Mardi 9 Février 2010 | Dernière mise à jour: 4 Février 2010

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Les émeutes de Montréal-Nord : quelques observations, par Carl Bergeron

15 Août 2008 par Annie Lessard, Marc Lebuis

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«Les médias se sont concentrés sur la mort de Freddy Villanueva lors d’une opération policière. Or on ne sait pratiquement rien de cette mort, l'affaire est sous enquête. Ce qui n’a pas besoin d’un rapport d’enquête pour être tout de suite commenté, ce sont les émeutes. De ce côté, pourtant, très peu d’analyse, comme si le fait qu’une bande de voyous ait tiré sur des policiers, des pompiers et des ambulanciers était sans conséquence. Comme si une telle émeute ne s’inscrivait pas dans une logique de violence pure, mais dans une perspective de rationalité “progressiste”, opposant d’un côté les “exclus” et de l’autre les “bourreaux”».

Carl Bergeron, 28 ans, est diplômé en littérature et en sciences politiques. Essayiste, il a récemment publié L’État québécois et le carnaval de la décadence. Il est aussi directeur du blog L’intelligence conséquente. Nous reprenons son billet du 12 août portant sur les récentes émeutes de Montréal-Nord. Pour un dossier complet sur ces émeutes, cliquez ici.

Voir aussi du même auteur, sur Point de Bascule: P.A. Taguieff, La Judéophobie des Modernes. Des Lumières au Jihad mondial - Un compte rendu

Les émeutes de Montréal-Nord: quelques observations

Observons d’abord, des événements de Montréal-Nord, que le point focal des analyses médiatiques ne s’est pas concentré sur les émeutes en tant que tel, qui étaient le véritable événement à creuser et à couvrir, mais sur la mort du jeune Freddy Villanueva dans un parc lors d’une opération policière. La chose n’est pas anecdotique, lorsqu’on considère qu’on ne sait pratiquement rien sur la mort de Villanueva, une affaire sous enquête par la Sûreté du Québec. Les versions entendues de part et d’autre sont si contradictoires que seule l’enquête pourra faire le point sur ce qui s’est véritablement passé. Le cours normal des procédures devra faire son chemin avant que l’on en sache davantage. Le mieux que l’on puisse faire dans les circonstances est d’attendre d’avoir tous les faits en main avant de juger.

En revanche, ce qui n’a pas besoin d’un rapport d’enquête pour être tout de suite commenté, ce sont les émeutes. De ce côté, pourtant, très peu d’analyse, comme si le fait qu’une bande de voyous ait tiré sur des policiers, des pompiers et des ambulanciers était parfaitement sans conséquence ; comme si des cocktails Molotov (une arme digne d’une guerre civile) n’avaient pas été employés contre les forces de l’ordre ; et comme si, enfin, une telle émeute ne s’inscrivait pas dans une logique de violence pure, mais dans une perspective de rationalité “progressiste”, opposant d’un côté les “exclus” et de l’autre les “bourreaux”. La Presse titrait d’ailleurs un de ses articles “Une communauté en colère”, ce qui représentait assez bien le schéma social dans lequel on tenait à nous présenter les événements.

Les émeutes de Montréal-Nord sont un dossier trop grave pour être laissé entre les mains des travailleurs communautaires, des infirmiers sociaux, des éditorialistes mollassons, des thérapeutes de quartier, de tous ceux qui ne pourront s’empêcher, une fois de plus, de ne voir que du “social” là où il n’y a que du politique. Les émeutes de Montréal-Nord doivent au contraire interpeller en tout premier lieu la Sécurité publique, et ultimement l’armée. Ce à quoi nous avons assisté relevait d’une démonstration de force de la part de voyous qui affichaient explicitement des revendications territoriales. “C’est NOTRE quartier ! On va vous protéger !“, criait l’un de ces bandits aux citoyens rassemblés sur le trottoir, alors que ses compatriotes, plus loin, allumaient feu par-dessus feu, menaçant les habitations et les commerces voisins. Ces voyous ne reconnaissent plus l’autorité de la Ville de Montréal sur le territoire de Montréal-Nord. Ils ont donc décidé de faire la guerre à la police, à la manière d’un gang de rue qui dispute à un gang rival le monopole d’un territoire.

