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Multiculturalisme

Le multiculturalisme, ou le cheval de Troie de l'islamisme, par Pierre-André Taguieff

29 Juin 2008

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«Il faut s'interroger sur un paradoxe dont les conséquences géopolitiques peuvent être considérables : un pourcentage significatif des populations de culture musulmane installées dans les pays occidentaux et désireuses d'y rester se montre hostile à la civilisation occidentale et manifeste une certaine empathie à l'égard des milieux jihadistes. La Grande-Bretagne, les Pays-Bas et le Canada sont parmi les pays occidentaux les plus touchés par une islamisation fondamentaliste intense».

Cet article est extrait du livre de Pierre-André Taguieff, La Judéophobie des Modernes. Des Lumières au Jihad mondial, Paris, Odile Jacob, en librairie le 25 août 2008.

Le multiculturalisme, ou le cheval de Troie de l'islamisme,
par Pierre-André Taguieff (directeur de recherche au CNRS, Paris), dans Observatoire du communautarisme, le 5 mai 2008.

Il faut s'interroger sur un paradoxe dont les conséquences géopolitiques peuvent être considérables : un pourcentage significatif des populations de culture musulmane installées dans les pays occidentaux et désireuses d'y rester se montre hostile à la civilisation occidentale et manifeste une certaine empathie à l'égard des milieux jihadistes. C'est dans les pays qui ont institutionnalisé le multiculturalisme, donc inscrit dans la loi le principe du respect inconditionnel des «identités culturelles», que l'opinion musulmane s'aligne le plus sur les positions islamistes. Les promoteurs de l'idée d'une «citoyenneté postnationale» ont par ailleurs fortement contribué à légitimer le multiculturalisme comme forme de «politique de la reconnaissance».

La version la plus radicale du multiculturalisme est illustrée par la politique néerlandaise de «pilarisation», présentée comme un moyen de garantir la tolérance à l'égard des religions, en accordant un système éducatif séparé, des services sociaux distincts, des médias et des syndicats différents aux catholiques, aux protestants et aux communautés sécularisées. Jusqu'au début des années 2000, les gouvernements néerlandais successifs ont fait leur la doctrine selon laquelle le meilleur moyen de favoriser l'intégration des populations issues de l'immigration était d'encourager les immigrés à « maintenir leur propre culture » [a]. Ils ont facilité ce «maintien» des identités culturelles d'origine par tout un arsenal de politiques de redistribution visant les «minorités culturelles» reconnues [b]. Même si la question de savoir si les musulmans constituent un «pilier» séparé est restée controversée, c'est un fait que les Pays-Bas se sont montrés plus volontaristes que d'autres pays pour accorder aux musulmans des écoles distinctes [c]. Le choc provoqué par l'assassinat du leader politique Pim Fortuyn (6 mai 2002) [d], suivi par celui du cinéaste Théo Van Gogh (1er novembre 2004) [e], l'un et l'autre engagés dans un combat contre ce qu'ils pensaient être «l'islamisation» de leur pays, a fait prendre conscience aux Néerlandais des limites et surtout des effets pervers du multiculturalisme, terrain privilégié pour la propagande islamiste.

La Grande-Bretagne, les Pays-Bas et le Canada sont parmi les pays occidentaux les plus touchés par une islamisation fondamentaliste intense. Le multiculturalisme modéré existant en Grande-Bretagne a été défini en 1966, non sans un certain angélisme, par Roy Jenkins, alors secrétaire du Home Office, comme « la diversité culturelle, couplée à l'égalité des chances, dans une atmosphère de tolérance mutuelle » [f]. Après les attentats islamistes de Londres (juillet 2005), les Britanniques ont à leur tour pris conscience des dangers présentés par le multiculturalisme à l'époque du terrorisme jihadiste gobal. L'angélisme différentialiste ne devrait plus être à l'ordre du jour en Grande-Bretagne [g].

Dans une étude d'une exceptionnelle lucidité, «Atmosphère suffocante dans le Londonistan», publiée en juin 2006, le politologue Ernst Hillebrand montre non seulement que le multiculturalisme britannique a totalement échoué, mais encore qu'il a favorisé l'emprise islamiste sur les musulmans vivant en Grande-Bretagne. Le constat est saisissant :

