Dimanche 21 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 20 Mars 2010
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Houda-Pépin, Fatima
30 Novembre 2006Mots clés:
Naissance : Mecknès Maroc, 1951
Fatima Houda-Pépin est une femme politique québécoise d’origine marocaine. Députée libérale de la Pinière, elle est aussi Vice-Présidente de l'Assemblée nationale du Québec. Fatima Houda-Pépin a fréquenté une école coranique dès l'âge de 4 ans. Elle commence des études de sciences politiques à l'Université Mohamed V. Elle immigre au Canada en 1975 et y poursuit ses études aux universités Laval, d’Ottawa, McGill et de Montréal (où elle étudie au doctorat en politique internationale).Par la suite, la jeune politicologue devient consultante pour les gouvernements canadien et québécois en matière d'immigration. Dans le milieu des années 1980, elle préside le Centre maghrébin de recherche et d’information qu’elle a aussi fondé. Fatima Houda-Pépin est élue, pour la première fois, en 1994. Elle sera réélue en 1998, puis en avril 2003. C’est surtout pour affirmer sa foi fédéraliste qu’elle choisit la politique. Elle devient en 1994, la première députée musulmane élue dans un parlement au Canada. L'affaire de l’introduction de la charia en Ontario propulse Fatima Houda Pépin à l’avant-scène politique. En tant que seule femme musulmane à l'Assemblée nationale du Québec, elle s'oppose fermement à l'introduction du droit islamique dans les ménages musulmans du Canada. Elle est à l'origine d’une motion s’opposant à l’implantation des tribunaux islamiques. Cette motion obtient l’unanimité de l’Assemblée nationale du Québec le 26 mai 2005.Pourtant, cette motion ne fait pas l’unanimité dans la communauté musulmane – laïque ou non. On la qualifie de « musulmane modérée de service » et on l’accuse de récupération politique. [a] Dans une entrevue à Radio-Canada, Mme. Houda-Pépin explique qu'il était de son devoir de citoyenne et de femme politique de contrer l'instauration des tribunaux islamiques au Québec. Elle souligne aussi qu’un imam ne doit pas utiliser la religion à des fins politiques. Un an plus tard, Mme Houda-Pépin fait de nouveau les manchettes. Le «J'accuse» de Fatima Houda-Pepin. Cette fois, elle dénonce dans le Devoir la «propagande haineuse» des «extrémistes» musulmans qu'elle n'hésite pas à qualifier de véritable cancer. Elle prône la vigilance envers les mouvements extrémistes musulmans et dénonce avec véhémence ce qu'elle croit injuste et inéquitable envers les musulmans modérés dans un pays où règne la démocratie. Elle refuse que les religions deviennent le véhicule d'une propagande haineuse.Le 26 mars 2007, elle est réélue avec une forte majorité en dépit de l'opposition d'un imam radical. Elle déclare que «Les islamistes radicaux ne m’intimident pas» [b].Le 20 mai 2007, l’ex-candidate péquiste de La Pinière, Salwa Hassoun, signe à la une du journal montréalais Sada Al-Mashrek un article au vitriol accusant Fatima Houda-Pépin d’inciter à la haine.Depuis l’adoption de la résolution contre l’introduction de tribunaux islamiques, des organisations islamistes s’acharnent à qualifier Mme Houda Pépin de raciste et appellent les musulmans de son comté à voter contre elle. Malgré son image de musulmane progressiste fortement identifiée à un islam laïc – vu son opposition à la charia, Mme Houda-Pépin a tenu des propos controversés contre Salman Rushdie sur les ondes de Radio-Canada en 1989[[Second Regard]]. Elle remettait en question le droit de l’auteur d’ « attaquer » les musulmans et justifiait la violence en raison du mépris de M. Rushdie pour l’islam. Elle n’a pas publiquement modifié sa position depuis.
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