Vendredi 30 Juillet 2010 | Dernière mise à jour: 29 Juillet 2010
Articles
Analyse
Comment on devient djihadiste - le combat existentiel contre l'Occident
6 Février 2008 par Helios d'AlexandrieMots clés:
Poursuivant son analyse de la psychologie du djihadiste et de l’idéologie qui l’anime, notre collaborateur Helios d’Alexandrie parle de la guerre que livrent les islamistes à l’Occident, qui, par excès de tolérance et de rectitude politique, risque d’être totalement désarmé et, sans le savoir, bien engagé sur le chemin de la capitulation. Lisez et relisez son texte, qui fait la synthèse du message que nous véhiculons sur le site. Réveillons-nous, soyons islamolucides! - Marc Lebuis
*****************************
Comment on devient dhjiadiste, par Helios d'AlexandrieDans un article précédent intitulé Comment on devient islamiste j'ai démontré à partir du témoignage de Tawfik Hamid, un ancien djihadiste, comment la peur de l'enfer constitue la base de l'islamisation des esprits. Dans le présent article je me propose d'aller plus loin en analysant la mentalité djihadiste, ou comment l'islamiste qui se consacre au djihad réussit à surmonter cette peur de l'enfer. Je me propose également d'exposer les fondements théologiques du djihad que les islamistes mènent contre l'occident et d'examiner la démarche des musulmans modernistes qui s'opposent à l'interprétation littérale du coran.
La mentalité djihadiste, ou la peur de l’enferCette peur de l'enfer qui hante les musulmans, le jeune islamiste ne peut la surmonter tout seul, il a besoin d'une aide extérieure, elle lui est fournie par les organisations djihadistes qui souvent cachent leurs intentions sous les dehors de la «daawa», soit le prosélytisme ou la propagation de la religion. Paradoxalement les prêcheurs djihadistes commencent par exacerber la peur dans le cœur des étudiants, ils parlent abondamment de l'enfer qui attend ceux qui n'observent pas les obligations et les interdits de l'islam: «Ils nous ont mis en garde contre les punitions qui nous attendaient après la mort si l’on ne suivait pas strictement l’islam, et ont été efficaces dans la promotion de l’islamisme parmi beaucoup d’étudiants, y compris moi».
La peur ainsi inculquée sert trois objectifs. Le premier accroître l'observance religieuse des étudiants, le second assurer la domination du groupe djihadiste, le troisième imposer le programme islamiste dans les domaines social et culturel: «Jamaah Islamiyah, une fois devenu influent, a interdit les manifestations sociales comme écouter de la musique, qu’ils considéraient comme non islamique. Les étudiantes ont été séparées, elles n'ont pas été autorisées à s'asseoir avec les hommes. Les étudiants avaient peur de défier les décrets hostiles du groupe...» Finalement, le groupe djihadiste réussit à contrôler les étudiants par la peur de la damnation et par celle que lui-même inspire.
Mais ce pouvoir sur les esprits serait moins affirmé s'il n'était appuyé par un pouvoir d'intimidation contre tous ceux qui s'aviseraient de contester le groupe djihadiste. La première cible de l'intimidation, le corps professoral en commençant par ses maillons les plus vulnérables, les professeurs chrétiens - ces derniers sont l'objet de provocations suivies d'attaques sous forme de pamphlets et de plaintes: «...ils ont attaqué un professeur d’anatomie, le Dr Edward, parce qu’il a demandé aux dirigeants de Jamaah de mettre fin à leur sermon quotidien obligatoire afin qu’il puisse commencer son cours d’anatomie». On peut facilement imaginer le prêcheur étirer volontairement son sermon et le ponctuant d'attaques contre les incroyants, cherchant à provoquer le professeur impatient de donner son cours. La réaction du professeur chrétien donne invariablement au prêcheur le prétexte tant attendu pour dénoncer les «ennemis de l'islam engagés par l'Université». Inutile de souligner que cette façon de procéder a été par la suite transplantée mais en l'adaptant en occident. Elle consiste à abuser de la tolérance des gens et face à leur réaction, les accuser de racisme et d'islamophobie.
Ce pouvoir se manifeste aussi par la capacité de l'organisation à obtenir de l'Université qu'elle réponde favorablement à ses demandes: «Jamaah a construit une petite salle de prière dans notre école de médecine qui, plus tard, est devenue une mosquée avec une bibliothèque associée...» Le même scénario a été reproduit dans les universités canadiennes.
Le contrôle sur le terrain étant assuré, l'organisation djihadiste s'évertue à recruter parmi les étudiants ceux qui lui paraissent susceptibles de se joindre au djihad violent. Il est important de souligner le caractère totalitaire de l'organisation calqué sur le modèle du califat: «Muchtar était dans sa quatrième année, et la Jamaah lui avait donné le titre d’émir (prince ou calife)...» Dans les faits, le titre grandiloquent d'émir ne désigne pas un haut dirigeant. Celui qui le porte n'est qu'un chef local qui exécute les ordres et qui s'occupe surtout de recrutement. Pour se maintenir et prendre de l'expansion, le pouvoir totalitaire s'exerce et se transmet de haut en bas. Chaque niveau intermédiaire se voit confier un pouvoir absolu sur les niveaux inférieurs. L'idéologie djihadiste ne se prive pas de flatter l'ego des exécutants. Celui qui se voit octroyer le titre d'émir (prince) ne ménagera pas son zèle et ne sera pas enclin à se dégager du contrôle qu'exercent sur lui les échelons supérieurs. En retour il exercera un pouvoir équivalent dans le secteur qui lui est confié. Ce pouvoir, faut-il le mentionner, est exercé au nom d'Allah et de l'islam, procurant à celui qui le détient une légitimité et une autorité incontestables.
Surmonter la peur de l’enferAyant inculqué solidement la peur, le djihadisme offre à ses adhérents la possibilité de s'en libérer. La peur est ressentie par celui qui risque à tout moment d'être transgresseur et ainsi mériter l'enfer. L'observance stricte n'offre qu'une garantie précaire, le démon se montre toujours très habile et induit invariablement les gens à transgresser. Seuls les djihadistes et ceux qui les appuient activement se trouvent à l'abri de la damnation: «Je me suis senti de plus en plus à l’aise avec la mort parce que je croyais que je vaincrais les infidèles de la terre ou profiterais du paradis dans l’au-delà». Défendre la cause d'Allah ou combattre dans le sentier d'Allah donne un sauf-conduit au paradis. Dixit Mahomet: «le paradis se trouve à l'ombre des épées!» Le djihadiste par conséquent fait cause commune avec Allah, il en devient en quelque sorte l'instrument: «Ce ne sont pas vous qui les avez tués, c'est Allah qui les a tués (coran, VIII. 17).»
J'ouvre ici une parenthèse. Les islamistes, qu'ils empruntent la violence ou utilisent d'autres moyens, s'assurent d'interpréter correctement la parole d'Allah et de suivre de très près l'exemple de Mahomet. Ils ne manquent pas de faire un parallèle entre l'époque qui a vu la naissance de l'islam et la nôtre. La faiblesse actuelle des pays musulmans et leur sous-développement ne sont pas sans rappeler la condition des tribus arabes avant Mahomet. L'islam a été l'élément déterminant dans l'unification des forces tribales permettant aux arabes de se lancer à la conquête du monde civilisé. Les islamistes ont acquis la conviction que les mêmes causes produiront les mêmes effets: l'unification des pays musulmans sous la bannière de l'islam salafiste permettra la conquête du monde industrialisé. Faute de répondre positivement au défi de la civilisation, les islamistes n'ont d'autres choix que de s'employer à la détruire.
