Mardi 9 Février 2010 | Dernière mise à jour: 4 Février 2010
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L'Occident doit soutenir une réforme de l'islam, par le torontois Salim Mansur
7 Juin 2008 par Annie Lessard, Marc LebuisMots clés:
«Au Canada, des musulmans vulnérables travaillent seuls ou en petits groupes, malgré l’ostracisme et la diabolisation par d'autres musulmans. Ils dissèquent l'extrémisme et l'exposent aux yeux de tous en essayant, malgré d’immenses difficultés, de conserver leur foi dans les idéaux de l’islam. Sans le soutien de l'Occident aux authentiques réformistes, le résultat du combat contemporain à l’intérieur de l’islam donnera la guerre ou la paix de notre époque». - Salim Mansur
Très peu de musulmans au Canada font activement la promotion des valeurs de l'Occident: démocratie, liberté - particulièrement la liberté d'expression et la liberté de conscience -, séparation du religieux et de l'État. Ils s'opposent à la charia et aux accommodements religieux qui, selon eux, marginalisent les musulmans et favorisent les communautarismes et le radicalisme. Ils sont menacés de mort ici même au Canada par des extrémistes et des soi-disant modérés. C'est avec courage qu'ils s'expriment, ils méritent notre admiration. Voyez le reportage de la CBC dans notre section vidéo : Intimidation de musulmans par des radicaux au Canada et aussi Les musulmans canadiens opposés à la charia sont minoritaires et sont traquésOutre Saliim Mansur, mentionnons Tarek Fatah, Farzana Hassan, Homa Arjomand, Ishrad Manji et Tahir Aslam Gora. Lisez aussi, pour un point de vue théologique sur le combat interne qui déchire l'islam, et son impact sur l'Occident: Combat (idéologique) contre Djihad (idéologique) - entrevue avec le théologien George Weigel. Pour Weigel, «L’idéologie du djihad doit être combattue avec un ensemble de mesures, religieuses, intellectuelles, politiques, économiques, militaires. Sinon, cette idéologie avilissante pourrait emporter notre civilisation».

Salim Mansur, Ph.D., est professeur agrégé de sciences politiques à l'Université Western en Ontario. Il écrit pour le London Free Press, le Toronto Sun, ProudToBeCanadian.ca, et de nombreuses publications, y compris National Review, the Middle East Forum et Frontpagemag. Il présente souvent des analyses sur le monde musulman, l'Islam, l'Asie du Sud, et le Moyen-Orient. Il est membre du conseil d’administration du Center for Islamic Pluralism basé à Washington, DC, et Senior Fellow du Canadian Coalition for Democracies.
Getting a read on moderation, par Salim Mansur, Toronto Sun, le 24 mai 2008Modération : une interprétationDepuis les attaques terroristes au cœur de l’Amérique, il y a presque 7 ans maintenant, l’Occident semble attendre que les musulmans « modérés » se rassemblent pour reprendre leur foi et leurs traditions, de ceux qui ont voulu promouvoir le chaos général et le meurtre au nom de l’islam.Cette attente n’a pas été comblée. Que peut-on alors conclure de cette absence d’un effort soutenu et organisé par les musulmans en Occident, pour affirmer haut et fort leur rejet des islamistes sans exception ?Mark Steyn, l’un des grands observateurs du monde musulman, affirme dans un article récent de National Review, qu’un musulman « modéré » est une créature mythique. J’apprécie grandement les écrits de Mark Steyn, cependant je ne suis pas d’accord avec lui sur ce point.Certes, nous n’avons pas remarqué de musulmans vivant en Occident se manifester en grand nombre contre les musulmans extrémistes et leur idéologie d’islam radical. Cependant, il y a des musulmans, comme je l’ai observé dans un article paru récemment, qui ont le courage de « condamner la culture d’hostilité nourrie par les musulmans, qui permet aux extrémistes parmi eux de raviver cette violence sous-jacente ».Par