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Le nouveau cours d'éthique et culture religieuse - un champ de mines?

8 Mai 2008 par Annie Lessard, Marc Lebuis

Mots clés:

Le programme Éthique et culture religieuse proposé par le ministère de l'Éducation fait couler beaucoup d'encre. Il suscite l'opposition des parents catholiques, des athées et du Mouvement laïque québécois. Ces débats sur le modèle de laïcité ouverte à l'école préfigurent ceux qui accompagneront la sortie prochaine du rapport de la Commission Bouchard-Taylor, dont on s'attend qu'il prônera ce même modèle pour l'ensemble des institutions.

Le point de vue de Point de BASCULE

Écoutez le vidéo affiché sur notre site (ici). Vous comprendrez les raisons pour lesquelles nous croyons que l'islam n'a pas sa place dans un cours d'«éthique». C'est que le modèle de conduite proposé par Mahomet est immoral et incompatible avec les valeurs éthiques de notre société.

Les parents catholiques s'organisent

Du côté des parents catholiques, un mouvement d'«objecteurs de conscience» prend forme. La Tribune de Sherbrooke rapporte (ici) que des parents relevant de la Commission scolaire de Sherbrooke ont présenté des demandes visant à faire exempter leurs enfants de ce cours pour l'année scolaire 2008-2009. Des procédures judiciaires seront possiblement engagées.

Ces parents suivent de près les développements juridiques en Espagne, où un tribunal a statué qu'il existe bien un droit à l'objection de conscience et que ce droit «fait partie intégrante du droit fondamental à la liberté idéologique et religieuse». Ce jugement a été rendu dans des procédures intentées par des parents opposés au cours d'Éducation civique pour des raisons philosophiques et religieuses. Ils voient ce cours comme un véhicule de propagation de l’idéologie post-moderne qui induit au relativisme moral.


Le sociologue Mathieu Bock-Côté : une idéologie utopiste

Mathieu Bock-Côté, dont nous avons publié un article il y a quelques jours (ici), voit dans le programme proposé l’expression caricaturale du dévoiement progressiste de l’école placée au service de l'idéologie multiculturelle utopiste qui inculquera une véritable haine de soi à une jeunesse devenue étrangère à sa propre culture. «Toute la mentalité politiquement correcte s’y trouve : avant, la grande noirceur du Québec historique, ensuite, l’illumination par la raison pluraliste. Quant à la référence au « dialogue » sans cesse reprise, elle vise en fait à neutraliser la conscience nationale par le virus d’une impuissance culpabilisante qui dissuade la majorité de vouloir poser sa culture comme norme de l’existence commune».


Point de vue des parents athées

Pour l'éditorialiste Nathalie Collard du quotidien La Presse, «la transition de l'école confessionnelle à l'école laïque ne se fera pas sans heurts». Ci-dessous, des extraits de son édito du 28 janvier intitulé Y croire ou pas:

Plusieurs aspects de ce cours laissent toutefois songeur, à commencer par la place réservée à l'athéisme. Au Québec, selon le dernier recensement, plus de 5% des gens déclarent n'appartenir à aucune religion. Et c'est sans compter ceux qui, parmi les 80% et plus de catholiques romains, ne se considèrent plus comme croyants. (...)

Mais c'est au primaire que les implications de ce nouveau cours risquent d'être plus dommageables. Que dira-ton aux enfants lorsque viendra le temps d'aborder la question de la non-croyance? (Pour compliquer les choses, le mot «athéisme» ne fera pas partie du vocabulaire employé dans les manuels. Dans un excès de rectitude politique qui frise le ridicule, le Ministère a jugé que ce terme était péjoratif)

Au Ministère, on répond que lors d'une discussion sur la naissance, par exemple, l'enseignant pourrait aborder les différents rites tout en faisant une place à ceux qui ne pratiquent pas. L'enfant baptisé pourrait apporter la bougie de son baptême, et celui qui n'a pas été baptisé raconterait que ses parents avaient tout de même organisé une petite fête...