Réaliser l’unité des combattants de l’islamCette préoccupation de réaliser l'unité des musulmans pour assurer le triomphe de l'islam s'exprime de différentes façons. La création de forums internationaux réservés aux états et aux organisations islamiques (l'équivalent n'existe pas pour les autre religions), le front commun que les états et les organisations islamiques présentent à l'ONU et dans d'autres instances, et jusqu'aux réactions de colère bien orchestrées contre les caricatures danoises et les propos du Pape. L'islamisme «non-violent» et que d'aucuns qualifient de modéré joue un rôle de premier plan dans la mise sur pied et la coordination des différentes activités. Le djihadisme, en apparence, n'est pas associé aux mesures non-violentes visant à faire avancer la cause de l'islam, mais il en profite et les complète. La littérature extrémiste est facilement accessible dans tous les centres culturels islamiques et dans toutes les madrasas liées aux mosquées, le djihadisme y est présent pour prêcher et recruter. En fouillant un peu il est aisé d'établir un lien entre les organisations qui représentent les musulmans en occident et le djihad.Les organisations djihadistes s'emploient à assurer l'unité des combattants de l'islam: «Mais avant que les prières aient commencé, les participants étaient tenus de se tenir épaules à épaules et pied à pied. Le leader religieux, Mohammed Omar, a personnellement vérifié notre disposition pendant 15 minutes pour s’assurer qu’il n’y avait pas d’écarts entre nos épaules ou nos pieds. La raison de cet exercice est devenue évidente quand Omar a récité le verset suivant : « Allah aime ceux qui combattent pour Sa Cause en ordre serré, tel un édifice » (Coran, 61:4).» Ici le leader religieux établit un lien sans équivoque entre la prière et le combat, les jeunes rassemblés pour la prière en commun évoquent une armée rangée en bataille. Fondements théologiques du djihadLes islamistes s'appuient constamment sur les textes, ils se font un point d'honneur de démontrer que leurs actions s'accordent parfaitement avec l'esprit et la lettre du coran et des hadiths. La guerre sainte déclarée par Mahomet constitue le prototype et l'exemple à suivre pour toutes les guerres saintes, partant les islamistes rejettent la «contextualisation» des versets coraniques. L'islam salafiste est littéralement l'imitation des ancêtres, c'est l'islam des origines sans cesse réactualisé.
EndoctrinementBien avant l'entraînement au combat, la recrue doit traverser avec succès l'étape de l'endoctrinement et du conditionnement mental. Au terme de cette phase importante, le jeune devra ressembler à un musulman du temps du prophète ou du moins à l'image que les salafistes se font des musulmans de cette époque. «Après quelques mois d’écoute des sermons belliqueux de la Jamaah et de lectures qu’ils m’ont recommandé, ma personnalité a été complètement transformée. J’ai commencé à faire pousser ma barbe. J’ai arrêté de sourire et de raconter des histoires drôles. J’ai adopté un regard grave en tout temps et suis devenu très critique envers les autres». L'aspirant djihadiste doit renoncer à tous les plaisirs, réprimer ses émotions et ses pulsions sexuelles, il doit s'interdire de parler aux femmes et doit rejeter sa propre culture. Cette «ascèse» ne vise pas à le détacher des «biens terrestres» pour le rapprocher du «divin». Le djihadisme n'est pas une discipline contemplative, elle sert plutôt à lui procurer un sentiment intoxiquant de supériorité morale dont l'effet direct est de l'éloigner de ses amis et connaissances. Il en résulte un isolement social en dehors du cercle restreint de l'organisation islamique.
L'entreprise de fanatisation (je devrais plutôt dire djihadisation) est tellement efficace qu'il devient pratiquement impossible de déprogrammer un djihadiste. En tant que soldat d'Allah prêt au sacrifice et à la récompense suprême (les houris (vierges) du paradis), il est insensible à la persuasion et à la raison: «Je me suis senti de plus en plus à l’aise avec la mort parce que je croyais que je vaincrai les infidèles de la terre ou profiterai du paradis dans l’au-delà. Le djihad contre les non-musulmans m’a semblé une situation gagnant-gagnant. Les versets suivants, cités couramment par les membres Jamaah, validaient mon devoir de mourir pour Allah : « En vérité, Allah a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis, en vue de défendre Sa Cause : tuer et se faire tuer. Le paradis est la promesse d’Allah pour eux » (Coran, 9:111»). L'endoctrinement parvient à rendre inopérants l'instinct de conservation et l'attachement aux êtres et aux choses, c'est pourquoi une fois sorti du moule le djihadiste est fin prêt pour opérer soit en groupe soit en solitaire. Le syndrome du djihad spontané qui se manifeste ici et là est la conséquence de cet endoctrinement désormais accessible à tous via internet. «Une des réalisations importantes de Zawahiri a été de personnaliser le djihad – de l’avoir transformé d’une responsabilité de la oumma, la communauté islamique, en un devoir des individus musulmans». Désormais, les individus s'affranchissent des limites imposées par la nationalité et la langue, ils échappent au contrôle des autorités religieuses de leur propre pays, ils se laissent guider par la seule doctrine de l'islam salafiste.
IntimidationL'islamisme offre ce paradoxe surprenant d'un mouvement voué à la fois au prosélytisme et à l'excommunication. Les islamistes se vantent d'islamiser massivement et de convertir, d'autre part ils déplorent que la grande masse des musulmans vive dans l'ignorance de l'islam et ne se plie à ses obligations que sous la contrainte. Pour eux, il ne s'agit pas de musulmans mais d'hypocrites ou d'hérétiques bien pire que les incroyants, c'est ainsi que les musulmans sont devenus les principales victimes des attentats. N'est musulman que celui qui se plie scrupuleusement aux normes édictées par les textes fondateurs. C'est pourquoi, parallèlement à la daawa (la propagande religieuse outrancière) ils font usage du Takfir, soit le pouvoir de déclarer «Kafir» ou «mourtad» (apostat) tout musulman qui, par parole action ou omission, dévie de l'orthodoxie dont ils se sont constitués les défenseurs et les arbitres. Déclarer qu'un homme est un apostat c'est le transformer en cible, répandre son sang devient halal. «Je n’ai pas été autorisé à remettre en question un quelconque enseignement établi de l’idéologie salafiste. Les salafistes considèrent toute critique des textes islamiques comme redda (apostasie) passible de la peine de mort et de la damnation éternelle. La crainte de telles punitions sévères dissuade aussi la plupart des autres musulmans de critiquer l’enseignement salafiste.» Cette crainte affecte également les non-musulmans en occident, désormais nul ne peut critiquer l'islam sans risquer sa réputation, sa carrière ou sa vie.Le djihadiste vient de l’élite
Les leaders djihadistes sous des dehors affables nourrissent de profonds sentiments de colère et de haine à l'égard de la civilisation occidentale. Il n'est pas étonnant qu'ils viennent majoritairement de milieux aisés. Ben Laden et El Zawahri, les patrons d'Al Qaeda, sont bien représentatifs de ce phénomène. Voilà comment El Zawahri harangue les recrues: «Il fut l’un des plus féroces orateurs que j’aie jamais entendu... Il plaidait pour la domination islamique totale, nous exhortant à poursuivre le djihad contre les non-musulmans et à les soumettre à la charia. Son discours nous a inspiré à nous engager dans la guerre contre les infidèles, les ennemis d’Allah. Il condamnait particulièrement l'occident pour la liberté des femmes. Il détestait le fait que les femmes occidentales soient autorisées à porter ce qui leur plaît, à travailler et à avoir les mêmes opportunités que les hommes...»
