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Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

27 Avril 2008 par Annie Lessard, Marc Lebuis

Mots clés:

La machine à reformater les Québécois par trop résistants à l’idéologie multiculturaliste s’emballe. C’est sous couvert du nouveau cours Ethique et culture religieuse, qui sera implanté cet automne dans toutes les écoles primaires et secondaires du Québec, qu’un nouveau genre humain, le genre «pluraliste» sans passé ni racines ou identité nationale, un «Homme Nouveau postnational et postoccidental», sera fabriqué en laboratoire. - Mathieu Bock-Côté

Les multiculturalistes nous disent que cette idéologie vise à reconnaître la contribution des autres cultures et minorités ethniques. Mais n’est-ce pas ce que le Québec fait depuis ses débuts?

Le multiculturalisme post-moderne finit invariablement par présenter la culture occidentale comme la plus oppressive, raciste et destructrice des cultures dans le monde, tout en idéalisant l’Autre, présenté comme nécessairement plus humain, bienveillant, tolérant, ouvert, égalitaire, moins individualiste, etc.

Et pourtant, c’est vers l’Occident que les immigrants se déplacent, ce monde occidental avec ses institutions de la démocratie, l’État de droit et ses libertés. Nous devrions en faire la promotion et le défendre avec fierté, sinon il risque de disparaître à cause de la haine de soi et du relativisme nihiliste encouragés par nos propres élites.

Le peuple québecois se voit comme une «nation» distincte. Pourtant, nos élites s'apprêtent à nous «dénationaliser» et à nous «déconstruire»... Le Québec ne sera plus qu'une masse géographique, un hôtel, une masse informe sans personnalité et sans âme. La préservation de notre culture et la fierté de nos racines ne sont-ils pas un droit humain? Devons-nous aller jusqu'au suicide collectif à seule fin de prouver que nous ne sommes pas racistes?

Autant fusionner avec le Vermont...

Mathieu Bock-Côté, candidat au doctorat en sociologie à l'UQAM, critique l'approche idéologique propagandiste à la soviétique derrière la conception du nouveau cours Éthique et culture religieuse. - Marc Lebuis, Annie Lessard


Éthique et culture religieuse - Un utopisme malfaisant, par Mathieu Bock-Côté, Le Devoir, le 24 avril 2008. Source:( ici)

Avec la mise en ligne d’une vidéo faisant la promotion du programme Éthique et culture religieuse, la nomenklatura qui contrôle le ministère de l’Éducation s’est dévoilée. Au sens propre, cette vidéo verse dans un marketing idéologique caricatural qui rappelle la vieille propagande du régime soviétique, à la fois par la méthode et par le ton.

Enfants, pédagogues et parents y sont conscrits avec un air de benêt satisfait hochant la tête avec enthousiasme devant les injonctions du régime. Les premiers y répètent comme il se doit le catéchisme qu’on leur a appris. Les seconds reprennent les appels au «dialogue» et à la nécessité de lutter contre ce qui peut lui faire obstacle. Quant aux derniers, ils témoignent du fait que le programme n’a aucunement confirmé les craintes qu’ils pouvaient avoir devant son application et qu’il respecte à sa manière l’héritage culturel du Québec.

Lavage de cerveau

On trouve évidemment dans cette vidéo les poncifs les plus éculés des sciences de l’éducation sur la vocation «démocratique» de l’école. Non seulement les professeurs invitent les enfants à parler de «leur» milieu de vie, mais ces derniers reprennent à leur compte de telles sornettes en se présentant comme des «êtres uniques» dont l’expérience de vie serait apparemment un trésor à faire fructifier par une pédagogie créative.

Mais le coeur du problème est ailleurs : on y voit surtout à quel point l’école est rendue loin dans sa conversion multiculturelle. Ce n’est pas sans raison que le programme Éthique et culture religieuse s’inscrit de plus en plus dans le débat public. C’est qu’on y trouve véritablement l’expression caricaturale de ce dévoiement progressiste de l’école qui s’est placée au service d’une idéologie.

Sous prétexte de transmettre un plus grand bagage de connaissances sur la diversité religieuse du monde, c’est une véritable inculcation des «compétences sociocognitives» nécessaires à l’expérience de la citoyenneté en contexte multiculturel qui est imposée. Mais les deux choses sont liées : une pédagogie qui ne transmet plus rien dispose bien mieux les enfants au lavage de cerveau idéologique du ministère.

Nouveau peuple

Il y a longtemps que l’école a cessé de travailler à l’éducation de la jeunesse. Désormais, elle travaille plutôt à sa rééducation pour devenir un lieu de socialisation permettant la déconstruction, dès l’enfance, de l’identité nationale. Ce qu’on souhaite, c’est la reprogrammation de la jeunesse contre la culture que la société pourrait leur transmettre. C’est ce que les concepteurs du programme appellent l’aboutissement d’un long parcours dans la conformité au pluralisme.

Il faut être franc : ce qu’on demande ici à l’école, c’est de construire de toutes pièces par ses programmes un nouveau peuple, mieux disposé envers le multiculturalisme et relativement étranger à l’expérience historique de la collectivité. Derrière certaines expressions comme éducation à la tolérance et «sensibilisation à la différence», c’est une véritable haine de soi qu’on inculquera à une jeunesse devenue étrangère à sa propre culture.
Toute la mentalité politiquement correcte s’y trouve : avant, la grande noirceur du Québec historique, ensuite, l’illumination par la raison pluraliste.

Quant à la référence au «dialogue» sans cesse reprise, elle vise en fait à neutraliser la conscience nationale par le virus d’une impuissance culpabilisante qui dissuade la majorité de vouloir poser sa culture comme norme de l’existence commune.

Multiculturalisme

On l’a insuffisamment rappelé, mais le programme Éthique et culture religieuse s’articule parfaitement avec le nouvel enseignement de l’histoire qui met de côté la dimension nationale pour le calibrer plutôt dans le registre du multiculturalisme le plus actif. Car ce dernier est en fait un nouveau régime politique qui, à défaut de reposer sur le consentement du Québec des adultes, a décidé d’accoucher au sein même des écoles d’un peuple qui ne le contestera plus.

Intoxiquée par l’idéologie multiculturaliste, la technocratie pédagogique s’est retournée contre le Québec. Le Québec historique n’est plus désiré par l’idéologie multiculturelle qui transformera la société en grand laboratoire à ciel ouvert où les ingénieurs sociaux pourront s’amuser avec des enfants devenus cobayes.

Le multiculturalisme est porteur de l’utopie d’une société postnationale et postoccidentale, une utopie qui entre en crise partout dans le monde, la crise des accommodements raisonnables en ayant témoigné au Québec. Mais c’est le propre des utopies malfaisantes de se radicaliser au moment de leur entrée en crise. Ainsi, pour les pluralistes, ce n’est jamais parce que leur vision du monde est allée trop loin qu’elle génère des convulsions sociales, mais parce que ses principes ont été insuffisamment appliqués.

