Vendredi 19 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 13 Mars 2010
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Accommodements religieux
Le rapport Bouchard-Taylor est déposé, sous le titre "Fonder l'avenir - Le temps de la réconciliation"
22 Mai 2008 par Annie Lessard, Marc LebuisMots clés:
Le rapport de la Commission Bouchard-Taylor a été rendu public aujourd'hui. Nous joignons au bas de la page la version intégrale du rapport (307 pages) et la version abrégée (101 pages). Réactions du gouvernement et de l'opposition. Nos analyses suivront dans les prochains jours.
Quelques réactions:Le gouvernement: «Le crucifix restera à l'Assemblée nationale»Source: La Presse
RECOMMANDATIONS DE LA COMMISSION BOUCHARD-TAYLOR:Les recommandations sont articulées autour de cinq axes :1. Il s’agit d’abord d’un appel à de nouvelles définitions de
politiques ou de programmes relatifs à l’interculturalisme (loi,
déclaration ou énoncé de politique) et à la laïcité (projet de
livre blanc). (Recommandations D1 à D5 et G1 à G5.)2. Le thème de l’intégration apparaît central à plus d’un titre.C’est, en premier lieu, la reconnaissance des compétences
et des diplômes des immigrants, ensuite leur francisation,puis un effort accru de régionalisation de l’immigration,
et enfin, une meilleure coordination entre ministères.(Recommandations C1 à C9.)3. Au chapitre des pratiques interculturelles, particulièrement
la compréhension mutuelle, nos recommandations mettent
en relief a) le besoin de formation accrue chez les agents
de l’État dans toutes les institutions publiques, à commencerpar l’école, en raison de ses fonctions de socialisation ; et
b) la nécessité d’encourager davantage les projets et lespratiques d’action communautaire ou intercommunautaire.
(Recommandations A1 à A4.)4. En accord avec la politique d’harmonisation formulée dansnotre rapport, nos recommandations visent à favoriser la
responsabilisation des acteurs ou intervenants dans la sphèrecitoyenne (institutions publiques et organismes privés) en
s’assurant qu’ils aient reçu une formation adéquate. Nousdemandons notamment à l’État de veiller à ce que le savoir
pratique accumulé dans les institutions soit consigné,promu et diffusé dans l’ensemble des milieux concernés.
(Recommandations B1 à B9.)5. Une autre priorité concerne la lutte contre les inégalités et ladiscrimination. L’attention se porte ici principalement sur a) la
sous-représentation des minorités ethniques dans les emploisde l’administration publique ; b) l’urgence de combattre les
formes de discrimination multiple, l’islamophobie, l’antisémitismeet le racisme dont sont l’objet les groupes racisés,
tout spécialement les Noirs ; c) le soutien à apporter auxfemmes immigrantes ; d) la nécessité d’accroître les
ressources de la Commission des droits de la personne et desdroits de la jeunesse ; e) le renforcement des droits économiques
et sociaux dans la charte québécoise. (RecommandationsE1 à E3.)Enfin, les dernières recommandations portent sur le soutien
nécessaire de l’État en matière de recherche sur des sujets que
nous jugeons prioritaires. (Recommandations H1 à H2.)