« 40 % des musulmans vivant en Grande-Bretagne souhaitent l'application de la Chari'a dans certaines parties du pays. 32 % pensent que les musulmans devraient s'engager pour mettre fin à la civilisation occidentale, «décadente et amorale». 20 % disent comprendre les motivations des responsables des attentats du métro de Londres le 7 juillet 2005. Dans le même temps, seuls 17 % des non-musulmans pensent que musulmans et non-musulmans peuvent vivre ensemble pacifiquement de façon durable. Et un quart de l'électorat peut s'imaginer votant un jour pour un parti d'extrême droite ; bienvenue en Grande-Bretagne, dans une société qualifiée par le British Council de «riche d'une grande diversité, ouverte, multiculturelle». Alors que les autorités persistent à diffuser des messages glorieux, les attentats de Londres ont crûment révélé une réalité qui n'avait pu échapper, auparavant déjà, à tout observateur attentif : le vaste échec du multiculturalisme britannique, du moins en ce qui concerne l'intégration des musulmans.» [h]

Les défenseurs d'un multiculturalisme institutionnel, lorsqu'ils professent un relativisme culturel radical, sont le plus souvent des ennemis déclarés de l'Occident, dénoncé comme incarnation d'un judéo-christianisme qui, par son intolérance et son «impérialisme», serait une machine à détruire les «cultures».

Comme l'a justement remarqué Élie Barnavi, «le multiculturalisme est un leurre», qui continue cependant de séduire nombre d'intellectuels et d'homme politiques en Europe. Le multiculturalisme se fonde implicitement sur un essentialisme culturel qui mine les fondements de tout ordre politique : « On ne bâtit pas une société digne de ce nom, ce qui implique une langue dans laquelle on puisse se comprendre, un minimum de culture commune, une mesure de mémoire partagée, en enfermant les gens dans leur propre langue, leur propre culture et leur propre mémoire.» [i]

Le multiculturalisme institutionnel, c'est-à-dire le multicommunautarisme, revient à transformer le droit à la différence en un devoir d'appartenance ordonné à une identité d'origine supposée et imposée [j]. Ses défenseurs ont contribué à jeter la confusion dans les milieux antiracistes en définissant le racisme par le rejet du multiculturalisme. Dès lors, toute critique du projet multicommunautariste est soupçonnée d'exprimer une vision raciste, alors même que le multiculturalisme, quelles que soient les bonnes intentions de ses partisans, ressemble fort à ce monstre que serait un «multiracisme». Les illusions pseudo-antiracistes suscitées par cette absolutisation de la différence culturelle et ce culte de la diversité culturelle en dissimulent mal les effets pervers : la fragmentation conflictuelle de l'espace public, l'ethno-racialisation des rapports sociaux, l'individualisation négative, la généralisation normative des ségrégations, l'accroissement de la défiance entre les groupes séparés et, pour finir, la destruction de la vie civique, mettant en danger le régime démocratique.

Cette pathologie sociale peut être analysée sur la base du modèle d'intelligibilité construit par Robert Putnam dans les années 1990 et mis à l'épreuve au cours des années 2000, selon lequel le «capital social», soit «les réseaux qui relient entre eux les membres d'une société et les normes de réciprocité et de confiance qui en découlent» [k], tend à décliner lorsque s'accroît la diversité ethnique et culturelle. Putnam a étudié ce qu'il appelle la «diversité ethnique» aux États-Unis en référence aux quatre groupes retenus par le recensement nord-américain: les Hispaniques, les Blancs non-hispaniques, les Noirs non-hispaniques et les Asiatiques.

Ces catégories dites «ethniques» ou «raciales» sont en fait tout autant culturelles. Dans un article retentissant publié en juin 2007 [l], le sociologue et politiste en arrive à formuler un certain nombre de conclusions inattendues de la part d'un «progressiste», et qu'on peut réduire à quatre thèses :

1° Plus la diversité ethnique grandit, plus la confiance entre les individus s'affaiblit;

2° dans les communautés les plus diversifiées, les individus ont moins confiance en leurs voisins;

3° dans ces mêmes communautés, non seulement la confiance inter-ethnique est plus faible qu'ailleurs, mais la confiance intra-ethnique l'est aussi;

4° la diversité ethnique conduit à l'anomie et à l'isolement social.

Il va de soi que de telles conclusions, établies à partir d'une enquête conduite d'une manière exemplairement scientifique sur un échantillon d'environ 30 000 individus, ne peuvent qu'affoler les adeptes du «politiquement correct» en matière d'immigration (célébrée comme une «richesse») et les partisans du multiculturalisme (présentée comme la voie unique vers le nouvel avenir radieux). À la fin de son article, l'universitaire réputé «progressiste» qu'est Putnam définit sa position «politique» par un double rejet : «Il serait dommage qu'un progressisme politiquement correct nie la réalité du défi que constitue la diversité pour la solidarité sociale. Et il serait également regrettable qu'un conservatisme anhistorique et ethnocentrique refuse d'admettre que relever ce défi est à la fois souhaitable et possible».