Contrairement à l'opinion entretenue par la gauche, le djihadisme n'a rien à voir avec la pauvreté du tiers-monde et encore moins avec le néo-colonialisme. Il s'agit d'un mouvement généreusement financé qui regroupe des gens faisant partie des élites. Ceux qui conçoivent, financent et organisent les attentats d'envergure possèdent des compétences dans plusieurs domaines et la capacité de créer des réseaux internationaux. Leur statut social leur permet bien souvent de se mouvoir sans éveiller de soupçons et de bénéficier de certaines relations utiles. Le djihadiste a donc certains points communs avec ses victimes, mais ils servent à alimenter sa haine plutôt qu'à l'atténuer. La profonde incompatibilité de l'islam avec la civilisation occidentale et l'impossibilité pour l'islam de se réformer sans s'autodétruire ne laissent aux djihadistes qu'une seule option, la guerre totale: «notre objectif ultime était de détruire les États-Unis - le plus grand symbole de la liberté des infidèles».
La haine de la liberté D'où vient que les islamistes haïssent autant la liberté et pourquoi est-elle incompatible avec l'islam? Évoquons tout d'abord la doctrine de la prédestination. Elle imprègne le coran et les hadiths, tout est décidé d'avance par Allah, son omniscience et sa toute puissance ne laissent aucune place au libre arbitre ou aux choix individuels: «Rien ne nous arrivera, en dehors de ce qu'Allah a écrit pour nous» (coran IX, 51), «Allah guide qui il veut et il égare qui il veut...» (coran, XIV, 4), partant l'homme n'est pas libre, il n'est pas, selon l'expression arabe, «moukhayar» (en position de choisir) mais plutôt «moussayar» (conduit par en haut ou téléguidé). Quand l'occident fait un tel éloge et une telle promotion de la liberté individuelle, il ne se contente pas de blasphémer, il induit les musulmans en tentation en suscitant chez eux le goût de la liberté. Le musulman est celui qui se soumet aux décrets d'Allah, non celui qui adhère librement et volontairement. Si liberté individuelle il y a, elle ne doit servir qu'à accepter de se soumettre et à convaincre les autres d'agir de même. La liberté ne peut en aucun cas être invoquée pour se soustraire à l'islam ou à ses obligations, la seule liberté possible est donc unidirectionnelle.
Mais le blasphème de l'occident ne se limite pas à la liberté individuelle, il s'élargit à la notion de droits humains et à celle encore plus subversive de démocratie. Le concept de droits inaliénables et intrinsèques à l'homme place l'individu en position centrale par rapport à la société et à l'État. La démocratie quant à elle accorde la souveraineté au peuple, c'est à dire à l'ensemble des individus. Ces deux concepts ne laissent aucune place à la religion dans les affaires publiques, elle est par conséquent reléguée à la sphère privée et ses compétences se limitent au champ spirituel. En somme les droits humains et la démocratie ne se conçoivent que dans la laïcité. Pour les islamistes, il appartient à Allah d'accorder des droits et d'imposer des lois aux humains. La théocratie est le seul système de gouvernement acceptable. L'individu, par le fait qu'il est soumis à Allah, a l'obligation de se conformer au mode d'organisation qu'il a décrété. Les droits de l'homme et la démocratie sont par conséquent antinomiques à l'islam, d'où l'hostilité extrême des islamistes.
L'islam authentique est incompatible avec la liberté individuelle, la démocratie et les droits de l'homme. Il ne peut les inclure sans se défaire de pans entiers de son dogme et sans se fragiliser à l'extrême, c'est pourquoi les musulmans modernistes ont adopté à l'égard de leur religion des positions intenables. Face aux islamistes, ils ne peuvent les défendre à l'aide d'arguments convaincants s'appuyant sur les textes fondateurs. À bien des égards, les islamistes sont plus conséquents à l'égard de leur religion que les musulmans soufis laïques ou modernistes: «Ces points de vue (ceux des soufis) n’étaient toutefois pas fondés sur l’eschatologie islamique rigoureuse, ni sur une analyse objective des livres religieux. Ils incarnaient tout simplement une perception souhaitée de l’islam. Mes parents laïques proposaient la même perspective de tolérance, insistant sur le fait que l’islam est une religion de paix. Mais pour moi, les deux réponses ne sont pas satisfaisantes car elles souffrent du même problème - elles ne sont pas théologiquement fondées. Ma difficulté n’a pas été résolue, et j’ai continué à vivre avec un dilemme complexe».
Les musulmans modernistesLe musulman qui veut, selon Abdel Wahab Meddeb, se libérer de la «malédiction» de l'extrémisme et de la violence, a le choix, soit de mettre au rancart une grande partie du contenu révélé, soit de le réinterpréter sans toutefois espérer gagner contre les islamistes. L'opinion selon laquelle «la compréhension des versets violents serait précisée le jour du jugement» équivaut à une suspension d'opinion ou à un refus de prendre position, elle laisse le champ libre à l'interprétation littérale des islamistes. Une autre attitude plus positive mais nettement plus risquée consiste à imiter l'exemple de Tawfik Hamid: «Je me suis finalement appuyé sur les idées des coranistes (musulmans qui ne reconnaissent que le coran et qui rejettent les hadiths) pour développer une nouvelle compréhension du coran qui soit compatible avec les valeurs des droits de l'homme et de la modernité». Cependant il ne se fait pas d'illusions: «Ces doctrines (salafistes) ne sont pas sorties de leur contexte, comme le prétendent beaucoup d’apologistes de l’islam : elles sont au cœur de la foi et de l’éthique de millions de musulmans, et sont actuellement enseignées dans le cadre du programme standard dans de nombreux systèmes d’éducation islamique dans le Moyen-Orient aussi bien qu'en occident». Dans l'enseignement religieux, l'emphase est souvent mise sur les passages du coran les plus haineux: « Dis : Voulez-vous que je vous indique la pire des sanctions auprès d’Allah ? C’est celle qui est réservée à ceux qu’Allah a maudits, à ceux qui ont encouru Sa colère et dont Il fait des singes et des porcs (les juifs et les chrétiens), et à ceux qui adorent des idoles ! Voilà ceux qui sont voués au plus misérable des destins, ceux qui sont les plus éloignés du droit chemin ! » (Coran, 5 : 60) Les musulmans modernistes ne sont pas nombreux, ils reçoivent très peu de soutien et sont la cible des islamistes qui usent abondamment contre eux de l'arme du Takfir (l'accusation d'apostasie), ...«Mahmoud Mohamed Taha a par la suite été assassiné au Soudan par des interprètes de la doctrine salafiste, pour le délit d’apostasie parce que son enseignement heurtait le leur.» Dans cette course à obstacle les modernistes partent avec un lourd handicap "Il est regrettable et désastreux que les fondements théologiques du salafisme soient à la fois puissants et répandus dans des librairies islamiques traditionnelles et approuvées. Ces textes enseignent, en outre, que les versets ultérieurs et plus violents du Coran abrogent les passages précédents plus pacifiques. En outre, il n’existe pas un seul manuel scolaire islamique approuvé qui contredit ou qui fournit une alternative aux passages que j’ai cités. Il est donc devenu clair pour moi que l’idéologie salafiste est largement responsable du soi-disant « choc des civilisations ». Face à l'avancée islamiste dotée de moyens et de ressources inépuisables provenant de l'Arabie Saoudite et des ayatollahs iraniens, la résistance moderniste est peu outillée et ne retient pas l'attention des politiciens ni celle des médias en occident.