L'APPRENTISSAGE DE LA DIVERSITÉA1 Que l’État octroie beaucoup plus de moyens aux
organismes dont le mandat est d’informer et de protéger
les citoyens. Nous pensons en priorité à la Commissiondes droits de la personne et des droits de la jeunesse et au
Conseil des relations interculturelles.A2 Que l’État encourage les projets et les initiatives permettantaux membres des minorités ethniques de se faire davantage
voir et entendre devant le grand public (programmes de radioou de télévision, journées thématiques, etc.).A3 Que l’État accroisse le soutien financier à des organismes
comme la Fondation de la tolérance, l’Institut du Nouveau
Monde et Vision Diversité. Il devrait encourager également
la création d’autres projets du même genre à l’échelle duQuébec dans l’information, la formation, l’action intercommunautaire,
le débat interculturel, la diffusion dupluralisme.A4 Que l’État accroisse également son appui aux initiatives
analogues, aussi prometteuses, déjà en cours ou en
préparation dans le monde scolaire et dans le secteur de la
santé.LES PRATIQUES D'HARMONISATIONB1 Que l’État s’emploie davantage à promouvoir le cadre civiquecommun ou ce que nous avons appelé les valeurs publiques
communes au sein de diverses institutions et dans le publicen général.B2 Que les gestionnaires d’institutions publiques intensifient
leurs efforts pour :- Adapter à leur milieu et traduire en directives
concrètes les grandes balises devant guider la gestion
des demandes d’ajustement ;- Poursuivre l’implantation de l’approche dite contextuelle,
délibérative et réflexive.B3 En conformité avec l’objectif de déjudiciarisation dutraitement des demandes d’accommodement, que l’État
favorise la responsabilisation des acteurs ou intervenants desmilieux institutionnels en s’assurant qu’ils ont reçu une
formation adéquate. Par exemple, modifier le programme deformation des futurs enseignants pour y ajouter un
apprentissage des questions interculturelles, et organiser dessessions spécialisées à l’intention du personnel en exercice.B4 Que l’État s’assure que les établissements de soins disposent
d’un budget suffisant pour combler leurs besoins en services
d’interprète.B5 Que l’État veille à mettre sur pied les mécanismes nécessaires
pour que :- Se constitue au sein de chaque institution une expertise
pratique en matière de traitement des demandes
d’ajustement ;- Soit diffusé au sein de chaque établissement, en
particulier auprès du nouveau personnel, le savoiraccumulé par les intervenants ;
- S’instituent des activités d’échange et de concertationentre les unités d’un même établissement ou entre
établissements d’un même secteur ;- Les parents nouveaux immigrants soient mieux informés
sur les pratiques d’ajustement et sur le fonctionnementdu système scolaire.B6 Nous approuvons l’initiative en cours à l’Assemblée nationale
pour insérer dans la charte québécoise une clause
interprétative établissant l’égalité hommes-femmes comme
une valeur fondamentale de notre société.B7 Que l’État mette sur pied un Office d’harmonisation interculturelleprenant la forme d’une instance paragouvernementale
relevant de l’actuel Conseil des relationsinterculturelles. OEuvrant en complémentarité avec d’autres
organismes déjà existants dans des domaines connexes, cetOffice remplirait notamment des fonctions d’information,
de formation, d’animation, de conseil, de recherche, le toutcentré sur les pratiques d’harmonisation interculturelle, y
compris interconfessionnelle, dans notre société.B8 En matière de congés religieux :- Que l’État encourage les administrateurs publics etprivés à s’orienter vers la formule dite des congés payés
avec contrepartie, assortie de diverses possibilitésd’aménagement ;
- Que la Commission des droits de la personne et desdroits de la jeunesse produise un avis établissant des
repères pratiques à l’intention des gestionnaires de tousles milieux de travail : explication du cadre juridique,
conception d’outils pour statuer sur les demandes decongés religieux et proposition d’un éventail de formules
conformes aux jugements antérieurs des tribunaux etadaptables à chaque milieu de travail ;
- Concernant les problèmes liés au régime de congésreligieux en vigueur dans les commissions scolaires (à
savoir des congés supplémentaires payés), que l’Étatforme un comité d’experts mandaté pour trouver une
solution équitable et conforme au cadre juridique actueldu régime des congés religieux et ce, après consultation
des principaux acteurs intéressés.B9 Que l’État valorise l’excellence en matière de pratiquesd’harmonisation dans les milieux de travail :- En incitant les grandes sociétés d’État à affirmer un