Cet exemple illustre parfaitement le coeur du problème: le nouveau cours créé un contexte où l'enfant doit se positionner et se définir par rapport à une religion. L'identité de l'Autre reposera en partie sur son appartenance religieuse. Résultat: ce qu'il risque de retenir, c'est que son copain Mohamed est musulman et que la petite Noémie est catholique. N'est-ce pas trahir l'esprit de la loi sur la laïcité qui devrait faire de l'école un espace neutre, sans référence au religieux? Les religions devraient être enseignées dans un cours d'histoire. C'est l'objectif que doit viser le ministère de l'Éducation s'il souhaite vraiment une école laïque.

Opposition du Mouvement laïque québécois

Le Mouvement laïque québécois a publié un article critique du nouveau cours dans le numéro 11 de Cité laïque: La laïcisation du système scolaire n’aura pas lieu… par Marie-Michelle Poisson. Nous reproduisons de larges extraits:


En septembre 2008 il y aura objectivement davantage de religion à l’école qu’il n’y en avait en 2000 au moment de l’adoption du projet de loi 118 abrogeant le statut confessionnel des écoles publiques du Québec.

Davantage de religion d’abord à cause du temps d’enseignement consacré à une nouvelle discipline nommée «enseignement culturel des religions» qui couvrira l’ensemble du primaire et du secondaire.

Enseignement culturel des religions

Cette discipline exposera tous les élèves à un éventail plus large de dénominations religieuses dont une prépondérance prescrite accordée au christianisme. Dans l’ancien régime d’option, uniquement les élèves dont les parents avaient choisi l’enseignement religieux étaient exposés à une confession, et celle là était exclusivement catholique.

Service d'animation à la vie spirituelle

Davantage de religion aussi à cause de la création d’un nouveau service éducatif complémentaire d’animation à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire (SAVSEC) offert obligatoirement dans toutes les écoles, primaires et secondaires. Avant 2000, le service d’animation pastorale n’était présent que dans certaines écoles du réseau catholique de niveau secondaire et tendait à disparaître dans certains milieux faute de participants et aucun service de pastorale entièrement financé par l’État n’existait au primaire.

Maîtres d'oeuvre du programme: des lobbies pro-religion

L’essentiel de la formation spécialisée des professeurs de culture religieuse ainsi que des animateurs de vie spirituelle sera assumée par les facultés universitaires de théologie et de sciences des religions.

En 2000, les postes de sous-ministre associés et les comités catholiques et protestants ont été abolis et remplacés par le Secrétariat aux affaires religieuses (SAR) et le Comité sur les affaires religieuses (CAR) qui veillent depuis au processus de déconfessionnalisation du système scolaire et sont considérés, selon le coordonnateur actuel du SAR, M. Roger Boisvert, comme les maîtres d’œuvre du nouveau programme d’Éthique et Culture religieuse (ECR) et du SAVSEC.

Ceux qui souhaitent une laïcisation effective du système scolaire québécois auraient tout intérêt à examiner de plus près les activités du SAR et du CAR puisque, au vu de ces résultats, tout porte à croire que le SAR et le CAR se comportent comme des lobbys pro-religieux au sein du Ministère de l’Éducation, des Loisirs et des Sports (MELS). (...)


Comité sur les affaires religieuses

Le CAR est constitué de 13 personnes nommées par le ministre de l’Éducation dont au moins le tiers sont des personnes provenant de facultés universitaires de théologie et de sciences religieuses. (...)

Le CAR a publié plusieurs avis au ministre de l’Éducation. Ces avis sont tous disponibles sur le site internet du MELS. L’avis de 2003, intitulé La formation des maîtres dans le domaine du développement personnel : une crise symptomatique fait un constat alarmant. Dans l’attente des décisions ministérielles, l’appréhension est si grande quant au sort des cours de morale et de religion que des départements de théologie et de sciences religieuses offrant la formation disciplinaire aux futurs maîtres ont dû fermer leurs portes ou étaient menacés de fermeture. La situation, déjà critique en 2002, serait pire encore si l’enseignement religieux devait être réduit ou aboli définitivement.

Une manne pour les facultés de théologie et de sciences religieuses

En proposant au ministre de créer une nouvelle discipline appelée «culture religieuse» et un nouveau service d’animation spirituelle, tous deux désormais dispensés obligatoirement à toutes les clientèles tout au long du primaire et du secondaire, le CAR, qui a aussi le mandat de veiller à l’élaboration des plans de formation des futurs professeurs d’ECR et des animateurs de vie spirituelle, a assuré la survie des facultés universitaires de théologie et de sciences religieuses jadis menacées de fermeture.