ailleurs, ces musulmans vulnérables « travaillent seuls ou en petits groupes de musulmans de même avis, malgré l’ostracisme et la diabolisation des autres musulmans. Ces gens dissèquent et exposent aux yeux de tous, l’extrémisme en essayant malgré d’immenses difficultés de conserver leur foi dans les idéaux de l’islam ».Tarek Fatah – un musulman modéré –invité sur les chaînes de télévision de Toronto de Muslim Chronicle et membre fondateur de Muslim Canadian Congress - dans son livre récemment publié, confirme mes observations.Depuis que l’Ayatollah Khomeiny a prononcé, en 1989, son fameux commandement religieux de tuer Salman Rusdie pour avoir écrit les Versets Sataniques, le monde entier a pris conscience des périls encourus par les écrivains rédigeant la moindre étude critique de l’islam ou de l’histoire arabo-musulmane. Ce danger a été envisagé par Tarek Fatah avant de publier son excellent livre, il a ensuite ignoré les menaces des islamistes canadiens pour ses vues modérées exprimées publiquement.T. Fatah donne une lecture très lucide de la façon dont l’histoire arabo-musulmane, a laissé de côté l’idéal du message de Mahomet, pour tomber dans l’impasse de puissances tribales avides de conquêtes, qui ont fourni les bases de la politique contemporaine des impérialistes islamistes.L’une des distinctions intéressantes données par Fatah est celle entre « état de l’islam » et « Etat islamique ». La première expression décrit un effort individuel pour atteindre un état de paix intérieure, universel et hors du temps. La deuxième expression est celle de fanatiques voulant appliquer au 21e siècle, une situation politique du 7e siècle, imposée par les Arabes après le départ de Mahomet. Le combat contemporain à l’intérieur de l’islam, est entre ces deux tendances, et leur résultat donnera la guerre ou la paix de notre époque.
Impossible de rester neutrePar conséquent, l’Occident ne peut pas rester neutre face à cette lutte globale. Ainsi que le souligne T. Fatah, l’ironie de l’histoire est que les musulmans vivant en Occident pourront réaliser un « état de l’islam », alors que cet état de repos quiétiste sera dénié dans la réalité mortifère, partout où un « Etat islamique » a été proclamé, comme en Iran , au Pakistan ou en Arabie Saoudite.Tarek Fatah a montré une vision à l’intérieur de ce combat qui consume le monde arabo-musulman et le futur dépend de la résolution de ces luttes intestines. Son livre mérite largement d’être lu.Moderates will win if West helps, par Salim Mansur, Toronto Sun, le 31 mai 2008Les modérés gagneront si l’Occident les aideMon dictionnaire définit « une personne modérée » comme quelqu’un qui « évite les extrêmes » et est « tempéré dans sa conduite et son langage » .Le Coran écrit : « Nous vous avons fait un peuple modéré afin que vous soyez un modèle pour les hommes et le messager un modèle pour vous ».Cependant, ceux qui ont usurpé l’islam par soif du pouvoir – les Islamistes de notre époque ou ceux qui prirent le pouvoir dès la première génération de l’histoire musulmane – ont été des hommes extrêmes.La recherche récente en Occident de « musulmans modérés » est la reconnaissance maladroite du fait incontournable qu’une paix durable ne pourra exister entre le monde arabo-musulman et l’Occident (Israël inclus), que lorsqu’un islam modéré pourra prévaloir, dans les pays musulmans, sur l’Islamisme et ses diverses interprétations sectaires.Le monde arabo-musulman a été de tous temps déchiré entre des forces sectaires et fanatiques d’un côté et des forces plus modérées de l’autre. Ce n’est pas une nouvelle lutte à l’intérieur de l’islam, ce qui est nouveau est son ampleur. En effet, ce conflit n’est plus confiné seulement à un petit territoire à l’intérieur des frontières du monde arabo-musulman.L’intensité du conflit contemporain