leadership dans ce domaine ;
- En honorant publiquement les employeurs publics ou
privés qui se sont signalés par leurs efforts d’intégrationet d’harmonisation.L'INTÉGRATION DES IMMIGRANTSC1 En matière de planification des taux d’immigration, que l’État
s’assure de maintenir en équilibre le nombre d’entrées avec
les ressources disponibles pour l’accueil, notamment
l’insertion à l’emploi et la francisation.C2 Afin de combler une grave déficience qui se fait sentirprésentement, que l’État hausse le financement consacré aux
groupes communautaires et autres organismes de premièreligne oeuvrant à l’accueil et à l’intégration des immigrants,
notamment pour consolider et développer le réseaud’organismes existants en évitant le saupoudrage.C3 Que l’État intensifie ses efforts en matière de francisation et
d’intégration des immigrants par :- Une meilleure coordination des programmes de francisation
des immigrants entre les ministères concernés ;
- La mise sur pied d’un groupe d’étude pour revoir toutela question de la sous-représentation des membres des
minorités ethniques dans les postes de l’administrationpublique et concevoir une démarche plus efficace ;
- Une gestion plus concertée des programmes et desmesures d’intégration au sein de l’appareil gouvernemental,
plus particulièrement entre les ministères del’Immigration, de l’Éducation, de la Santé et de l’Emploi ;
- Une meilleure articulation des politiques d’immigrationet d’intégration aux objectifs de développement
économique et social de notre société ;- Un effort intensif pour réduire le taux de chômage
extrêmement élevé parmi les Québécois nés en Afriqueet établis au Québec depuis moins de cinq ans.C4 Que l’État intensifie les mesures pour accélérer le
processus de reconnaissance des compétences et des
diplômes acquis à l’étranger. Parmi les mesures
pressantes, nous recommandons :- La mise sur pied d’un comité d’enquête indépendantmandaté pour faire la lumière sur les pratiques des
ordres professionnels en matière de reconnaissancedes diplômes ;
- L'établissement d’une instance indépendante permettantaux immigrants de formuler des plaintes et de
demander une révision des décisions prises par lesordres professionnels ;
- La clarification des rapports entre, d’une part, le Conseilinterprofessionnel du Québec, l’Office des professions
du Québec et les ordres professionnels et, d’autre part,les universités, les cégeps et l’Office québécois de la
langue française, afin de dénouer les impasses quiempêchent de donner suite aux exigences de formation
d’appoint imposées aux immigrants.C5 Que l’État intensifie ses efforts afin de stimuler la régionalisationde l’immigration. Dans cet esprit, il conviendrait de :- Instituer des mesures incitatives pour les entreprises
qui recrutent des immigrants (par exemple, des
mesures fiscales) afin de stimuler la régionalisation
de l’immigration ;- Accorder un financement ad hoc aux municipalités et
aux nombreux organismes d’accueil et d’encadrementqui ont été mis sur pied hors de Montréal, afin
de renforcer le réseau actuel ;- Accorder une attention particulière à la Capitale
nationale de façon à en faire un deuxième pôlemétropolitain d’accueil des nouveaux venus ;
- Inviter les régions à faire connaître leurs besoins et àformuler des projets mettant à profit la main-d’oeuvre
immigrante ;- Encourager et donner de l’expansion aux ententes de
stages et d’échanges d’étudiants comme celles quiexistent présentement entre la France et le Québec et qui
amènent dans nos régions des étudiants étrangers ;- Déléguer plus de responsabilités aux instances régionales.C6 Pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants, que le
ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles
crée à leur intention un portail interactif afin de centraliser
toute l’information sur les ressources et les services institutionnels(incluant : municipaux et communautaires), qu’il
s’agisse d’emploi, de logement, de santé, d’éducation, etc.C7 Que l’État accroisse le soutien financier aux organismesd’appui aux femmes immigrantes.C8 Que le ministère de l’Immigration prenne les mesures
appropriées pour mettre à profit le bénévolat québécois aux
fins de l’accueil et de l’intégration des immigrants,
notamment pour leur donner accès aux réseaux sociaux.C9 Que le ministère actuellement responsable de l’immigrations’appelle désormais le ministère de l’Immigration et des
Relations interculturelles.L'INTERCULTURALISMED1 Que l’État entreprenne une vigoureuse campagne afin depromouvoir l’interculturalisme au sein de notre société, afin
qu’il soit davantage connu.D2 Pour mieux établir l’interculturalisme comme modèle devantprésider aux rapports interculturels au Québec, que l’État en