Certains professeurs de théologie et de sciences religieuses sont aussi consultés à titre de personnes-ressources lorsque le CAR est mandaté pour mener des consultations sur les nouveaux programmes ECR. Faut-il s’étonner si ces experts se montrent souvent nettement plus en faveur des compétences de culture religieuse et en attendent de meilleurs résultats que les groupes sociaux ou religieux consultés, souvent plus sceptiques ou critiques quant à la pertinence de cet enseignement sur une si longue période et si tôt dans le développement de l’enfant ?

Modèle de laïcité ouverte de l'école publique

Depuis qu’elle a quitté ses fonctions de secrétaire aux affaires religieuses, Mme Cadrin-Pelletier a rédigé les deux plus importants avis du CAR, soit: La laïcité scolaire au Québec. Un nécessaire changement de culture institutionnelle (octobre 2006) et Le cheminement spirituel des élèves. Un défi pour l’école laïque (février 2007).

Le premier document prétend définir, en cinq points, le «modèle de laïcité ouverte de l’école publique québécoise» auquel la majorité des québécois est sensée adhérer.

Selon Henri Pena-Ruiz, «la laïcité ouverte est une notion polémique tournée contre la laïcité dont elle suggère qu’appliquée rigoureusement elle serait un principe de fermeture. ( …) Dans la bouche des certains détracteurs de la laïcité «ouvrir la laïcité» signifie restaurer des emprises publiques pour les religions». (Flammarion 2003).

Idéologie véhiculée par le CAR

Le deuxième document s’évertue à démontrer comment et pourquoi «faciliter le cheminement spirituel de l’élève» est un rôle fondamental de l’école. Depuis leur parution ces deux avis font l’objet d’une campagne de communication active menée par le CAR auprès de toutes les instances jouant un rôle en matière d’éducation (groupes religieux, associations de parents d’élèves, syndicats, associations professionnelles, commissions de consultation, etc.).

L’idéologie véhiculée par le CAR est déjà perceptible dans plusieurs milieux et il y a de fortes chances, étant donnée la notoriété croissante du CAR, que les opinions exprimées dans ces deux documents constituent l’essentiel des conclusions du rapport de la Commission Bouchard-Taylor concernant la place de la religion à l’école.

Une rencontre organisée par le CAR est d’ailleurs prévue le 16 avril prochain à Laval dans le but de faciliter la réception et la mise en œuvre du programme Éthique et culture religieuse auprès de la catégorie de citoyens la plus importante numériquement après les catholiques; la catégorie de ceux qui ne se réclament d’aucune religion.

Que dire de cette laïcité ouverte?

Est-ce que le modèle québécois de «laïcité ouverte» tel que défini et promu par le SAR et le CAR est vraiment le type de laïcité qui convient à une société qui se veut moderne et démocratique ? Que dire de cette laïcité tellement «ouverte» au «fait religieux» qu’elle donne paradoxalement plus de place aux phénomènes religieux dans le système scolaire en 2008 qu’ils n’en avaient en 2000 ?

Que dire de cette laïcité dont les premiers bénéficiaires objectifs sont d’abord et avant tout les facultés de théologie et de sciences religieuses ?

Si le comité sur les affaires religieuses avait réuni une plus grande diversité d’experts indépendants, il eut été possible que ceux-ci préconisent un autre «modèle de laïcité de l’école québécoise» comportant un enseignement plutôt «transversal» de la culture religieuse via certaines disciplines existantes comme l’histoire, la géographie, la littérature ou les arts sans qu’il n’y ait nécessité de créer une nouvelle discipline.

Pourquoi donner tant de place à la culture religieuse?

Un large débat public mené ouvertement aurait sans doute démontré qu’une majorité de québécois pensent qu’il n’est aucunement du ressort de l’école de «faciliter le cheminement spirituel de l’élève», que le Service d’animation spirituel et d’engagement communautaire n’a pas de raison d’être et que l’État n’a donc pas l’obligation de financer un tel service.

Pourquoi la culture religieuse est-elle devenue tout à coup plus importante que la culture scientifique, la culture philosophique, la culture artistique, la culture musicale ou encore l’éducation à l’économie ? Est-ce que seule la culture religieuse permet de comprendre la société québécoise actuelle ?