Cette guerre n’est pas nouvelle, elle a cours depuis de nombreuses années dans les coulisses du lobbying social. Elle a commencé avec l’établissement tous azimuts de politiques victimaires, qui ont miné l’autorité de la police et l’ont féminisé à outrance, transformant cette institution dévouée à la sécurité et à l’ordre en hôpital humanitaire et en centre d’aide psychologique. Combien d’efforts déployés, depuis 15 ans, pour se “rapprocher” des jeunes, jouer au basket, gonfler des ballounes dans les McDo, donner des nananes, se promener en vélo, faire de la “sensibilisation”, ouvrir des “postes communautaires” ?

Les lobbys victimaires – qui sont d’une rare perversité – ont voulu que la police s’abaisse au niveau des jeunes jusqu’à ce que son autorité se confonde avec eux. Ils ont réussi. La police est désormais à “égalité” avec les jeunes, en particulier ceux des quartiers sensibles comme Montréal-Nord. C’est sous cet angle que l’on doit comprendre le comportement des voyous qui n’hésitent plus à défier ouvertement les policiers, refusant d’obtempérer lorsqu’ils se font appréhender. La police est notre “chum” ? Alors on saute dessus, on la poignarde, on l’étrangle, on la tabasse, on l’insulte, on la méprise comme si c’était notre “chum”. Les victimes chez les gangs de rue ne sont-elles pas toutes tuées par d’anciens “chums” ? La dernière chose à faire avec de pareils individus, c’est de devenir leur “chum”. Car ces jeunes n’entendent qu’une chose : la force. C’est précisément ce qui manque au SPVM (ndlr: service de police de la Ville de Montréal) et à la société en général, qui a complètement perdu le sens de la notion d’autorité, sans laquelle aucune société n’est viable et aucun monde commun possible.

Ce que nous avons vu à Montréal-Nord est condamné à se répéter d’un quartier à l’autre, à mesure que l’autorité de l’État, à travers un service de police moribond et un système de justice complaisant, continuera de se fragmenter. Progressivement, la loi de la jungle se substituera à la loi de la société, et les mafieux et autres gangsters deviendront, comme jadis au temps de la barbarie, des chefs de tribu en charge de la “sécurité” d’une parcelle de territoire. Les lecteurs réguliers de L’I. C. le savent, j’ai moi-même quitté le quartier où j’habitais depuis de nombreuses années, Côte-des-Neiges, parce que la vie y était devenue insoutenable, la violence trop courante et les gangs de rue trop présents. Je ne serais guère étonné que des émeutes semblables éclatent à Côte-des-Neiges d’ici cinq ou sept ans, tant la ghettoïsation de ce quartier saute aux yeux.

Des secteurs entiers de la ville, avec le concours des institutions québécoises, qui encouragent ce type de différentialisme culturel, sont en train de faire sécession symboliquement avec l’espace politique national. À force de répéter aux immigrés qu’ils sont des victimes ; qu’ils sont intrinsèquement supérieurs de par leur caractère étranger, mobile, nomade, coolissime ; à force de leur dire que notre histoire n’est remplie que d’horreurs, et que la moindre de leur coutume folklorique est admirable ; à force de leur marteler que l’Occident est méprisable ; qu’il est possible de faire n’importe quoi au Québec, on pourra toujours s’accommoder ; à forcer de se rouler dans la haine de soi, eh bien, voyez-vous, ils ont fini par nous croire : on est des merdes et il leur faut nous éliminer.