Il reste à étudier d'une façon comparative d'autres sociétés démocratiques travaillées par les effets négatifs d'un excès de diversité interne, qu'il s'agisse des Pays-Bas, de la Belgique, des pays scandinaves, de l'Allemagne ou de la Grande-Bretagne, sans oublier certains pays d'Europe méditerranéenne.

L'horizon ainsi dessiné est plutôt sombre : si les thèses de Putnam sont fondées, universalisables et ainsi dotées d'une valeur prévisionnelle, alors le surgissement de sociétés multi-raciales et multiculturelles que favorise l'ouverture démocratique aura pour conséquences majeures le déclin de l'engagement civique et le délitement du lien social, remplacé par la défiance ou l'indifférence. Trop de diversité, en provoquant l'érosion de la confiance, tuerait la tolérance et ruinerait la solidarité sociale comme l'esprit civique. Dès lors, l'offre islamiste, centrée sur l'identité et la solidarité de groupe, deviendrait particulièrement attractive aux yeux des «communautés» diverses de culture musulmane. C'est dans ce contexte convulsif qui s'annonce, à l'heure du Jihad mondial, que les réseaux islamistes risquent de prendre leur essor en tout territoire situé hors de la «demeure de l'islam» (dar al-islam).


Voir aussi:

Le multiculturalisme n’est pas viable, par le musulman torontois Salim Mansur

Les accommodements renforcent la marginalisation des musulmans au Canada - Tahir Aslam Gora

Intégration des musulmans dans la Belle Province, par Jean-Jacques Tremblay

Rapport Bouchard-Taylor : fabriquer l’Homme Nouveau par la dictature de l’harmonie

Rapport Bouchard-Taylor : Anesthésier le Québec pour une islamisation en douceur

Question sur un forum internet : Qui est-ce qui nous dérange ? les immigrants... ou les Musulmans ?

"Nous serons votre Cheval de Troie", Mohamed Sabaoui, sociologue, algérien naturalisé français

  • Voir Yasemin Soysal, Limits of Citizenship : Migrants and Postnational Membership in Europe, Chicago, University of Chicago Press, 1994
  • Voir Frank de Zwart, « Politiques ciblées dans les sociétés multiculturelles : acceptation, négation et substitution », Revue internationale des sciences sociales, LVII (1), n° 183, 2005, p. 164.
  • Voir John Rex, Ethnicité et citoyenneté. La sociologie des sociétés multiculturelles, textes sélectionnés, traduits de l'anglais et introduits par Christophe Bertossi, préface de Michel Wieviorka, Paris, L'Harmattan, 2006, p. 76. Le sociologue britannique John Rex est l'un des principaux théoriciens de l'ethnicité et un défenseur du multiculturalisme. Voir John Rex, Race and Ethnicity, Buckingham, Open University Press, 1986, pp. 119-135 (chap. 7 : « The Concept of a Multi-Cultural Society »).
  • Voir Pierre-André Taguieff, L'Illusion populiste. Essai sur les démagogies de l'âge démocratique, nouvelle édition refondue et considérablement augmentée, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 2007, pp. 147-149.
  • Voir Ian Buruma, On a tué Theo Van Gogh. Enquête sur la fin de l'Europe des Lumières, tr. fr. Jean Vaché, Paris, Flammarion, 2006.
  • Cité par John Rex, Ethnicité et citoyenneté, op. cit., p. 135. Pour une présentation positive de ce modèle d'intégration visant à protéger la diversité culturelle, voir John Rex and Sally Tomlinson, Colonial Immigrants in a British City : A Class Analysis, Londres, Routledge & Kegan Paul, 1979.
  • Voir Gilles Kepel, Terreur et Martyre. Relever le défi de civilisation, Paris, Flammarion, 2008, pp. 206-224.
  • Ernst Hillebrand, « Atmosphère suffocante dans le Londonistan », Friedrich-Ebert-Stiftung, Analyses et Documents, juin 2006, p. 1. Ernst Hillebrand était alors directeur du bureau londonien de la Friedrich-Ebert-Stiftung. Il en dirige le bureau de Paris depuis juillet 2007. Voir aussi Paul Landau, Le Sabre et le Coran. Tariq Ramadan et les Frères musulmans à la conquête de l'Europe, Monaco, Éditions du Rocher, 2005, pp. 89-95. Ce spécialiste de l'islamisme analyse le multiculturalisme, notamment aux Royaume-Uni, comme le « cheval de Troie des islamistes » (op. cit., p. 93), image symbolique que je lui emprunte ici.
  • Élie Barnavi, Les Religions meurtrières, Paris, Flammarion, 2006, p. 129.
  • Pour une analyse critique approfondie, voir Pierre-André Taguieff, La République enlisée. Pluralisme, « communautarisme » et citoyenneté, Paris, Éditions des Syrtes, 2005, pp. 12-184, 273-346.
  • Voir l'article séminal de Robert D. Putnam, « Bowling Alone : America's Declining Social Capital », The Journal of Democracy, 6 (1), 1995, pp. 65-78 ; ainsi que l'ouvrage qui a suivi : Bowling Alone : The Collapse and Revival of American Community, New York, Simon and Schuster, 2000. Voir Jean-Louis Thiébault, « Les travaux de Robert D. Putnam sur la confiance, le capital social, l'engagement civique et la politique comparée », Revue internationale de politique comparée, 10 (3), 2003, pp. 341-355.
  • Robert D. Putnam, « E Pluribus Unum : Diversity and Community in the Twenty-first Century », Scandinavian Political Studies, 30 (2), juin 2007, pp. 137-174. Pour une analyse critique, voir Éloi Laurent, « Robert Putnam et la nouvelle indifférence américaine », 24 octobre 2007.