fasse une loi, un énoncé de principe ou une déclaration enveillant à ce que cet exercice comporte des consultations
publiques et un vote de l’Assemblée nationale.D3 Que l’État encourage sous toutes sortes de formes lescontacts interculturels comme moyens de réduire les
stéréotypes et de favoriser la participation et l’intégration àla société québécoise. Dans cet esprit :- Mettre en oeuvre des programmes d’immersion, de
mentorat et de tutorat ainsi que de parrainage ou de
jumelage, notamment sur le modèle de l’ancien
programme d’échange d’étudiants entre Montréal et lesrégions. Dans le même esprit, intensifier les pratiques
scolaires interculturelles, les diverses initiatives municipaleset les programmes déjà existants ;
- Encourager sous toutes ses formes l’action intercommunautaire;- Accentuer les efforts pour stimuler le tourisme régional
auprès des membres des minorités ethniquesmontréalaises.D4 Créer un Fonds d’histoires de vie des immigrants, placé sous
la gestion de la Bibliothèque et Archives nationales du
Québec.D5 Que l’État prête attention aux représentations qui ont été
faites concernant les écoles dites ethnoconfessionnelles.LES INÉGALITÉS ET LA DISCRIMINATIONE1 Que l’État s’emploie à mieux connaître et combattre les
diverses formes de racisme – en particulier l’ethnicisme –
présentes dans notre société. Dans cet esprit :- Qu’une attention particulière soit portée à la luttecontre les crimes haineux et à la protection de toutes
les personnes sujettes à la discrimination multiple(homosexuels, handicapés, etc.) ;
- Que la charte québécoise interdise l’incitationpublique à la discrimination ;
- Que des initiatives exceptionnelles soient prises pourlutter contre l’islamophobie et l’antisémitisme et pour
combattre la discrimination dont sont l’objet tous lesgroupes racisés, notamment les Noirs ;
- Que plus de ressources et de moyens soient donnés àla Commission des droits de la personne et des droits
de la jeunesse.E2 Que les mandataires et les organismes de l’État soientimputables de leurs résultats en matière de lutte contre le
racisme et la discrimination, et à cette fin, mettent en placedes mécanismes de reddition de comptes fondés sur des
indicateurs de performance.E3 Que l’Assemblée nationale donne suite à une recommandationde la Commission des droits de la personne et des
droits de la jeunesse visant à renforcer les droitséconomiques et sociaux reconnus aux articles 39 à 48 de
la charte québécoise :« La Commission recommande que les droits économiques etsociaux reconnus aux articles 39 à 48 de la Charte soient
renforcés en fonction des trois axes suivants :- Ajout d’une disposition générale, avant l’article 39,prévoyant que la loi doit respecter le contenu
essentiel des droits économiques et sociaux ;- Extension aux articles 39 à 48 de la primauté sur la
législation, prévue par l’article 52 de la Charte ;- Entrée en vigueur graduelle de ladite primauté,
limitée dans un premier temps aux lois postérieures,puis étendue aux lois existantes1. »Sur ce sujet, voir notre commentaire dans la partie précédente
(Recommandations I).LA LAÏCITÉG1 Que le gouvernement produise un Livre blanc sur la laïcité,
dont le but serait de :- Définir ce qu’est la laïcité à partir de ses quatre
principes (les deux premiers correspondant à ses
finalités profondes et les deux autres se traduisant
dans des structures institutionnelles essentielles) ;-Rappeler les grands choix faits par le Québec en
matière de laïcité ;- Défendre la conception ouverte de la laïcité choisie et
mise en oeuvre par le Québec ;- Clarifier et soumettre au débat public les questions au
sujet desquelles des consensus restent à construire.G2 Concernant le port de signes religieux par les agentsde l’État :- Qu’il soit interdit aux magistrats et procureurs de la
Couronne, aux policiers, aux gardiens de prison, aux
président et vice-présidents de l’Assemblée nationale.
- Qu’il soit autorisé aux enseignants, aux fonctionnaires,aux professionnels de la santé et à tous les
autres agents de l’État.G3 Que des mesures soient prises afin de rendre certainespratiques en cours dans nos institutions publiques conformes
aux principes de la laïcité ouverte. En conséquence, au nomde la séparation entre l’État et les Églises et au nom de la
neutralité de l’État, nous recommandons que :- Le crucifix au-dessus du siège du président del'Assemblée nationale soit retiré et replacé dans l’Hôtel
du Parlement à un endroit qui puisse mettre en valeur sasignification patrimoniale ;
- Les conseils municipaux abandonnent la récitation de laprière durant leurs séances publiques.
