Vendredi 30 Juillet 2010 | Dernière mise à jour: 29 Juillet 2010
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Réponse à Sébastien Robert, responsable des communications à Québec Solidaire
25 Juillet 2008 par Marc LebuisMots clés: Sébastien Robert, Amir Khadir, Françoise David, Québec Solidaire, Présence musulmane, FFQ, Djamila Benhabib
M. Sébastien Robert nous reproche d'avoir injustement associé Françoise David, porte-parole du parti de gauche Québec Solidaire, au mouvement des Frères musulmans. Point de BASCULE lui répond. (accédez à son commentaire en cliquant ici)
Dans une brève du 24 juillet portant sur la fatwa des Frères musulmans demandant aux autorités égyptiennes de déposer des accusations criminelles de blasphème contre l’écrivaine féministe Nawal Al-Saadawi, nous écrivions qu’il serait intéressant de savoir ce qu’en pense Françoise David, porte-parole du parti Québec Solidaire et ancienne présidente de la Fédération des femmes du Québec.
Nous posions cette question parce qu’elle côtoie des musulmans qui militent dans des organisations proches de la mouvance des Frères musulmans. Mme David était en effet conférencière invitée à Toronto en mai 2007 au MARXISM 2007 - A Festival of Resistance. Selon le programme de cet événement, l’objectif du Festival était de rapprocher la gauche et les musulmans. Mme David devait donner deux conférences, l’une sur The Future of the Left in Québec and Canada et l’autre sur Québec Solidaire and the new left.
Du côté musulman, les conférenciers comprenaient les islamistes Ausma Malik, Wahida Chishti Valiante, Mohamed Sheibani et Mohamed Elmasry.
Les trois premiers étaient membres du Groupe de travail qui, en 2007, a publié un rapport sur les besoins des étudiants musulmans pour le compte de la Fédération canadienne des étudiants. Nous présentons les points saillants de ce rapport dans l’article : Islamisation des campus canadiens. Vous y trouverez aussi un lien vers le texte intégral du rapport.
Le Muslim Students Association et les Frères musulmans
Mohamed Sheibani est président du Muslim Students Association National of the US and Canada (MSA). Le MSA a été fondé par les Frères musulmans avec du financement saoudien et son objectif est l'islamisation des campus. Un reportage du NY Times sur les Frères musulmans en Amérique du Nord confirme ces liens. Il est cité dans notre article: Le Muslim Students Association propage l’islam radical sur les campus en Amérique du Nord
Les liens entre le MSA et les Frères musulmans ont aussi été publiquement affirmés par des membres de la Fraternité nord américaine, notamment aux auteurs de cet excellent reportage en profondeur du Chicago Tribune intitulé : A rare look at secretive Brotherhood in America, par Noreen S. Ahmed-Ullah, Sam Roe et Laurie Cohen, le 19 septembre 2004
Voici une traduction d'extraits de cet article:
«Les Frères musulmans ont une influence significative sur l'islam en Amérique (ndlr: y compris au Canada), aidant à établir des mosquées, des écoles islamiques, des camps d'été pour les jeunes, et des organisations musulmanes en vue. Selon des érudits musulmans, l’influence de la Fraternité est l’une des raisons importantes expliquant que plusieurs organisations musulmanes dans le pays sont devenues plus conservatrices au cours des dernières décennies».
«Peu de personnes en dehors des cercles islamiques intimes à l'intérieur desquels la Fraternité fait son recrutement savent où, quand, et combien de fois les Frères se réunissent pour discuter de leur objectif abstrait mais omniprésent: la création d'États islamiques à travers le monde, y compris aux États-Unis».
«Bien que la séparation de l'église et de l'État soit un principe fondamental de la démocratie américaine, la Fraternité internationale prêche que la religion et la politique ne peuvent pas être séparées et que les gouvernements devraient éventuellement être islamiques».