Le culte hystérique de l’Immigré, de l’identité métèque, du métis, du bâtard, du déraciné, a fini par activer un mécanisme de ressentiment très fort chez une partie de la population immigrante, qui ne comprend plus pourquoi elle devrait se soumettre à des institutions et à des codes qui, selon la rhétorique de la repentance en vigueur, lui seraient de toute façon inférieurs. Le sentiment d’appartenance qui est en train de se développer chez les immigrés relève du communautarisme ethnique, qui non seulement se pose à l’écart de la référence nationale, mais se pose contre. On passe ainsi d’une hostilité passive à une insurrection active, d’un repli communautaire à une offensive identitaire. Remarquez que ces conditions de guerre civile ont été permises par nos autorités, et par personne d’autre. La lâcheté, la bien-pensance progressiste, la langue de bois et la rectitude politique de la classe médiatique et politique ont fait le reste. Aujourd’hui, maintenant que la guerre a éclaté et qu’elle est passé du champ symbolique — où elle se déroulait depuis plusieurs années — à la réalité, les “pacifistes” nous disent que ce n’est pas une guerre, mais un mal de vivre ; qu’il ne faut pas répliquer par la répression, mais par la “prévention”. Ils diront la même chose des émeutes de Côte-des-Neiges dans cinq ans, et ainsi de suite jusqu’à ce que la vague de violence les atteigne personnellement dans les beaux quartiers d’Outremont et de Saint-Lambert : alors là seulement ils se réveilleront, et il sera trop tard.

J’ai lu, sous la plume de plusieurs chroniqueurs, que la “violence de part et d’autre” n’était pas “acceptable” et que jamais la “répression n’avait réglé quoique ce soit“. Qu’est-ce que cela signifie ? Comment parler de “violence de part et d’autre” quand il s’agit des pouvoirs publics face à une bande de voyous ? Le propre de l’autorité de l’État est de concentrer entre ses mains le monopole de la violence sur son territoire : c’est la définition fondamentale de la souveraineté politique. Nul autre que l’État n’est censé user de violence, et pourtant c’est ce monopole même que les voyous ont contesté, bénéficiant de l’appui tacite de la classe médiatique, pour qui les “victimes” et les “exclus” auront toujours raison contre “l’ordre établi”.

Dans une société civilisée, la violence légitime existe, et elle ne se situe pas “de part et d’autre” : elle se situe d’un seul côté, celui de la loi et de l’ordre, qui a le devoir de l’utiliser pour le bien commun. On a pourtant senti, dans la molle condamnation des émeutes, une reconnaissance de la légitimité de la violence chez les voyous, comme si ceux-ci avaient eu raison de tout piller sur leur passage suite à la mort du jeune Villanueva ; une mort sur laquelle, je le répète, on ne sait toujours rien.

Quant à ceux qui évoquent la fictive “brutalité policière”, se plaisant à recenser les décès qui sont survenus lors d’opérations policières du SPVM au cours des ans, comme ce fut le cas dans La Presse, ils ne méritent qu’une chose : qu’on enclave la ville de Montréal et que l’on suspende l’exercice de la loi sur le territoire pour une période indéfinie. Pas de police, pas de patrouille, pas de fusils, pas de “brutalité policière”, de “profilage racial” et autres ignominies occidentalo-centristes. Rien. Que du dialogue et de l’ouverture entre “citoyens d’origines diverses”. Des pistes cyclables, des pique-niques, des ateliers INM (ndlr: Institut du nouveau monde).

Quant à nous, sales rednecks “de souche”, on s’installera de l’autre côté du fleuve, avec nos jumelles et nos sales fusils. Téléphone cellulaire et walki-talkie à la main, on aura alors tout le temps voulu pour discuter de différents sujets avec les techno-progressistes restés sur le terrain : ”ouverture sur le monde”, “inclusion”, “médiation interculturelle”, “non-violence”, etc. Il est possible que la conversation soit fréquemment interrompue en raison des incendies et des cocktails Molotov, qui risquent d’endommager les infrastructures de télécommunication, mais c’est un détail. Rien ne saurait empêcher le dialogue. Le dialogue est éternel et invincible…

Le pouvoir médiatique surplombe désormais le pouvoir politique, à un tel point que l’on peut dire des médias, avec Élisabeth Lévy et Philippe Cohen, qu’ils sont en mesure “de façonner le réel”. Ceci expliquerait le parti pris des médias pour les émeutiers et leur fausse neutralité compassionnelle pour les policiers. Quand les médias mettent à l’avant-plan la violence émotionnelle d’une mère monoparentale éplorée, qui crie vengeance à la une de tous les quotidiens, et qu’ils recueillent 24 heures plus tard les fruits de leur mise en scène avec des émeutes plus télégéniques que jamais, ils font plus que “couvrir l’événement” : ils le créent.