Combien de fois ne l’aura-t-on pas entendu : les réactions provoquées par les accommodements raisonnables n’étaient rien d’autre que le symptôme d’une culture encore insuffisamment métamorphosée par les exigences du pluralisme. Conséquence de cela, la crise des accommodements raisonnables n’aura pas convaincu l’intelligentsia pluraliste d’en finir avec l’idéologie multiculturaliste, mais plutôt de l’administrer à plus forte dose. Le cours
Éthique et culture religieuse en est l’exemple affligeant.

Certains esprits cocasses se réjouissent de la laïcisation de l’école alors qu’on s’apprête à la confier pour de bon à un nouveau clergé, au service de la religion multiculturelle, avec ses dogmes et son catéchisme. Combien d’événements semblables devront-ils se produire pour qu’émerge enfin dans le domaine public cette coalition du bon sens que réclame le Québec réel et qui non seulement freinera l’implantation du régime multiculturel, mais entreprendra sa révocation pan par pan, pour engager notre société dans une autre direction ?

Ce n’est pas d’un «pragmatisme» de pacotille qu’a besoin la société québécoise en ce moment, mais bien d’une mise en procès de la dynamique institutionnelle qui a enclenché la liquidation accélérée de son expérience historique. Le ministère de l’Éducation s’est retourné contre la culture québécoise. Il est temps d’en tirer les conséquences. Au-delà de la seule suspension impérieuse de ce programme, il faut profiter du malaise qu’il génère pour formuler un tout autre discours sur l’éducation qui permettra enfin d’ouvrir le chantier de sa restauration.

Voir aussi:

Multiculturalisme islamique contre multiculturalisme kafir

Virage au Danemark – Leçons pour le Québec et le Canada

Pourquoi l’Occident est supérieur – Ibn Warraq répond à Tariq Ramadan

"Fascisme et islamisme" prospèrent à Bradford (UK) : échec du multiculturalisme

Le Québec est un havre de paix : protégeons-le de l’obscurantisme islamique

Entre les commissaires Bouchard - Taylor et ceux qui les conseillent : Lunettes roses et lunettes noires

Le "train" de Gérard Bouchard – M. Bouchard avez-vous perdu le Nord ?

Commission Bouchard-Taylor - La meilleure manière de censurer quelqu’un: le traiter de raciste

Un État de droit et non l’État de tous les droits

Québec - Salem Farid dénonce les demandes excessives des groupes ethniques

Le suicide par la tolérance

UE - Sondage : les Européens pensent que l’islam menace leur mode de vie


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23 commentaires

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Tromso

28 Avril 2008
10:48

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Voici un extrait du livre de René Pomeau - L`Europe des Lumieres - éditions pluriel

Chapitre 5 - Lumieres d`Italie

Une description du Royaume de Naples au XVIII eme siecle

«Le systeme latifundiaire aggravé par la non-résidence des nobles s`oppose a une exploitation efficace des terres. De vastes espaces sont laissés en friche, dépeuplés.
Nulle curiosité intellectuelle chez les jeunes nobles. L`aristocratie ne songe pas a tirer parti de ses privileges les moyens de s`instruire. A chaque année les pirates barbaresques (musulmans d`Afrique du Nord) font des razzias sur les cotes pour enlever des paysans en esclavage.

Cause ou effet d`une telle torpeur, moines et religieuses se sont multipliés a l`exces: cent mille, avant l`avenement du Pape Cément XIV qui en diminua le nombre. Le clergé possede la moitié des biens du royaume: on concoit qu`il oppose les armes de la religion pour s`opposer a toute réforme. Des superstitions tres populaires comme le sang de St-Janvier entretiennent une ambiance d`obscurantisme. Les moines font la guerre a la science et aux libraires. Hostile aux "Lumieres" les moines, trop nombreux et mal surveillés, errent dans les rues, mendiant aupres des étrangers. Ils fréquentent les cafés et les lieux de débauche.

Naples a la chance d`avoir un roi de bonne volonté, Charles Bourbon, d`Espagne qui mene une politique de réforme: lutte contre les empietements écclésiastiques, suppression des Jésuites, abolition du servage et encouragement aux manufactures.»

La religion chrétienne est beaucoup plus douce et flexible que la religion musulmane. Que de luttes et de réformes a travers les siecles en Grande-Bretagne, en France, en Italie, aux États-Unis, en Allemagne pour effacer l`ignorance et pour en arrivée a notre société moderne.

Cet héritage est maintenant menacé par une religion étrangere qui vient d`Arabie et qui n`a rien a voir avec notre histoire, notre culture et nos valeurs. L`islam fait la guerre aux libraires, aux penseurs, aux réformes, aux femmes, aux juifs, aux chrétiens, aux paiens, aux sciences. Cette religion qui est un systeme religieux, judiciaire, politique et militaire en meme temps n`a jamais été réformée et s`est toujours imposée par la force et l`intimidation. L`obscurantisme du Royaume de Naples a cette époque n`est rien a coté de l`obcsurantisme islamique qui étend ses tentacules dans notre société et toute nos institutions. Un formidable recul vers les profondeurs du Moyen-Age nous menace.

Les militants et militantes islamistes aidés par la passivité complice de la communauté musulmane et par la bien-pensance occidentale qui avance naivement leur cause en leur aidant a construire des mosquées et centres islamiques ou est enseigné la doctrine moyen-ageuse du Coran qui répand l`obscurantisme religieux musulman et cherche a éteindre les "Lumieres" de la civilisation occidentale pour la remplacer par un systeme théocratique tyrannique qui fera reculer nos pays au niveau du Pakistan.

Les Maures sont de retour!


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Kasteli

28 Avril 2008
13:12

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Le ministère de l’éducation a trahi la société québécoise en introduisant insidieusement ce nouveau programme en septembre 2008.

- 1. La culture religieuse n’a rien à voir avec l’éthique

- 2. La laïcité n’a rien à voir avec le multiconfessionnalisme

- 3. Le programme bannit clairement et ouvertement tous les athés (es) du Québec

- 4. Ce programme fait reculer le Québec d’un demi-siècle

- 5. Ce programme fait la promotion des dieux où est la promotion de la laïcité ? nada

- 6. La foi dans une croyance quel qu’elle soit est du domaine privé

- 7. La foi dans une croyance quel qu’elle soit ne s’évalue pas

- 8. Aucun professeur aussi talentueux pédagogue soit-il ne peut évaluer un programme pareil dans lequel l’athé est exclu

- 9. En conclusion ce programme est farfelu et inadéquat pour des enfants de 6 ans

- 10. Le ministère de l’éducation du Québec trompe la société laïque de droits, trompe l’identité culturelle québécoise et trompe les valeurs universelles et l’approche humaniste de notre ouverture sur le monde en proposant le multiconfessionnalisme, le multicommunautarisme et le multiculturalisme comme réponse aux questions éthiques.