Est-ce que seule la culture religieuse permet de donner du sens à l’existence et de favoriser le «vivre-ensemble» ? Certainement pas. Mais alors pourquoi la culture religieuse prend-elle tant de place en regard des autres formes de culture tout aussi essentielles au développement des enfants ?

Est-ce qu’un comité d’experts constitué de psychologues de la petite enfance aurait trouvé souhaitable que de jeunes enfants soient exposés si tôt à la diversité des cultures religieuses ? Est-ce qu’un comité d’experts constitué de philosophes aurait trouvé adéquat que l’éthique et la culture religieuse se retrouvent dans un seul et même programme avec les risques d’amalgame conceptuel que cela comporte ?

Abolir le SAR et le CAR

Est-ce qu’un comité d’experts constitué de gestionnaires scolaires aurait jugé pertinent qu’une large part des ressources allouées aux services éducatifs complémentaires soient consacrés au SAVSEC plutôt qu’à des services de psychologie ou d’orthophonie ?

Est-ce que les jeunes générations souhaitent vraiment perpétuer la multiplicité des différences culturelles et religieuses héritées de leurs parents ou ne sont-elles pas plus intéressées à construire une société nouvelle à partir de bases communes et universelles ? Leur a-t-on seulement demandé? (...)

L’abolition du SAR et du CAR permettrait enfin une réelle ouverture du débat pour une laïcité authentique.

Voir aussi:

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Espagne - Un tribunal reconnaît aux parents le droit à l’objection de conscience face à un cours teinté d’idéologie et de relativisme


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7 commentaires

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Alexander Monette

8 Mai 2008
02:57

Le nouveau cours d'éthique et culture religieuse - un champ de mines?

En partant d'un point de vue vraiment libéral, je dirais que les droits de l'État en matière d'éducation ne sont pas illimités, et son même bien limités, puisqu'ils outrepassent les droit naturels des parents à instruire leurs enfants selon leur valeurs et vertus.

Le drame de la France, de la Belgique, enfin de toute l'Europe, c'est la croyance absurde que la société n'a rien à voir avec la famille et que l'État civil peut légalement, juridiquement limiter les droits de ce qui constitue probablement l'expression la plus simple de la société. D'où, pour une bonne part, le vieillisssement de la population.

Une chose semblable pourrait être dite en économie : l'État ne représente pas toujours l'ensemble de la société et son pouvoir régulateur ne peut pas et ne doit pas empêcher la création de la prospérité publique.

Maintenant, a-t-on fait l'économie de la famille, de l'éducation, de la religion ? S'il est vrai que la religion trouve sa source au coeur de l'Homme (le Sacré-Coeur), elle ne peut que prospérer au centre même de la cité, où elle accomplit sa fonction sociologique sacrificielle et rassembleuse (Passion).

Notre société souffre du fait d'avoir trop d'idéologies, mais trop peu d'idées et d'actions conséquentes. Beaucoup de chercheurs ont relevé une curieuse anomie sociale teintée d'un jovialisme eclectique et d'une impotence autant technique que psychique. Une telle société récuse toute espèce de ''fonction sociale'' en haïssant l'économie des choses, excepté sinon l'économie naturelle vulgairement appelée écologisme.

Ce nouvel esprit de l'ECR que vous notez avec tact n'est qu'une manifestation des plus parfaites du relativisme en matière de pédagogie, qui considère que l'on ne peut rien d'enseigner de vrai et de juste à l'enfant, et qu'il faut donc passer de longues heures à expliquer ''tous'' les points de vue les plus banals et insignifiants au détriment d'une élévation très noble et très pure de l'âme vers les sentiers de la saine philosophie et de la science louable.

Mais, entendez-vous, cela heurte la paix publique et la raison plurielle que d'avoir des hommes et des femmes vraiment raisonnables et entièrement citoyens. On rêve et on fulmine d'une cité vouée pleinement à l'égalitarisme, mais qui n'a finalement que d'égal son propre orgueil et son esprit de médiocrité, qui finit par supprimer la liberté de conscience elle-même en imposant ce que le grand Monsieur de Rome a appelé la ''dictature du relativisme''.