Dans leur essai sur le journalisme, Notre métier a mal tourné (Mille et une nuits, 2008), Lévy et Cohen décrivent le journalisme comme une “croyance”, qui se présente toujours sous les auspices du progressisme : “Du point de vue du journalisme, écrivent-ils, le passé est forcément condamnable, et l’avenir nécessairement désirable, de même que le pouvoir est suspect et sa contestation légitime.” C’est dans cet esprit que le journalisme est devenu inapte à incarner le jugement critique qui lui est historiquement imparti. Le SPVM a nécessairement foiré, c’est une évidence incontestable ; même si on ne sait rien de la mort de Villanueva, il faut supposer que les autorités ont mal agi et que les émeutes reposent en bonne partie sur une causalité sociologique, sur des données décryptables à l’aune du progressisme social. À l’inverse, jamais il ne leur viendrait à l’esprit que c’est la contestation systématique du pouvoir, chez les émeutiers, qui pourrait constituer tout le problème dans cette affaire. Car présenter la réalité sous cet angle, pour les médias, viendrait compromettre à terme le “consensus progressiste” dont ils font justement leur pain et leur lait.

Les émeutiers font un trop bon Show pour être comme ça, du jour au lendemain, disqualifiés en tant que protagonistes-clés de la scène médiatique. Ce sont des matamores, des criminels, des bandits, mais qu’importe : on va leur donner une profondeur psychologique qu’ils n’ont pas, on va scruter leur passé, retrouver des photos de famille ; bref, on va raconter une histoire. Avec des larmes, des victimes, de “l’oppression”, de l’émotion, des mères monoparentales, des revendications. Les lobbys victimaires vont se refaire une santé, le consensus médiatico-progressiste va en appeler à plus de fric pour les organismes communautaires, thérapies scolaires et autres fariboles ; les “Québécois de souche” devront une fois de plus être rééduqués ; les activistes ethniques vont dénoncer le “racisme” ; les policiers vont encore s’essayer à la convivialité et porteront même, qui sait, un nez de clown pour patrouiller ; les démagogues vont continuer d’alimenter la poudrière ; et puis ce sera un rendez-vous dans Côte-des-Neiges, d’ici cinq ans, pour un nouvel épisode du Show.

Voir aussi:

Québec - Les Haitiens n’aiment pas les policières

Montréal- Pas de sécurité publique à 2 vitesses

Rapport Bouchard-Taylor : fabriquer l’Homme Nouveau par la dictature de l’harmonie

Intégration des musulmans dans la Belle Province, par Jean-Jacques Tremblay

Grande-Bretagne - Réveillée la nuit par des soûlons, une grand-mère leur dit "go home". Elle est inculpée pour racisme


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6 commentaires

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Charles

15 Août 2008
23:15

Les émeutes de Montréal-Nord : quelques observations, par Carl Bergeron

J’ai lu, sous la plume de plusieurs chroniqueurs, que la “violence de part et d’autre” n’était pas “acceptable” et que jamais la “répression n’avait réglé quoique ce soit“.

Mais bien sûr. Dans ce monde utopique, les armes des policiers et de l’armée devraient se limiter au strict minimum. Les premiers doivent se servir de matraques en papier mâché, les autres de fusils de chasse dans des missions de paix. Le monde pacifiste bébête qui n’existe pas ailleurs sur la planète, sera créé ici. Et si ça ne marche pas, il faudra céder davantage mais ne jamais affronter. L’important est de sauver l’apparence d’une « paix sociale », comme dans tous les débats sociaux qu’on étouffe parce que politiquement incorrects sauf lorsqu’il s’agit de ridiculiser les catholiques.

