion de liberté du musulman comme “ l`indépendance de l`homme vis a vis ses semblables, dans les limites des lois édictées par le Coran”. Le problème qu`elle implique est donc social.

13. Que pauvreté maladie, malchance s`abattent sur un musulman, son humeur tendra a rester égale. Une si belle impassibilité avantage les souffrants, mais elle atténue chez tous le sens des responsabilité, et durcit la sensibilité en indifférence, ce fatalisme caractérise l`ame musulmane.

14. Les infidèles sont simplement tolérés dans le Dar el Islam (pays musulmans) dans leur vies et leur biens: ce sont des morts civils en sursis dont la fonction est d`oeuvrer au profit de la communauté musulmane, et de jouir ni de la liberté, ni de l`égalité, ni de la fraternité, propre au musulman.

15. Théocratie sans clergé, la communauté (Oumma) n`est pas une église, et le croyant n`est guidé par aucun magistère spirituel. A l`école coranique, il répète sans comprendre le sens des versets du Livre. Tout cela n`incite guère le croyant a réfléchir sur sa foi. L`intransigeance dans l`observation des rites favorisera son penchant pour le fanatisme qu`aggravera une susceptibilité prompte a taxer d`atteinte a l`Islam tout ce qui n`intéresserait ici que le profane.

16. Le musulman a la conscience d`être le peuple élu et d`être séparé des autres humains qui ne sont qu`égarement, impureté, souillure. Les Gens du Livre (Chrétiens et Juifs) se verront traités de façon variable selon leurs comportement a l`égard des conquérants musulmans et d`après l`humeur de ceux-ci.

17. Très sensible a l`attrait doré de l`argent, le musulman reste fastueux par ostentation pour tenir leurs rangs, ils se ruineront en fête et en cadeaux.

18. Ainsi, sa soif d`explication inhérente a tout être humain, le musulman la trompera par le recours a des causes surnaturelles. D`ou la cristallisation de la paresse spirituelle, une crédulité et une absence de sens critique qui permette aux fables les plus outrancières de trouver crédit. Une survivance qui pousse les individualités moutonnières a s`unir sous la houlette d`un berger dont il faut suivre l`exemple.

19. Le musulman n`adopte pas ne nuance, il ne discutera pas le crédo qui lui est dicté, il accepte ou il rejette en bloc.

20. L`affectivité native se rehausse chez le musulman de la conviction que sa qualité d`élue appelé a être le témoin, le combattant et peut-être le martyr d`Allah lui confère une supériorité sur tout les autres hommes inféodés a d`autres dieux. Un tel préjugé, indéracinable est l`envers du scepticisme de l`Occidental incompréhensible pour l`Oriental convaincu que l`Occident est un abîme d`impiété, d`immoralité et de scandale.

21. Mais quel fossé infranchissable entre l`Oumma islamique et notre notion de Chrétienté! Sans doute toutes les deux se fondent-elle sur un bien religieux: mais tandis que la communauté chrétienne transcende le territoire sur lequel elle s`édifie, la communauté musulmane, meme dans sa forme idéale, est la seule nation qui est le plein droit d`exister ici-bas. Le Fiqh n`a t`il pas décidé que les hommes libres sont citoyens de l`Oumma dans quelque patrie qu`il se trouve et qu`il doit exercer toutes les charges civiles, juridiques et religieuses propres a la Cité musulmane.

22. En réalité, le monde musulman est une société close jusqu`a l`hermétisme dont l`assise principale est moins l`évidence d`une révélation que l`impuissance a nouer des liens extérieurs. A la bienveillance universelle du bouddhisme, a la soif chrétienne du dialogue, l`Islam oppose l`incapacité congénitale a supporter autrui.

23. Tout abandon de l`Oumma sera sévèrement réprimé, l`apostasie (abandon de la religion musulmane) entraînant la peine de mort avec confiscation des biens.

24. Si un musulman peut épouser une chrétienne (une pauvre femme de faire trébucher la foi maritale), une musulmane a la défense absolue de marier un non-musulman.

25. La vie privée elle-même relève de l`ordre public des qu`un droit de Allah se trouve en jeu.

26. Le devoir de chacun est de dénoncé devant la charia les infractions de la loi religieuse (l`adultère vrai ou supposé de la voisine par exemple): les jeunes musulmans qui a Alger pourchassent en les lapidant les petites bonnes qui inconsciente ont mangées un croissant dans la rue pendant la période du Ramadan, font oeuvre méritoire aux yeux des honnêtes citoyens.

27. Le rêve nostalgique et le destin intime des musulmans est de travailler a l`établissement d`un État coranique.

28. Dans l`Occident chrétien, l`égalité se fonde au premier chef sur la valeur attribuée a chaque homme, notamment en ce qui concerne la liberté. Or, pour l`Islam, tous les croyants sont égaux devant la Loi (charia) et elle a pour source le nivellement absolu des fidèles devant Allah.

29. Pourquoi l`esclavage serait-il honteusement répudié puisqu`il est une institution reconnue par le Coran?

30. Rien de commun entre le vicaire de Jésus et celui de Mahomet, le premier étant chargé d`une mission spirituelle sur la Terre, le deuxième devant défendre la religion et gouverner le monde en tant que chef temporel.