Contre une pseudo-modernité qui se nourrit presque ou seulement presque de la haine de soi, nous appelons à une authentique résistance intellectuelle pour redécouvrir la vraie modernité, qui, doit-on bien souvent le rappeler, n'a rien de mauvaise en soi, en ce qu'elle tire ses caractéristiques des éléments les plus originaux et les plus lumineux de notre civilisation, appelée à devenir une civilisation de vie.




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Tromso

8 Mai 2008
10:17

Le nouveau cours d'éthique et culture religieuse - un champ de mines?

Dans son livre Le Sanglot de l`Homme Blanc - tiers-monde - culpabilité - haine de soi-

Pascal Bruckner décrit bien le monde intellectuel Occidental tel qu`il est depuis les années 60 et cette idéologie qui nous a été passé a l`école dans notre enfance.

Les Européens ( et ici au Québec aussi) ont été élevés dans la haine d`eux-memes, dans la certitude qu`au sein de leur culture un mal essentiel exigeait pénitence. Ce mal tient en deux mots: colonialisme et impérialisme.

Depuis la fin de la guerre d`Algérie, l`idéologie «tiers-mondiste» désigne l`Europe et l`Amérique comme la cause unique qui oppose un Sud radieux, peuplé d`agneaux et de martyrs, a un Nord rapace, habité de loups et de nantis.

Cette idéologie est encore bien vivante dans nos écoles et notre ministere de l`éducation.

Les causes de la pauvreté et de la violence dans les pays du tiers-monde sont beaucoup plus complexes que cela et ont aussi du rapport aux valeurs religieuses et politiques de ces pays.

La religion chrétienne est un pilier essentiel des sociétés occidentales.

Montesquieu ce grand homme "Des Lumieres" disait ceci dans son livre premier sur l`Esprit des Lois;

« Ceux qui ont dit qu`une fatalité aveugle a produit tout les effets que nous voyons dans le monde, ont dit une grande absurdité: car quelle plus grande absurdité qu`une fatalité aveugle qui aurait produit des etres intelligents?»

«Dieu a du rapport avec l`univers, comme créateur et comme conservateur: les lois selon lesquelle il a créé sont celles selon lesquelles il conserve. Il agit selon ces regles parcequ`il les connais; il les connait parcequ`il les a faites; il les a faites parce qu`elles ont du rapport avec sa sagesse et sa puissance.

Ainsi, la création qui parrait etre un acte arbitraire, suppose des regles aussi invariables que la fatalité des athées»

«L`homme comme etre physique, est, ainsi que les autres corps, gouverné par des lois invariables. Comme etre intelligent, il viole sans cesse les Lois que Dieu a établies, et change celles qu`il établit lui-meme. Il faut qu`il se conduise; et cependant il est un etre borné: il est sujet a l`ignorance et a l`erreur, comme toutes les intelligences finies; les faibles connaissances qu`il a, il les perd encore. Comme créature sensible, il devient sujet a mille passions. Un tel etre pouvait a tous les instants oublier son créateur; Dieu l`a rappelé a lui par les lois de la religion. Un tel etre pouvait a tout les instants s`oublier lui-meme; les philosophes l`ont averti par les lois de la morale. Fait pour vivre dans la société, il y pouvait oublier les autres; les législateurs l`ont rendu a ses devoirs par les lois politiques et civiles.»

Arretons de bricoler des progammes et des idéologies. Nous avons vu assez de catastrophes causées par des idéologies nouvelles qui ont mené des peuples aux désastre. Nihilisme, communisme, nazisme, islamisme.

Tenons nous en aux valeurs sures qui ont fait leur preuves et a la sagesses des anciens. La religion chrétienne est la fondation sur laquelle repose la société occidentale. Elle ne doit pas etre imposée mais tous doivent connaitre et respecter les valeurs morales chrétiennes qui sont le fondement de notre culture et du vivre ensemble ( le pardon, l`interdiction de la vengeance, la religion se pratique dans la vie privée, ect.)

Les nouveaux arrivants peuvent pratiquer leur religion en autant que celle-ci respecte nos lois et notre morale chrétienne. Notre société ne peut accepter des lois religieuses étrangeres comme la charia qui bafoue notre morale et nos lois!


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Le nouveau cours d'éthique et culture religieuse - un champ de mines?

