Mardi 9 Février 2010 | Dernière mise à jour: 4 Février 2010
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Combattre les islamistes et leur idéologie, par Juhdi Jasser, fondateur du American Islamic Forum for Democracy
5 Juillet 2008 par Annie Lessard, Marc LebuisMots clés:

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Traduction de: Islamism and the So-called ‘Muslim Voting Bloc’: Shades of Theocracy, par Zuhdi Jasser, Family Security Matters, le 4 juillet 2008Le modus operandi de l'émancipation politique des islamistes en Amérique est mis en évidence à chaque cycle électoral. Bien peu de personnes réalisent à quel point la «politique islamique» est au cœur de la force motrice de l'islamisme transnational et de la menace qu'il représente pour la sécurité américaine. Les incessantes tentatives par des groupes islamistes américains (comme le MAS, CAIR, MPAC, ISNA, ICNA, etc) de collectiviser les musulmans dans le corps politique - depuis l'enregistrement des électeurs jusqu’à leur moulin à griefs idéologiques – pointe vers leurs objectifs. Quelle meilleure façon de pousser pour un agenda politique quasi-théocratique que de tromper les fidèles musulmans en leur faisant croire que leur survie politique comme minorité en Amérique dépend de l’association de leur identité religieuse avec leur identité politique? Ces mêmes islamistes propagent l'idéologie de la victimisation et de la politique de l'identité chez tous les musulmans réceptifs alors qu’à l’interne, ils font la promotion de l'islam politique et de la gouvernance islamiste au sein de la Oumma (communauté musulmane). Sous couvert d’encourager la participation électorale des musulmans, ils exploitent la Oumma spirituelle à des fins politiques. Plus important encore, plusieurs dans les grands médias et au gouvernement se tournent vers les islamistes comme supposés porte-parole de la population musulmane américaine, même s’ils n'ont pas de mandat ou de membership significatif qui le justifie. Le fait est qu'ils (les lobbies wahhabites qui travaillant en tandem avec ceux qui, à toute fin utile, semblent être le réseau international des Frères musulmans) ne parlent que pour leurs membres, leurs organisations et leurs donateurs et ne représentent certainement pas la majorité des musulmans américains. Mais quelle meilleure manière de cultiver de futurs islamistes que de leur enseigner, ainsi qu’aux médias et aux gouvernements naïfs, que leur activisme politique est relié à l’islam? Oubliez l’appartenance à un parti quand ils peuvent endoctriner les musulmans dans la théorie que la Oumma devrait devenir leur plate-forme politique pour le changement et la division sociétale et légale. Leur mission est claire : en premier lieu, construire une identité politique musulmane qui favorise l’emprise des islamistes sur l'activisme des musulmans américains. Ensuite, une fois que ce lien est créé, glisser le programme de l'islam politique dont les priorités domestiques et internationales favorisent les intérêts des islamistes au sein du gouvernement par rapport à d'autres idéologies. Encourager un vote musulman en bloc est fondé sur ce paradigme de l'islamisme pour la minorité islamiste.
La politique de l’identité et le programme islamiste en Amérique Dans des pays occidentaux comme les États-Unis où les musulmans sont une petite minorité (moins de 2% de la population) avec un système électoral libre où les lois du pays sont laïques, les lobbies islamistes doivent être beaucoup plus futés. Ils ont rapidement adopté la propagande de la victimologie et de la politique de l'identité afin de collectiviser les musulmans américains sous leur bannière islamiste et d'exploiter le grand mensonge que les musulmans sont monolithiques. Oubliez la diversité des opinions politiques au sein de la communauté musulmane. Oubliez le large spectre d'un programme en matière de politique domestique et étrangère avec lequel les musulmans pratiquants peuvent être en accord ou en désaccord. Le mouvement islamiste dépend de la motivation fondée sur la propagande de la victimologie et de l'identité tout en rejetant tout véritable débat idéologique sur les questions qui sont vitales pour l'Amérique d’abord.Depuis 2000, les mêmes onze organisations musulmanes d'Amérique se sont employées à renforcer un «bloc de votes musulmans». Elles ont ensuite formé le American Muslim Political Coordination Committee-PAC. En 2000, à la suite de leur soutien tiède à Bush, ils ont revendiqué, à l’instar de nombreux autres «blocs de votes américains» le crédit pour la victoire serrée du président Bush. Cette année, le même PAC s'oriente vers une stratégie similaire en faisant valoir que les trois priorités pour les électeurs musulmans sont les droits civils, une politique d'immigration juste, et mettre fin à la guerre en Iraq. Il s'agit clairement d'un programme islamiste axé sur la victimologie, la politique de l'identité, et la promotion des intérêts des islamistes en Irak et à l'étranger.Parlez-en à des musulmans non islamistes qui ne sont pas affiliés à ces organisations et vous trouverez un agenda qui reflète plus étroitement celui de l'Américain moyen - l'économie, les soins de santé et la sécurité nationale. Le programme des islamistes consiste tout simplement à exagérer leurs griefs musulmans afin que les candidats qui répugnent à être identifiés comme anti-musulmans détournent complètement l'attention de la nation des problèmes de sécurité nationale liés aux idéologies associées au mouvement mondial de l’islam politique. Encore une fois, on évacue toute discussion d'une approche à l'échelle nationale pour contrer les forces de l'islam politique mondial, autre que d'apaisement.La tromperie du collectivisme islamiste Cet agenda islamiste va