met en évidence le fait que la vieille rivalité interne est devenue globale, et le monde non-musulman ne peut plus rester neutre et indifférent en regardant le conflit se dérouler sous ses yeux.Le conflitLe conflit, cependant, n’est qu’un rappel, pour les esprits lucides qui ont une vision claire de l’Histoire sur une longue durée et savent que le progrès n’avance pas de façon linéaire, et que les réformes sont toujours menacées par la subversion et un pas en arrière.L’Histoire du monde arabo-musulman n’est pas moins complexe que celle de l’Occident, et en observant le délabrement actuel de l’Orient, on peut se souvenir de l’Europe du Moyen Age avec ses superstitions, ses guerres incessantes, la religion devenant le refuge d’imposteurs, l’ignorance revendiquée avec fierté, et l’absence de lois rendant chacun victime des autres. Il est bon de rappeler que le cœur des âges sombres de l’Europe médiévale était Rome, le centre de la Chrétienté, et que les plus corrompus étaient ceux censés représenter Jésus sur terre.Mais finalement, l’Europe s’est débarrassée de l’obscurantisme du Moyen Âge et les cruelles guerres pour la Réforme de la Chrétienté contribuèrent de diverses façons à la création de l’Europe moderne.Bien qu’il n’y ait pas un centre pour le dogme religieux du style Vatican, dans le monde musulman, le cœur sombre du monde arabo-musulman est l’Arabie Saoudite où le Wahhabisme représente la réaction la plus sectaire et extrême contre la réforme et la modération dans l’islam.Les efforts périodiques pour une réforme de l’islam ont échoué, le dernier en date étant le « tanzimat » au début du 19e siècle, dans l’Empire Ottoman. Les solides positions des clercs religieux réactionnaires qui maintiennent leurs sociétés dans leurs cultures féodales ont eu raison de cet authentique mouvement de réforme.Autorité religieuse dans l’islamUn Luther musulman pourrait difficilement faire la différence entre réforme religieuse ou réaction, à moins qu’intervienne un Chef d’Etat musulman déterminé à l’instar de Mikhail Gorbachev, le dernier leader de l’Union Soviétique, imposant une version de transparence (glasnost) et de changement (perestroika).Mustafa Kemal était un tel gouvernant, qui a obtenu un certain succès dans la création de la Turquie moderne, et démontre la possibilité qu’une réforme peut s’enraciner quelque part dans le monde musulman et prévaloir sur le fanatisme Islamiste.Ceci ne pourra advenir si l’Occident ne soutient pas une réforme de l’islam, par exemple en Irak, et cède au faux argument que la modération de l’Islam n’est qu’une chimère.Voir aussi:Salim Mansur : "Nous, musulmans, avons du travail à faire"Les accommodements renforcent la marginalisation des musulmans au Canada - Tahir Aslam GoraLes musulmans canadiens opposés à la charia sont minoritaires et sont traquésIntimidation de musulmans par des radicaux au CanadaPourquoi l’Occident est supérieur – Ibn Warraq répond à Tariq RamadanIbn Warraq défend l’Occident, critique Edward Saïd et l’islamCommission Bouchard et Taylor : NON au pacte de suicide !Rapport Bouchard-Taylor ou l’accommodement immoral, par Mohamed P. HiloutLa réforme de l’islam, Loch Ness du désert dont tout le monde parle et que personne n’a jamais vuLa Presse québécoise "boycotte" Morad El Hattab, écrivain musulman français laïcCombat (idéologique) contre Djihad (idéologique) - entrevue avec le théologien George Weigel
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Commentaires
L'Occident doit soutenir une réforme de l'islam, par le torontois Salim Mansur
En Occident ce sont des musulmans modernistes courageux qui se battent au péril de leur vie pour essayer de réveillez les Occidentaux. Ils tente de trouver des soutiens dans les communautés musulmanes fermées et perméables aux discours des islamistes radicaux.