Ce n'est seulement le programme d'éthique et culture religieuse qui dérange, un autre exemple sur le nombrilisme et le relativisme imaginé par les bureaucrates de la pensée magique et uniforme de la gogauche qui règnent en maîtres dans le système éducatif du Québec: Les nouveaux manuels scolaires du secondaire de l'histoire.

Ceci démontre l’art de l’autodestruction et du nihilisme dont seuls les Occidentaux sont devenu experts; par pur contraste à ce qui est enseigné dans les pays arabo-musulmans, qui consiste à l’autoglorification et à l’embellissement même des pires atrocités commises par leurs ancêtres.

Des extraits du "Les manuels de l'insignifiance" (Un essai de Christian Rioux et Magali Favre – L’actualité, 1er avril 2008):

"…L’application de la réforme a transformé les cours en « n’importe quoi » et les élèves en véritables « cobayes »…

…Il ne s’agit plus de comprendre la dynamique de l’Antiquité ou les causes de la révolution française. Il s’agit de voir si, au supermarché de l’histoire, il n’y aurait pas quelque chose d’utile à nos débats sur le réchauffement climatique ou le mariage homosexuel.

…Le manuel « l’Occident en 12 évènements » pousse la prétention jusqu’à citer le renouveau pédagogique québécois parmi les expressions modernes de l’humanisme….juste à côté de la déclaration universelle des droits de l’homme!

…Étrangement, quand viendra le temps de parler des populations amérindiennes, les nouveaux missionnaires oublieront subitement tous les affreux défauts de nos ancêtres néolithiques.

…L’effet recherché est particulièrement évident dès qu’on aborde la chrétienneté. Le « crois ou meurs de la chrétienneté » annonce sa couleur.

…Le Moyen Âge apparaît comme une époque austère et noire. Pour noircir un peu le portrait, certains manuels n’hésitent pas à situer au Moyen Âge la grande chasse aux sorcières, alors qu’elle a été principalement le fait de la Renaissance. Ce détail risquait de contredire la sombre description des auteurs.

…Le manuel « D’hier à demain » se contente de dire qu’elle (l’inquisition) a servi à persécuter les musulmans, qui n’occupaient plus que Grenade à cette époque.

...Ne cherchez pas, vous ne trouverez à peu près rien sur l’invasion de l’Espagne par les musulmans au 8ìème siècle. Mais on insiste lourdement sur le fait qu’ils s’en font chasser 800 ans plus tard.

....On passe sous silence les razzias et la pratique de l’esclavage, courants chez les populations arabes.

...Toutefois, les manuels ne manquent pas une occasion de citer « les milles et une nuits » et le philosophe arabe du 12ième siècle Averroès. Par contre, Dante, les troubadours, l’amour courtois et la renaissance carolingienne sont aux abonnés absents.

...Les arabes sont en quelque sorte les « bons sauvages » du Moyen Âge.

...Multiculturalisme oblige, chaque fois qu’un auteur français est nommé, son nom doit être aussitôt être suivi de celui d’un anglais ou d’un chinois.

....Parmi la vingtaine de textes littéraires cités comme « repères culturels » dans le programme officiel, on ne trouve ni les chefs d’œuvre d’Homère ni la Bible. Le Coran et Tintin et le lotus bleu ont pourtant droit à cet honneur..."


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Yogi

15 Mai 2008
18:07

Enseigner des religions ?

Enseigner "les religions" me semble un non sens, condamné à être un inventaire nécessairement arbitraire et partiel, forcément soupçonné d'ostracisme et de prosélytisme.

C'est le "phénomène religieux" qu'il faut bien plutôt enseigner, pour faire comprendre l'apparition et le développement de ces mécanismes mentaux et culturels grâce à leur pouvoir explicatif dans un monde pré-scientifique, grâce à leur synergie avec le développement de la vie en société (dont ils facilitent le respect des règles communautaires, et qui facilite en retour leur diffusion), et grâce à leurs dispositifs de réplication et d'auto-protection (techniques d'endoctrinement, notion de justice immanente dans l'au-delà, …), tous attributs leur permettant de se propager comme de véritables "virus mentaux".

Après, les détails et idiosyncrasies de telle ou telle croyance particulière ne sont qu'anecdotiques.


