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Omar Khadr: les Canadiens sont divisés, la faculté de droit de l'Université d'Ottawa est unanime. Pourquoi?, par Barbara Kay

22 Juillet 2008 par Annie Lessard, Marc Lebuis

Mots clés:

«Devons-nous rapatrier Omar Khadr ? Un simple coup d’oeil à la page du courrier des lecteurs du National Post révèle qu’il s’agit là d’une de ces questions épineuses sur lesquelles on n’obtiendra jamais un consensus national. Curieusement, ce n’est pas le cas dans certains milieux universitaires qui affichent une unanimité suspecte».


Le rôle des universités en tant que pôles de libre investigation, recherche, débats et opinions est de première importance dans une société démocratique. La pensée unique au service du politiquement correct a envahi plusieurs campus occidentaux. Trahissant leur mission, des universités sont devenues des centres d’endoctrinement où la liberté d’investigation et d'expression est bafouée. Nous avons traduit la dernière chronique de Barbara Kay dans le National Post pour illustrer cette problématique. - M. Lebuis et A. Lessard

Traduction de: I'm conflicted and you're conflicted about Omar Khadr coming "home," but the University of Ottawa Law School isn't: Now why is that?, par Barbara Kay, National Post, le 21 juillet 2008

Omar devrait-il être rapatrié (quelle que soit le vrai sens du mot patrie : le Canada, le Pakistan ou l’Afghanistan)? Un sentiment partagé par tous les Canadiens (y compris, j’en suis convaincue, la plupart des musulmans), est qu'ils seraient heureux que Omar soit remis en liberté si seulement lui et sa tribu renonçaient alors à leur citoyenneté canadienne pour disparaître dans une grotte située dans les hauteurs (très haut) de l’Hindu Kush.

Dans l’immédiat, nous sommes aux prises avec la réalité que les Khadr sont très attachés à leur citoyenneté canadienne et à tous les avantages qu'elle confère. La question est donc: Devons-nous rapatrier Omar, c’est-à-dire le ramener au «Canada»? Un simple coup d'œil à la page du courrier des lecteurs du National Post – tant la version imprimée que la version en ligne - révèle qu'il s'agit là d'une de ces questions épineuses sur lesquelles on n’obtiendra jamais un consensus national.

Curieusement, ce n'est pas le cas dans certains milieux universitaires qui affichent une unanimité suspecte sur ces questions. Par exemple, sur l'énigme Khadr, je suis frappée par un élément troublant du Hansard (ndlr : transcription des débats aux Communes) rapportant le témoignage d’un professeur de droit de l’Université d’Ottawa (et ses étudiants « en banc ») devant le Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international de la Chambre des communes. Il semble que le Sous-comité a accepté d'agir comme public pour un cours intitulé « Politique étrangère appliquée» qui est entièrement consacré à M. Khadr - ou, comme ils l’appellent fréquemment et familièrement dans le mémoire qu’ils ont présenté : « Omar »

Dans la transcription des débats, le député néo-démocrate Wayne Marston demande au professeur et à son groupe d’étudiants en droit s’ils sont d’avis que M. Khadr devrait être «jugé» au Canada. Un étudiant répond : «Je pense qu'il est assez évident que nous allons tous vous répondre par l'affirmative. C'est la motivation même de notre mémoire». (mon souligné)

Une myriade de questions se posent à savoir s’il est approprié d’allouer des ressources universitaires (des fonds publics) au lobbyisme politique et au militantisme. Est-ce que tous les étudiants étaient d’accord avec cette recommandation? Y a-t-il des étudiants qui étaient en désaccord avec les conclusions du mémoire? Si tel est le cas, leur a-t-on refusé l’occasion de se présenter devant le Sous-comité – une occasion enviable de se démarquer comme candidat potentiel pour l'avancement professionnel? Les étudiants en droit qui se seraient autrement inscrits à ce « cours » ont-ils été informés que le résultat du cours était déterminé à l’avance? Le professeur a-t-il encouragé la dissidence et la liberté d'investigation au cours de la recherche et de la rédaction du mémoire final?

Je ne prétends pas qu’il y avait des dissidents, ou que le résultat du cours était pré-décidé, ou que les étudiants ayant des points de vue divergents ont été dissuadés de s’inscrire au cours, ou que le prof n'a pas encouragé le libre examen des enjeux. Tout ce que je dis, c'est que l’ensemble des Canadiens sont amèrement divisés sur la question de Omar Khadr, et que la faculté de droit de l'Université d'Ottawa (que les Canadiens amèrement divisés financent) ne l'est pas. Pourquoi est-ce comme ça? C'est la question que je me pose.

Voir aussi:

Omar Khadr rêve d’une vengeance, son frère rêve de 72 vierges (video en anglais)

États-Unis - Quand lire un livre en public est du "harcèlement"

Des fonds publics financent des islamistes radicaux sur les campus américains

Front Djihadiste – Les chaires d’études islamiques en Occident

Edward Saïd et le génocide littéraire de l’orientalisme


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Tromso

22 Juillet 2008
22:47

Omar Khadr: les Canadiens sont divisés, la faculté de droit de l'Université d'Ottawa est unanime. Pourquoi?, par Barbara Kay

En 2001 un sondage publié par l`hebdomadaire Marianne sur les opinions politiques des journalistes en France révele que 63% votaient a gauche, mais seulement 6% osaient se déclarer électeurs de droite alors que 50% de Francais votaient a droite.