En conclusion, le MEQ improvise pour tenter d’apprivoiser un concept de laïcité qui ne semble pas faire concensus puisque le questionnement demeure entier : avons-nous défini une laïcité convenant à la société québécoise d’aujourd’hui ???

Quels sont les impacts à court terme et à long terme d’ une telle improvisation qui consiste entre autres à surfer sur les différents phénomènes du sacré et de la superstition de la multiethnicité qui nous provient de l’immigration. ?

Quel est le véritable but d’un tel exercice dans une société moderne laïque de droits ?

À qui rendons-nous service dans l’apprentissage des différents rapports avec le sacré ?

Pour parler de l’éthique, du vivre ensemble, de la responsabilité citoyenne et de la transmission des valeurs auxquelles adhèrent la majorité de la population, pourquoi prioriser l’apprentissage des pilliers de l’islam ou de la prière avant celui de la charte onusienne des droits humains par exemple pour des élèves du primaire.

Franchement, M.Charest qui est passé à deux cheveux de subventionner à 100% les écoles privées confessionnelles, ne semble pas avoir compris le message des contribuables, en faisant rentrer par la porte de l’institution publique ce qu’il n’a pu faire passer par la porte de l’institution privée. Il espère quoi au juste, éviter la prolifération des écoles coraniques en invitant les québécois et néoquébécois de 6 ans à vivre l’expérience de prier sur un tapis de prières, ou à faire essayer à une fillette un voile islamique symbolisant sa soumission à allah ?

Ma parole, les dieux sont tombés sur la tête de notre gouvernement !!!!!!!!!!


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Québequoise

28 Avril 2008
13:57

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

J'espères que vous allez vous faire entendre à la télévision et dans plusieurs médias pour protester contre cette multiconfessionnalité pour que les gens suivent le mouvement afin d'éviter que disparaissent la laïcité, l'histoire et les coutumes de notre pays! J'espères que vous avez pu soumettre tous ces bons arguments aussi bien regroupés et structurés durant la commission Taylor/Bouchard et que vous continurez de le faire à grande échelle devant ces biens-pensants d'intellectuels (elles)! Surtout lorsque le report de la commission Bouchard/Taylor sera rendu public!

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Québequoise

28 Avril 2008
14:08

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Et j'ajouterais aussi, comme vous le dites si bien dans cette article, qu'il faut que l'état fasse plutôt la promotion de la laïcité et non de la multiconfessionalité! Le but de la laïcité il me semble c'est d'éviter que les règles religieuses de tous et chacuns viennent nous oppresser!


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Kasteli

28 Avril 2008
15:03

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Mme la Québécoise, le Ministère de l'éducation du Québec nous a trompé sur toute la ligne en matière de laicité du milieu scolaire, en mettant entre les mains du SAR et du CAR la construction d'un programme garantissant l'orientation laique de nos institutions scolaires publiques. Voici ce que dit à ce sujet Mme Poisson du MLQ.

La laïcisation du système scolaire n’aura pas lieu…Marie-Michelle Poisson
Ce texte a paru dans le numéro 11 de Cité laïque, revue humaniste du Mouvement laïque québécois.









En septembre 2008 il y aura objectivement davantage de religion à l’école qu’il n’y en avait en 2000 au moment de l’adoption du projet de loi 118 abrogeant le statut confessionnel des écoles publiques du Québec.

Davantage de religion d’abord à cause du temps d’enseignement consacré à une nouvelle discipline nommée « enseignement culturel des religions » qui couvrira l’ensemble du primaire et du secondaire. Cette discipline exposera tous les élèves à un éventail plus large de dénominations religieuses dont une prépondérance prescrite accordée au christianisme. Dans l’ancien régime d’option, uniquement les élèves dont les parents avaient choisi l’enseignement religieux étaient exposés à une confession, et celle là était exclusivement catholique.

Davantage de religion aussi à cause de la création d’un nouveau service éducatif complémentaire d’animation à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire (SAVSEC) offert obligatoirement dans toutes les écoles, primaires et secondaires. Avant 2000, le service d’animation pastorale n’était présent que dans certaines écoles du réseau catholique de niveau secondaire et tendait à disparaître dans certains milieux faute de participants et aucun service de pastoral entièrement financé par l’État n’existait au primaire.

L’essentiel de la formation spécialisée des professeurs de culture religieuse ainsi que des animateurs de vie spirituelle sera assumée par les facultés universitaires de théologie et de sciences des religions.

En 2000, les postes de sous-ministre associés et les comités catholiques et protestants ont été abolis et remplacés par le Secrétariat aux affaires religieuses (SAR) et le Comité sur les affaires religieuses (CAR) qui veillent depuis au processus de déconfessionnalisation du système scolaire et sont considérés, selon le coordonnateur actuel du SAR, M. Roger Boisvert, comme les maîtres d’œuvre du nouveau programme d’Éthique et Culture religieuse (ECR) et du SAVSEC.

Ceux qui souhaitent une laïcisation effective du système scolaire québécois auraient tout intérêt à examiner de plus près les activités du SAR et un CAR puisque, au vu de ces résultats, tout porte à croire que le SAR et le CAR se comportent comme des lobbys pro-religieux au sein du Ministère de l’Éducation, des Loisirs et des Sports (MELS).

Madame Christine Cadrin-Pelletier, théologienne de formation, fut sous-ministre associée de foi catholique de 1995 à 2000, responsable du comité catholique avant d’occuper le poste de Secrétaire aux affaires religieuses de 2000 à 2005.

Le CAR est constitué de 13 personnes nommées par le ministre de l’Éducation dont au moins le tiers sont des personnes provenant de facultés universitaires de théologie et de sciences religieuses.

Le président actuel du CAR, M. Jacques Racine, a été doyen de la Faculté de théologie de sciences ­religieuses de l’Université Laval et membre du Comité de prospective de l’Assemblée des évêques du Québec. M. Racine a siégé au CAR deux ans à titre de parent d’élève du primaire avant d’en devenir président en 2006. De 2000 à 2006, la présidence du CAR a été assumée par Jean-Marc Charron. Il était alors doyen de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Montréal.

Le CAR a publié plusieurs avis au ministre de l’Éducation. Ces avis sont tous disponibles sur le site internet du MELS. L’avis de 2003, intitulé La formation des maîtres dans le domaine du développement personnel : une crise symptomatique fait un constat alarmant : dans l’attente des décisions ministérielles, l’appréhension est si grande quant au sort des cours de morale et de religion que des départements de théologie et de sciences religieuses offrant la formation disciplinaire aux futurs maîtres ont dû fermer leurs portes ou étaient menacés de fermeture. La situation, déjà critique en 2002, serait pire encore si l’enseignement religieux devait être réduit ou aboli définitivement.