Combat existentiel : résistance ou capitulation?Tawfik Hamid, comme d'ailleurs Irshad Manji et bien d'autres, n'a pas renoncé à l'islam, il a emprunté une troisième voie entre islamisme et apostasie. Ayant connu l'extrémisme islamique de l'intérieur, il est bien placé pour nous avertir de ses dangers: "le salafisme prive les jeunes musulmans de leur âme, il retourne les communautés occidentales contre eux, et il peut aboutir à la guerre civile quand les musulmans tenteront d'appliquer la charia dans leur pays d'accueil." Les relativistes pour qui toutes les cultures se valent, les politiciens qui ne pensent qu'à se faire élire, les journalistes qui ont peur de dire la vérité et les intellectuels adeptes de la cécité volontaire s'entendent pour nier le problème. Face à des islamistes menant contre la civilisation un combat existentiel, ils refusent de reconnaître la réalité de la guerre qui leur est déclarée, ils se montrent ainsi déconnectés de la réalité, totalement désarmés et, sans le savoir, bien engagés sur le chemin de la capitulation.par Helios d'Alexandrie
Voir aussi sur notre site:Développement psychologique d’un djihadisteComment on devient islamiste
La « maladie de l’islam », diagnostic et traitementLa schizophrénie des islamistesIslamisme et la peur de l’OccidentLes Américains s’attaquent à l’idéologie islamiste
L’islamisme une idéologie totalitaireLe site du Ministère des Affaires Islamiques saoudien publie des appels à l’extermination des juifs, au jihâd et à l’éxecution des apostatsLe péril canadien, ou le pays des « imbéciles confiants »Le Québec "n’est pas à l’abri de l’influence des groupes islamistes..."Entrevue avec l’auteur de While Europe SleptLe mémoire de "Présence musulmane" vise l’imposition du programme islamisteRéaction au mémoire du Muslim Students AssociationUE - Sondage : les Européens pensent que l’islam menace leur mode de vie Des islamistes en grand nombre prêts à recourir à la violence - Enquête sur les marocains de BruxellesWafa Sultan sur Al-Jazeera : "un choc entre le Moyen âge et le 21e siècle"Wafa Sultan parle de l’affaire Aqsa Parvez et des dangers de l’islamisme
[Autres]
Dans la même catégorie
Commentaires
Comment on devient djihadiste - le combat existentiel contre l'Occident
Tres belle analyse de la mentalité jihadiste! merci Helios!
Combiens de musulmans courageux ont payé de leur vie leur modération ou encore le simple fait de ne pas etre d`accord avec ces fanatiques. Ce n`est pas la misere et la pauvreté ou les USA qui sont responsable du fanatisme des islamistes mais bien la doctrine religieuse! Les islamistes sont maintenant chez nous et utilisent les memes méthodes - intimidation, jihad juridique et chantage a l`anti-racisme quand ce n`est pas l`assassinat pure et simple comme pour Theo Van Gogh en Hollande.Cette liste des forfaits islamistes en pays d`islam vient d`un site qui milite pour une réforme de l`islam!
1990 : - En Egypte, Nasr Hamed Abou Zeid, professeur d’Université, qui a “commencé à penser l’Islam de l’intérieur et à présenter une voie profondément réformiste” (l’un des ouvrages, ‘‘Critique du discours religieux’’, a été traduit en français, éd. Actes Sud, Sindbad, Paris 1999), est menacé de mort par les islamistes pour avoir voulu historiciser le Coran. 1991 : - En 1991, au Soudan, Ajjabna Mohammed est accusé d’apostasie et renvoyé de l’Université. Rejeté par sa famille, il tente de s’enfuir. En prison, il subit des tortures pour revenir à l’Islam. 1992 : - En janvier, une délégation de savants d’Al-Azhar demande la saisie de huit publications traitant de l’islam. - Le 8 juin, l’écrivain Farag Foda, quarante-sept ans, est criblé de balles, qui atteignent également son fils Ahmad, quinze ans, et un ami de ce dernier. Quelques jours auparavant, l’intellectuel laïc avait été déclaré “apostat” par le cheikh de la mosquée d’Al-Azhar au Caire. Les universitaires d’Al-Azhar condamnent certes, les conditions du meurtre de Foda, mais ils estiment aussi qu’il était un apostat, et qu’il méritait une mort légale. Son assassinat est revendiqué par Al-Gamaa al-Islamiya (Groupe islamique). En décembre de la même année, ses œuvres, rééditées en hommage, sont interdites et saisies, sur ordre d’Al-Azhar et “au nom de l’Islam, religion de l’État”. - Le 3 septembre 1992, sur la grande place de la ville de Qatif, en Arabie Saoudite, le poète Sadiq Melallah a été décapité au sabre par les autorités de ce pays, pour crime de blasphème et d’abjuration. - Freydoun Farrokhzad, poète et homme de spectacle iranien, est assassiné en Allemagne, en raison de ses activités artistiques considérées comme blasphématoires. 1993 : - En Algérie, l’année est particulièrement mortelle pour les écrivains, journalistes, universitaires et artistes. Parmi les victimes, assassinées pour la plupart par des activistes islamistes, on citera Tahar Djaout (écrivain et rédacteur en chef du magasine ‘‘Ruptures’’), Djilali Liabès (sociologue), Ahmed Asselah (directeur des Beaux-Arts), M’hamed Boukhobza (sociologue), Salah Djebaïli (recteur de l’université Bab-Ezzouar à Alger), Youssef Sebti (poète et écrivain), Abdelkader Alloula (dramaturge et metteur en scène), Mahfoudh Boucebci (psychiâtre), Salah Chouaki (inspecteur de l’Education nationale), Azzedine Medjoubi (dramaturge), Dilalli Belkhanchir (pédiatre), Abderahmane Faredeheb (économiste), Ferhat Cherkit, Youssef Fathallah, Lamine Lagoui, Ziane Farrah, Abdelhamid Benmenni, Rabah Zenati, Saad Bakhtaoui, Abderrahmane Chergou, (journalistes)… Et la liste est malheureusement longue. Merzag Baghtache, journaliste et écrivain, a plus de chance : il est “seulement” blessé dans un attentat. - En Iran, un dessinateur satirique, Manouchehr Karimzadeh, est condamné à dix ans de prison pour avoir dessiné un footballeur dont le visage ressemblait vaguement à celui de Khomeyni. Le directeur du journal est fouetté, de même que le dessinateur. Les peines ont ensuite été réduites. - En Arabie Saoudite, une bande dessinée publiée dans ‘‘Arab News’’ provoque l’arrestation