Le Congrès islamique canadien
Quant à Wahida Chishti Valiante, elle est vice-présidente nationale du Canadian Islamic Congress, présidé par Mohamed Elmasry (lui aussi orateur au Festival marxiste). Le CIC prône la ségrégation musulmans/non musulmans et hommes/femmes dans les hôpitaux. Le CIC est aussi un ennemi de la liberté d'expression, il tente de bâillonner la presse au moyen de plaintes multiples contre le magazine Maclean's et Mark Steyn pilotées par Mohamed Elmasry.
Commentaire de Sébastien Robert
Sébastien Robert, responsable des communications pour le parti Québec Solidaire a laissé un commentaire en réaction à notre article, dont voici des extraits:
«Ce texte est remplis de propos tendencieux, mensongers et calomnieux. Vous arrivez à des conclusions sur Françoise David par association. D’ailleurs, ces associations sont fausses puisqu’aucun membre ou porte-parole des Frères Musulmans n’était présent à ce colloque et que Françoise David n’a aucun lien avec cette organisation».
«Tenter de faire un lien entre Québec solidaire et les Frères Musulmans est non seulement erronné, mais constitue de l’atteinte à la réputation dans sa plus pure expression juridique ainsi que du racisme».
«Ce n’est pas parce qu’il y a un colloque faisant la promotion d’un rapprochement entre la gauche et les musulmans que ce colloque fait la promotion d’un rapprochement entre la gauche et le mouvement islamiste. D’ailleurs, votre déclaration démontre très clairement que vous ne connaissez rien à la politique des pays du Magreb».
«Faire un lien entre les Frères Musulmans et un colloque s’appellant Marxism 2007, c’est oublier que les Frères Musulmans ont fait la guerre au PARX, parti marxiste-léniniste d’Algérie».
La réponse de Point de BASCULE
Il n’y aucun doute que l'idée d’un lien entre Françoise David et des gens proches des Frères musulmans est choquante. Je suis heureux de constater que vous partagez notre indignation face à une telle perspective. Nous n’avons toutefois pas affirmé que Mme David puisse être d’accord avec les objectifs de cette mouvance. Nous nous interrogeons sur ce qu’elle en pense, ce qui est une préoccupation légitime pour bien des citoyens.
Sur la question des rapports de la gauche québécoise avec les musulmans, nous serions plus rassurés de voir Québec Solidaire associé aux véritables partis de gauche des pays musulmans au lieu de fraterniser avec des gens qui endossent l’idéologie islamiste.
S’associer à des musulmans ne veut pas automatiquement dire s’associer à des islamistes. La prudence élémentaire exige cependant de bien connaître ses vis-à-vis si on ne veut pas collaborer malgré soi à leur agenda caché.
Nous sommes intéressés de savoir si Mme David est indignée que des islamistes demandent que soient portées des accusations criminelles contre une féministe musulmane égyptienne, et ce qu’elle pense des activistes musulmans qui ferment les yeux sur les sévices subis par les femmes en pays musulmans et de plus en plus maintenant ici au Québec et au Canada.
Nous croyons que la gauche québécoise devrait se dissocier de positions aveugles fondées sur les bons sentiments, et faire preuve d’esprit critique.
Une féministe comme Françoise David n’a pas le droit moral de se laisser utiliser par des gens dont l’idéologie représente un recul en matière d’émancipation de la femme. Elle n’a pas le droit moral de participer à un colloque qui préconise un rapprochement idéologique entre la gauche canadienne et une religion en particulier, par surcroît la seule religion autorisée par plusieurs régimes autoritaires qui ne reconnaissent pas le droit à la liberté de conscience et criminalisent le blasphème et l’apostasie. À quand un colloque marxiste de rapprochement avec les Mormons, les Juifs, les Hindous?
Je rajouterais ceci, côté «calomnie par association» ou plutôt liberté d’expression par association: Françoise David s'associe à une forme odieuse de racisme qui enferme les personnes issues de cultures islamiques dans une identité musulmane.
