Dimanche 14 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 13 Mars 2010

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Mon nom est Simon Deng, chrétien, ancien esclave au Soudan, victime du djihad

20 Juillet 2008 par Annie Lessard, Marc Lebuis

Mots clés:

«À 9 ans, j’ai été enlevé et donné en esclavage à une famille arabe. Mon peuple a été soumis au meurtre de masse, à l’esclavage, au viol systématique, à la persécution religieuse, à la famine imposée, à la dislocation, à l’exil. Nous sommes les victimes de ce que Khartoum a appelé « une guerre sainte contre les infidèles ». Combien de temps le monde laissera les « infidèles » être abattus et asservis au nom du djihad ? Combien de temps le monde se taira pour ne pas offenser les meurtriers et les défenseurs de l’esclavage ?»

Ancien esclave, Simon Deng du Sud Soudan a réussi à s'échapper et a abouti aux États Unis où il a reçu l'asile politique. Activiste des droits humains, il donne des conférences à travers le monde sur la situation au Soudan, où des Noirs chrétiens et animistes sont victimes d'esclavage et d'islamisation forcée.

Aujourd'hui, l'Algérie a appelé les pays arabes à saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies pour s’opposer à la Cour Pénale Internationale qui a lancé un mandat d’arrêt contre le président soudanais Omar Hassan al-Bashir la semaine dernière pour répondre à des accusations de crimes contre l'humanité.

En 2006, Simon Deng a fait une présentation à un colloque organisé par une ONG sur les victimes du djihad.


L'esclavage n'appartient pas au passé..., blog Ketibi, le 14 janvier 2006

Le 18 avril 2006, alors que la Commission des droits de l'Homme de l'ONU s'apprêtait une fois de plus à rejeter une résolution condamnant les actions au Soudan sur pressions des pays islamiques, trois ONG organisaient un colloque en marge de la commission sur les « victimes du djihad ».

Devant une salle émue aux larmes, Simon Deng a raconté comment il avait été réduit en esclavage - parce que noir et chrétien - par le régime arabe islamiste de Khartoum:


Mon nom est Simon Aban Deng. Je suis soudanais, shiluk de par la tribu, chrétien de par la religion. Mon peuple a été soumis au meurtre de masse, à l'esclavage, au viol systématique, à la persécution religieuse, à la famine imposée, à la dislocation, à l'exil. Nous sommes victimes d'un génocide, physique et culturel. Nous avons été annihilés en tant qu'êtres humains parce que appartenant à une culture différente. Tout cela ne nous est pas tombé dessus par hasard : nous avons été et restons les victimes du régime djihadiste de Khartoum.

Durant les deux génocides commis par les islamistes, nos pertes ont été énormes. De 1955 à l'indépendance de 1973, 1,5 million de Soudanais chrétiens ont été éliminés par le gouvernement pro-arabe de Khartoum. De 1983 jusqu'au récent traité de paix, 2 millions d'êtres humains du Sud-Soudan ont perdu la vie dans ce que le régime de Khartoum a appelé «une guerre sainte contre les infidèles». Oui, je suis un infidèle selon leur définition. Je pense que bon nombre d'entre vous le sont aussi. Nous, les Noirs «infidèles» du Sud, chrétiens et autres non-musulmans, nous avons refusé d'obéir aux lois islamiques, nous avons refusé d'être arabisés.

J'ai été enlevé et donné à une famille arabe comme «cadeau»

Pour cette raison, mesdames et messieurs, j'ai été une victime de l'esclavage arabe au Soudan. A neuf ans, mon village a été pillé par les troupes arabes payées par Khartoum. Alors que je courais me réfugier dans la savane pour échapper au massacre, j'ai vu mes amis d'enfance se faire abattre. Les vieux et les malades étaient brûlés vifs dans leur hutte. Les troupes arabes ont fini par me trouver. J'ai été enlevé et donné à une famille arabe comme «cadeau». Quand vous me regardez, mesdames et messieurs, voyez-vous un cadeau ? Est ce que je ressemble à un objet ou à un produit ?

