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Liberté d'expression
Le Conseil de presse rejette une plainte contre Radio-Canada pour propos islamophobes et haineux
29 Mai 2008 par Annie Lessard, Marc LebuisMots clés:
La plaignante reprochait à l’animateur ses propos stigmatisants dans des émissions radio au ton décontracté et au format léger où se côtoient humour et critique sur des sujets d’intérêts variés. Radio-Canada a invoqué avec succès qu’il ne remplirait pas son mandat si des limites étaient posées dans le but de ne troubler personne, et qu’il importe de tenir compte des valeurs québécoises et du seuil de tolérance propre à la société nord-américaine.
Les plaintes contre des journalistes, des écrivains, des caricaturistes, des artistes et maintenant, un animateur radio, par des personnes à la sensibilité à fleur de peau se succèdent à un rythme impressionnant. Il y a beaucoup d'avenir pour les avocats, les tribunaux, les organismes de surveillance de nos paroles et de nos pensées et, pourquoi pas, une Commission nationale de Promotion de la Vertu. Comment s'étonner que bien des Québécois rejettent le multiculturalisme, ce projet insensé qui menace nos libertés et prend des allures d'Inquisition moderne. À quand une plainte à la police contre les librairies qui distribuent Les Versets Sataniques de Salman Rushdie, au nom du respect des sensibilités de certains?
Mme Amina Benrhazu est personne-ressource en interculturel du Service-conseil en relations interculturelles au Ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC) du Québec. Elle est membre de la Table de Travail du Maghreb au MICC et membre de l’Institut du Nouveau Monde. Elle est également formatrice agréée par Emploi Québec et formatrice mandatée par la Fédération des Chambres de Commerce du Québec.
Conseil de presse du Québec - Comité des plaintes et de l'éthique de l'information - Décision - Numéro de dossier : D2007-11-022
Plaignante: Mme Amina Benrhazi et Mis-en-cause M. Joel Le Bigot, animateur,
M. Jean-François Rioux, directeur de la Première
Chaîne,
Les émissions Samedi et rien d'autre etPourquoi pas dimanche,
La Première Chaîne de Radio-CanadaMONTREAL, le 28 mai /CNW Telbec/ -RESUME DE LA PLAINTELa plaignante reprochait des propos qu'elle qualifie d'islamophobes,
tenus par M. Joel Le Bigot au cours des émissions radiophoniques Samedi et
rien d'autre et Pourquoi pas dimanche?, diffusées sur la Première Chaîne de Radio-Canada. Selon la plaignante, le mis-en-cause aurait fait preuve desensationnalisme et aurait porté atteinte aux musulmans par des déclarations
qu'elle juge discriminatoires et haineuses.GRIEFS DE LA PLAIGNANTEMme Amina Benrhazi porte plainte pour des propos qu'elle juge«islamophobes», tenus dans le cadre des émissions Samedi et rien d'autre et Pourquoi pas dimanche?, animées par le mis-en-cause, M. Joel Le Bigot. La plaignante considère ces propos discriminatoires et haineux, et estime qu'ils
sont de nature à influencer l'auditoire du mis-en-cause. Elle estime aussi que«M. Le Bigot fait du sensationnalisme sur le dos des communautés musulmanes» de manière répétée.Mme Benrhazi cite plusieurs extraits, des émissions animées par le
mis-en-cause, à l'appui de sa plainte, notamment un extrait dans lequel il
évoquait une revendication des Suédoises de pouvoir se baigner les seins nus