de deux employés indiens. Selon les théologiens, elle remettait en cause l’existence de Dieu. Les deux hommes sont condamnés à 300 et 500 coups de fouet. Sous la pression internationale, ils sont pardonnés par le roi. - Toujours en Arabie saoudite, en mai, le professeur M. Al Awaji, intellectuel réformateur, est condamné à quatre ans d’emprisonnement, démis de ses fonctions et son passeport confisqué. - Le 24 septembre, un groupe d’islamistes du Bangladesh prononce une fatwa contre Taslima Nasreen, la condamnant pour blasphème. Sa tête est mise à prix. Sous la pression des manifestations islamistes, un mandat d’arrêt est lancé contre elle en juin 1994. Médecin, écrivain, auteur notamment de ‘‘Rumeurs de haine’’, ses chroniques dans la presse, ses critiques de la condition faite aux femmes, de la religion et du pouvoir religieux, puis son livre ‘‘Lajja’’, paru en 1993, qui relate les exactions contre la minorité hindoue au Bangladesh au nom d’Allah, provoquent la haine des fondamentalistes musulmans. Lors du Salon du livre de Bangladesh, ses livres sont brûlés en public. Un comité “Détruisez Taslima” est mis en place. Elle n’a plus le droit de se rendre au Salon du Livre. Les fondamentalistes détruisent les librairies qui vendent ses livres. Après une campagne de haine sans précédent, le gouvernement confisque le passeport de l’écrivain et lui ordonne de cesser d’écrire si elle veut garder son poste de médecin dans un hôpital public. Elle est alors contrainte de s’exiler. Depuis, elle continue son combat pour la laïcité et pour la liberté des femmes. 1994 : - En France, en janvier, les organisations musulmanes et dans les pays musulmans sont scandalisés par la top model Claudia Schiffer, qui défile avec une robe sur laquelle sont écrits des fragments de versets coraniques. La maison de haute couture Chanel s’excuse, fait brûler les trois robes et exige la restitution de toutes les images de la robe. Son P-DG déclare “qu’en aucun cas son respect de la religion musulmane ne l’aurait porté à commettre un sacrilège ou à offenser la communauté musulmane”. - En Iran, en mai, l’universitaire et militant des droits de l’homme E. Sahabi est arrêté pour avoir participé à un colloque en Allemagne. Il sera jugé et condamné à la prison pour délit de “manifestation anti-révolutionnaire”. - En Egypte, le 14 octobre, Naguib Mahfouz, alors âgé de 83 ans, Prix Nobel de littérature en 1988, est poignardé à la gorge, au Caire, par un jeune intégriste. Cette tentative d’assassinat a été revendiquée par Al-Gamaa al-Islamiya. En 1959, puis en 1988, juste après son prix Nobel, certains romans de l’écrivain égyptien avaient été censurés par Al-Azhar. - En Iran, Saiidi Sirjani, écrivain, essayiste et romancier iranien, est assassiné en prison pour avoir publié à l’étranger ses ouvrages interdits en Iran. 1995 : - En avril, une fatwa d’excommunication est prononcée contre le poète Mohammed Alvi par le mufti Shabbir Siddiqi d’Ahamdabad, pour une phrase dans un poème écrit dix-sept ans auparavant : “O Dieu, si tu es trop occupé pour nous rendre visite, envoie un bon ange pour nous guider”. - Déclaré apostat, le 14 juin, par la Haute Cour égyptienne, qui lui ordonne de se séparer de sa femme – celle-ci étant musulmane ne pouvait rester mariée à un “apostat” –, l’écrivain Nasr Hamed Abu Zeid a vu sa condamnation confirmée par la Cour de cassation du Caire en août 1996. Un mois plus tard, le tribunal des référés de Guizeh a ordonné un “ sursis à exécution ”, mais un avocat islamiste a interjeté appel de cette décision, qui a été confirmée en décembre 1996 par un autre tribunal. L’écrivain et sa femme, tous deux universitaires, se sont réfugiés depuis aux Pays-Bas. - En Iran, Ahmad Miralai, homme de lettres et traducteur de la littérature étrangère en persan, est assassiné en raison de ses activités littéraires. 1996 : - En Iran, quatre écrivains et éditeurs sont assassinés en raison de leurs activités intellectuelles jugées subversives. Il s’agit de Ghafar Hosseini, Reza Mazlooman, Ebrahim Zalzadeh et Ahmad Tafazoli. - Au Koweït, l’‘‘Arab Times’’ publie une bande dessinée américaine sur le Viking Hagar. Ce dernier y est représenté en prière et une voix sort des nuages pour dire après un long silence : “Pardon ?”. Une émeute est organisée contre le journal. Ses locaux sont détruits. Le directeur est poursuivi par la foule. Il essuie même des coups de feu. De son côté, Ahmed al-Baghdadi, enseignant d’université accusé de “dévalorisation de la religion”, “d’insulte ou de dérision envers les préceptes de la religion” et de “blasphème”, est arrêté et relâché à plusieurs reprises. 1997 :- L’université Al-Azhar dresse une liste de 196 livres devant être interdits pour des raisons morales et religieuses. Parmi ces ouvrages, ‘‘Dieu du Temps’’ d’Al-Qimany, coupable de dérision envers la religion puis hérésie de “réécriture de la tradition musulmane”. Le livre est saisi dans les imprimeries. 1998 : - Au Pakistan, Ayub Masih est condamné à mort pour blasphème. - En Egypte, l’écrivain Ala’a Hamed est poursuivi pour “injure envers l’Islam” dans l’un de ses romans. - En Iran, les écrivains, journalistes et universitaires Pirouz Davani, Hamid Pour, Hajizadeh, Majid Sharif, Darius, Parvaneh Foruhar, Mohammad Jafar Pouyandeh et Mohammad Mokhtari sont assassinés par des fondamentalistes religieux à cause de leurs écrits. - En Turquie, en décembre le journaliste Nuredin Sirin est condamné à vingt mois de prison pour avoir écrit : “Nous devons soutenir les opprimés même s’ils sont athées.” 1999 : - En Iran, en février, le religieux réformateur Hadi Khamenei est battu à Qom par des étudiants islamistes. En novembre, le journaliste Chamsolvaezin est condamné à trois ans de prison pour propagande anti-islamique. Le même mois, Hassan Eshkevari, religieux, est accusé d’apostasie, de blasphème et d’hérésie. Il sera condamné à la prison en août 2000. 