Les gouvernements Occidentaux eux ne font rien! En effet pourquoi des gens ayant commis des erreurs aussi lourdes de conséquences pour notre avenir collectif admettraient t`ils leur erreur, il vaut mieux pour eux que cela reste caché!Salim Mansur a raison, sans l`aide collective des gouvernement occidentaux rien de bon n`arrivera. L`islam est comme une hydre a 60 tetes, il n`y a pas de Pape pour forcer une réforme comme dans l`église catholique et pas de structure hiérarchique claire pour forcer ces changements nécéssaires.Pourtant il faut réformer cette religion qui dans sa forme actuelle détruit la démocratie et la liberté. Ce sera au gouvernements j`imagine d`imposer de force des représentant nationaux crédible auquels les musulmans devront faire allégeance religieuse, il faudra que le gouvernement détermine quel islam est respectable et lequel doit etre interdit. Il faudra pour cela fermer des mosquées et déporter des gens, les déchoir de leur citoyenneté et s`arranger pour qu`ils ne puissent immigrer ailleurs en Occident. Imposer de force le modele acceptable en Occident, récuser l`autorité malsaine de certains imams et oulémas, interdire les chaines satellitaires arabes qui distille leur poison dans les cerveaux des communautés musulmanes en Occident, limiter au minimum les contacts entre les clergé corrompu et fanatique provenant du Moyen-Orient et du Pakistan. Imposer de force un islam moderniste et une version unique Occidentale du Coran. Des mouvements comme les Freres musulmans, le Tabligh, les déobandis, l`islam hanbalite ect devraient etre interdit en Occident, leurs mosquées fermées et leur clergé déporté. Leurs idéologies profondément réfractaire a la vie moderne et au contacts des mécréants inférieurs font qu`ils devraient etre retourné au Moyen-Age. Je salut le courage incroyable de ces femmes et hommes comme Waffa Sultan - Ayan Hirsi Ali- Salim Mansur et tout les autres musulmans et musulmanes modernistes ou ¸encore qui ont apostasié par protestation contre la folie meurtriere de l`islam au péril de leur vie et lutte avec un courage incroyable pour changer les choses.Voici a quoi ils s`exposent meme ici au pays.Droit musulmanS`ils renie leur foi, attrapez-les et tuez-les ou que vous les trouviez. (Sira 4.89)Le musulman doit donc dénoncer son frere apostat et tout faire pour le faire changer d`idée mais si il persiste il devra etre mis a mort. D`ou des situations dramatiques que vous pouvez imaginer des des familles, entre amis ou voisins. La délation est instituée en devoir sous peine de se voir soi-meme condamné. Un climat de suspicion sournoise et de peur s`installe alors dans les populations et la confiance n`existe plus.Allons-nous attendre qu`un tel climat s`installe chez nous, que cette religion totalitaire soit assez forte pour imposer a tous la peur!Nos élites déconnectés qui ont laissez s`installer cette religion partout en Europe et en Amérique n`ont pas de réponses a donner au public. Ils évite le sujet tout comme nos journalistes et les universitaires qui preche le multiculturalisme. Pour l`instant il n`y a pas grand chose de fait et cette religion belliqueuse et fondamentalement anti-démocratique se développe a toute vitesse!L'Occident doit soutenir une réforme de l'islam, par le torontois Salim Mansur
Mark Steyn, l’un des grands observateurs du monde musulman, affirme dans un article récent de National Review, qu’un musulman « modéré » est une créature mythique. J’apprécie grandement les écrits de Mark Steyn, cependant je ne suis pas d’accord avec lui sur ce point.
Salim Mansur a tort. Et c'est Mark Steyn qui a raison. Il n'existe PAS d'islam modéré.
L'islam est, dans ses textes, un appel au terrorisme.
(un terrorisme qui commence avec le terrorisme "intellectuel" des "musulmans modérés et de leurs suppôts multicuculs "politiquement corrects", qui entonnent la même « chanson » que vous). Conséquence logique: On ne peut PAS être le modéré d'une idéologie immodérée. Pas plus qu'il n'existe de nazis modérés, il ne peut exister de musulmans modérés.
Les musulmans dits « modérés » partagent les mêmes textes et donc implicitement les mêmes objectifs, l’extension de l’islam à tous, partout dans le monde même s’ils diffèrent sur le choix des méthodes. D'une certaine manière, ils sont plus dangereux encore que les musulmans « immodérés » car plus nombreux et moins localisables, ils minent la société non-musulmane de l'intérieur, comme des termites. Ceux qui ne sont que modérément d'accord avec l'islam, voire pas d'accord du tout, mais n'osent pas le dire devraient plutôt être appelés des "modérément musulmans". Et ceux qui se font encore des illusions sur la nature réelle de leur "religion", d'indécrottables naïfs. Des naïfs qui se trouveront placé devant un choix difficile, le jour où ils seront vraiment confrontés à l’Islam. et découvriront sa véritable nature.Pour plus de détails: voir les renvois (3a) et (3b) à la fin de mon intervention Caroline Fourest contre la confusion islamiste
Par ailleurs, ces musulmans vulnérables « travaillent seuls ou en petits groupes de musulmans de même avis, malgré l’ostracisme et la diabolisation des autres musulmans. Ces gens dissèquent et exposent aux yeux de tous, l’extrémismeCes gens dissèquent - peut-être - l'extrémisme. Mais alors, uniquement dans les faits, ...et certainement pas dans les textes. Or, s'ils avaient le courage de remonter jusqu'aux textes, et de les étudier à fond, sans complaisance, ils aboutiraient fatalement à la seule conclusion possible : il faut qu'ils rejetent, comme l'a fait Ayaan Hirsi Ali, cette secte-religion abominable.