dans les piscines publiques. Le mis-en-cause aurait répondu, sur un ton mêlantbégaiement et ironie, que ce type de revendications ne risquait pas de se
produire au Québec compte tenu que la tendance actuelle, initiée par lespratiquants de l'Islam, y était plutôt de se baigner tout habillé. Le deuxième
extrait mis en exergue par la plaignante concernait les propos du mis-en-cause
sur le thème de la Commission Bouchard-Taylor, où le mis-en-cause aurait
affirmé que la raison de la tenue de cette Commission était l'arrivée d'unereligion violente. La plaignante mentionne ensuite des propos du mis-en-cause
dans l'une de ses entrevues, dans laquelle, au sujet du rachat du ChâteauFrontenac par des Arabes, il aurait demandé à la porte-parole de l'Hôtel :
"Maintenant que le Château a été acheté par des Arabo-musulmans, est-ce que sa tour va être tournée vers La Mecque?"La plaignante ajoute que ce type de commentaires souligne une totale
méconnaissance des communautés arabo-musulmanes et de l'Islam de la part du mis-en-cause, et que de tels propos "nuisent à l'intégration des personnes issues des communautés arabo-musulmanes". La plaignante précise avoir laissé un message sur la boîte vocale de Radio-Canada pour faire part de son indignation face aux propos de M. Le Bigot.COMMENTAIRES DES MIS-EN-CAUSECommentaires de M. James Selfe, directeur des communications internes et institutionnellesM. Selfe indique qu'après vérifications, ses services n'ont pas eu
connaissance du message vocal que la plaignante dit avoir laissé sur la boîte
vocale de Radio-Canada. Il explique que la Société Radio-Canada n'a, parconséquent, pas été en mesure de fournir une réponse à la plaignante au sujet
des propos du mis-en-cause. M. Selfe demande la possibilité pour Radio-Canada de répondre directement à la plaignante dans le but de mettre fin à laprocédure de plainte au Conseil de presse. Il souligne que, dans le cas où
Mme Benrhazi désirerait maintenir sa plainte après la réponse de Radio-Canada, il souhaiterait que son média puisse faire part de son point de vue au sujet de cette plainte.Commentaires de M. Jean-François Rioux, directeur de la Première ChaîneCorrespondance avec la plaignante Mme Amina Benrhazi :Dans cette correspondance, le représentant des mis-en-cause explique être
en charge du suivi de la plainte en question. Il assure en premier lieu que la
Société Radio-Canada ne permet pas que ses journalistes chroniqueurs ouanimateurs tiennent des propos discriminatoires ou haineux en ondes. Il ajoute
qu'après une écoute attentive des extraits en cause, il estime que M. Le Bigotn'a pas prononcé de propos "discriminatoires et haineux" ou encore
"xénophobes".M. Rioux explique ensuite la nature des émissions en cause : il s'agitpour lui d'émissions dont le ton est très décontracté, correspondant à un
format léger où se côtoient humour et critique sur des sujets d'intérêtsvariés. Il ajoute que les mis-en-cause ne rempliraient pas leur mandat si des
limites étaient posées à la portée des contenus "dans le but de ne troublerpersonne, de ne déranger aucune institution".M. Rioux expose également la fonction de M. Le Bigot selon Radio-Canada :
il précise que le mis-en-cause "n'est pas journaliste, mais animateur, qui
plus est d'une émission d'accompagnement et de variétés et non d'information".Il indique de surcroît que "les habitués des émissions de M. Le Bigot savent
qu'il commente tout à sa façon sur un ton parfois moqueur et impertinent".