En proposant au ministre de créer une nouvelle discipline appelée « culture religieuse » et un nouveau service d’animation spirituelle, tous deux désormais dispensés obligatoirement à toutes les clientèles tout au long du primaire et du secondaire, le CAR, qui a aussi le mandat de veiller à l’élaboration des plans de formation des futurs professeurs d’ECR et des animateurs de vie spirituelle, a assuré la survie des facultés universitaires de théologie et de sciences religieuses jadis menacées de fermeture.

Certains professeurs de théologie et de sciences religieuses sont aussi consultés à titre de personnes-ressources lorsque le CAR est mandaté pour mener des consultations sur les nouveaux programmes ECR. Faut-il s’étonner si ces experts se montrent souvent nettement plus en faveur des compétences de culture religieuse et en attendent de meilleurs résultats que les groupes sociaux ou religieux consultés, souvent plus sceptiques ou critiques quant à la pertinence de cet enseignement sur une si longue période et si tôt dans le développement de l’enfant ?

Depuis qu’elle a quitté ses fonctions de secrétaire aux affaires religieuses, Mme Cadrin-Pelletier a rédigé les deux plus importants avis du CAR soient : La laïcité scolaire au Québec. Un nécessaire changement de culture institutionnelle (octobre 2006) et Le cheminement spirituel des élèves. Un défi pour l’école laïque (février 2007)

Le premier document prétend définir, en cinq points, le « modèle de laïcité ouverte de l’école publique québécoise » auquel la majorité des québécois est sensée adhérer.

Selon Henri Pena-Ruiz, « la laïcité ouverte est une notion polémique tournée contre la laïcité dont elle suggère qu’appliquée rigoureusement elle serait un principe de fermeture. ( …) Dans la bouche des certains détracteurs de la laïcité « ouvrir la laïcité » signifie restaurer des emprises publiques pour les religions. » (Flammarion 2003).

Le deuxième document s’évertue à démontrer comment et pourquoi « faciliter le cheminement spirituel de l’élève » est un rôle fondamental de l’école. Depuis leur parution ces deux avis font l’objet d’une campagne de communication active menée par le CAR auprès de toutes les instances jouant un rôle en matière d’éducation (groupes religieux, associations de parents d’élèves, syndicats, associations professionnelles, commissions de consultation, etc.).

L’idéologie véhiculée par le CAR est déjà perceptible dans plusieurs milieux et il y a de fortes chances, étant donnée la notoriété croissante du CAR, que les opi-nions exprimées dans ces deux documents constituent l’essentiel des conclusions du rapport de la Commission Bouchard-Taylor concernant la place de la religion à l’école. Une rencontre organisée par le CAR est d’ailleurs prévue le 16 avril prochain à Laval dans le but de faciliter la réception et la mise en œuvre du programme Éthique et de culture religieuse auprès de la catégorie de citoyens la plus importante numériquement après les catholiques ; la catégorie de ceux qui ne se réclament d’aucune religion.

Est-ce que le modèle québécois de « laïcité ouverte » tel que défini et promu par le SAR et le CAR est vraiment le type de laïcité qui convient à une société qui se veut moderne et démocratique ? Que dire de cette laïcité tellement « ouverte » au « fait religieux » qu’elle donne paradoxalement plus de place aux phénomènes religieux dans le système scolaire en 2008 qu’ils n’en avaient en 2000 ? Que dire de cette laïcité dont les premiers bénéficiaires objectifs sont d’abord et avant tout les facultés de théologie et de sciences religieuses ?

Si le comité sur les affaires religieuses avait réuni une plus grande diversité d’experts indépendants, il eut été possible que ceux-ci préconisent un autre « modèle de laïcité de l’école québécoise » comportant un enseignement plutôt « transversal » de la culture religieuse via certaines disciplines existantes comme l’histoire, la géographie, la littérature ou les arts sans qu’il n’y ait nécessité de créer une nouvelle discipline.

Un large débat public mené ouvertement aurait sans doute démontré qu’une majorité de québécois pensent qu’il n’est aucunement du ressort de l’école de « faciliter le cheminement spirituel de l’élève », que le Service d’animation spirituel et d’engagement communautaire n’a pas de raison d’être et que l’État n’a donc pas l’obligation de financer un tel service.

Pourquoi la culture religieuse est-elle devenue tout à coup plus importante que la culture scientifique, la culture philosophique, la culture artistique, la culture musicale ou encore l’éducation à l’économie ? Est-ce que seule la culture religieuse permet de comprendre la société québécoise actuelle ?

Est-ce que seule la culture religieuse permet de donner du sens à l’existence et de favoriser le « vivre-ensemble » ? Certainement pas. Mais alors pourquoi la culture religieuse prend-elle tant de place en regard des autres formes de culture tout aussi essentielles au développement des enfants ?

Est-ce qu’un comité d’experts constitué de psychologues de la petite enfance aurait trouvé souhaitable que de jeunes enfants soient exposés si tôt à la diversité des cultures religieuses ? Est-ce qu’un comité d’experts constitué de philosophes aurait trouvé adéquat que l’éthique et la culture religieuse se retrouvent dans un seul et même programme avec les risques d’amalgame conceptuel que cela comporte ? Est-ce qu’un comité d’experts constitué de gestionnaires scolaires aurait jugé pertinent qu’une large part des ressources allouées aux services éducatifs complémentaires soient consacrés au SAVSEC plutôt qu’à des services de psychologie ou d’orthophonie ? Est-ce que les jeunes générations souhaitent vraiment perpétuer la multiplicité des différences culturelles et religieuses héritées de leurs parents ou ne sont-elles pas plus intéressées à construire une société nouvelle à partir de bases communes et universelles ? Leur a-t-on seulement demandé?

Le SAR et le CAR, dont l’origine remonte à l’ancien comité confessionnel catholique qui existait avant la création du ministère de l’éducation en 1964, constituent les derniers bastions des ­privilèges historiques consentis aux pouvoirs religieux. L’abolition du SAR et du CAR permettrait enfin une réelle ouverture du débat pour une laïcité authentique.

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Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

La laïcité ne veut pas dire athéisme (qui est une sorte de religion où ses adeptes croient en un non Dieu). La Laïcité veut dire séparation de pouvoirs entre l’État et l’Église et non pas son enterrement de l'espace public, surtout si –dans le cas du Québec- c’est elle constituait son âme et ses valeurs jusqu’aux derniers décennies.

La Laïcité mur-à-mur de la France n’a pas empêché l’islamisation galopante des banlieues ni les émeutes sanglantes. Ça donne quoi de bannir le foulard dans les écoles si les filles s’empresseront de le porter une fois dans la rue et dans leurs cercles sociaux?