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1 Octobre 2008
18:36

Site de la Coalition-CLÉ

Le nouveau cours d'éthique et culture religieuse - un champ de mines?

Pour les parents que cela pourrait intéresser,

Une coalition de parents s'est formé, ils sont plus de 2000 à demander au gouvernement qu'on les reconaissent comme premiers éducateurs de leurs enfants. Au moins autant de demande d'exemptions ont été signées

Voici ce que l'ont peut lire sur leur site:

«La Coalition-CLÉ regroupe des parents bénévoles de toutes dénominations ou sans confession, provenant de toutes les régions du Québec. Notre mission : informer les parents sur les droits qu’ils ont perdu à leur insu et sur l’imposition obligatoire du cours d’éthique et du culture religieuse (ECR) aux enfants du primaire et du secondaire dans toutes les écoles publiques et privées du Québec.

D’une seule voix, nous dénonçons l’attitude du gouvernement du Québec qui a modifié l’article 41 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne sans consulter la population. En vertu de ce changement, c’est l’État qui, désormais, décidera ce qui est moralement bien pour nos enfants. L’État peut donc obliger les enfants à suivre des cours qui vont à l’encontre des principes ou valeurs familiales. Les parents ont perdu le pouvoir de décider pour leur enfant, ils ne sont plus les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants.

Par surcroît, en 2002, le gouvernement a ajouté l’article 36 à la loi sur l’Instruction publique qui permet à l’État de voir aussi au cheminement spirituel des enfants.

La CLÉ propose aux parents un recours légal dont ils peuvent se prévaloir selon la loi de l’Instruction publique du Québec : la demande d’exemption. Remplissez la vôtre pour démontrer votre opposition au gouvernement qui bafoue notre liberté de croyance et de religion.

C’est l’atteinte à la liberté des citoyens qui est en jeu.»


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Mère de famille

20 Décembre 2008
10:52

Le nouveau cours d'éthique et culture religieuse - un champ de mines?

Bonjour Point de Bascule,

J'aurais quelque chose à vous demander. Barbara Kay a écrit un excellent article intitulé: Quebec's creepy new crurriculum. Il traite de la suspension d'un étudiant du secondaire de son école parce qu'il refuse d'assister au cours ECR.

Voudriez-vous le traduire? C'est un très bon résumé qui explique les raisons pour lesquelles plusieurs citoyens québécois ne veulent pas de ce cours. Il serait donc d'une très grande utilité pour des centaines d'entre nous.

Des genres de texte comme ceux-là se refilent aussi très bien aux professeurs et directeurs d'école.

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Tromso

8 Février 2009
14:47

Le nouveau cours d'éthique et culture religieuse - un champ de mines?

Nous savons que des organisations islamistes ont comme objectif de pratiquer la dawa (prosélytisme islamique) a l`intérieur de nos écoles particulièrement chez les jeunes enfants qu`ils veulent pré-conditionner au thèses islamiques.

Dans les pays musulmans les organisations islamistes on pratiqués la dawa a travers les activités d`aide au démunis et aussi par l`endoctrinement des jeunes enfants dans les classes et les écoles coraniques. Les mêmes tactiques sont maintenant utilisées par ces organisations ici en Amérique et en Europe.

Le groupe Act for America - www.actforamerica92691.org vient de sortir un rapport d`une trentaine de pages intitulé - Islam in America`s Classrooms - History or Propaganda
28 Janvier 2009.

Ce rapport illustre de facon convaincante le travail de sappe de comités de surveillances islamiques qui ont réussi a infiltrer le milieu scolaire et a influencer l`écriture de tout ce qui a rapport a l`islam dans les livres des écoles. Le résultat est le suivant - mensonge par omission, désinformation, présentation élogieuse de l`islam comme vérité inéluctable a accepter et mise en doute de la foi chrétienne. Tout les aspects violent de l`histoire de l`islam sont caché.

Des jeux de rôles obligatoires ou l`étudiant doit devenir musulman et prononcer des prières musulmanes, ect. Un vrai programme de propagande. Ce document est d`intérêt pour les parents et aussi pour les professeurs et ceux qui travaille dans le milieu de l`éducation parce que les islamistes vont utiliser les mêmes tactiques chez nous.

Le document est aussi disponible sur le site - The religionofpeace.com


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