M. Rioux précise alors le rôle de M. Le Bigot au cours des émissions en cause: "les animateurs comme Joel Le Bigot jouissent, dans le respect des
politiques applicables à ce genre d'émission, d'une très grande indépendanceet marge de manoeuvre, de la "liberté d'aimer ou pas", de réfléchir à haute
voix, avec les chroniqueurs et leurs invités, de provoquer, de poser lesquestions que tout le monde se pose tout en étant ouvert aux multiples
arguments et points de vue de leurs non moins multiples invités, sous toutessortes de sujets".M. Rioux justifie chacun des propos de M. Le Bigot mentionnés par la
plaignante, indiquant que si certaines paroles ont pu laisser une mauvaise
impression, la Société Radio-Canada le regrette, mais qu'il estime toutefois
que ces propos n'étaient pas haineux. Au sujet des propos de M. Le Bigot selon lesquels la Commission Bouchard-Taylor avait été initiée conséquemment à "la présence nouvelle de certaines religions très agressives", M. Rioux tient à souligner que le mis-en-cause "n'en a nommé aucune". Il ajoute que cette remarque s'inscrivait tout à fait dans le cadre de l'entrevue avec le grand Chef de la Nation huronne-wendat, M. Gros-Louis, qui avait alors pris la parole sur le thème des accommodements raisonnables dans le cadre des débats de la Commission Bouchard-Taylor. La remarque du mis-en-cause aurait eu comme objectif de faire évoluer la discussion. Au sujet de l'entrevue réalisée avec la directrice des services à la clientèle du Château Frontenac, M. Rioux précise que les propos de M. Le Bigot mis en cause par la plaignante furent tenus sur un ton humoristique ("après toute une série de blagues rocambolesques, l'animateur a présenté la chose sous forme de rumeurs"), et n'avaient pas pour objectif de blesser qui que ce soit.Le représentant des mis-en-cause souligne en conclusion que lemis-en-cause fait preuve de dérision, voire d'autodérision, tout au long de
ses émissions de fin de semaine et affirme que "cela fait partie du personnageet il ne faudrait surtout pas en prendre ombrage". M. Rioux indique enfin
qu'il ne souhaite pas minimiser le sérieux de la plainte de Mme Benrhazi, maisréitère son point de vue : les propos en cause ici n'étaient ni haineux, ni
discriminatoires ou encore méprisants, et qu'il n'était pas dans lesintentions du mis-en-cause de vexer quiconque.Commentaires adressés au Conseil de presse concernant la plainte :
M. Rioux indique que ces commentaires font suite au maintien de la
plainte de Mme Benrhazi auprès du Conseil de presse. Après avoir brièvement
rappelé la position qu'il a précédemment exposée dans la lettre decommentaires destinée à la plaignante, M. Rioux explique que par la Loi sur la
radiodiffusion définissant son mandat, Radio-Canada "jouit de la libertéd'expression et de l'indépendance en matière notamment de création et de
programmation", ce qui explique la grande diversité de programmation et degenres dans les émissions qui y sont diffusées.M. Rioux expose que les extraits visés par la plainte ne constituent pas
des actes ou produits journalistiques, il s'agit d'après lui, pour deux des
extraits mentionnés par la plaignante, de brèves remarques "dans un contexte
n'ayant rien de sérieux", et dans le troisième cas (NDLR : dans le cadre del'entrevue avec M. Gros-Louis, grand Chef de la Nation huronne-wendat), d'un
"énoncé au soutien d'une question posée à l'invité sur un sujet d'actualité".M. Rioux estime ainsi la plainte de Mme Benrhazi irrecevable, le Conseil ne se
prononçant que sur des actes et produits journalistiques.M. Rioux déclare toutefois que si le Conseil considérait la plainterecevable, il souhaiterait que le contexte de diffusion des extraits en
question soit pris en considération par le Conseil de presse, estimant que lecontexte des propos en cause "a une influence évidente sur la compréhension
qu'aura l'auditeur raisonnable de ces propos". Il attire ensuite l'attentionsur plusieurs décisions rendues par le Conseil de presse sur des propos
touchant la religion émis par différents journalistes et insiste sur lalatitude importante accordée aux professionnels de l'information et sur la