en essayant malgré d’immenses difficultés de conserver leur foi dans les idéaux de l’islam ».Les ...« idéaux de l’islam » ! (ne rigolons pas SVP ! )Monsieur Salim Mansur cherche-t'il à nous fare le coup de l'islam pacifique, cette licorne que nul n'a jamais vue, mais dont tout le monde admet l'existence. Peut-être Mr Mansur va t'il nous parler de l'idéal de Paix, quand La religion sera à Allah seul (et donc que les autres religions auront disparues), que la Oumma aura conquis le Dar Al-Harb (et donc que tous les non-musulmans auront été exterminés ou asservis) ?
Mustafa Kemal était un tel gouvernant, qui a obtenu un certain succès dans la création de la Turquie moderne, et démontre la possibilité qu’une réforme peut s’enraciner quelque part dans le monde musulman et prévaloir sur le fanatisme Islamiste.
Comme l'explique très bien, Lucien-Samir Oulahbib dans un remarquable article intitulé "Nationalisme Arabe et Islamisme: les deux faces d'une même médaille", la prétendue opposition entre islamisme et nationalisme arabe relève d'une conception occidentale parfaitement erronée : si le nationalisme arabe a certes prétendu moderniser l’islam, dans le cadre de la renaissance (‘Nahda’), mais il n’a jamais cherché à se séparer du religieux, ni de la notion de Oumma (Communauté des croyants) pensée comme d'une "Essence" immuable.
L'islam se définissant comme LA religion même, il était totalement exclu que le nationalisme arabe (ou sa variante socialiste) prenne pour socle une idéologie distincte de - et, a fortiori, en opposition avec - ce dernier. Même Mustafa Kemal, dit Atatürk, celui qui aura été le plus loin en matière de « laïcité », n’osera jamais franchir la ligne rouge, précisant toujours que le kémalisme n’était pas une idéologie. En conclusion : nationalisme ou socialisme arabe ne peuvent prétendre qu’à moderniser superficiellement la façade institutionnelle et sociétale de l'islam, mais certainement pas son contenu. Voilà qui pose clairement les limites de la soi-disant « laïcité » en pays musulman, et le refus catégorique de nos soi-disant laïques, en ce compris, malgré le mythe, Atatürk (*), d’épouser vraiment les valeurs de la modernité, que ce soit au plan politique comme au plan des libertés individuelles.(*) pour une compilation de fait, de 1923 à 2003, illustrant cette "laïcité" à la turque : Liberté religieuse: Retour sur la laïcité à la turque
Ceci ne pourra advenir si l’Occident ne soutient pas une réforme de l’islam, par exemple en Irak, et cède au faux argument que la modération de l’Islam n’est qu’une chimère.Le Coran, Mr Salim Mansur devrait le savoir mieux que personne, contient des Poison pills qui le rendent irréformable, même au prix d'une "refondation", ou quelque nom qu'on lui donne. Le bahá'isme, un mouvement religieux dissident du chiisme, fut la dernière tentative, au début du XIX siècle. D'abord modernisation de l'islam, rejet du djihad, de la polygamie, et de l'esclusivisme de l'islam (ouverture aux autres religions), et droit à la conscience individuelle, à une recherche indépendante, personnelle et individuelle de la vérité. la foi Baha'ie a été exclue de l'islam. Depuis, le bahaïsme a évolué comme une religion autonome, dont les adeptes sont marginalisés et persécutés, en Iran, en Egypte, et ailleurs dans le monde islamique.Quant à une simple « modération », on voit ce qu'a donné la modération de l'islam en Turquie : il n'a fallu que quelques années aux islamistes de l'AKP pour ébranler sérieusement la « laïcité à la turque » léguée par Atatürk et cela continue aujourd'hui.