Ce n’est pas le manque de Laïcité qui est menaçant, c’est l’amnésie collective et l’absence de toute référence morale avec le vide spirituel qui en découle, laissant le camp libre à l’islamisation. Sinon, comment expliquer le geste de cette pauvre belge de souche qui est allée rejoindre Allah en Irak dans un attentat suicide en 2005 après être convertie à l’Islam?

Il y a une énorme crise identitaire au Québec:
Si le système est vraiment laïque, pourquoi octroyer des jours fériés à l’action de grâces et le vendredi Saint? Et si la chrétienneté n’est qu’une religion parmi d’autres, pourquoi ne pas célébrer aussi le Ramadan?

Où bien les québécois achèvent ce qu’ils ont commencé, c.a.d. interdire toute célébration religieuse (incluant Noël), ou bien reculer et reconnaître l’apport positif judéo-chrétien indéniable dans leur culture en offrant à l’Église la place qui lui est due (la réhabiliter dans les cours d’histoire est déjà un excellent départ).

Malheureusement, dans les deux cas ça prend du courage que personne ne possède surtout avec la mainmise des gauchistes sur le plan politiquo-médiatique.

Reste la voie actuelle qui est la fuite en avant: Continuer de proposer un système laïc hybride qui demande à tous d’adhérer à des valeurs que personne n’est capable de définir et qui semblent se limiter à l’environnement et la langue française!

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Kasteli

28 Avril 2008
21:41

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Je ne partage pas votre avis Charles.

Je vous invite à visiter le site du MEQ et à survoler le programe sur l'éthique et la culture religieuse. Monsieur, l'islamisation intégriste est un fléau mondiale sur tous les continents. Il y a encore plus de victimes musulmanes du salafisme islamique, du terrorisme djihadiste et du totalitarisme islamique que les nonmusulmans et la France diffère grandement du Québec, de par son passé colonialiste et son rapport très particulier avec le monde arabe. J'éviterais cette comparaison.

L'athéisme ne doit pas être tabou ou banni du vocabulaire. Nombreux sont athés, parce qu'ils nient l'existence d'une divinité qui a créé l'univers. C'est correct aussi. Ils visent davantage le sens des responsabilités plutôt que le conditionnement d'un enfer ou d'un paradis pour orienter leur liberté de conscience. Je suis d'éducation chrétienne non pratiquante. Tant que les valeurs chrétiennes demeurent compatibles avec le respect de soi, le respect d'autrui et le respect de l'environnement, l'égalité des genres, la liberté d'expression, la mixité, la laicité... je suis à l'aise avec mon patrimoine judéochrétien . J'y suis restée attachée pour adoucir l'insaisissable de la vie et de la mort, dans un élan tantôt individuel, tantôt collectif. Mais il importe aussi de rappeler les horreurs dont l'histoire nous rappelle tous les abus du pouvoir religieux sur la politique des états et fut à l'origine de nombreux conflits armés, de la misogynie systématique. Aucune tradition , aucune culture religieuse n'a fait de cadeau au genre féminin de l'humanité.Nul besoin d'aller très loin dans l'histoire, alors que nos voisines américaines se prévalaient de leur droit de vote en 1930 au prix d'incessantes manifestations, de torture et d'emprisonnement,...de l'autre côté de la frontière, les Québécoises n'ont pu se prévaloir de leur droit de citoyenne à part entière que 10 ans plus tard. Pourquoi? à cause du clergé. Les québécoises ont lutté dur pendant de longues années, contre le patriarcat politique conservateur et la mentalité profondément sexiste du clergé catholique. La notion d'égalité est une notion récente et encore fragile et c'est grâce à la laicité que cette évolution socioculturelle a pu voir le jour. Le clergé du Québec a reconnu cette grave erreur, en célébrant une messe à l'église Notre-Dame, en l'honneur de la gente féminine du Québec. Je me rappelle de ce moment. Les voilées islamiques des 10 dernières années qui migrent avec le dogme mahométan intégriste étouffant davantage leur liberté de penser que leur cuir chevelu, m'indignent en me gifflant au visage, par le djihad symbolique de leur hidjab d'indifférence qu'elles portent à l'enroit de notre histoire de luttes féministes dont ces femmes viendront profiter des bienfaits sociaux qu'elles ne connaissent pas et n'ont jamais connus dans leur société d'origine aux prises avec la soumission d'un dogme machiste.

La laicité ne veut pas dire l'abolition de tout rapport avec le spirituel qui demeure individuel à chacun. Noel est une fête de la vie, par la naissance d'un enfant. C'est la fête de la famille, du don de vie, de l'Amour avec un grand A, de la maternité ou de Dieu qui s'est fait chair pour se rapprocher des hommes et laisser un message d'espoir pour l'humanité...Pourquoi abolir une valeur universelle comme la vie et l'espoir?

Je pense que c'est un leurre de prétendre qu'au Québec Il y a une énorme crise identitaire au Québec. C'est méconnaître le peuple québécois. L'identité québécoise est là, si présente , si vivante, dans notre façon de raconter une histoire, dans notre manière d'être, dans notre parlure sans détour et nos accents si colorés, notre joie de vivre, de ressentir,de créer, de rire, d'aimer, de chanter, de pleurer, de s'exprimer, de bâtir, de penser et de regarder l'avenir.

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29 Avril 2008
23:42

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Charles, moi je penses plutôt que la laïcité n'est pas là pour interdire de pratiquer une religion ou fêter Noël, Pâcques, le ramadan et autres mais bien pour sortir les lois religieuses et modes de vie religieux de nos institutions!

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Tromso

30 Avril 2008
08:14

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Je suis d`accord avec Charles. Nous ne pouvons pas renoncer a nos racines religieuse. Le malheur du Québec, c`est d`avoir renoncer a un enseignement sérieux de notre religion depuis les années 60.

Je suis un catholique non-pratiquant mais quand meme croyant. C`est en comparant l`islam a notre religion que l`on découvre toute la différence de mentalité, de comportement face a la vie et aux autres que forge les Évangiles.

Les Évangiles demande le pardon

Le Coran demande la vengeance

Les Évangiles demande la vérité

Le Coran dit qu`il est bon de mentir pour avancer la religion

Les Évangiles demande le respect des non-chrétiens - aimez-vous les uns les autres - aimez meme votre ennemi - Si on vous frappe tendez donc l`autre joue, ect

Le Coran dit que les non-musulmans sont des rebelles contre Allah qui doivent etre combattu, soumis, écrasés.

Quelle incroyable différence!

A travers l`histoire de l`humanité des peuples féroces qui avaient des moralités cruelles ont été changé pour le meilleurs par la doctrine chrétienne et l`évangélisation.

Charlemagne n`a t`il pas évangélisé les Saxons? Les Francs et autres peuples barbares ont adoucis leurs moeurs apres leur évangélisation et que dire de la conversion des Vikings qui pillaient l`Europe et comment comparer leur vision du monde avec celle des Danois, Suédois et Norvégiens d`aujoud`hui!