nécessité de préserver leur liberté d'expression. Il estime que ces décisions antérieures ainsi que le principe du guide déontologique du Conseil accordant une grande latitude aux chroniqueurs résument "quel paradoxe ce serait de condamner les propos tenus par un animateur de radio dans le cadre des émissions en cause ici, alors que les journalistes-chroniqueurs bénéficieraient d'une plus grande marge de manoeuvre dans leur liberté d'expression". Il ajoute qu'il importe de tenir compte des "valeurs québécoises et canadiennes et du seuil de tolérance propre à la société nord-américaine" pour l'étude de ce cas, se référant ainsi à une décision antérieure du Conseil.Concernant plus spécifiquement les émissions en cause, M. Rioux affirmeque ce ne sont pas des émissions d'information mais "des émissions de
divertissement et d'accompagnement", qu'elles consistent en un «format plusléger de mélange des genres», traitant de sujets variés, parmi lesquels des
sujets d'actualité, «sans que ces émissions y soient vouées». Il estime queces émissions respectent le principe de pluralisme en présentant une grande
diversité de sujets.Concernant le mis-en-cause, M. Le Bigot, M. Rioux affirme qu'il «n'estpas journaliste et ne s'est jamais présenté comme tel». M. Rioux expose
ensuite le contexte des propos du mis-en-cause, ainsi qu'il l'a fait dans lalettre précédemment adressée à la plaignante.Il rappelle en conclusion : «nous vivons dans une société en pleine
transition et que M. Le Bigot en est aussi le reflet». Il souligne par
ailleurs qu'il y a une distinction à effectuer entre une information livrée
par un journaliste «à l'intérieur d'un bulletin de nouvelles ou d'une émissiond'information présentés comme tels», et les «commentaires épars d'un animateur touche-à-tout qui fait avec humour le lien entre les différents segments de son émission de divertissement». Il estime que dans le second cas, celui de M. Le Bigot, «ce n'est pas de l'information mais des sujets d'actualité parfois surprenants, choisis pour divertir» et que «chacun peut y aller de ses commentaires et de son point de vue". Il précise être conscient qu'il peut y avoir apparence d'un certain cumul aux yeux de la plaignante, mais qu'il s'agit néanmoins d'après lui de "brefs propos épars sur trois sujets très
distincts, diffusés à travers plusieurs semaines d'émission», ces commentairesétant livrés sans haine ni mépris de la part de l'animateur en cause.REPLIQUE DE LA PLAIGNANTELa plaignante indique qu'elle trouve «extrêmement inquiétant que le
Directeur de la Première Chaîne (de Radio-Canada) confonde liberté
d'expression et dérapages racistes»; elle expose divers cas d'émissions dans
lesquelles des commentateurs stigmatisaient les Québécois francophones par«des clichés racistes» et insiste sur la réaction cinglante de ces derniers à
ce type de commentaires, le motif de sa plainte, analogue, devant ainsi êtrepris en considération. Mme Benrhazi insiste ensuite sur la liberté d'expression, utilisée comme défense par les mis-en-cause, précisant que selon elle, cette liberté s'exerce pour susciter une réflexion et des débats d'intérêt public, dans le respect d'un auditoire très diversifié, pour faire avancer la société. En conséquence, elle estime que «quand des animateurs stigmatisent des communautés et alimentent les préjugés et la discrimination, comme le fait de manière systématique M. Le Bigot, la liberté d'expression (...) devient une atteinte à la dignité des personnes».Mme Benrhazi considère également que l'humour cesse d'en être lorsqu'il
sert à véhiculer des préjugés surtout «quand le contexte est déjà très
défavorable pour les groupes cibles», et estime que lorsqu'un animateur ou
journaliste prononce des propos «à connotation haineuse ou discriminatoire»,le seuil de tolérance de la société est déjà franchi. La plaignante cite à
l'appui de ses dires des passages du guide déontologique du Conseil de presseexigeant des médias de ne pas diffuser de contenus discriminatoires ou
entretenant des préjugés à l'encontre des personnes ou des groupes. Ellesouligne que le directeur de la Première Chaîne de Radio-Canada minimise la
portée et l'impact des opinions du mis-en-cause sur son auditoire.Mme Benrhazi apporte son point de vue sur les émissions faisant l'objetde sa plainte : ces émissions de divertissement comprennent d'après elle des
volets informatifs ou revues de presse, dans lesquels l'animateur a «le devoirde vérifier ses informations et de se retenir de donner son opinion sur
antenne». Or, elle estime que «M. Le Bigot exprime son point de vue dans lesegment d'information». Mme Benrhazi explique que sa plainte est fondée sur