Maintenant, c'est au tour du Darfour.

J'ai été un enfant esclave pendant plusieurs années. J'ai été battu à maintes reprises pour un oui ou pour un non. Parfois même par caprice des enfants de mon «maître». Je travaillais durement et j'ai dû subir de nombreuses humiliations. Alors que j'avais été un enfant adoré dans ma famille, j'ai dû m'habituer à dormir avec les animaux et à nettoyer la terre où je dormais. Je ne mangeais que les restes dans les plats de mon «maître». Je me levais le premier et me couchais le dernier, après avoir accompli toutes les tâches domestiques. La vie d'un esclave est comme l'enfer, mais il n'y a aucune honte à avoir été un esclave : ce n'est pas un choix. Celui qui devrait avoir honte, c'est celui qui s'est proclamé le «maître». Si quelqu'un doit ressentir de la honte, ce sont les intégristes musulmans du régime de Khartoum et leurs alliés dans le monde musulman. Il est important de ne jamais oublier que les chrétiens africains du Soudan méridional sont victimes de l'islamisme. La guerre contre nous a été et reste conduite au nom du djihad.

Il y a 2 ou 3 millions de réfugiés du Sud-Soudan. Ils sont traités comme des chiens. Ils ne sont pas même considérés comme des citoyens, parce qu'au Soudan la citoyenneté est basée sur la religion et que seuls les musulmans y ont droit. Les Africains «infidèles» de cette nation ne sont pas considérés comme étant de pleins citoyens, bien que presque 90 % de la population soit noire.

C'est le grand défi des djihadistes de Khartoum : Arabes et Soudanais, ils ont voulu imposer une culture arabe dans un pays majoritairement peuplé de Noirs. Ils ont effectué leur travail avec une grande efficacité grâce aux armes fournies par leurs amis dans le monde arabe. Quand ils commettaient leur génocide contre nous dans le Sud, le monde a simplement regardé ailleurs. Quand des millions de Noirs africains étaient abattus et des centaines de milliers d'enfants soudanais étaient asservis, le monde était indifférent. Même l'ONU a tourné le dos. Maintenant, c'est au tour du Darfour. Certains observent, mais la plupart sont habitués à ne plus regarder...

Combien de temps le monde laissera les «infidèles» être abattus et asservis au nom du djihad ?

Mesdames et messieurs, je pose cette question en tant que victime de l'esclavage au Soudan : combien de temps le meurtre, l'esclavage, la persécution religieuse, le viol systématique, la famine imposée et «le nettoyage ethnique et religieux» vont-ils continuer ? Quand ceux qui ont le pouvoir d'agir et d'arrêter ces crimes vont-ils le faire?

Je le demande pour mes compagnons chrétiens et animistes du Sud Soudan. Ma voix est leur voix. Combien de temps le monde laissera les «infidèles» être abattus et asservis au nom du djihad? Combien de temps le monde se taira pour ne pas offenser les meurtriers et les défenseurs de l'esclavage ?

Voir aussi:

Le régime génocidaire arabo-intégriste soudanais sur la sellette, par Moha Moukhlis

Algérie - Appel aux pays arabes à saisir l’ONU pour s’opposer au procès du président du Soudan pour génocide

ONU - Le gouvernement du Soudan impliqué dans des violences sexuelles massives au Darfour

Le FLAM contre l’islamisation de l’Afrique et l’esclavage

Le génocide voilé, par Tidiane N’Diaye, enquête historique sur la traite musulmane

Traite orientale, les esclaves de l’Islam


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Commentaires

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6 commentaires

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Nadiejda

20 Juillet 2008
04:59

Mon nom est Simon Deng, chrétien, ancien esclave au Soudan, victime du djihad

Je suis émue par le témoignage de M. Deng. Je trouve que ce monsieur a beaucoup de courage. Que la paix du Seigneur soit avec lui. Certains reprochent à la France son passé esclavagiste et colonialiste mais n'abordent jamais l'esclavage qui, hélas, existe encore dans certaines régions du monde.