Ces personnes sont avant tout des femmes et des hommes ayant le droit de s’émanciper du conservatisme religieux. Le devoir de la gauche canadienne est de soutenir l’émancipation mondiale des peuples et de combattre toutes les formes d’aliénation idéologique. L’islamisme est actuellement dans le monde l’idéologie qui présente la plus grande menace à cette émancipation.
Des personnalités issues de la gauche l'affirment haut et fort et se dissocient ouvertement de la mouvance islamiste.
Ayaan Hirsi Ali
Commencons par Ayaan Hirsi Ali, récipidendiaire du premier Prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes. Ex-musulmane d’origine somalienne qui travaillait pour le parti des travailleurs, un parti social-démocrate des Pays-Bas, elle a fait du combat contre les ravages de l’islamisme la mission de sa vie, et ce, faut-il le rappeler, au péril de sa vie. Elle a co-signé LE MANIFESTE DES DOUZE : ENSEMBLE CONTRE LE NOUVEAU TOTALITARISME, dont voici un extrait:
«Après avoir vaincu le fascisme, le nazisme, et le stalinisme, le monde fait face à une nouvelle menace globale de type totalitaire : l'islamisme».
Dans une entrevue, elle affirme que «Le problème [de l’islam] ne disparaîtra pas. Affrontez-le, ou il deviendra de plus en plus massif.»
Caroline Fourest
Caroline Fourest est rédactrice en chef de la revue Prochoix, journaliste à Charlie Hebdo (journal de gauche) et professeur à l'Institut d'études politiques de Paris. Elle est connue pour ses dénonciations de l’influence de l'islam intégriste sur la société.
Elle écrivait ceci dans Prochoix en décembre 2006 au sujet de la gauche en perte de repères:
«Une gauche qui, au nom du passé colonial de la France, devient antisioniste. Parfois antisémite. Et finit même par soutenir sans réserve les islamistes. Des féministes qui défendent le voile au nom de la liberté des femmes, ou qui traitent d’autres féministes de « racistes » parce qu’elles refusent de militer pour un « féminisme avec l’islam ». Des altermondialistes qui, parce qu’ils haïssent Bush et l’Amérique, forment des collectifs avec les prêcheurs de haine. De la Conférence de Durban à la pétition des « indigènes de la République » en passant par le débat sur les signes religieux à l’école et les forums sociaux européens de Londres (où l’un des responsables d’ATTAC se fit huer pour avoir défendu la laïcité à la française), la gauche associative a perdu tous ses repères».
«Au nom des mêmes valeurs et des mêmes mots, au nom du féminisme, de la laïcité, de l’égalité, du progrès, au nom de l’anti-racisme, deux gauches s’opposent aujourd’hui».
«Jusqu’à ne plus se reconnaître. Jusqu’à ne plus participer aux mêmes manifestations. Jusqu’à se haïr. Jusqu’à reconsidérer une histoire qui traverse le vingtième siècle».
Tarek Fatah
Tarek Fatah est le fondateur du Muslim Canadian Congress (MCC) qui s'affiche comme la seule organisation musulmane canadienne à ne pas être commanditée par des intérêts étrangers (saoudiens (et pays du Golfe), iraniens ou turcs). Dans son dernier livre Chasing the Mirage, The tragic Illusion of an Islamic State, il se décrit comme un musulman dont la jeunesse a été ancrée dans le marxisme.
Il a été militant du NPD et a récemment quitté ce parti parce qu'il estimait qu'il ouvrait la porte à l'infiltration par la droite religieuse (ndlr: islamistes) via la création d'un «comité sur la foi et la justice». (Source: Now Magazine). Ses craintes se sont avérées fondées. Lisez: Le NPD recule sur Durban 2 ; largue Haydar Moussa ; embarrassé par la candidate Samira Laouni.
Il a toujours dénoncé les islamistes canadiens, lui aussi au péril de sa vie.