des faits et rappelle les reproches adressés dans sa plainte pour chacun despropos du mis-en-cause. Elle ajoute que «M. Le Bigot a récidivé le 16 décembre 2007 avec des propos très stigmatisants», expliquant que lors d'une entrevue avec deux journalistes de médias écrits ayant couvert la Commission Bouchard-Taylor, le mis-en-cause a qualifié les femmes voilées d'intégristes.Elle poursuit en relatant que la journaliste interrogée dans cette portion de
l'entrevue a d'ailleurs répliqué à ces paroles en expliquant que les
musulmanes portant le voile n'étaient pas des intégristes mais des croyantes
vivant leur foi, preuve que la remarque de M. Le Bigot constituait une«déformation de la réalité». Elle explique être préoccupée par les
«amalgames», les «informations sensationnalistes», les «opinions radicales etstigmatisantes» véhiculées par certains médias, ainsi que de leur impact sur
les auditeurs et la société.La plaignante s'oppose enfin à l'affirmation de M. Rioux, directeur de laPremière Chaîne, selon laquelle les propos de M. Le Bigot visés par sa plainte
constituaient «des cas isolés». Elle indique que les quelques exemples qu'ellea mentionnés dans sa plainte ne sont pas les seuls «dérapages» de M. Le Bigot en ondes, et qu'elle n'a pu en citer d'autres faute de les avoir tous
recensés. Elle souligne que les droits des médias exigent en contrepartie lerespect de certaines responsabilités de la part de ces derniers, et précise
que les émissions de variétés à contenu informatif sont soumises au respectdes mêmes normes éthiques et déontologiques en matière de traitement de
l'information que toute autre production à dimension journalistique.DECISIONMme Amina Benrhazi portait plainte contre M. Joel Le Bigot et la PremièreChaîne de Radio-Canada pour certains propos tenus au cours des émissions
radiophoniques "Samedi et rien d'autre" et "Pourquoi pas dimanche?", diffusées entre juin et décembre 2007.La plaignante relevait plus spécifiquement quatre extraits d'émissionsdans lesquels elle reprochait au mis-en-cause d'avoir tenu des propos
déformant la réalité, sensationnalistes, islamophobes, humiliants, haineux etnuisant à l'intégration des personnes issues de la communauté arabo-musulmane.Préalablement à l'analyse de la plainte, le Conseil de presse a statué
sur la nature des extraits en cause. Il est apparu au Conseil que l'animateur
Joel Le Bigot exerçait une activité journalistique seulement dans trois des
extraits en cause, soit trois entrevues effectuées avec des personnalitéspubliques sur des sujets d'actualité. Le quatrième extrait constituait
davantage une simple conversation avec ses collaborateurs. Ce dernier ne ferapas l'objet d'un examen du Conseil.Il est apparu également que les trois extraits retenus pour l'analyse de
la plainte appartiennent au genre du journalisme d'opinion : un animateur
exerçant une activité journalistique dans ce cadre, tout en disposant d'une
grande latitude dans l'expression d'opinions, est soumis aux mêmes obligations de se conformer aux règles déontologiques imposées en la matière aux professionnels de l'information. (D2005-02-056)Le premier grief de la plaignante avait trait à des manquements en regardde l'exactitude de l'information. Dans deux des entrevues visées par la
plainte, le mis-en-cause a manqué de nuances concernant certains faits. LeConseil a pris en considération le caractère spontané des propos tenus en
ondes et les rectifications non moins spontanées dont elles ont fait l'objet.Dans l'ensemble des entrevues, il n'a pas été décelé d'erreur notable qui
n'ait trouvé sa rectification. Le Conseil invite toutefois le mis-en-cause à plus de prudence dans l'expression d'opinions pouvant choquer une partie du public, par leur manque de nuance, de précision ou encore de contextualisation. Les professionnels de l'information doivent tendre au respect des plus hauts standards éthiques en la matière afin de préserver leur crédibilité aux yeux du public. Sous réserve de ces commentaires, le grief est rejeté.La plaignante reprochait également à M. Le Bigot d'avoir fait preuve desensationnalisme dans les extraits en cause. Dans la mesure où le mis-en-cause n'a pas fait preuve d'une insistance indue pour soutenir les propos sans
nuance qu'il avait précédemment tenus, et dans la mesure où une pluralité depoints de vue plus nuancés a été exprimée au cours des entrevues, le Conseil a estimé que le public n'avait pas été induit en erreur quant à la valeur et à
la portée réelles des informations transmises dans les paroles du mis-en-causeLe grief pour sensationnalisme est donc rejeté.
