Mardi 16 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 13 Mars 2010
Articles
Analyse
Surveiller la haine dans les mosquées
6 Juin 2007 par Marc LebuisMots clés:
L’Europe veut se doter de mesures légales pour surveiller les lieux de prière musulmans et en particulier les imams qui prêchent la haine[a]. L’Europe sort-elle enfin de sa rectitude politique afin de mettre en place des mesures voulues par le simple bon sens?
Reste à voir comment elle réalisera ce programme. Les Européens s’inspireront peut-être de l’Australie qui arrive à démontrer, grâce à une surveillance des mosquées et des centres islamiques, quels étaient les fondements de l’islam qui étaient propagés dans leur pays. Les médias australiens dénoncent régulièrement des leaders musulmans aux paroles haineuses, des discours violents, du racisme, de la discrimination contre les non-musulmans, sans oublier la promotion de l’apartheid contre les femmes. Cette surveillance a permis de distinguer les musulmans radicaux des musulmans laïques. Par exemple, une des plus hautes autorités musulmanes d’Australie, le maintenant célèbre Mufti El-Din Hilaly[b] s'est fait connaître pour avoir prêché la haine et le mépris, ainsi que pour sa vision de la femme non voilée qu’il a comparée à de la viande crue laissée en pleine rue…[c]Une minorité… qui prêche devant des salles combles!
-# des prédicateurs prêchant le radicalisme, imams, ayatollahs ou muftis, leaders de communautés musulmanes qui prêchent la haine contre les ennemis de l’islam (Les pas assez musulmans et les non-musulmans)
-# des lieux de prière et des centres d’éducation de l’islam servant de tremplins pour recruter, enseigner et faire la promotion de cette violence et de cette haine organisée et institutionnalisée.
-# le dawa (prosélytisme) et recrutement qui se répand à travers le système carcéral canadien, les lieux de savoir (universités, écoles, etc), afin d’exposer des jeunes désabusés à une propagande qui incite au djihad, à la violence et à la haine.-# une communauté musulmane de plus en plus réceptive au discours radical et qui supporte ces leaders pris à inciter la haine ou à faire des discours clairement opposés aux valeurs fondamentales canadiennes.Au lendemain des arrestations des 17 présumés terroristes à Toronto en juin 2006, Sayyid Ahmed Amiruddin, un imam soufi qui connaissait certains des jeunes accusés de terrorisme, indique avoir été témoin d’une transformation radicale chez ceux-ci. Il explique que ces jeunes musulmans ont fréquenté une autre mosquée et ont été « séduits » par la propagande radicale financée par le gouvernement saoudien[d]. Le discours de l’imam Amiruddin se distingue du discours de l’islam canadien dominant puisqu’il rejette et dénonce ouvertement le djihad violent. Il démontre aussi que la majorité des mosquées de Toronto et du Canada distribuent des Corans et de la littérature haineuse provenant de l’Arabie saoudite. Les Corans saoudiens ont la particularité d’inclure des suppléments sur un djihad offensif incitant à la haine de l’autre. En septembre 2006, la mosquée Assuna Annabawiyah (lieu de recrutement de la cellule terroriste montréalaise[e]) du quartier Parc Extension à Montréal, distribuait encore, ou laissait à la disposition de ses visiteurs, ces Corans ainsi que de la littérature incitant à la guerre offensive contre les non-musulmans[f]. L’attention de nos leaders va à des organisations douteuses Nos élus et les leaders de nos institutions ont une attitude complaisante. Ils font tout pour encourager le communautarisme. Certains leaders politiques québécois et canadiens font preuve de naïveté et d’irresponsabilité face à l’islamisme radical qui prend, non pas sa place dans la marge mais « de la place »[g] au centre de la société. Certains politiciens semblent être plus à l’écoute d’organisations qui ont des feuilles de route préoccupantes plutôt que d’être à l’écoute de celles qui nous indiquent la vigilance. Des leaders musulmans crédibles dénoncent vertement cette dynamique. C’est le cas des imans Amiruddin[d] et Fadlalla[i] qui déclarent ouvertement que la vraie source du problème réside au sein même des organisations musulmanes principales au Canada. Ces faits sont exposés entre autres dans « Who Speaks for Islam? » cet exceptionnel documentaire de la CBC diffusé en mars 2007[j]. L’imam Fadlalla soutient que « Le Canada devra faire face à des attaques terroristes si certaines choses ne changent pas ». Selon lui, il y a trois aspects au problème actuel : Les médias, le gouvernement et la communauté musulmane.