G4 Que le gouvernement fasse une promotion énergique du
nouveau cours d’Éthique et de culture religieuse qui doit
entrer en vigueur en septembre 2008.G5 Que l’État produise et diffuse chaque année auprès desgestionnaires d’institutions et d’organismes publics ou privés
un calendrier multiconfessionnel indiquant les dates desdiverses fêtes religieuses.LES RECHERCHES À MENERH1 Que l’État libère des fonds de recherche additionnels qui
seraient consacrés, notamment, aux sujets suivants :- La situation de l’interculturalisme ;
- Le double rapport, chez l’immigrant, à la culture
d’origine et à la culture de la société d’accueil ;- L’évolution des concentrations ethnoculturelles et leur
signification en termes d’intégration ou decloisonnement ;
- L’état et l’effet intégrateur de l’action intercommunautaire ;- Le développement d’indicateurs permettant de mesurer
l’effet des nombreux programmes gouvernementaux liésà l’accueil, à l’emploi, à la lutte contre la discrimination, à
l’intégration sociale et culturelle ;- La situation et le parcours des sous-groupes défavorisés
(jeunes issus de minorités racisées, femmes immigrantes,et autres) ;
- L’évolution du lien social dans les quartiers à forteconcentration d’immigrants ;
- Les formes de l’islamophobie et les correctifs à apporter ;- Les manifestations d’antisémitisme et les correctifs à
apporter.H2 Que l’État crée un fonds spécial de subvention, réservé auxuniversités et aux cégeps des régions, pour des recherches
appliquées sur la thématique générale de l’immigration et del’intégration dans les régions.
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Commentaires
Le rapport Bouchard-Taylor est déposé, sous le titre "Fonder l'avenir - Le temps de la réconciliation"
Bouchard et Taylor n'ont rien compris parce qu'il ne veulent rien comprendre. En cela ils se montrent les dignes héritiers de Pierre Eliott Trudeau. On voit avec quel acharnement ils s'obstinent à passer à côté de la réalité, celle d'un Québec résolument occidental et opposé au multiculturalisme.
Toutes leurs recommandations n'ont pour but que de faire gober aux québécois, par la contrainte et le conditionnement forcé (dès la maternelle), le concept de société multiculturelle et communautariste dont ils ne veulent pas.Jamais les supposées élites n'ont été aussi éloignées du gros bon sens ni aussi déconnectées du peuple qui paye grassement leurs élucubrations.Un coup d'oeil sur les recommandations suffit pour nous apprendre que les québécois de souche ont toutes les obligations et les immigrants tous les droits, même l'intégration, impensable sans les efforts individuels de l'immigrant, devient une responsabilité exclusive de la société québécoise. Sans le dire explicitement Bouchard et Taylor préconisent la discrimination positive envers les immigrants, non pas ceux qui cherchent à s'intégrer (ils n'en ont pas besoin), mais ceux qui par fanatisme politico-religieux rejettent avec mépris les valeurs québécoises.Bouchard et Taylor veulent que l'état se transforme en directeur de conscience prêchant le catéchisme de la rectitude politique aux seuls québécois de souche. Si leurs recommandations sont appliquées, le Québec se dotera d'une police de la pensée et d'une foule d'organismes où les pontifes de la religion multiculturelle et les gauchistes totalitaires pourront à volonté discipliner les québécois en pensée, en parole, en action et même en cas d'omission.L'état québécois pourra ainsi s'hypertrophier (comme s'il n'était pas assez tentaculaire) en faisant payer les contribuables pour mieux les opprimer.Bouchard et Taylor ne prévoient absolument rien à l'encontre de la Burka, du niqab, du voile imposé aux filles non-pubères, de l'excision, du mariage forcé, des crimes d'honneur, du suprématisme islamique, des prêches haineux etc. Manifester sa religion n'est-elle pas un droit?La trouvaille des commissaires c'est l'interculturalité, notion vide de sens s'il en est une. On imagine les musulmans fondamentalistes ressentir