2000 : - Au Koweït, en janvier, deux femmes écrivains, Leyla Othman et Alia Shaib, sont condamnées à un mois de prison pour outrage aux mœurs et à la religion. - En Jordanie, en février, le poète Mossa Hawamda est accusé d’apostasie par un tribunal. - En Egypte, en avril, l’écrivain Haydar Haydar est déclaré apostat par des islamistes égyptiens et condamné à mort pour son roman ‘‘Festin pour les algues marines’’, où l’un des personnages dit : “Les lois des divinités bédouines, l’enseignement du Coran, c’est de la merde”. Le livre, édité pour la première fois en 1983 à Chypre, devait alors être réédité par le ministère égyptien de la Culture. C’est un journaliste du périodique ‘‘Ach-Chaab’’, organe du parti de l’Action (d’obédience islamiste), qui a lancé le premier cri de guerre contre le roman dans un article intitulé : “Qui fait le serment de mourir avec moi ? Puissent vos mains être coupées ! Il ne reste plus que le Coran...” Le 17 mai, l’Académie des recherches islamiques, sous l’autorité d’Al-Azhar, émet une déclaration, diffusée par le bureau du Grand Imam de l’université, Mohammed Sayyid Tantaoui. Le roman est considéré comme contrevenant à l’Islam – littéralement, pour “être sorti de ce qui est connu en matière de religion” (khuruj ‘amma hua maalum min ad-din). L’Académie incrimine le ministère de la Culture. Des milliers d’étudiants d’Al-Azhar manifestent. Suite à cette affaire, le ministère de la Culture interrompt l’impression de trois autres romans condamnés pour atteinte à la pudeur. Le recteur d’Al-Azhar appelle à un cérémonial d’autodafé du roman dans un lieu public. “La liberté d’expression est bienvenue, mais tous les hommes de lettres doivent comprendre que cette liberté est restreinte par le respect de Dieu, du Prophète et des valeurs religieuses”, déclare le recteur de l’université Al-Azhar. - En Algérie, en juin, une fatwa de mort est prononcée contre le cinéaste Mahmoud Zemmouri, réalisateur du film ‘‘100 % Arabica’’ consacré au raï. - Au Pakistan, en octobre, l’universitaire Younus Shaik est arrêté et condamné à la prison à vie pour ses écrits jugés blasphématoires. 2001 : - En janvier, Le ‘‘Diwan’’ d’Abou Nuwas est exposé dans la Foire du Livre au Caire, tout en étant interdit à la vente. - Agissant comme une instance suprême de censure publique, l’Académie d’Al-Azhar des recherches islamiques n’autorise pas la diffusion d’un livre sur ‘‘La femme dans la pensée de Khomeyni’’ et fait appel au “Comité de la censure sur les œuvres artistiques” pour qu’il saisisse un livre intitulé ‘‘Appel à la réflexion et à la méditation du Coran et de la tradition du Prophète’’. - L’écrivain féministe égyptienne Nawal Saadaoui fait l’objet d’une plainte formulée par les islamistes. Une audience est fixée pour le 18 juin 2001. Elle est reconnue coupable d’atteinte à la religion. Elle est encore menacée de mort par les intégristes. - Toujours en Egypte, l’écrivain Salaheddin Mohsen et la prédicatrice Manal Manea sont condamnés à trois ans de prison pour athéisme et blasphème contre l’Islam. Ils avaient pris des libertés avec l’exégèse du texte coranique. 2003 : - En Arabie Saoudite, le 27 mai, le rédacteur en chef d’‘‘Al-Watan’’, Jamal Khashoggi, est limogé, moins de deux mois après sa nomination, pour avoir autorisé la publication d’articles critiquant ouvertement l’establishment religieux, notamment les “moutawa” (police religieuse). Le gouvernement saoudien a cédé à la pression des religieux ultraconservateurs qui avaient condamné le journaliste, l’accusant notamment de “se moquer [...] des gens vertueux” et de “propager le mal et la corruption”. - En Arabie Saoudite, fin juillet, le grand mufti interdit à l’auteur réformiste Abdulaziz al-Qasim d’exprimer ses vues dans le quotidien ‘‘Al-Madina’’. Cette interdiction s’inscrit dans une large campagne d’intimidation des médias saoudiens engagée après l’attentat du 12 mai à Riyad. - Mohammed al-Harbi, enseignant saoudien, est condamné à 750 coups de fouet, trois ans et quatre mois de prison pour “atteinte à l’intégrité de l’islam”. - Mohammed al-Souheimi, enseignant saoudien, est condamné à 300 coups de fouet, trois ans de prison et interdiction d’exercer pour apostasie. - En Iran, la journaliste irano-canadienne Zahra Kazemi est assassinée pendant sa détention, en raison de ses activités journalistiques. Elle avait été durement torturée par les autorités policières iraniennes. 2004 : - Ahmad Bayat Mokhtari, poète et musicien iranien, est enlevé et écrasé sous une voiture à Chiraz, en raison de ses activités artistiques. - Le 30 octobre, Nabil el-Fayadh, chercheur et écrivain, auteur de plusieurs ouvrages interdits en Syrie et dans d’autres pays arabes, est arrêté par les services de renseignements à Damas. Comme lors des précédentes interpellations, l’incarcération fait suite aux plaintes déposées par l’un des savants en religion les plus intégristes, Mohammed Saïd Ramadan el-Bouti, de l’Université de la Charia de Damas. L’écrivain a par ailleurs été menacé de mort à plusieurs reprises par le cheikh wahhabite Khatib Khodra. - Le 2 novembre, le cinéaste néerlandais Theo Van Gogh est assassiné, à Amsterdam, par un islamiste marocain pour avoir réalisé un film, ‘‘Submission’’, dénonçant la soumission des femmes dans l’Islam. Les derniers travaux de Van Gogh visaient à dénoncer le manque d’intégration des musulmans néerlandais dans la société et le danger que constitue l’Islam radical pour l’Europe moderne et démocrate. Alors qu’il était à bicyclette, un fils d’immigrant marocain musulman, Mohammed Bouyeri , l’a blessé avec une arme à feu, puis l’a poursuivi de l’autre côté de la rue où il l’a égorgé. Il l’a alors poignardé en laissant une liste de personnes à qui il destinait le même sort, notamment la scénariste du film, Ayaan Hirsi Ali, députée hollandaise, d’origine somalienne, aujourd’hui réfugiée aux Etats-Unis. Cette lettre se termine par: “Je suis certain, O Amérique, que tu périras / Je suis certain, O Europe, que tu périras / Je suis certain, O Hollande, que tu périras / Je suis certain, O Hirshi Ali, que tu périras / Je suis certain, O infidèle fondamentaliste, que tu périras”.