La religion forge la moralité d`un peuple et aussi les rapports entre les gens de cette communauté. j`ai pu moi-meme vérifier la différence des relations communautaires dans une société animiste qui créé a mon avis la méfiance entre les voisins et qui entretien des superstitions.

La religion est donc la fondation qui supporte l`édifice et quand elle se fissure sérieusement l`édifice risque de crouler avec! Une approche historique de la religion chrétienne est essentielle. L`homme a besoin de croire et la nature a horreur du vide!

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30 Avril 2008
14:08

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Tout a fait d'accord avec vous Tromso!

C'est vrai qu'il faut que plusieurs aspecs de la religion Catholique restent le fondement de la société québécoise et que l'histoire continue d'être enseigner dans les écoles! Il faut lui laisser la première place dans notre société!

Bien qu'il faut aussi que ses règles religieuses continue de rester en dehors de nos institutions et que la religion reste non-obligatoire dans les pratiques. C'est dans ce sens-là que je parle de prôner la laïcité ou plutôt neutralité de l'état et primauté des lois de l'état sur les lois religieuses!

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Québécoise

30 Avril 2008
17:28

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Oups! Je ne sais pas pourquoi mais j'avais passé par dessus le message de Katseli qui reflête assez bien ce que j'aurais voulu exprimer, même si je suis en même temps d'accord avec certains point de Charles pour garder la religion Catholique comme le fondement de notre société mais tout en continuant de rejeter plusieurs de ses règeles des institutions afin de lutter contre leur position sur les hommosexuel(le)s, la contraception et garder le droit de ne pas pratiquer, ça doit demeurer individuel et hors des institutions!!

Mais Katseli a aussi amené(e)s de très bon points, entre autres en dressant un si beau portrait de ce que sont les québécois versus cette satanée prétendue crise identitaire!

Nous en avons effectivement une identité au Québec! Seulement! Avec cette pro-multiculturalité, nous avons tendence à s'interdire d'en avoir une et on ne s'autorise plus a avoir un sentiment d'appartenance de peur de passe pour raciste!

Il faut se redonner le droit d'exister!

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Tromso

28 Avril 2008
14:50

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Tribune parue dans Le Monde - une analyse décapante de Pascal Bruckner -

En finir avec le multiculturalisme

jeudi 22 février 2007


Les ennemis de la liberté se recrutent d’abord dans les sociétés libres, chez une partie des élites éclairées qui dénient le bénéfice des droits démocratiques au reste de l’humanité, voire à leurs compatriotes, si ceux-ci ont le malheur d’appartenir à une autre religion, à une autre ethnie. Il suffit pour s’en convaincre de lire deux écrits récents, le livre d’Ian Buruma On a tué Theo Van Gogh (Flammarion, 2006) et la critique de ce même livre par le journaliste et universitaire anglais Timothy Garton Ash parue dans le New York Review of Books.

Ian Buruma cache mal son agacement pour l’engagement de la députée néerlandaise d’origine somalienne Ayaan Hirsi Ali, amie de Theo Van Gogh, elle-même condamnée à mort et dont la critique du Coran l’embarrasse. Timothy Garton Ash est plus brutal encore : pour lui, apôtre du multiculturalisme, l’attitude d’Ayaan Hirsi Ali est à la fois irresponsable et contre-productive. Son verdict est implacable : « Ayaan Hirsi Ali est aujourd’hui une courageuse et légèrement simpliste fondamentaliste des Lumières. »

Dans le cas précis d’Ayaan Hirsi Ali, elle-même excisée, vouée à un mariage forcé et qui s’est échappée d’Afrique pour trouver asile aux Pays-Bas, l’accusation est d’abord fausse : la différence entre elle et Mohammed Bouyeri, le meurtrier de Theo Van Gogh, c’est qu’elle n’a jamais préconisé le meurtre pour faire triompher ses idées. Les seules armes dont elle use sont la persuasion, la réfutation, le discours. On reste là dans le cercle de la raison raisonnable et non dans la pathologie du prosélytisme. L’espérance de faire reculer la tyrannie et la superstition ne semble pas relever d’une exaltation malsaine. Mais Ayaan Hirsi Ali a commis, aux yeux de nos gentils professeurs, un crime impardonnable : elle prend au sérieux les principes démocratiques. Ian Buruma, non sans perfidie, dénie à Ayaan Hirsi Ali le droit de se référer à Voltaire : celui-ci aurait affronté l’une des institutions les plus puissantes de son temps, l’Eglise catholique, quand elle se contente d’offenser « une minorité vulnérable au cœur de l’Europe ». C’est oublier que l’islam n’a pas de frontières : les communautés musulmanes du Vieux Monde qui s’adossent sur plus d’un milliard de croyants, traversés de courants divers, peuvent devenir l’aile avancée d’une offensive intégriste ou donner au contraire l’exemple d’une religiosité plus conforme à la mesure. Ce n’est pas une mince affaire, c’est même l’un des enjeux majeurs du XXIe siècle !

Isolée, promise à l’égorgement par les radicaux, contrainte de vivre entourée de gardes du corps, Ayaan Hirsi Ali doit en plus subir, comme Robert Redeker, ce professeur de philosophie français menacé de mort par des sites islamistes, les sarcasmes des grands esprits et des donneurs de leçon. Les défenseurs de la liberté seraient donc des fascistes, tandis que les fanatiques sont dépeints comme des victimes ! On oublie qu’il existe un despotisme des minorités rétives à l’assimilation si elle ne s’accompagne pas d’un statut d’extraterritorialité, de dérogations spéciales. On leur refuse ce qui a été notre privilège : le passage d’un monde à un autre, de la tradition à la modernité, de l’obéissance aveugle à la décision raisonnée. La protection des minorités implique aussi le droit pour les individus qui en font partie de s’en retirer sans dommage, par l’indifférence, l’athéisme, le mariage mixte, l’oubli des solidarités claniques ou familiales, de se forger un destin qui leur soit propre sans reproduire ce que leurs parents leur avaient légué.

La minorité ethnique, sexuelle, religieuse, régionale n’est souvent rien d’autre, en raison des offenses subies, qu’une petite nation rendue à son angélisme, chez qui le chauvinisme le plus outrancier n’est que l’expression d’un légitime amour-propre. Le chantage à la solidarité ethnique, religieuse, raciale, la dénonciation des apostats, des félons, des « bougnoules de service », des « Oncle Tom » et autres « Bounty » servent de rappel à l’ordre pour les récalcitrants éventuels et brisent leur aspiration à l’autonomie.