-* Oui mais tous les musulmans ne sont pas violents, ce n’est qu’une minorité.
-* Oui mais il faut comprendre que c’est pour se défendre contre l’impérialisme américain.-* Oui mais le vrai islam est une religion de paix… Nous nous sommes habitués à ce discours du « oui mais ». Ce « mais » culturel sert à endosser des comportements islamistes comme les attentats du Hamas et du Hezbollah ou à banaliser les propos génocidaires du président iranien sur les juifs.Des leaders comme Said Jaziri[n], des porte-parole comme Najat Moustapha[n] ou des commentateurs publiés comme Youssef Nacef[p] n’aident en rien à faire avancer la cause des musulmans. En réfutant les responsabilités qui incombent à la communauté musulmane en ce qui concerne la montée de l’islamisme, le racisme et l’occidentalophobie au Canada, ils l’enferment dans l’inertie et l’apathie, ils l’isolent du reste de la société. Comment expliquer que la mosquée d’Assuna Annabawiyah, après qu’ait été documentée son implication dans la création de la cellule terroriste montréalaise[e], puisse encore se permettre d’avoir des prédicateurs qui enseignent des propos qui – de loin ou de près – incitent à la violence ?[f] Comment expliquer que des communautés musulmanes invitent des prédicateurs de haine comme Ul-Haq qui remplit des stades de jeunes et moins jeunes musulmans?[n]
Bibliographie
Dubuc, Pierre, Pour les islamistes l’Internet a remplacé les mosquées, L’autjournal, 19 avril 2007 SRC, Zone-Libre, Y a-t-il vraiment un islam violent au Canada?, Radio-Canada, Septembre 2006 Fadlalla, Yahya, Un-Islamic Islam, The Hamilton Spectator, 10 juillet 2006Fateh, Tarek, Race and Religion at the Liberal Convention, Globe and Mail, 6 décembre 2006 Lucas, Fred, What they say about CAIR, CNS News.com, 16 janvier 2007 Nacef, Youssef, Le “Top” 5 Québécois pure laine, Maghreb Canada Express, Vol.V No 5, Mai 2007 Ouellette, David, Montreal Imam Said Jaziri, a Jihad Preacher ?, Judeoscope, 19 mars 2007 Second Regard, Les musulmans se sentent-ils acceptés au Québec?, Radio-Canada, 13 mai 2007 World News Australia, Read Sheik Hilaly's comments, World News Australia, 28 octobre 2006
- Barry
- Hilaly
- World News Australia
- CBC News
- Dubuc
- Zone Libre
- Tarek Fatah
- CBC News
- Fadlalla
- The National
- Second regard
- CTV News
- Lucas
- Ouellette
- Ouellette
- Nacef
- Dubuc
- Zone Libre
- Ouellette
[Autres]
Dans la même catégorie
Commentaires
Surveiller la haine dans les mosquées
Bien non,il ne faut pas faire la distinction entre les musulmans modérés et les extrémistes. Un musulman est un musulman point.
Il faudra les forcer à apostasier, et s'il le faut, se convertir à la religion chrétienne.
Point.vidocq
31 Janvier 200814:38
Surveiller la haine dans les mosquées: RG, Shin Beth etc...se lover dans les repaires de l'islamofascisme
Les Renseignements Généraux français utilisent depuis 20 ans des agents arabophones non musulmans pour écouter les prêches des mosquées salafistes mais aussi "modérées"(tu parles "modérées", al-taqqiya plutôt), policiers anciens harkis , maronites, juifs pieds-noirs, bons connaisseurs de l'arabe classique et dialectal... à l'écoute de tous les prêches des imams de banlieue, dangereux mais efficace, un peu ce que faisait le journaliste d'investigation Mohamed Sifaoui mais avec un professionnalisme digne du Shin Beth.
Curieusement depuis cette révélation les mosquées se dotent de brouilleurs de téléphones portables.
Comme c'est curieux, c'est pourtant une "religion d'amour de tolérance et de paix" , non? Qu'ont-il donc à se reprocher, hein, ils nous aiment, non?
23:23