Le plus ironique est que les ressortissants du tiers monde, dont je suis, savent très bien qu’un « policier » dans leurs pays d’origine signifie pour la plupart du temps un agent dédié à protéger le régime contre les citoyens; qui tire d’abord et qui pose les questions après. Avec les policiers ici d’allure de boys scouts et des médias complaisants, ils seraient stupides de ne pas en profiter.

Dans le cadre de la tuerie de l’autobus de Manitoba (où un voyageur s’est fait égorgé par son voisin), une chroniquese dans le Toronto Sun du samedi dernier a rapporté que quelques politiciens (sûrement de gauche) songeraient à créer un registre pour les couteaux!

Voici l’état d’esprit de beaucoup de nos élus : Pendant qu’on rend la vie infernale aux honnêtes citoyens et aux policiers via toutes sorte de registres et de contrôles aussi loufoques qu’inefficaces, les criminels et les voyous peuvent faire la loi à cœur de joie. Les émeutiers des banlieues de Paris n’ont qu’à faire le saut de ce côté de l’atlantique : Ils pourront brûler à leur guise les voitures –obligatoirement assurées-, et en cas de pépin, une armée d’avocats payés par l’État les prendra en charge.


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16 Août 2008
04:18

Les émeutes de Montréal-Nord : quelques observations, par Carl Bergeron

Et moi, j'en ai marre des invertébrés qui n'osent jamais se prononcer ouvertement ! Les policiers passent pour des bourreaux au détriment d'une bande de voyous et de malades !

Losrque j'entends à la télé ce cher Maire Tremblay nous dire candidement que c'est notre reponsabilité d'intégrer ou de trouver les moyens pour favoriser une meilleure intégration des immigrants et bien j'en ai plus qu'assez d'entendre ces stupidités .Oui, je veux bien qu'ils s'intègrent mais ce que je perçois comme une constante dans le non-verbal , c'est nous qui devons "nous" nous intégrer à eux et non le contraire .C'est du joli !

Mais que devons-nous faire à la fin ? Tout leur donner sans se questionner ? Lorsque l'on voit traîner dans les rues en pleine nuit des enfants de 6-7ans , sommes-nous en droit de nous demander où sont les parents ?Que font les parents ? Il est temps de mettre les pendules à l'heure . Ces voyous attendaient depuis longtemps leur moment et ils l'ont trouvé cette nuit-là . Pensez-vous que les policiers , les pompiers, les professeurs ( croyez-vous que ce soit mieux dans les écoles ? ;) ainsi que les ambulanciers méritent un tel sort ? Lorsque l'on sait aussi que des gens bien n'arrivent plus à trouver la paix dans leur quartier et n'osent plus sortir de crainte d'être attaqué !Monsieur et madame "tout le monde " vivent dans la terreur , Monsieur le Ministre de la Sécurité publique ".

Et puis où se trouvait le ministre de la sécurité publique au moment des émeutes ? Que fait aussi notre bon gouvernement pour responsabiliser les parents ? Que font nos journalistes aussi ? Ils alimentent la pub que l'on accorde aux voyous ! C'est trop payant le sang pour laisser filer .

Honnêtement , j'approuve le maire Gendron et j'irais encore plus loin que lui dans cette histoitre et il est plus que temps . Je collerais des amendes aux parents pour ce laisser-aller collectif .

Il y a des limites à nous faire suer en se victimisant de la sorte.Ma parole on se croirait à Chicago du temps de Capone ! Les policiers font leur travail qu'on se le dise ! Ils font leur travail avec les moyens et les méthodes qui sont mis à leur disposition . Ils sont peu nombreux et pour certains encore très jeunes et cela personne n'ose en parler ou presque mais eux , ils ont le coeur et le courage de travailler et d'accomplir leur devoir même s'ils ne sont pas parfaits ,qu'ils soient blancs , jaunes ou noirs !!! Ils risquent leur vie et ce sont eux qui sont blâmés peu importe ce qu'ils font . Et les menaces de mort , c'est du vent cela aussi ?