Il n’est donc pas surprenant que la réprimande de nos intellectuels s’exerce à l’endroit d’une Ayaan Hirsi Ali. Rien ne manque au tableau que Timothy Garton Ash dresse de la jeune femme, pas même un machisme suranné : seule la beauté de la parlementaire hollandaise, son côté glamour expliqueraient, selon lui, son succès médiatique et non la justesse de ses attaques. Timothy Garton Ash ne se demande pas si l’islamologue Tarik Ramadan auquel il adresse des dithyrambes enflammés ne doit pas lui aussi sa renommée à son physique de play-boy. Ayaan Hirsi Ali, il est vrai, déjoue les stéréotypes du politiquement correct en cours : Somalienne, elle proclame la supériorité de l’Europe sur cette région de l’Afrique ; femme, elle échappe au destin d’épouse et de mère ; musulmane, elle dénonce ouvertement l’arriération du Coran. Autant de clichés bafoués qui font d’elle une insoumise et non une de ces insurgées en toc comme nos sociétés en produisent à la pelle.

Les Lumières appartiennent au genre humain tout entier et non à quelques privilégiés nés en Europe ou en Amérique du Nord, qui se permettent en plus de les piétiner comme des enfants gâtés, d’en refuser la jouissance aux autres. S’il est un multiculturalisme légitime tant qu’il reste modéré, sa version anglo-saxonne n’est peut-être rien d’autre qu’un apartheid légal où l’on retrouve les accents attendris des riches expliquant aux pauvres que l’argent ne fait pas le bonheur : à nous les fardeaux de la liberté, de l’invention de soi, de l’égalité entre les sexes, à vous les joies de l’archaïsme, des abus reconvertis sous le beau nom de coutumes ancestrales, le mariage forcé, le voile, la polygamie. Et si la dissidence des musulmans britanniques venait non seulement du rigorisme de leurs leaders, mais aussi de la perception confuse que les égards dont ils bénéficient de la part des autorités manifestent une forme subtile de dédain, comme si on les jugeait trop arriérés pour accéder aux bienfaits de la civilisation ?

Il existe enfin un argument qui milite contre le multiculturalisme pur et dur à la britannique : de l’aveu même des gouvernants, il ne marche pas. Non content d’avoir été pendant des années la terre d’asile du djihad, avec les conséquences dramatiques que l’on sait, le Royaume-Uni doit admettre, aujourd’hui, que son modèle social, fondé sur le communautarisme et le séparatisme, ne fonctionne plus. On a beaucoup raillé l’autoritarisme français lors du vote sur le voile islamique qui interdisait aux femmes et aux jeunes filles de le porter à l’école et dans les locaux administratifs.

Comment expliquer alors que, en Grande-Bretagne, en Hollande, en Allemagne, des responsables politiques, choqués par la généralisation de la burka ou du hidjab soient tentés à leur tour de légiférer sur ce sujet ? Les faits sont cruels pour les temporisateurs qui enjoignent l’Europe de se plier à l’islam plutôt que l’islam à la civilisation européenne : plus on cède au radicalisme des barbus, plus ils durcissent le ton.

A dire vrai, les positions d’Ian Buruma et de Timothy Garton Ash sont dans la droite ligne de leurs gouvernements américain et britannique (même s’ils les désapprouvent politiquement) : la faillite de George W. Bush et de Tony Blair dans leurs guerres contre la terreur vient aussi de ce qu’ils ont privilégié le terrain militaire au détriment du débat d’idées. Or la mobilisation en faveur d’un islam européen éclairé est capitale : l’Europe peut devenir un modèle, un foyer de rayonnement pour la réforme de ce monothéisme dont on espère qu’il sera gagné un jour, à l’exemple de Vatican II pour les catholiques, par l’autocritique et l’examen de conscience. Encore faut-il ne pas se tromper d’interlocuteurs, ériger en amis de la tolérance des fondamentalistes qui usent de la dissimulation, investissent la gauche et l’intelligentsia pour avancer leurs pions et s’épargner l’épreuve de la laïcité.

Pascal BRUCKNER



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La petite maison blanche sise sur le roc

30 Avril 2008
17:19

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

De toute la crise des accomodements raisonnables, je crois que quelque chose de bon sortira de tout cela. On a jeté le bébé avec l'eau du bain mais, ô surprise!, il était encore vivant.

Cependant, il aura acquis de la maturité. Les gens sont devenus conscients de ce qu'ils perdaient: la dignité de tout être humain, l'égale dignité de l'homme et de la femme, l'état de droit, la non-violence, etc....C'est pour cela qu'ils ont décidé de s'assumer individuellement et collectivement. Par exemple, ils suivent des cours de théologie pour devenir les professeurs du futur cours d'éthique. En effet, quant à laisser faire les autres pourquoi pas prendre la place? Ils se lancent en politique. Ils prennent la plume pour écrire dans les médias et pour écrire aux députés. Je connais, par exemple, une mère de famille nombreuse qui a écrit aux 150 députés de l'Assemblée nationale au sujet du cours d'éthique et de culture religieuse. Elle poursuit une dialogue merveilleux avec quelques-uns.

Bref, les gens se retroussent les manches pour se défendre en prenant leurs responsabilités citoyennes.

Je suis d'accord avec M. Côté pour repenser l'éducation pan par pan.

Il faut aussi commencer par respecter les parents qui ont la langue à terre parce qu'ils font tout ce qu'il faut pour transmettre, délaissés par tous, les valeurs humaines et chrétiennes qui leur tiennent à coeur.

A la vérité, il n'y a qu'une seule personne qui a pris notre défense: c'est le cardinal Ouellette.

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Charles

30 Avril 2008
14:34

Le jour où...

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Une petite rectification sur mes propos:

Je ne demande pas l’imposition du catholicisme à nouveau. Même l’Église ne demande pas autant.

Les gens ont parfaitement le droit à l’athéisme comme à la croyance religieuse.

Je comprends que laïcité veut dire garder l’État neutre, mais on dirait que dans l’appareil politico médiatique, cette notion représente uniquement caricaturer et ridiculiser l’Église. C’est ça ce que je dénonce.

On a nous maintes fois répété les « horreurs » de l’Église. Ça deviens une tradition dans tous les médias de féliciter les catholiques à pâques et Noël avec des articles qui soi-disant « prouvent » tous le contraire de ce que l’Église enseigne sans aucun droit de réplique.

Pour les jeunes, le seul mot Église est désormais synonyme d’oppression, pédophilie, mensonges, domination et orphelins du Duplessis. Pas fort quand on leur apprend du même souffle à respecter –voire à vénérer- le Coran. Tous ce qu’on a réussi à faire, c’est remplacer Dieu le père par la Terre mère.


L’identité ou l’idéal québécois sont peut-être présents mais sont mal définis et ne comblent surtout pas les aspirations de plusieurs, à en juger par le taux records de suicide, le nombre de sectes, le divorce, le décrochage scolaire des jeunes, et j’en passe.