2005 :- Le 30 septembre 2005, le quotidien conservateur danois ‘‘Jyllands-Posten’’ publie douze caricatures du Prophète Mohammed. S’ensuivent des demandes d’excuses, des menaces de mort et des manifestations à Copenhague. Le 20 octobre, plusieurs ambassadeurs de pays musulmans protestent officiellement auprès du gouvernement danois. Le 29 décembre, la Ligue Arabe proteste. Le 21 janvier, l’Union internationale des oulémas au Caire appelle au boycott des produits danois et norvégiens, car un magazine norvégien vient également, devant la montée médiatique, de publier en janvier les caricatures. Le 1er février, ce sera, pour les mêmes raisons, au tour d’autres journaux européens de les publier. Malgré les “excuses” et “regrets” exprimés par les journaux incriminés, et les déclarations ambiguës des gouvernements danois et norvégiens, qui cherchent à ménager la chèvre et le chou, les pays arabes réclament des sanctions, rappellent leurs ambassadeurs. Pis : des émeutes éclatent et des ambassades de pays incriminés sont brûlées au Moyen-Orient, faisant des morts et des blessés… parmi les émeutiers musulmans. Quant aux citoyens originaires de pays où ces caricatures ont été publiées, ils deviennent officiellement une cible potentielle pour les intégristes. 2006 : Le 23 janvier, la journaliste Elham Afrotan, responsable de l’hebdomadaire ‘‘Tamadone Hormozgan’’, est emprisonnée, avec six autres collaborateurs de son journal. Induite en erreur par le titre d’un article émanant d’un site Internet qui prônait la lutte contre le sida, la rédaction du journal en a fait une reprise dans sa page “santé”. Il s’agissait d’un article satirique comparant la venue de l’ayatollah Khomeyni au… sida. Les journalistes ont été appréhendés à Bandar-Abbas, au sud du pays, après la publication de l’hebdomadaire. Les médias proches du pouvoir, organisations gouvernementales et écoles coraniques en ont profité pour organiser des manifestations, qui ont abouti à la mise à sac et à l’incendie du siège du journal. - Le 12 février dernier, Ali Afsahi, critique de cinéma et ancien rédacteur en chef de la revue culturelle et sportive iranienne ‘‘Cinama-Varzech’’ (suspendue en 2000), a été arrêté sans motif officiel. Le journaliste avait déjà été arrêté le 30 décembre 2000, et condamné à quatre mois de prison par le Tribunal spécial du Clergé pour ses écrits subversifs.
Le drame continu … ! Réveillons nous!
Helios d'Alexandrie
8 Février 200818:43
Comment on devient djihadiste - le combat existentiel contre l'Occident
Merci à Tromso de nous apporter cette liste des forfaits islamiques, les faits qui y sont relatés couvrent la période débutant en 1990 jusqu'à 2006, elle aurait été bien plus longue si les forfaits perpétrés avant 1990 y étaient relatés.
Le délit d'opinion est bien vivant, il atteint les esprits les plus libres, les plus courageux et les plus féconds, ces esprits qui représentent pour les musulmans l'espoir de rejoindre le convoi de la civilisation et de la modernité.Fait intéressant à noter, la condamnation et bien souvent les souffrances et l'assassinat de ces penseurs et écrivains ne sont pas du seul fait des fanatiques, les autorités religieuses et les états y participent activement. Quand il s'agit d'étouffer la pensée libre les tenants du pouvoir et les terroristes font cause commune et se donnent sans hésiter la main.Helios d'Alexandrie16:27
Comment on devient djihadiste - le combat existentiel contre l'Occident
Je ne sais pas si vous allez laisser mon message apparaître, mais il est très clair que je viens de lire ne représente que des phrases écrites par des personnes haineuses de l'Islam, qu'Allah vous pardonne de votre ignorance.
Ceux qui détiennent le pouvoir en "Occident(s)" veulent faire peur de l'Islam: Or les armées Occidentales occupent: l'Arabie Saoudite, le Koweit, la Somalie, l'Afghanistan, l'Irak, le Tchad, Djibouti, sans parler des bases militaires Occidentales dans le monde arabo-Musulman, les musulmans ne font rien pour chasser ces envahisseurs et vous en occident ne tolérez pas la présence des Musulmans en Occident.
De quelle tolérance vous parlez: vous avez exterminé les Indiens Amérique et les aborigènes d'australien et vous souhaitez faire la me chose avec les Musulmans, mais Allah nous protège ainsi que nos enfants, le temps joue en faveur des Musulmans, nous résistons à votre volonté d'exterminer l'islam, vous n'arriverez pas.Annie Lessard
28 Février 200800:48
Comment on devient djihadiste - le combat existentiel contre l'Occident
Le Canada n’occupe aucun pays musulman. En Afghanistan, nos troupes sont sous commandement de l’OTAN et ne sont pas là pour exterminer les musulmans, contrairement à ce que veulent vous faire croire des leaders musulmans irresponsables.
L’islam est une idéologie haineuse. Mahomet était un homme haineux et violent. Critiquer une idéologie et un prophète, ce n’est pas de la haine. Critiquer Hitler et le nazisme n’était pas semer la haine du peuple allemand ni prôner leur extermination. C’était protéger l'humanité d’une idéologie diabolique et meurtrière. On fait la même chose avec l’islam. Nous ne prônons pas l’extermination des musulmans. Par contre, nous luttons contre l’islam totalitaire et hostile à nos libertés et à nos valeurs. L'humanité a non seulement le droit de le faire, mais le devoir. Et nous allons réussir!Helios d'Alexandrie
28 Février 200800:49
Comment on devient djihadiste - le combat existentiel contre l'Occident
Citation du commentaire précédent:
"les armées Occidentales occupent : l’Arabie Saoudite, le Koweit, la Somalie, l’Afghanistan, l’Irak, le Tchad, Djibouti, sans parler des bases militaires Occidentales dans le monde arabo-Musulman..."Il est vrai que s'il n'y avait pas d'agression du djihad sanguinaire, les pays en question n'aurait pas demandé l'aide des pays occidentaux. L'Arabie Saoudite n'a pas de troupes étrangères sur son sol, elle en a eu mais à sa demande expresse pour la protéger des armées de Saddam qui venaient d'envahir et d'annexer "pacifiquement"le Koweït voisin. Craignant de subir le même sort les saoudiens se sont empressés d'obtenir des fatwas de leur ulémas les plus éminents légalisant la présence de troupes étrangères pour défendre le berceau de l'islam contre une invasion des irakiens.Les koweitiens une fois débarrassés de Saddam ont imploré les américains de rester, non seulement pour tenir en respect le gentil Saddam mais surtout pour faire entendre raison aux mollahs hégémonistes d'Iran. Les Qataris qui avec Al Jazirah prêchent l'islamisme et l'anti-américanisme les plus virulents le font à l'ombre du parapluie militaire américain, comme quoi il n'y a aucune contradiction à se réchauffer dans le sein de celui à qui on insuffle régulièrement du venin.Les Afghans se sont débarrassés des Talibans avec l'aide des bombardements américains, très peu de troupes occidentales ont participé aux combats, la joie des Afghans à Kaboul, à Mazar el Chérif et même à Kandahar était visible et Ben Laden a dû s'échapper prestement au Pakistan, suivi de près du mollah Omar. Depuis le djihadisme assassin ne cesse de tuer des Afghans pour les empêcher de reconstruire leur pays et de reprendre une vie normale et paisible dans un état de droit pour lequel ils ont voté librement, autrement Les troupes de l'OTAN ne seraient pas restés en Afghanistan.C'est en Irak que le djihad sanguinaire donne sa pleine mesure, c'est là où il mène son combat