87% des journalistes se déclaraient pour la régularisation automatiques des immigrants illégaux. Comment s`étonner alors du fossé abyssal, qui se creuse entre la population et la caste journalistique déclarait Jean Sévillia dans son livre - le terrorisme intellectuel.

Je n`ai pas de chiffre pour les universités mais il serait intéressant de savoir!


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23 Juillet 2008
13:45

Omar Khadr: les Canadiens sont divisés, la faculté de droit de l'Université d'Ottawa est unanime. Pourquoi?, par Barbara Kay

J'ai visionné la vidéo sur Omar Khadr, je n'y ai pas vu de torture. Le manque de sommeil ne constitue pas de la torture. C'est de l'auto-défense de la part du Canada.

Est-ce que les papas et les mamans qui manquent de sommeil à cause de leurs nouveaux-nés pendant, parfois, plusieurs mois sont torturés?

Ils fonctionnent peut-être au ralenti, dorment quand ils le peuvent, mais doivent continuer leur travail et gagner leur vie malgré tout.

Quand une mère doit allaiter aux deux heures parce que son tout-petit a une période de croissance, est-que cela constitue de la torture?

Bien sûr elle aura plus facilement la larme à l'oeil, parce que ses résistances seront diminuées. Omar, peut avoir aussi la larme à l'oeil après un manque de sommeil sans que cela soit de la torture.

Et que dire de sa mère qui essaie de nous faire part de son chagrin maternel en voyant son fils en pleurs. En avait-elle du chagrin lorsqu'elle l'a élevé dans la mouvance d'Al-Qaïda?

Pour ma part, cette femme doit être traduite en justice pour maltraitance à l'enfance.

Si c'était une québécoise pure laine qui avait eu le même comportement, je suis sûre que la DPJ aurait débarqué chez-elle rapidement et qu'elle serait déjà condamnée.


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Laudance

24 Juillet 2008
15:26

Omar Khadr: les Canadiens sont divisés, la faculté de droit de l'Université d'Ottawa est unanime. Pourquoi?, par Barbara Kay

Une faculté de droit unanime à ce sujet ? Ce n'est même plus suspect. C'est tout simplement conforme à l'idélogie majoritaire véhiculée dans le monde universitaire et dans la presse. Il n'y a donc rien de nouveau sous le soleil ou plutôt sous la pluie à l'heure actuelle. En effet, connaissant très bien ces deux milieux, selon ma propre expérience et par des proches interposés, je sais à quel point ils sont truffés de gauchistes prêts à s'acheter une bonne conscience au prix de toutes les concessions et compromissions.

En ce qui concerne Omar Khadr, avant de pouvoir se prononcer il faut au moins avoir une connaissance approfondie de son dossier et bien connaître son parcours, ce qui n'est pas mon cas, car je ne dispose pas d'informations autres que celles diffusées dans les médias généralistes. Cela ne me donne pas plus de garanties que les réactions épidermiques, émotives et opportunistes de la classe politique qui, dans l'opposition, n'a que ses critiques à offrir comme position.

Dans ce contexte, je laisse donc au gouvernement Harper le soin de trouver la bonne attitude et la meilleure solution. A mes yeux, il a d'ailleurs déjà prouvé, à plus d'une reprise, son aptitude à faire passer l'intérêt du Canada avant celui des groupes de pression et à respecter sa ligne de conduite au lieu de chaque fois tourner dans le sens du vent. Puisse-t-il garder ce cap et ne pas se laisser influencer par l'air ambiant dans le monde relativiste devenu incapable de distinguer le bien du mal, les amis des ennemis, les coupables des innocents.

Ceci dit, Omar Khadr n'est pas arrivé par hasard à Guantanamo. S'il avait étudié ou travaillé au Canada au lieu de jouer au soldat et de faire on sait quoi en Afghanistan, il ne s'y trouverait pas et sa jeunesse à l'époque ne constitue nullement une excuse, car il était déjà censé avoir atteint l'âge de raison (?) depuis longtemps. Il savait ce qu'il faisait et ce qu'il risquait. Je ne vais donc pas verser des larmes de crocodile sur son sort, car il est trop facile de se laisser embrigader pour tuer et ensuite ne pas en assumer les conséquences.

Un mot en fin pour m'étonner du fait qu'à en croire les belles âmes, les défenseurs des droits de l'homme (à condition qu'il ait du sang sur les mains) et les avocats concernés dans la plupart des pays occidentaux, tous les détenus de Guantanamo sont d'innocentes victimes d'Américains brutaux. J'en arrive même à me demander si je n'ai pas rêvé. En effet, à entendre les propos angéliques de nos bien-pensants et idiots utiles, j'ai de plus en plus l'impression qu'il n'existe aucun terroriste sur terre et que tous les attentats commis par les islamistes sont le fruit de la seule imagination fertile des islamo-lucides. Prochaine étape : ce sont ces derniers que l'on va accuser.


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