Christopher Hitchens
Christopher Hitchens était un trotskiste et un emblème de la gauche britannique. Il a quitté la gauche politique en 1989 en raison de sa «réaction tiède» à la fatwa de l'ayatollah Khomeyni appelant au meurtre de l'écrivain Salman Rushdie, encore aujourd'hui d'ailleurs pourchassé par les islamistes.
La situation en Algérie
Bien que notre brève ne parle aucunement de l'Algérie, mais de l'Égypte, vous soulignez que «les Frères Musulmans ont fait la guerre au PARX, parti marxiste-léniniste d’Algérie» et que nous démontrons une totale ignorance de la politique des pays du Maghreb.
L'Égypte ne fait pas partie du Maghreb. L'Algérie, oui. Notre collaborateur Jugurten, québécois originaire d'Algérie, connaît bien la situation dans ce pays. Nous reproduisons des extraits du commentaire qu'il a écrit en réponse au vôtre, où il traite notamment du sort qui a été fait à la gauche algérienne alliée aux islamistes:
«En Algérie, l’alliance entre l’islamisme et la gauche a été réalisée au début des années 1990, puis officiellement entérinée en 1995 par la plateforme de San Egidio. Notons que les militants de gauche qui s’étaient opposés à cette honteuse alliance ont été exclus de leur parti ou assassinés par les islamistes (la plupart ont été exclus et assassinés). De même, les islamistes qui ne comprenaient pas l’importance stratégique de cette alliance contre-nature ont été exclus et bannis du mouvement islamiste. Certains ont été assassinés par les....islamistes».
«Cette alliance avait permis aux islamistes de tuer tranquillement les syndicalistes libres, les féministes authentiques, les intellectuels de gauche non directement affiliés aux partis de gauche, les journalistes dans la même situation, les artistes, les médecins, les enseignants etc.. La gauche était piégée et neutralisée, l’islamisme avait les coudées franches et prenait toutes les initiatives sur le terrain. Les initiatives militantes et les initiatives meurtrières. J’avais questionné un ami haut placé dans le parti de gauche kabyle FFS, il me répondit : « Nous ne pouvons pas traiter nos alliés d’assassins et de terroristes quand même ».»
Quant à votre accusation de racisme, nous aurions aimé que vous apportiez la précision suivante: l'islam, c'est quelle race au juste?
Conclusion
Nous croyons que la gauche québécoise devrait se dissocier des islamistes qui véhiculent une idéologie et des valeurs en complet décalage avec celles de notre société et des idéaux qu'une gauche authentique devrait promouvoir. Comme citoyens, nous nous posons des questions sur les groupes avec lesquels Québec Solidaire maintient des liens, et souhaiterions avoir des réponses claires sur la «nouvelle gauche» que Mme David et le parti entrevoient.
Lire aussi:
Égypte - Les Frères musulmans réclament l’arrestation d’une féministe pour "blasphème"
Égypte - Les Frères musulmans sur Facebook pour promouvoir le retour du califat
Le Muslim Students Association propage l’islam radical sur les campus en Amérique du Nord
Islamisation des campus canadiens
Ontario - Accommodements déraisonnables : Plus on en demande, plus on en veut...
Le Congrès islamique canadien exige la ségrégation dans les hôpitaux canadiens et québécois
[Académique, universités, Allégeance, subversion, Canada, Conférences, Immigration / Démographie, Infiltration, Liberté d'expression, Médias et perceptions, Politique et démocratie, Québec, Sécurité et souveraineté]
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Commentaires
Réponse à Sébastien Robert, responsable des communications à Québec Solidaire
Félicitation. Je me pose la même question!
J'ai un ami latino qui s'était impliqué dans ce parti, il avait des valeurs sociales très fortes et était de gauche. Il a quitté car il ne se sentait pas à sa place avec toutes ces histoires d'accomodement et de religion.