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6 commentaires

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Marie (chrétienne)

29 Juin 2008
09:21

Le multiculturalisme, ou le cheval de Troie de l'islamisme, par Pierre-André Taguieff

À la lumière de ces érits, il faut:

1. Cesser toute immigration musulmane.

2. Défendre les écoles islamiques.

3. N'accorder aucun accomodement religieux.

4. Mettre hors la loi tous les textes du Coran qui ne concordent pas avec nos valeurs, nos lois et les droits humains.

5. Déposséder tout contrevenant de sa nationalité et le retourner dans son pays d'origine.

6. Envisager la déportation, en pays islamique, des contrevenants islamiques ou convertis à l'islam, nés au Canada.


Il faut à tout prix sauvegarder notre civilisation avancée, notre paix, nos acquis sociaux.


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Tromso

29 Juin 2008
09:44

Le multiculturalisme, ou le cheval de Troie de l'islamisme, par Pierre-André Taguieff

Il est seulement incroyable que des intellectuels grassement payés avec des fonds publics en arrive a bricoler des théories sociales absurdes et a les faire appliquer par des chefs d`État (ici le mot est faible, parlons de gestionnaires ou d`hommes d`affaires déguisés en chef d`État).

Tout homme politique conscient de ses devoir de chef d`État devrait savoir que plus une population est diversifiée et plus l`État se délite. L`histoire du monde est la pour le prouver pas besoin d`etre un universitaire pour ça!

Comment a fini l`histoire de l`empire multiculturel d`Autriche-Hongrie, un empire ingérable.

Les Balkans et la Yougoslavie sont des paradis multiculturels ou les gens s`entretuent depuis des siècles.

Le Liban est l`exemple parfait du multiculturalisme appliqué. Avec ces différentes ethnies et religions qui co-habitent dans la méfiance et les guerres. Un état dysfonctionnel gangrené par le communautarisme, une armée nationale incapable d`agir a cause de son fractionnement communautaire ou les soldats risques a tout moment de se combattre entre eux et des milices religieuses armées aux ordres des chefs communautaires.

Le Caucase est un autre endroit multiculturel a problème qui a toujours du être géré par des puissance extérieure comme la Russie qui a elle aussi ses propre problèmes internes face au communautarisme.

Les leçons de l`Histoire sont rapidement en train de rattraper des pays comme la Grande-Bretagne, la Hollande, la Belgique, la France et notre pays aussi ou Toronto est devenu en quelques années une ville ou les habitants du pays sont minoritaires, un patchwork de communautés.

Il faudrait que le Gouvernement canadien change la charte des droits et liberté pour inclure que la liberté de religion est a l`occidentale, soit dans la vie privée car on ne peut laissé les religions totales sans balises. La politique de multiculturalisme devrait être mise aux poubelles de l`histoire et retour urgent aux bonne vieille méthodes qui ont fait leur preuves soit intégration ou assimilation ou déportation pour les cas problèmes. Citoyenneté (apprentissage obligatoire de la démocratie surtout pour ceux qui viennent d`États autoritaires qui n`ont jamais connus la liberté, loyauté au nouveau pays, mise en surveillance prolongée 10 a 20 ans avant d`avoir une citoyenneté), changement urgent des flux migratoires pour éviter les zones ou l`islamisme est présent et filtré pour éviter l`afflux d`islamistes qui voulant partir de l`Europe voudraient s`installer chez nous

Qui a dit que les gens qui n`ont pas de connaissances de l`Histoire sont condamné a ne pas avoir d`avenir? La faiblesse de l`État ne profite qu`a la guerre!