31. Alors que le chrétien distingue ce qui appartient a Dieu et ce qui appartient a César, il y a blocage en Islam, des valeurs spirituelles et temporelles.

32. Autorité et pouvoir se confondent d`ailleurs aux yeux des musulmans. Des les premiers siècles de l`Islam, le contrôle politique fut aux mains de gouvernements séculiers auxquels les populations se soumettaient car la tyrannie est préférable a l`anarchie.

33. L`Islam est une solidarité tempérée par l`anarchie.

34. En fait, le pouvoir et l`autorité intimement mêlés, se sont souvent, en Islam, concentré sur la tête du plus fort. De la cette tendance populaire a révérer la puissance. La bonté, la pitié apparaissent en terre d`Islam comme des preuves de faiblesse ou d`incapacité et la bienveillance, la générosité ne suffisent pas a gagner le musulman si elle ne s`appui pas sur la supériorité matérielle, indice de la faveur divine.

35. Ni méthode, ni plan, ni budget, l`impôt assimilé a la razzia (au vol). On tue parce qu`on est fort, on a pas de raison a donner et la population n`en demande pas. Le pouvoir n`a pas de moralité, il vient de Allah. Tous , alors fuient la politique pour éviter les dangers.

36. La démocratie musulmane? - La parité politique des citoyens musulmans ne peut que se référer au statut commun octroyé par Allah, une telle égalité politique se trouvera sans cesse a osciller entre une pure revendication idéale, et l`acceptation résignée de régimes autocratiques soumis a la loi de la nécessité.

37. Nul régime n`est donc aussi peu démocratique (au sens occidental) que l`Islam: nos structures législatives et politiques, nos formations sociales sont rêveries interdites qui bafoueraient l`idéal sacré. La société islamique est réglée par des lois d`émanation divine tandis que les autres sociétés le sont par des lois d`émanations humaines.

38. L`inorganisation politique de l`Oumma est due a la notion d`approche directe de Dieu par l`homme lequel se dirigera par ses seuls efforts, sans passer par d`inutiles intermédiaires (scribes, prêtres). Avec un pareil système, l`unité de direction devient une fiction.

39. Gouverner c`est prévoir, or l`imprévoyance règne en maîtresse en Islam, les souverains laissant généralement leurs sujets croupir dans une effarante misère, même dans les zones pétrolières ou les milliard sont dilapidés par quelques princes au lieu de servir a l`amélioration du niveau de vie.

40. L`ordre politique des grandes collectivités est un fluide agencement de groupes et de sous-groupes, scindés en tribus, elles-mêmes composées de fractions, subdivisées en sous-fractions comprenant quelques familles. Ils ne se représente que sous l`égide de la consanguinité ou d`un pseudo cousinage.


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Tromso

8 Mars 2008
13:40

Pourquoi les sociétés arabes sont-elles opposées aux droits de l’Homme?

Suite et fin des observations de Raymond Charles en Afrique du Nord sur la vie des musulmans. Nous pouvons constater a chaque jour a travers les médias et déclarations des groupes musulmans que les observations de Charles étaient justes et que les principes fondamentaux de cette religion tuent la liberté et la démocratie, la libre pensée et nous enfonce vers le totalitarisme....


41. La hantise du massacre est une des causes de la morphologie urbaine de l`Orient.

42. Pour le musulman le Dar el Islam ( zone ou l`islam domine) est synonyme de Dar al Adl (terre de justice). L`obédience aux lois coraniques (charia) instituant les droits de Allah aura priorité sur les droits de l`homme. Cette notion de statut de justice sans cesse prôné marque toute la psychologie des peuples musulmans et c`est la une opposition irréductible avec nos systèmes occidentaux. En islam ce ne sont pas les moeurs qui font la loi mais la loi qui fait les moeurs.

43. C`est donc chez le musulman une conviction intuitive qu`au maintien global de la loi musulmane (charia) est lié le sort même de l`Islam.

44. La charia dont l`étude constitue la science du fiqh est un fouillis qui a pour fin de régler jusqu`a l`infime détail, l`existence du croyant au sein de l`oumma.

45. La loi ne se souci guère de différencier rituel, droit et morale et il n`est aucune correspondance nécessaire entre l`obligatoire et le valable, l`interdit et le nul: pareille autonomie catégorique décontenance nos habitudes mentales et ce compartimentage reflète bien l`atomisme caractéristique de la mentalité arabe.

46. La famille chez le musulman est une cohésion beaucoup plus étendue que chez nous: c`est le clan. Elle repose sur l`autorité du chef de famille qui garde sous sa coupe les descendants, célibataires, mariés, polygames, leurs épouses et leurs enfants.

47. Les musulmans vivants en Occident devront subir douloureusement deux tensions opposées: un rappel tyrannique de conformisme et un attrait pour la liberté intellectuelle, ce fruit savoureux mais défendu.

48. Le musulman a envers l`Occident un sentiment d`attirance et de répulsion, de la jalousie inspirée par le spectacle d`une pourriture enviable autant que dangereuse dont le contact est a retrancher, mais encore plus a fuir.

49. Religion citadine, l`Islam a considéré comme servile le travail de la terre.

50. La force, n`a pas cessé pour le musulman d`être le signe de Dieu (Allah).


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