existentiel. Le triangle sunnite était il y a peu de temps le champ de bataille idéal pour assurer le succès du djihad: un territoire hostile aux occidentaux de par l'endoctrinement systématique du temps de Saddam, une minorité sunnite naguère dominante et désormais menacée de marginalisation, un sentiment profond d'humiliation découlant de la défaite militaire de 2003. Ben Laden ne pouvait rêver de meilleures conditions pour faire progresser sa cause, l'Irak devait être le point de départ de la reconquête islamique, c'est pourquoi il y a beaucoup investi et c'est pourquoi tous les musulmans avaient le regard fixé sur l'Irak.Ben Laden et ses djihadistes ont prêté foi à leur propre propagande, ils se présentaient comme les dignes héritiers des guerriers de Mahomet et des premiers califes, mais ils n'ont retenu de ces derniers que l'aspect sanguinaire. Cependant, les applaudissements qu'ils récoltaient à travers le monde musulman les réconfortaient dans leur stratégie. Tout était bon pour la cause, l'odeur et le goût du sang agissant comme un aimant pour attirer les djihadistes d'un peu partout. La machine à fabriquer des "martyrs" ne s'est jamais trouvée à cours de matière première, les musulmans du monde entier n'ont pas déçu Ben Laden, ils lui ont fourni les effectifs requis et ils n'ont rien trouvé à redire devant le spectacle des attentats suicides où les irakiens, pourtant musulmans, étaient massacrés dans le seul et unique but de créer le chaos et de faire échec à l'état de droit.Les irakiens ont pris conscience des dangers mortels qu'ils encouraient du fait de leur alliance irréfléchie avec le djihad, alors qu'ils participaient à l'insurrection aux côtés des djihadistes, ils souffraient davantage de sévices de la part de leurs alliés que des américains.il y a deux ans, les imams sunnites influents n'avaient pas manqué de se plaindre amèrement auprès de Ben Laden des horreurs perpétrés par ses djihadistes à l'égard des villageois sunnites. La talibanisation des villages irakiens n'étant pas acceptée de bon gré, les terroristes d'Allah ont administré à leurs alliés récalcitrants le traitement réservé aux "hypocrites" et aux apostats, viols des femmes, mutilations, décapitations et autres "arguments" destinés à "convaincre" les mous et les tièdes. Du coup les irakiens sunnites ont conclu qu'à tout prendre l'ennemi américain était mille fois préférable, d'autant plus qu' il n'avait pas ménagé ses efforts pour les inclure dans la grande équation politique du pays.Les irakiens sunnites ont aussi fait les frais des efforts de déstabilisation qu'Al Qaeda épaulée par l'Iran a déployés. Les moindres n'étant pas les attentats destructeurs contre les lieux saints chiites. La haine des chiites, longtemps contenue, s'est donnée libre cours, les sunnites ont payé très cher leur alliance avec Al Qaeda qui dans les circonstances n'a ménagé aucun effort pour attiser le feu.Les sunnites ont pris un certain temps pour admettre leur erreur, reconnaître qu'on est devenu le dindon de la farce dans la grande stratégie de l'islam mondial, n'est pas une mince pilule à avaler. Demander l'aide des américains honnis exige, selon la formule consacrée, de brûler ce qu'on a adoré et d'adorer ce qu'on a brûlé. Dans ces conditions le premier pas est le plus difficile, mais les américains, dont ont dit et répète qu'ils sont très peu subtils, ont facilité grandement les choses en allant aux devants des chefs tribaux, naguère leurs ennemis jurés, et en leur proposant une alliance visant le salut public.Le renversement d'alliance qu'on observe en Irak et qui se traduit par une étroite collaboration des tribus sunnites avec l'armée américaine signale et souligne l'échec retentissant du djihadisme en tant qu'idéologie et méthode de conquête. On ne peut imaginer la gêne et le désarroi des millions d'arabes et de musulmans face à ce retournement de situation. Pour plusieurs c'est le déni, voire le tabou, on n'en parle pas! On a peine à imaginer les musulmans sunnites faisant alliance avec les américains pour se protéger des combattants d'Allah que les islamistes les plus éminents tels que le Sheikh Qaradaoui appuient moralement et matériellement! Parallèlement à ces évènements ce qui se passe à Gaza n'est pas moins significatif, le Hamas y perd des plumes en termes de popularité et pour les mêmes raisons, les palestiniens qui se sont laissés convaincre par lui n'en finissent pas de déchanter, là encore l'utopie islamiste a de la difficulté à convaincre autrement que par la force brutale.Récemment les pakistanais ont infligé une défaite retentissante aux islamistes, le pourcentage du vote populaire que ces derniers ont obtenu a chuté d'une manière vertigineuse malgré les centaines de millions de dollars injectés par l'Arabie Saoudite pour mousser la candidature des extrémistes. Après l'assassinat de Bénazir Bhutto les pakistanais ont compris, il était temps! Question à tous les musulmans qui vivent en occident et qui appellent de leurs vœux un califat mondial: Est-ce vraiment cela que vous voulez?Helios d'Alexandrie05:53
Comment on devient djihadiste - le combat existentiel contre l'Occident
Encore une fois l’on peut voir a quel point l’islam vous rend incohérent prétentieux et barbare.Allah ne nous pardonneras pas de notre ignorance mais plutôt guide notre savoir
et notre révolte a tout vos abominations.Votre désinformation ne vous soulageras d’aucune vérité vérifiable par tous.On vous laissez tranquille en Afghanistan assouvir votre soif de tuer,il n’y avait personne pour vous empêcher de massacré les femmes Afghanes et de leur enlever leur droit d’être humain,la charia faisait son cour tout en détruisant tout ce qu’y n’était pas comme vous ,même des statues insulter au grand vent votre islam de paix,combien d’église en Afghanistan?quel droit de pratiquer une autre religion?Non seulement la Barbarisme dans sa plus pur expression mais encore la vous n’étiez pas contant il fallait tuer plus d’alors la votre complot du 11 septembre,et maintenant vous pleurer qu’on vous a envahit.vous pensez tout de même pas que le reste du monde allait s’agenouiller devant vous après ces massacres.Cest vous qui avait commencer ,grâce a votre façon d’engendrer la violence dans le cœur des hommes.Et maintenant vous nous chanter la chanson de l’envahisseur,de la foutaise vos dire ,non nous n’allons pas rester les bras croisés pendant que votre plan diabolique de soumettre la race humaine a votre façon de voir l’islam cour.Mais quand même vous nous parlez au passez pour nous remettre sur le nez nos erreurs mais vous c’est au présent que vous massacrez vos population,10500 attentats depuis le 11 septembre ,qui sont les gens majoritairement viser par ces attentats?Bien oui des musulmans.Il est sur que nous n’arriverons pas a exterminer l’islam,vous n’avez pas besoin de nous pour cela ,vous les jihadistes s’occuper très bien de l’extermination de l’islam et des musulmans,regarder hier,aujourd’hui et demain ,les attentats entre groupe musulmans sur un autre pour tué des femmes des enfants qui n’ont rien avoir avec votre vue de l’islam ,mais le sang doit couler ,vous payeraient cher devant Allah toute ces souffrances en son nom.
Et maintenant la meilleur, le temps joue en votre faveur, vous résister aux ignorant qui veulent d’après vous exterminer l’islam et de plus ils faudraient que l’on soit tolérant avec vous.Vous etes pas sérieux la?

Tromso
7 Février 200807:13