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Marc Lebuis

30 Juin 2008
12:17

Le multiculturalisme, ou le cheval de Troie de l'islamisme, par Pierre-André Taguieff

Les sondages auxquels réfère cet article font réfléchir sur la notion de «petite poignée de fanatiques égarés pro-charia et sympathiques au djihadisme» au sein des communautés musulmanes en occident, qu'il faut se garder d'«amalgamer» avec un milliard de croyants qui, eux, seraient pacifiques, tolérants et à l'aise avec les idéaux de démocratie et de liberté.

Cette affirmation tant utilisée pour discréditer l’islamolucidité et la menace pourtant réelle que présente la montée de l'islamisme en Occident.

Marc


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Claudia

30 Juin 2008
16:14

Le multiculturalisme, ou le cheval de Troie de l'islamisme, par Pierre-André Taguieff

M. Lebuis....avez-vous des suggestions??? On fais quoi pour faire réagir les gens et le gouvernement??? Une lumière s.v.p.!!

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Laudance

30 Juin 2008
17:28

Le multiculturalisme, ou le cheval de Troie de l'islamisme, par Pierre-André Taguieff

Au-delà du problème évoqué par Pierre-André Taguieff, je tiens à dénoncer, une fois de plus, la politique prônée par les sympathisants du Parti Québécois, une politique qui privilégie la langue au détriment des exigences les plus importantes. En effet, le fait de parler le français ne signifie nullement que l'on soit plus assimilable par un état de droit, plus apte à vivre en démocratie et plus capable de s'adapter à la laïcité. Le fait que les Maghrébins, par exemple, parlent comme moi ne me rassure pas, car je les ai trop vus à l'oeuvre en France et en Belgique pour me faire des illusions à leur sujet.

Au contraire, il est préférable d'accueillir des gens partageant les mêmes valeurs, même s'ils s'expriment dans une autre langue, que d'ouvrir les portes à des immigrants qui, à l'exception du français, n'ont rien de commun avec les Québécois et veulent leur imposer leur mode de vie et, surtout, des croyances inspirées par une religion totalitaire. Pour faire clair, disons que je n'apprécie guère l'arrivée de trop nombreuses personnes issues du monde musulman. En effet, ils n'ont toujours pas réussi à modernier le Coran et à se démarquer nettement des fous d'Allah.


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Jugurten

30 Juin 2008
19:26

Le multiculturalisme, ou le cheval de Troie de l'islamisme, par Pierre-André Taguieff

Laudance,

Le principe de l’émigration, qui en est aussi le problème, est que les pays industrialisés accueillent massivement des populations issues de pays sous développés, pour avoir de la main d’oeuvre et éventuellement renouveler leurs populations. Les quelques centaines de hollandais allant travailler au Canada ou les quelques centaines de français allant aux USA ne constituent pas à proprement parler de l’émigration.

Cela pour 3 raisons : La première est que l’exode n’est pas assez massif pour le considérer comme un mouvement de population. La seconde raison est que même si les européens allaient massivement s’installer en Amérique du Nord, ce sera une population allant rejoindre une autre de même souche, globalement de même culture, de même philosophie de même mode de vie, bref de la même civilisation. Il n’y a donc pas d’immigration en réalité. Dire qu’il faut remplacer les immigrants par des gens qui ont la même culture, la même religion que nous, c’est tout simplement supprimer l’immigration.

Je veux dire supprimer le principe même qui consiste à permettre aux populations des pays sous développé de se déplacer vers les pays industrialisés. Il y a 2 raisons pour lesquelles les pays industrialisés ont recours à l’immigration (forcément donc originaire de pays sous développés). Tout d’abord, on pense que ces populations seraient déjà heureuses de trouver à manger, à se loger et à se soigner. Ensuite, ces population ne connaissant pas les rouages de la démocratie et de l’état de droit, elles ne seront pas trop revendicatives et se feront discrètes sur la scène publique et la scène politique.

Les populations européennes qui viendraient s’installer aujourd’hui au Canada ne le feraient que si elles obtenaient un meilleur niveau de vie qu’en Europe, de meilleures conditions de travail, un accès plus rapide à la propriété, des avantages sociaux plus conséquents, une promotion et un avancement plus rapide dans la carrière etc... Ce sera donc une nouvelle vague de colons ou de conquérants issue de la même souche. L’Europe ne peut pas être une source d’immigration massive vers le Nouveau Monde. Il reste donc à choisir parmi les moins pires. La question de langue ne rentre pas en ligne de compte.

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