Certes, on peut appuyer ceux qui veulent réformer l'islam, mais l'expérience montre que les "nouveaux penseurs" et autres prétendus réformateurs de l'islam parlent beaucoup autour et alentour de l'islam, mais qu'ils n'osent pas critiquer, et encore moins réformer un seul verset d'une seule sourate, ou même remettre en cause le moindre hadith rapporté par les compagnons du prophète.
Pas d'alternative à la Victoire: la défaite du totalitarisme islamiqueNotamment 5.4. Tolérance Zéro à l'égard du totalitarisme islamique
T. Albert Gamotte
8 Juin 200803:21
L'Occident doit soutenir une réforme de l'islam, par le torontois Salim Mansur
Monsieur,
J'ai pris plaisir à lire votre article qui, sur le fond, me semble d'une grande justesse. J'aimerais, cependant, revenir sur une toute petite partie de celui-ci qui appelle, me semble t-il un commentaire. Vous écrivez:
"Mais finalement, l’Europe s’est débarrassée de l’obscurantisme du Moyen Âge et les cruelles guerres pour la Réforme de la Chrétienté contribuèrent de diverses façons à la création de l’Europe moderne." Certes l'Europe a connu les ravages que vous nous signalez mais ceux-ci ne sont rien au regard des massacres causés par les idéologies athées que sont le nazisme, le communisme et on se prend, quelquefois à regretter que le moyen-âge n'ait pas duré quelques siècles de plus...Ce moyen-âge que vous qualifiez d'obscuratiste, sans doute faute de vraie connaissance historique, fut au contraire une période où des esprits brillants s'illustrèrent dans bien des domaines. Certes les valeurs de nos ancêtres n'étaient pas les mêmes que les notres. Mais nous avons de bonnes raisons de penser qu'ils pouraient regarder comme obscurantiste notre époque où, au nom d'une soit disant démocratie, l'opinion publique, tient lieu de doctrine.
Le "cliché" du moyen âge obscurantiste a vécu depuis que des recherches sérieuses ont dépoussiéré les enseignements d'une école républicaine qui avait à convaincre que 1789 avait apporté la liberté. En fait, c'était oublier que pour assoire la prétendue démocratie il a fallu massacrer environ un quart de la population française; ce que les guerres de religions ne firent jamais...Bien cordialement à vous.T. Albert Gamotte
Jugurten
8 Juin 200815:45
L'Occident doit soutenir une réforme de l'islam, par le torontois Salim Mansur
Vus du côté occidental, les "musulmans modérés" sont perçus comme un repoussoir, tout au moins capable de filtrer l’islam qui tente de passer les frontières culturelles entre l’islam et l’Occident. En plus d’être utile, le musulman modéré est beaucoup moins encombrant que l’apostat réfugié en Occident.
Vus du coté du monde musulman, les musulmans modérés sont perçus comme une sorte de vitrine de l’islam, encourageant les hésitants occidentaux à entrer dans la boutique. Le client, une fois à l’intérieur, d’autres vendeurs se chargeront de lui fourguer un article n’ayant rien à voir avec ce que présentait la vitrine. Pour le monde musulman, les musulmans modérés vivant en occident (il n’y en a pas dans le monde musulman !!) jouent le rôle d’une passerelle pouvant faciliter le passage de l’islam vers l’Occident. C’est une sorte de "tampon" moelleux évitant le traumatisme du premier choc. Les musulmans modérés peuvent dire et faire ce qu’ils veulent et se montrer ainsi toujours utiles tant qu’ils se revendiquent musulmans. On est dans une situation loufoque où les mêmes individus sont les idiots utiles de deux camps antagonistes. Les musulmans modérés qui se disent parfois menacés ne sont pas crédibles. En réalité ils ne risquent rien des hordes djihadistes. Les islamistes ne règlent leurs comptes immédiatement qu’avec les kouffar et avec les apostats. Le sort des idiots utiles se règle après la victoire : ils assassinent ceux qui ont basculé chez l’ennemi et ils récupèrent les moins modérés des modérés. Ni Irshad Manji, ni Aayan Hirsi Ali ne risquent grand chose tant qu’elles n’apostasient pas officiellement l’islam. La sharia les condamnera tout