Le Maire Tremblay nous gave de belles paroles et il ne fait rien .Montréal est devenue une ville sale sous tous ses angles . Si ordures , il y a , il faut nécessairement faire le grand ménage .Point final ! La ville de Montréal est en état de décrépitude et l'on se demande pourquoi ?

Ils reçoivent des ordres les policiers mais de qui au juste lorsqu'il y a urgence ? Le ministre Dupuis est en vacances et où sont ses adjoints ?.. Les policiers reçoivent une excellente formation et ils sont en plus très polis mais cela personne n'en parle .Les touristes qui visitent le Québec n'en reviennent tout simplement pas de la courtoisie de nos policiers .

Donnez-leur les moyens et les mandats adéquats pour travailler et ils seront encore plus efficaces . C'est un non sens que de tout remettre la misère sociale et psychologique des immigrants sur le dos des policiers . C'est honteux !

Il me vient à l'esprit que dernièrement , je me suis rendue au Palais de Justice de Montréal et j'ai été choquée de m'apercevoir que tout le monde entre et sort du Palais de Justice sans être soumis à une inspection de sécurité .C'est anormal !

Les prévenus cotoyent les policiers et les simples citoyens sans être soumis à une règlementation de sécurité .J'ai observé le regard de certains individus et je craignais non sans raison . Et l'on parle de faire de la prévention , mon oeil !Tout le monde devrait être fouillé dès son arrivée au Palais de Justice !

Je sais qu'en France cette mesure de sécurité est en vigueur actuellement et pourquoi pas ici ?

Ceci prouve encore uen fois malheureusement que loin d'apprendre des errreurs des autres on ne cesse d'en commettre ! La pensée magique des ados que nous sommes encore à l'abri de tout . Ici , il faut toujours attendre qu'il y ait mort d'homme pour agir .

Véronique D.


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Les émeutes de Montréal-Nord : quelques observations, par Carl Bergeron

“Du point de vue du journalisme, écrivent-ils, le passé est forcément condamnable, et l’avenir nécessairement désirable, de même que le pouvoir est suspect et sa contestation légitime.”

Alors pourquoi les médias sont-ils si favorables au cours de dialogue forcé et de diversité religieuse -- ECR -- imposé par le pouvoir : aucune distance critique des prétentions du gouvernement, article franchement biaisé du Devoir, etc. ?


http://pouruneecolelibre.blogspot.com/


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Malika-Souad Arif

17 Août 2008
10:47

Jean-Pierre Havrin, (in)sécurité de Toulouse

Les (futures) émeutes de Toulouse

> loin d’apprendre des erreurs des autres on ne cesse d’en commettre !

Faisons mentir cet adage.

Ce qui s'est passé à Montréal Nord, pour toutes les raisons parfaitement bien analysées dans l'article, à toutes les chances de se passer à Toulouse, en France.

Pourquoi ? Parce qu'il existe à Toulouse exactement les mêmes ingrédients qu'a Montréal et que la ville de Toulouse a l'intention d'appliquer la même politique de proximité avec les voyous que celle qui a été appliquée à Montréal.

Ce qui a échoué à Montréal échouera exactement de même à Toulouse, sauf...

Sauf si on informe les principaux responsables de la sécurité de Toulouse des erreurs faites à Montréal et de leurs conséquences, afin qu'ils ne répètent pas ces erreurs à Toulouse.

Et s'ils les répètent, malgré nos avertissements, ils seront non pas responsables de l'échec d'une tentative mais COUPABLES d'avoir appliqué une politique qu'ils SAVAIENT vouée à l'échec, parce que déjà expérimentée sans succès à Montréal.

Le maire de Toulouse est le socialiste Pierre Cohen (voir http://www.toulouse.fr/-3269.html ) qui a nommé à la Prévention et Sécurité, Police Municipale, Protection du domaine public et Sécurité civile le dénommé Jean-Pierre Havrin, ancien chef départemental de la police nationale, viré il y a quelques années par Nicolas Sarkozy (qui à l'époque était seulement ministre de l'intérieur).