La plaignante exposait un troisième grief à l'effet que les propos tenus
par le mis-en-cause dans le cadre de ses entrevues étaient islamophobes,haineux, humiliants et de nature à nuire à l'intégration des individus issus
de la communauté arabo-musulmane.A l'issue de l'analyse des propos en question et du contexte dans lequel
ils ont été tenus, il apparaît que les paroles du mis-en-cause n'étaient pas
destinées à soulever la haine, le mépris, ou à attenter à l'intégration despersonnes issues de la communauté arabo-musulmane. Dans l'entrevue la plus récente parmi celles en cause dans la plainte, le mis-en-cause, après avoir
lui-même tenté de préciser son propos, a laissé son interlocutrice répliquer àl'une de ses affirmations maladroites qui aurait pu être de nature à fausser
le jugement du public quant aux femmes de confession musulmane portant levoile. Cette rectification exhaustive de la part de l'intervenante a eu pour
effet de rétablir la véracité des faits dans la discussion. Il est donc avéréque sur l'ensemble de l'entrevue, il n'y a pas eu d'atteinte à la dignité des
groupes sociaux. Considérant ces faits, le grief n'a pas été retenu.Sous réserve des commentaires précédemment exprimés, le Conseil rejette
la plainte de Mme Amina Benrhazi contre M. Joel Le Bigot et la Première Chaîne de Radio-Canada.
Nathalie Verge, secrétaire générale, Au nom du comité des plaintes et de l'éthique de l'informationRenseignements: Nathalie Verge, secrétaire générale, Conseil de presse
du Québec, (514) 529-2818, info@conseildepresse.qc.caVoir aussi:Pourquoi j’ai déposé une plainte à la Commission canadienne des droits contre un imam salafiste de Montréal pour "propagande haineuse"Pour en finir avec le mot "islamophobie" - par le Belge Jean ThirionPour en finir avec le mot "islamophobie" - par l’Américain Dennis PragerLe rapport de l’Observatoire de l’islamophobie - faux diagnostic, mauvais traitementPourquoi les sociétés arabes sont-elles opposées aux droits de l’Homme ?Grande-Bretagne - Un gardien de prison sanctionné car il aurait appelé son chien allah France - Caricatures de Mahomet : acquittement de Charlie Hebdo confirmé par la cour d’appelCommission Bouchard et Taylor : NON au pacte de suicide !Rapport Bouchard-Taylor : fabriquer l’Homme Nouveau par la dictature de l’harmonie
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Le Conseil de presse rejette une plainte contre Radio-Canada pour propos islamophobes et haineux
L`Islamophobie c`est la nouvelle police de la pensée!
On se croirais de plus en plus dans un roman Orwellien avec ces chiens de garde de la rectitude politique.BIG BROTHER VOUS REGARDELA GUERRE C`EST LA PAIXLA LIBERTÉ C`EST L`ESCLAVAGE
L`IGNORANCE C`EST LA FORCEIl me semble que pour plusieurs musulmans, la vérité, l`objectivité et la critique ne compte pas. Il me semble que c`est plutot une réaction Honte-Honneur suivi d`une vengeance.La culture arabe en est une de honte et d`honneur - une culture completement anti-démocratique. Chaque critique est vu comme une attaque a l`honneur de la personne qui préfere ignorer la réalité et se venger plutot que de se corriger.Des exemples réels.Un docteur britannique servait de gynécologue dans un hopital de la Kabylie en Algérie dans les années 70. Le niveau d`hygiene était tres bas a cet hopital ce qui forca le docteur a faire une plainte au superviseur qui détenait son emploi a cause de ses services au FLN dans la guerre de Libération. Le superviseur se senti attaqué sur sa compétence et au lieu de chercher des solutions pour améliorer l`hygiene la réaction honneur-honte fut une attaque verbales contre le docteur qui lui donna l`ordre de quitter l`hopital et le pays.L`islamophobie - la peur de l`islam est normale!Il faut avoir peur de la charia et de ses horrible chatiment corporels!