Marie (chrétienne)
26 Juillet 200816:41
Réponse à Sébastien Robert, responsable des communications à Québec Solidaire
Voici deux liens qui peuvent enrichir le réflexion ou le débat:
La menace alliée (islamiste-gauchiste)-article de Daniel Pipes,Pourquoi annuler le visa de Tariq Ramadan?-article de Daniel Pipes. (Cependant les liens de cet article sont faussés.)Francois
27 Juillet 200807:29
Réponse à Sébastien Robert, responsable des communications à Québec Solidaire
C’est quand même incroyable de voir les politiciens et élites se fermer le claper quand des imams traitent les Québécoises de putes et vomissent leurs haines sur notre peuple, quand des organisations musulmanes expliquent les dangers qui guettent les femmes qui ne portent pas le voile quand ont crient haut et fort le découpage de têtes des homosexuels.
Québec solidaire mon œil.
Merci a Point de Bascule de nous informer .
M. Sébastien Robert a soif de justice,
une chanceRéponse à Sébastien Robert, responsable des communications à Québec Solidaire
National Post
National
Issues & Ideas, Wednesday, May 16, 2007, p. A19Barbara KayDon't you know there's a war on?Barbara KayNational PostRemember Second World War English films and this inevitable exchange? Interlocutor A: "Let's take a holiday/boil a second egg for breakfast/fall in love." Interlocutor B: "We can't possibly. Don't you know there's a war on?" Interlocutor A then sighs, resignedly suppressing selfish yearnings for Brighton beach, adequate protein or sex. How strangely archaic it seems, that generation's ready acceptance of sacrifice in a collectively acknowledged war against obvious enemies. We speak of existential threats too, but we're ideologically divided on what they are. Today, a liberal Interlocutor B would still scold Interlocutor A, but probably cite carbon footprints, cholesterol or commitment issues, instead of the real enemy, anti-Western jihadists. "Know thine enemy" is a dictum lost on the organized left. Islamist radicals seek to establish dominion over those who do not share their ideology. If they prevail, the rights and freedoms especially cherished by leftist Canadians -- institutional secularism, gender equity, gay rights, abortion on demand, early and broad sexual latitude -- will disappear, and taking their place will be conventions rightly regarded with repugnance by virtually all Westerners. Leftists, then, should be Islamism's most vigorous critics. But logic and the left are rarely fellow-travellers, as an Ottawa Citizen series last week by Don Butler and Terry Glavin on the Canadian "peace" movement persuasively reveals. Their analysis of the recent fifth annual Cairo Conference presents disturbing evidence of complicity between Canadian "anti-war" influence makers and terror-sponsoring Islamist spokesmen.
Pride in that indecent alliance, kindled in Cairo by honeyed statements of mutual admiration, was stoked in last weekend's Toronto conference, Marxism: A Festival of Resistance, which featured several of the Cairo Conference's 2007 Canadian participants unabashedly recruiting grunts to swell the ranks for Cairo 2008.
The Cairo Conference was largely sponsored by the Muslim Brotherhood (motto: "Allah is our objective, the Prophet is our leader, the Koran is our law, jihad is our way, dying in the way of Allah is
our highest hope"), with high-level participation by Hamas and Hezbollah, amongst other terror-promoting groups. The conference's mandate was "to forge an international alliance against imperialism and Zionism," with corollary support for a nuclearized Iran and a de-nuclearized Israel. (What could possibly go wrong in that scenario?!)Canada's 20-strong contingent at the conference acted for various anti-war groups united under the banner of the Canadian Peace Alliance (CPA). In peacetime, they would be historical footnotes, but in parlous times like ours, they pose dangers. Critical media coverage of this benighted conference was therefore myopically scant.