Et pourquoi Jean-Pierre Havrin a-t-il été viré ?

A cause... de sa politique de proximité de la police avec les voyous.

Il faut dire que la police organisait des matchs de foot avec les bandes ethniques, pour "améliorer" ses relations avec les habitants des quartiers que l'on qualifie ici de "sensibles" (en clair : quartiers musulmans).

Depuis, les pompiers ne peuvent toujours pas rentrer dans ces quartiers sans escorte policière mais ça ne fait rien, la théorie de la proximité avec les voyous continue d'être le credo de Toulouse.

Evidemment, ni le maire de Toulouse ni l'ancien policier ne savent que la "proximité de la police", loin d'être une nouveauté, est en fait une méthode déjà expérimentée à Montréal, méthode QUI NE MARCHE PAS.

Pour qu'ils le sachent, c'est simple, appliquons-leur la méthode Amnesty International : une lettre d'information, dans une enveloppe timbrée, envoyée par la poste (voir http://www.youtube.com/watch?v=Cf1qrJofX58 ).

Pour la lettre d'information, c'est encore plus simple :
Imprimer directement depuis votre navigateur (Fichier [> Mise en page...] > Imprimer...) le présent article et le leur expédier par la poste.

Un timbre tarif de base permet d’envoyer (au moins) deux feuilles, donc quatre pages en recto-verso. L'article ne rentre pas en entier (il manque une page..) mais ce n'est pas grave : ils pourront venir finir de le lire sur le site internet pointdebascule.com

Eventuellement, vous pouvez copier-coller l'article dans un traitement de texte pour réduire la taille des caractères et imprimer le tout en quatre pages (ne pas oublier pas d'ajouter l'URL de l'article d'origine)

On trouve l'adresse postale du responsable de la sécurité de Toulouse sur la page

http://www.toulouse.fr/fr-32/democratie-citoyennete-8/conseil-municipal-48/les-adjoints-au-maire-266/jean-pierre-havrin-3162.html

Pour le maire c'est la même adresse (sans indication d'étage ni de porte).

Mettre l'article dans une enveloppe, écrire l’adresse, timbrer et poster.

Ils ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas...


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Denis Beaulé

17 Août 2008
12:36

Les émeutes de Montréal-Nord : quelques observations, par Carl Bergeron

De fait, les émeutes du 10 août dernier étaient «de trop». Inacceptables. Intolérables. Injustifiables même.

Pas même « excusables » ou « compréhensibles » ? Non.

C'était insensé. De voir ainsi brûler. De voir un autobus même, à bord duquel se trouvaient des passagers, être sauvagement attaqué. De savoir les pompiers empêchés d'aller éteindre les feux. Etc. Inacceptable et insensé. Oui, il y eut là de quoi faire appel à l'armée, si le SPVM était incapable de conjurer le mal. Car c'était pitoyable de voir cela - toutes ces aires de non-droit.

Et de un.

Par ailleurs, cette attitude mollassonne, de laisser-faire, est typique de ce qui se fait au Québec depuis une génération (et demie) : « The best thing about being a woman is the prerogative to have a little fun ». Or, voilà : détruire, s'adonner à de la casse, quoi de plus jouissif, (comme le disait en édito, dans La Presse, un Mario Roy, il y a une demi-douzaine d'années) ?

Nous serions donc passés, ici, d'une ère (de la Loi) du Père à une autre - de gros "fun" («noir»). (Ç'aura été la même chose eu égard aux «événements» de la Ste-Catherine suivant une victoire 'préliminaire' du Canadien. Quoique sachant que cela pouvait arriver, on n'en a pas moins regardé brûler et casser. Quitte à causer ensuite. Et en dire que ça n'a donc pas d'allure !... Ben oui ! : ça n'a pas d'allure. Mais on le fait et le laisse faire et refaire indéfiniment quand même).