une bienveillance soudaine à l'égard des mécréants, ils pourront ainsi leur expliquer avec objectivité et douceur pourquoi ils devront un jour les convertir de force ou les obliger à payer la rançon tout en les humiliant. Les "trésors" du coran tels ces versets qui vouent les infidèles à l'enfer ou ceux qui ordonnent leur extermination pourront ainsi être partagés et devenir patrimoine culturel commun pour le plus grand bien du Québec!Rêve trudeauiste par excellence, ou peut-être celui de Lord Durham: la transformation culturelle du Québec, sa disparition à plus ou moins brève échéance dans la salade multiculturaliste bien relevée à la vinaigrette islamiste.Quel espoir pouvons-nous entretenir? Souhaitons à ce rapport un coma aussi profond que poussiéreux sur une tablette gouvernementale là ou d'autres rapports aussi coûteux et insipides ont terminé leur carrière.Helios d'AlexandrieLaudance
23 Mai 200810:50
Le rapport Bouchard-Taylor est déposé, sous le titre "Fonder l'avenir - Le temps de la réconciliation"
Très bien dit, Hélios d'Alexandrie, et comme je me suis déjà épanché sur le sujet, je ne vais pas en rajouter. Je tiens simplement à relever l'expression "Le temps de la réconciliation" contenue dans le titre de cet ouvrage. Avec qui les Québécois doivent-ils donc se réconcilier ? Sont-ils en conflit avec leurs voisins canadiens ou américains ? En ont-ils marre des immigrants européens ou asiatiques ? Je n'en ai pas l'impression. Ils veulent simplement rester maîtres chez eux et pouvoir y mener leur vie selon les règles en vigueur ici et qu'ils ont eux-mêmes établies. Il n'y a aucune reconciliation à prôner pour cela. Par contre, il y aura peut-être un jour un conflit avec ceux qui veulent leur imposer un autre genre de société. Mais les laboureurs Bouchard et Taylor ne connaissent pas la nocivité des graines semées. Loin s'en faut, car ils sont les premiers à soutenir la propagation des OGM (Opinions Généralement Musulmanes).
Jules
23 Mai 200820:43
Le rapport Bouchard-Taylor est déposé, sous le titre "Fonder l'avenir - Le temps de la réconciliation"
Un travail bien fait
Le Québec évolue. Notre manière de tourner en rond change à chaque décennie. Notre créativité en ce domaine paraît sans limite. La Commission Bouchard-Taylor. Un autre signe. Un autre exercice salutaire pour soigner la déprime collective. Oui, nous sommes merveilleux, nous le savions déjà. Tout va bien. Les Commissaires sont intelligents, ils vont guérir le malade chronique québécois. L’avenir ? Radieux. On se donne la main et on danse en rond. De souche, Musulmans, Noirs, Anglos, etc. Olé ! La Commission affirme, au grand soulagement de la tribu, que nous ne sommes pas plus racistes ou xénophobes que d’autres peuples. Ouf ! Merci ! Soulagement ! Document remarquable pour la sérénité collective. Reconnaissance assurée, à niveau de 3,7 millions. Une aubaine ! Le bateau coule, les vigies nous disent que tout va bien. Important : mourir sereinement. Pendant ce temps, outre-Atlantique, une grande défenderesse de la langue et de la culture française, une émule de Victor Hugo, bien de chez nous en plus, Céline, voit un Président de la France pleurer : On aime le Québec, mais on aime le Canada. On aime les deux. Je souligne : On aime le Québec. Qui sommes-nous ? Pour avoir besoin qu’une commission nous dise que tout va bien, que nous ne sommes pas racistes ? Pour que le Président de la France se sente autorisé à nous traiter avec cette familiarité grotesque, en présence d’une vedette pop ? Le Québec n’existe pas, ne veut pas exister. Trudeau l’a compris et il a signé en 1982. Autres dénis de soi : 1980 et 1995, deux refus d’exister. Autour de moi, des ignorants qui, après la Fête du "Dollar", s’inquiètent du prix de l’essence qui les empêchera de rouler leurs 10 000 kilomètres cet été aux USA. Elvis Gratton est toujours bien vivant. La langue ? Quelle langue ?Qui sommes-nous, MM. Bouchard et Taylor, qui sommes-nous ?Jules
Helios d'Alexandrie
23 Mai 200800:04