It is particularly shameful, for example, that an influential organization like CUPE International, which helps fund the CPA, linked its name to one conference delegate, Ali Mallah, an apparatchik of both a Toronto CUPE branch and the Canadian Arab Federation, who said: "When we hear about Islamist resistance, let's try to put ourselves where they are and try to see it from their point of view." At the previous Cairo conference, in 2006, which Mr. Mallah also attended, the "final declaration" explicitly refused to condemn Palestinian suicide attacks. It sounds, then, as if he is calling for an understanding attitude toward suicide bombing. Though little known to us, Mr. Mallah (later seen strolling around a Hezbollah-controlled sector of Beirut with some Islamist conference "brothers") is to Hezbollah and Hamas a Canadian somebody, and buoys their toxic ambitions. To identify the CPA as a cluster of "useful idiots" or "fifth columnists" is correct, but inadequate to convey these leftists' betrayal of their own ideals. Nothing in the name of reason or morality or peace can rationalize the comfort that leftist elites are at present giving to those enemies of the very constituency that organizations like CUPE officially represent. Our ruthless, supremacist Islamist enemies should be acknowledged as the fascists they are, a word leftists generally prefer to apply to ideological adversaries at home. This is real life, not a movie. The question is no longer rhetorical: Don't you know there's a war on? Sacrifices must be made. Go to the beach, eat eggs, make love. But consider jettisoning such consequential peacetime luxuries as naivete and apathy. The politically mainstream media must go even further, though, and forswear their default tendency to indulge the kind of anti-democratic perfidy from the extreme left that they would never tolerate from the right.
2007 National Post
National Post
All But TorontoNews, Saturday, May 12, 2007, p. A1Karl's New Comrades Rebranding Socialism for the 21st century
Craig Offman
National PostMaking Marxism relevant in this post-Soviet age of terror might seem like the mother of all struggles, but organizers of a four-day "Festival of Resistance" in Toronto are trying hard to pull it off -- and they've cast their net as widely as possible to do it. Rather than focus on the evils of capitalism, the unlikely top billing of the opening night of the festival was devoted to a discussion about building unity between Muslims and the left; the keynote speaker was the controversial Islamic thinker Zafar Bangash, director of the Institute of Contemporary Islamic Thought, who is in the news these days because he is in the midst of a heated battle to open a mosque in the bedroom community of Newmarket, Ont. -- not because he wants to see a dictatorship of the proletariat. Desperate for new brothers in arms, Marxism appears to be doing some serious social networking. If this weekend's series of workshops at the festival is any indication, Marxism has a disparate cadre these days: green activists, the anti-War movement, the transgendered, members of First Nations, traditional Islam. Inclusiveness is the buzzword here, where the members of this hodge-podge gathering can be overheard calling each other brother and sister. Participants call this membership drive "building unity," a much-repeated mantra throughout the opening night. Self-proclaimed Marxist James Clark, who helped organize the event, said that while there are disparate groups in attendance, they can all still rally around a slogan like "Out of Afghanistan and into Kyoto." Gatherings like the one this weekend at the University of Toronto are an attempt to get the party re-started. Let's face it: Das Kapital is not selling like hotcakes anymore. Maps of the world are no longer crowded with country names that begin with expressions such as the People's Republic. Almost all of the movement's Great Leaders are now waxed and tucked away in grand mausoleums. Some socialists are looking at the dissolution of Communism as an opportunity. "We're looking at a new beginning," said liberal thinker Stanley Aronowitz, Distinguished Professor of sociology at the Graduate Centre of the City University of New York. "We're no longer based on the existence of nation states. We must reinvent ourselves."
None of this sounds very Marxist, does it? In orthodox (and oversimplified) terms, the theory of the great Prussian economist and thinker Karl Heinrich Marx -- dead almost 125 years -- and his co-thinker Friedrich Engels is as follows: Class struggle is the lens through which we should understand the development of society. Under capitalistic control, bourgeois oppression and its exploitation of labour will lead to a socialist, and ultimately, classless and atheist society. For a good comrade, there is still no shortage of struggles to embrace. The capitalists are despoiling the earth. Neo-liberalism -- the word used in these circles to describe globalization -- has demolished the working class by exporting jobs to China and other parts of Asia where labour is less expensive. There is even a new leader to look up to. Although Cuban leader Fidel Castro may be seeing his last days, Venezuelan president Hugo Chavez, flush with petrodollars, seems fit to fill the beret-and-green-garb void. "I think there's a new audience for socialism," said Ted Glick, an environmental activist who gave another keynote address at this Toronto gathering called, "How do we stop capitalism from destroying the planet?" "It's really a question of finding commonality," he said. The opening night eluded predictability or stereotype. Old-school buzz phrases such as dialectal materialism weren't exactly verbal tics among participants. Not one T-shirt that read "Eat the Rich" could be found anywhere. Some people wore red arm bands that made them look like members of the Maoist Red Gaurds, but when asked about the significance, one wearer grumpily told me that it meant he was an organizer.