Féminisation exagérée du fonctionnement social ? Non : efféminisation exagérée. On laisse libre cours au banditisme et au règne de voyous déclarés, ne se gênant pas pour proclamer leur appropriation de territoires publics complets et LEUR délimitation de frontières intra-urbaines, S.V.P. Pendant que d'autres bien-pensants Nouvel Âge (évoquant davantage le Moyen Âge?) ne laissent de se précipiter au secours de bandits de grands chemins, qu'il faudrait donc comprendre !... Avec qui il faudrait donc «dialoguer» !

Pendant ce temps...
Parallèlement, semblablement à Bush qui, incapable de pogner le «bon» (méchant), Ben Laden, a frappé à grands coups sur qui n'avait pas rapport (au 9/11) ; de même au SPVM interviendrait-on préférablement auprès de relativement inoffensifs groupes ou individus, tels les itinérants ou le groupuscule de Montréal-Nord du 9 août, avec les «résultats» que l'on connaît.

Car...
Vrai qu'on ne sait encore trop rien de ce qui s'est passé là, ce soir-là. Par contre, on ne sait que trop bien ce qui s'en vient. Ainsi que ce qui n'eût pas dû se passer.

Ce qui s'en vient, en effet, c'est l'«absolution» du policier ayant tué (par inadvertance). Sa disculpation ou non-inculpation. Il n'y aura aucune «surprise» à cet égard. Et ce qui n'aurait jamais dû advenir, enfin, c'est la mort de cet individu. Aie ! Ce genre d'«erreur» n'est pas semblable ou comparable à n'importe quel autre genre d'erreur. Ça prend de bonnes raisons pour tirer sur qqn.

Et cela, aussi, sera advenu en raison d'une efféminisation exagérée de la conception et de la dynamique sociales. Lorsque, en effet, on adopte comme principe qu'il faut y aller mollo, partout, en tout, tout le temps, à l'égard de qu[o]i que ce soit, arrivent des moments où, le mollo ne se pouvant plus (i.e. ne pouvant plus être agi), c'est, à l'autre extrême, l'extrême violence - telle celle s'étant produite le 9 août (et non celle du 10) - qui prend le relais.

Car, oui, les émeutes du 10 sont inqualifiables. Pas seulement 'disgracieuses', grotesques. Mais nonobstant leur caractère insensé de violence 'gratuite' et 'idiote', elles n'atteignent pas au même degré de préjudice que la violence - (elle aussi voire plus encore extrême même) - de la mort d'un innocent, le 9. Celle-ci étant définitive, irréparable, humaine ; celles-là étant 'réparables', restaurables ou remplaçables et pour la plupart matérielles ('seulement').


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alexandre popovic

19 Août 2008
01:06

Les émeutes de Montréal-Nord : quelques observations, par Carl Bergeron

La brutalité policière, une "fiction" ?

Tiens, et pourquoi pas !

D'ailleurs, qu'est-ce qui nous dit que les balles qui ont été tirées sur Freddy Villanueva étaient réelles ?

Qui sait, peut-être Villanueva fait-il à semblant de faire le mort ?!

C'est vrai, après tout, comment une police privée d'autorité et "communautarisée" à l'extrême aurait-elle pu faire usage d'une force mortelle contre un jeune désarmé ?

Maintenant, sur un tout autre registre...

Moi qui m'était fait un devoir de suivre de près le traitement médiatique entourant cette affaire dans la presse écrite, j'avoue avoir été quelque peu surpris de lire dans le texte ci-haut qu' "une mère monoparentale éplorée" avait criée "vengeance à la une de tous les quotidiens".

Malheureusement, le texte ci-haut passe sous silence le nom des quotidiens en question, et ne cite aucune des paroles attribuées la mère concernée.

Ce qui me pousse à me poser les questions suivantes :

Est-il possible qu'une manchette aussi spectaculaire ait pu échappé à ma vigilance ? Ou serait-ce l'auteur qui aurait agrémenté ces "observations" de quelques hallucinations ?


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