au plus à 100 coups de fouets. Je ne parle même pas des modérés comme le mufti de Marseille Soheib Bencheikh ou Dalil Boubekeur recteur de la mosquée de Paris, ni même de tous les musulmans modérés en Occident qui créent des associations, militent, se démènent en prétendant avoir le pouvoir de changer (réformer) l’islam, mais uniquement en Occident. Je ne dis pas que les musulmans modérés n’existent pas. Je dis qu’ils ne sont guère intéressants. Ils ne sont d’aucune utilité pour nous. Nous ne pourrons même pas les monter contre les "musulmans non modérés" si cette mauvaise idée nous venait à l’esprit. Les musulmans modérés travaillent à nous faire accepter l’islam sans accepter la charia, sans accepter le coran, sans accepter la rigidité de ses règles au quotidien, sans accepter les égorgeurs islamistes, sans accepter la polygamie, sans accepter les poseurs de bombes islamistes, sans accepter la sira de Mahomet, sans le djihad etc... Ils nous promettent que l’islam peut exister sans tout cela et qu’il nous suffit de changer notre propre regard sur cette doctrine. Ils ne disent pas aux musulmans non modérés que l’islam peut exister en terre d’islam et en Occident avec : la tolérance en sus, l’égalité des genres, la fraternité avec les non musulmans, la liberté de conscience, la liberté d’expression, la liberté de culte, la liberté de quitter l’islam etc... Non, ils ne disent pas cela aux islamistes car ces derniers leur riraient au nez. Les gogos, c’est nous. Les naïfs, les crédules, les moutons malléables et corvéables à merci, c’est nous !!Kasteli
10 Juin 200804:05
L'Occident doit soutenir une réforme de l'islam, par le torontois Salim Mansur
M.Jugurten vous avez tout dit. Rien a ajouter. Etant plus radicale que vous je mettrais fin aux visas occidentaux pour la oumma. Le cirque mahometan a assez dure chez nous.
Charles
9 Juin 200816:55
L'Occident doit soutenir une réforme de l'islam, par le torontois Salim Mansur
Il est bon de rappeler que le cœur des âges sombres de l’Europe médiévale était Rome, le centre de la Chrétienté, et que les plus corrompus étaient ceux censés représenter Jésus sur terre. Mais finalement, l’Europe s’est débarrassée de l’obscurantisme du Moyen Âge et les cruelles guerres pour la Réforme de la Chrétienté contribuèrent de diverses façons à la création de l’Europe moderne.
T. Fatah donne une lecture très lucide de la façon dont l’histoire arabo-musulmane, a laissé de côté l’idéal du message de Mahomet, pour tomber dans l’impasse de puissances tribales avides de conquêtes, qui ont fourni les bases de la politique contemporaine des impérialistes islamistes.Je ne vois pas en quoi l’idéal du message de Mahomet était différent de celui des puissances tribales avides de conquêtes? Vers la fin de son règne, il a lui-même envahit les régions environnantes comme les juifs de Khybar ou les chrétiens syriens de Tabuk avec sa fameuse lettre de « Aslam Tislam » (devenez musulmans, vous serez saufs) ? L’excuse qu’il fallait attaquer parce que ces régions seraient un potentiel danger pour sont état naissant ne tient pas la route sinon pourquoi leur demander de se convertir en plus? Et si ses successeurs se seraient justifiés en se disant qu’il fallait continuellement étendre l’empire par peur de se faire attaquer?Comme l’avait signalé Wafaa Sultan: La majorité des musulmans sont non-arabes, et ne comprennent donc pas le language du Coran. Et parmi ceux qui le comprennent, seule une élite d’experts linguistes peuvent en saisir la portée. Bizarre pour une religion qui se vante d’être universelle et qui ne requiert pas d’intermédiaire (clergé) entre le croyant et Allah? Je ne sais pas si on peut mettre Salim Mansour et Tarek Fatah dans la catégorie des ignorants de la langue, ou plutôt dans celle des réformateurs déconnectés? Un de ceux qui avaient cru à la possibilité de réformer l’Islam fut Magdi Allam. Après plusieurs années passées dans ses illusions, il a finit par se convertir au catholicisme.

Tromso
7 Juin 200811:21