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20 Juillet 2008
06:58

Mon nom est Simon Deng, chrétien, ancien esclave au Soudan, victime du djihad

Et moi qui pensais Scholcher avait aboli l' esclavage mais c'était dans une région où les esclavagistes avient encore une âme, les musulmans n'en ont pas.

Grandpas du califat d' Al Paris


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20 Juillet 2008
09:10

Mon nom est Simon Deng, chrétien, ancien esclave au Soudan, victime du djihad

Les musulmans n`ont pas cessé, depuis 14 siecles d`appliquer les directives du Jihad a chaque fois qu`ils en avaient l`occasion.

Mahomet «l`exemple a suivre pour les musulmans» a lui-meme participé a l`extermination d`une tribu juive de Médine et a présidé aux exécutions de 900 personnes cinq par cinq au bord d`une tranchée et viola le soir meme la femme du chef de tribu.

Les Turcs enlevaient dans les Balkans un fils par famille voulant rester chrétienne et les arabes au Maghreb enlevaient un enfant sur cinq aux familles qui tardaient a se convertir a l`islam apres la conquete islamique.

Et dire que des gens nous disent que l`islam est une religion de paix!


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21 Juillet 2008
18:08

Tromso

Mon nom est Simon Deng, chrétien, ancien esclave au Soudan, victime du djihad

En mai 1984, deux jeunes noirs chrétiens du sud Soudan venus trouver un emploi a Khartoum.

John Bosh et Simon Kao, furent condamner a l`amputation, chacun de la main droite et du pied gauche. Pour un vol de moins de 20 dollars, commis au préjudice d`un musulman. A cause des pressions internationales et pour montrer sa mansuétude, le régime décida de n`amputer que la main....ce qui fut fait après la grande prière du Vendredi en public.

Lors de son passage a Paris en 1983, le maréchal-président du Soudan, Jaffar Némeiry, se donna les gants d`une leçon d`égalité, en répondant aux journalistes européens qui lui demandait si la charia serait appliqué au chrétiens et aux animistes soudanais: «La loi est la même pour tout le monde chez nous»

Voila comment les droits des minorités sont respectées en terre islamique. Les chrétiens et les animistes soudanais sans même avoir eu un mot a dire... devenaient des citoyens de deuxième classe dans leur propre pays, soumis de forces aux rigueurs cruelles de la loi islamique (charia) et devenaient de fait des dhimmis.


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plump

28 Juillet 2008
07:05

Mon nom est Simon Deng, chrétien, ancien esclave au Soudan, victime du djihad

oui et les jeunes filles coptes sont violées et du coup, ne peuvent plus être mariées car jugées impures ou bien elles sont enlevées et mariées de force; c'est la grande religion de tolérance qu'on nous prône partout et dont on nous dit que ce ne sont pas tous les musulmans qui se comportent comme cela mais seulement quelques poignées d'intégristes....bien sûr, .. Et de plus en plus de mosquées sont construites chez nous et dans les quartiers "chauds" les jeunes filles un peu trop "dévoilées" sont vitriolées... A qui profite l'islamisation de la France, je pose la question... A nous Charles Martel et Saint Louis! Qui sera la Jeanne d'Arc du monde occidental contre la prétendue religion d'amour de l'islam?.


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kasteli

4 Octobre 2008
15:42

Mon nom est Simon Deng, chrétien, ancien esclave au Soudan, victime du djihad

"Le génocide voilé" : Enquête historique par Tidiane N'Diaye

Présentation de l'éditeur

" Les Arabes ont razzié l'Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions d'hommes qu'ils ont déportés ont disparu du fait des traitements inhumains. Cette douloureuse page de l'histoire des peuples noirs n'est apparemment pas définitivement tournée. La traite négrière a commencé lorsque l'émir et général arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un bakht (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d'esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du Darfour. Et ce fut le point de départ d'une énorme ponction humaine qui devait s'arrêter officiellement au début du XXe siècle. "


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