Il faut avoir peur d`une religion qui considere les musulmans comme des etre humain supérieur aux chrétiens et aux juifs et a tout les autres!
Il faut avoir peur d`une religion qui accepte l`utilisation de la violence pour s`imposer!
Il faut avoir peur d`une religion qui dit que mentir est bon quand cela avance la religion!Il faut avoir peur d`une religion qui interdit aux filles de marier un non-musulman et que cette transgression peu finir par un meurtre!
Il faut avoir peur d`une religion qui tue la liberté d`expression car le blasheme est puni de mortIl faut avoir peur d`une religion qui emnseigne que tué ceux qui l`abandonne est bon!L`islamophobie c`est la nouvelle police de la pensée!
Helios d'Alexandrie
29 Mai 200818:14
Le Conseil de presse rejette une plainte contre Radio-Canada pour propos islamophobes et haineux
Les islamistes qui trônent au ministère de l'immigration cherchent à nous "rentrer dans la gorge" l'idée qu'une femme voilée n'est pas intégriste mais qu'elle "vit" sa foi musulmane. Les petites filles âgées de 0 à 12 ans que l'on voile par la contrainte elles aussi vivent leur foi musulmane!!! Les jeunes adolescentes que l'on force à porter le voile et à ne pas serrer la main des mécréants, elles aussi vivent leur foi musulmane!!!
Joël le Bigot a parfaitement le droit d'exprimer son opinion à l'effet que toutes les femmes voilées sans exception sont intégristes ou ont été forcées par les intégristes à porter le voile . Les rares exceptions confirment la règle. Il y a une corrélation étroite entre la montée de l'intégrisme et le port du voile, comme il y a une corrélation étroite et directe entre la montée de l'intégrisme et la violence islamique. On ne peut nier ces faits sans se couvrir de ridicule.Notre société a parfaitement le droit de rejeter le voile du fait qu'il est en opposition avec les valeurs d'égalité des sexes et de dignité de l'être humain. C'est à notre société de définir la signification du voile en se basant sur des critères objectifs tirés de l'histoire, et non à des islamistes de lui imposer une interprétation mensongère en contradiction flagrante avec l'histoire et la tradition islamique.Cette tradition tirée à la fois du coran et de la sirah de Mahomet rapporte que les combattants de Mahomet avaient le droit de violer et de prendre captives les femmes des incroyants mais qu'ils se devaientt d'éviter de déshonorer et de violer les femmes des musulmans, ces dernières, pour se distinguer, se faire "reconnaître" et ainsi éviter le rapt et le viol halal, devaient porter des vêtements les recouvrant entièrement. Cette directive qui émane du coran faisait suite à de nombreuses plaintes de la part de croyants contre la violence indiscriminée des combattants de Mahomet, ces derniers, transportés par la foi, violaient à qui mieux mieux les femmes des amis autant que celles des ennemis.Cependant cette directive coranique à visée ponctuelle n'a pas tardé à acquérir un caractère perpétuel. Les musulmans ayant découvert l'immense avantage à maintenir les femmes dans une servitude sanctionnée par Allah en personne.Les femmes qui portent le voile avec arrogance ne sont pas moins dans un état d'humiliation que des esclaves qui portent des chaînes. Leur condition est même plus affligeante, un esclave peut au moins espérer être affranchi ou libéré un jour.Helios d'AlexandrieMarie (chrétienne)
8 Juin 200821:51
Le Conseil de presse rejette une plainte contre Radio-Canada pour propos islamophobes et haineux
Je suis d'accord avec vous, Helios d'Alexandrie. Je crois que tout voile doit être interdit dans notre société, ne serait-ce que pour soutenir celles qui en souffrent à travers le monde. Je ne comprend pas ces québécoises qui se disent féministes tout en y étant favorable.
De plus, comme vous dites, il ne correspond pas à nos valeurs d'égalité hommes-femmes.Lorsque les musulmanes auront la sagesse de le refuser pour protester contre les violences faites aux femmes et aux petites filles, alors j'aurai du respect pour elles.
Tromso
29 Mai 200807:01