Il faudrait donner la chance au pour et au contre ; le droit à la laïcité ne devrait pas se transformer en un droit au salissage de l’Église à sens unique comme c’est le cas actuellement.

Voici quelques extraits de ce qu’Olivier Germain écrit à propos de la situation similaire en France:

"…Au nom de la sacro-sainte « tolérance » et de l’idolâtrie laïciste, qui n’est autre, depuis sa création, qu’une arme de guerre contre l’Eglise, tout est permis contre Notre Seigneur et ses fidèles….…Les « créations » de Gaultier consistent donc, pour sa collection printemps été, en caricatures de la Très Sainte Vierge Marie… …Inutile de préciser que ces blasphèmes ont été « loués à l’unanimité », et notamment par Le Figaro Madame……quand la maison Chanel eut le malheur de vouloir décorer ses fanfreluches de simples versets du Coran ! Abomination des provocations ! Le monde islamique en révolution exigeait et obtenait non seulement le retrait de cette collection maudite mais aussi qu’elle soit BRULÉE……Enfin, quand on écrit polémique, il faut comprendre qu’elle fut à sens unique. Car pour nos thuriféraires de la tolérance et de l’anti-racisme, souiller le saint des saints catholique, c’est « tendance », mais reproduire des sourates mahométanes, c’est mal…."


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Mimi

30 Avril 2008
19:31

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Je suis entièrement d'accord avec vous, Charles.

Lorsqu'une fête chrétienne approche, on nous sort, dans les medias: l'Évangile selon Judas ou la découverte du tombeau de Jésus (du gnosticisme), sans compter tous les livres et films anti-chrétiens: Le Code Da Vinci, L'homme qui devint Dieu etc . Tout cela en enfonçant continuellement le clou sur la pédophilie de certains prêtres. Ce qui laisse bien entendu des traces, surtout sur les jeunes à qui on n'enseigne plus l'histoire correctement. Et qui ne suivent plus de cours de religion.

Mais, il ne faut pas se décourager, la vérité finit toujours par triompher!

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30 Avril 2008
22:24

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Charles, je ne sais pas si on peut se rejoindre car je suis d'accord qu'un certain négativisme à sens unique envers l'église devrait cesser! Mais en même temps, dans notre société il faut aussi continuer de pouvoir rire avec la religion et dénoncer les abus!

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30 Avril 2008
23:29

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Et j'oubliais! Concernant le point sur les réactions face à la vierge Marie caricaturée dans un collection versus des versets du Coran dans une autre collection! C'est vrai que si on peut rire de notre religion, il faut pouvoir le faire avec tout les autres religions!

C'est sain d'avoir un peu d'humour et l'humour fait partie de la culture du Québec et j'espères que ça va continuer!

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1 Mai 2008
08:09

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Les courses à la chefferie des Etats-Unis m'enseigne beaucoup de choses. L'une parmi elles: la sagesse de la sagesse populaire.

A lire: "Elle vibre, il s'étire", Lysiane Gagnon, La Presse

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Kasteli

1 Mai 2008
16:03

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Pétition pour une véritable école laïque

Ayant pris connaissance du nouveau programme d'Éthique et culture religieuse ( ÉCR ) du Ministère de l'Éducation du Loisir et du Sport du Québec, qui prône le retour de la religion à l'école par la porte du multiconfessionnalisme

https://www7.mels.gouv.qc.ca/DC/ECR/index.php?page=annonce

Ayant aussi pris connaissance des analyses et des critiques formulées par le Mouvement laïque québécois

http://www.mlq.qc.ca/

Nous, sous-signés, demandons à la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec, Michelle Courchesne :

1. de retirer le volet de formation en Culture Religieuse du nouveau programme appelé «Éthique et Culture Religieuse»,

2. de créer un cours unique d'«Éthique et Pratique du dialogue» offert à l'ensemble des clientèles scolaires,

3. d'offrir un cours optionnel de sciences religieuses seulement au deuxième cycle du secondaire.

Pour signer cette pétiton rendez-vous à cette adresse : http://www.petitiononline.com/laique/petition.html

___________________________________________________________________________


Voilà, il y a une façon de s'affirmer en posant des gestes comme celui-là.


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Jugurten

1 Mai 2008
22:46

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

J'ai fait 8 000 km, sans un sou, pour mettre mes deux enfants à l'abri de l'islam. J'ai fait le vide autour de moi et j'ai éliminé de mes relations toute personne susceptible de leur dire du bien de cette religion. Voila maintenant qu'on va la leur servir à l'école. On leur dira que christianisme et islam c'est le même message, mais dit différemment. On leur dira que Jésus et Mohammed se valent et qu'ils sont tous les 2 des chics types et que chrétiens et musulmans ne devraient pas se chicaner. On ne leur dira pas qui cherche chicane. On leur dira que juifs et musulmans sont des fréres qui ont tort de se chicaner et qu'ils devraient vivre en harmonie en Palestine comme en Andalousie et patati et patata.

Tôt ou tard, mes enfants connaitront mon opinion ou me poseront des questions. Je passerai alors à leurs yeux pour un menteur et un méchant. J'avais tout le loisir de vivre cette situation en Algérie, sans avoir besoin de traverser un océan.

Me revoilà revenu à la case de départ, après 8000 km et des années de labeur.

Mon Dieu, non! ça ne va pas recommencer. Je suis épuisé.



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La petite maison blanche sise sur le roc

2 Mai 2008
10:23

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Des parents organisent une marche, ce samedi, 3 mai,

pour dénoncer l'imposition des cours d'éthique et de culture et réclamer lla liberté de choix .

Ils disent: "Non à la religion d'Etat".

Endroit: Ville de Sherbrooke,

Hôtel Delta, 2685 rue King ouest,

Heure: 13h30

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La petite maison blanche sise sur le roc

2 Mai 2008
16:35

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

M. Jugurthen,

Je compatis du fond du coeur à votre situation.

Vous n'êtes pas le seul parent à ne pas vouloir que le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse s'implante sur le sol québécois. Ils veulent décider pour leurs enfants ce qu'ils veulent, eux, leur transmettre et non pas l'Etat.

Il y en a qui se sont groupés et ont formé une coalition: www.coalition-cle.org

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2 Mai 2008
22:19

Le multiculturalisme, un utopisme malfaisant

Je suis contente qu'il y aient toutes ces démarches pour éviter d'inflitrer toutes ces religions dans nos écoles contre notre gré! Bravo aux gens de Sherbrooke pour cette marche qui va avoir lieu demain le 3 mai! J'espères que ça va suivre à l'échelle du Québec! Il faut lutter pour la liberté de choix et la société que nous voulons!

Implanter dans la tête de nos enfants que toutes les croyances sont indiscutables? Non merci!

J'ai signé la pétition et je vais allez sur le site de cette coalition!


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