The eclectic gathering had less to do with establishing a singular vision of a state than furthering disparate agendas. If they tried, they would likely find that some of their views would be incompatible. "For atheists, considered worthy of the death penalty by Islamists, to team up with their ultimate opponents in attacking Canadian civic society, demonstrates the fundamental bankruptcy of these two political ideologies," says Tarek Fatah, a moderate and a critic of Mr. Bangash. Still, Marxism has a long history of embracing strange and hostile bedfellows. Even back in pre-revolutionary Russia, Mensheviks, Bolsheviks and Bundists did not always agree. Some of these groups literally wanted to kill each other and sometimes did just that. To this day, there is no agreement on the ultimate goal of the movement.
"There are more people now saying they don't have answers," Prof. Aronowitz said over the phone. For him, the anti-war protest is old stuff. He thinks the new paradigm is the land question: space. "This is the new frontier: How are people going to eat when there's global warming? And when so few will be able to grow food?" he said. Others, such as Mr. Glick, who said he celebrated the demise of the Berlin Wall, said he'd like see the movement focus on a democratic, bottom-up form of government that begins in the workplace. But what does any of this have to do with labour and capitalism? And why would a pious man like Mr.Bangash -- who railed against a Jewish group that complained about the names of his league's soccer teams, including Jihad and Hezbollah -- appear at a gathering of people, who at least in name, believe that religion is an opiate of the masses? "The issues of justice, inequality and poverty are common themes we can work together on. They are concerns of conscience," Mr. Bangash said after a speech in an overlit lecture hall filled with about 80 people, where he raged against the indignities of Islamophobia. In the middle of the meeting, he adjourned to pray. It might seem that Marxism is now just a push-me-pull-you of politics, but ironically it is like a religion that in an age of relativism has to mean a lot of things to a lot of people in order to survive. The Catholic faith struggles with people who wear condoms or support liberation theology, Jews with believers who marry outside of the faith or don't support Israel. It must almost bend over backwards to broaden its support, even if it means suppressing some of its most vital messages. After the speeches about building unity with the Muslim community, there was a so-called question period which really was an opportunity for participants to deliver what they call "interventions," or polemical statements. At one point, a self-proclaimed Trotskyite in his 20s stood and for about three minutes declared his "absolute hostility" to all religions. The crowd shouted him down. Several speakers later, Benoit, a 40-year-old from Gatineau who delivered his intervention sitting down, said that when he last read the Communist Manifesto, it did not say, "Atheist Communist workers of the world unite." Minutes later, the Trotskyite slinked out. A MARXIST GLOSSARY BOURGEOISE: The dominant capitalist class who exploit the labouring classes, otherwise know as the proletariat. COMMUNISM: The collective ownership of the means of production. DAS KAPITAL: Translated as Capital, this is Karl Marx's seminal treatise on political economy. Its first volume was published in 1867. DIALECTIC MATERIALISM: The belief that history is comprised of class struggle. DICTATORSHIP OF THE PROLETARIAT: The first step on the path to the workers' revolution in which the proletariat take power away from the ruling class and giving the state all means of production. END OF HISTORY: A time when class distinctions no longer exist. FETISHISM: The belief that commodities take on human properties. THEORY OF ALIENATION: even though workers contribute to the general wealth of capitalist society, they feel distanced from the goods they produce because they do not own them.
2007 National Post

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