certainement susciter un grand intérêt des médias nationaux qui adorent une histoire qui place les électeurs dans des cases démographiques, comme les «électeurs musulmans». Malheureusement, cette tromperie, peu importe ce que disent les sondages sur le vote des musulmans, devient une prophétie qui s’auto-réalise depuis une décennie à cause de l'influence islamiste disproportionnée dans les grands médias américains et les médias musulmans étrangers, plutôt qu’en raison d'une véritable manifestation d’idéologie par les musulmans. La logique de l'électeur musulman n'est pas différente de celle d'un électeur chrétien dans un pays à majorité chrétienne.Certes, comme sous-ensemble des musulmans, les islamistes qui sont des musulmans politiquement et théocratiquement orientés, sont un sujet de débat pertinent lors des élections et dans une perspective de sécurité nationale. Mais là encore, la plupart des musulmans ne sont pas islamistes. Au contraire, ils considèrent les questions politiques en fonction des programmes et idées des partis politiques établis – et non le programme islamiste. L'islamisme se nourrit de ce mélange toxique de religion et de politique. Il est alimenté par les idéologies vomies par les mosquées et les imams politisés. L'islamisme tire son énergie nucléaire d'un désir beaucoup plus profond d’implanter ultimement la charia au sein du gouvernement, secrètement ou ouvertement. De l'Internationale des Frères musulmans, aux métastases mondiales de l'idéologie wahhabite des pétrodollars saoudiens, aux manifestations nationales de l'islamisme dans les onze groupes de l'AMT-PAC, ces organisations sont toutes vouées au renforcement politique des islamistes dans la vie politique nationale plutôt qu’à la foi personnelle des musulmans. Un exemple typique est celui du Muslim American Society. Mahdi Bray, par exemple, a déclaré ce qui suit après la victoire de James Webb en Virginie dans la course au Sénat en 2006: «Nous avons amené 80% des électeurs musulmans aux urnes», a déclaré Bray en juillet à un congrès du Circle of North American-Muslim American Society à Hartford au Connecticut. «48000 musulmans ont voté en Virginie. 93% d'entre eux ont voté pour Webb, 7% ont voté pour Allen. Webb a remporté par une mince marge de 9000 voix. Maintenant, je m’en fous de la manière dont on fait la répartition et si vous êtes un mathématicien ou pas, vous pouvez conclure que si 48000 musulmans ont voté et 90% d'entre eux ont voté pour le candidat vainqueur - et il a gagné par une marge de seulement 9000 voix, - nous avons certainement fait une différence». Linda Keay de IPT News note que ces chiffres n'ont jamais été vérifiés de manière indépendante. Mais le plus intéressant, c'est que la démagogie de la déclaration de Bray peint un portrait clair du modus operandi des islamistes aux États-Unis. Ils visent à collectiviser les musulmans dans la politique électorale et partout où c’est possible, afin de répandre l'impression qu’ils exercent un contrôle tribal sur les communautés musulmanes, et d'exercer des pressions sur les médias et le gouvernement pour apaiser l'agenda de l’islam politique en Amérique.Soutenir les mouvements islamistes entrave les anti-islamistesTout groupe minoritaire a le droit de s'unir et d’influer sur la démocratie, d’ailleurs plusieurs le font. Mais un bloc de votes fondé sur la religion des islamistes, qui incarnent l'islam politique, brouille beaucoup trop la ligne entre la religion et l'État. Cela compromet un élément central dans la défaite de l'islamisme radical et dans nos efforts de lutte contre le terrorisme - la défaite de l'idéologie de l'islam politique (but) et le carburant pour l'islamisme radical (les moyens). L'Islam politique et ses objectifs bafouent les principes de notre pays qui reconnaissent des exemptions fiscales aux organisations religieuses. Est-ce que la création de ce soi-disant bloc de votes musulmans ne nous rapproche pas du comportement des théocrates que nos ancêtres au Moyen-Orient ont quitté en venant aux États-Unis?
Voir aussi:Les mosquées américaines envahies par la propagande saoudienne haineuse - Partie 1 et Partie 2États-Unis - 3 mosquées sur 4 sont des foyers d’extrémisme anti-occidentalLa Ligue Islamique Mondiale propage l’islam wahhabite au CanadaUn mouvement canadien pour la réforme de l’islam, par Tahir Aslam GoraL’Occident doit soutenir une réforme de l’islam, par le torontois Salim MansurCombat (idéologique) contre Djihad (idéologique) - entrevue avec le théologien George Weigel
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Commentaires
Combattre les islamistes et leur idéologie, par Juhdi Jasser, fondateur du American Islamic Forum for Democracy
Au début de la guerre civile au Liban, Hussein Kouatly, directeur de Dar el-fatwa, la principale institution théologique sunnite du Liban avait rafraîchit les mémoires avec la doctrine classique de l`islam face a la politique:
«Le musulman ne peut admettre les demi-solutions a l`égard du pouvoir. Ou bien le dirigeant et le pouvoir sont islamiques et le musulman est satisfait; ou bien le dirigeant et le pouvoir sont non islamiques alors il le rejette, s`oppose a lui et s`emploie a le supprimer par la souplesse ou la force, ouvertement ou secrètement. Toute concession politique signifie forcément une concession a sa doctrine. Une autre déclaration semblable par une autre Cheikh dans un autre pays...Le Coran fait interdiction absolue à un Musulman d'accepter la souveraineté d'un non-Musulman en terre d'Islam. Il n'y a, à ce principe, aucune exception, ni à Jérusalem, ni au Caire, ni à Beyrouth, et pas même à Madrid ou peut-être demain à Paris. »(Cheikh Samir Bou Assad, les Cahiers de l'Ouest, n° 7, 3° trimestre 1987, Paris)

Tromso
7 Juillet 200808:57