Dimanche 21 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 20 Mars 2010
Articles
Toronto, banlieue de Beyrouth
7 Janvier 2009Mots clés:
Autres vidéos de la manif du 3 janvier, récemment affichées.
Le conflit de Gaza nous concerne tous. Les véritables protagonistes sont les fascistes islamiques et la liberté, partout dans le monde. Rien de moins.Manif à Toronto : "Hitler n’a pas fini la job"
[Autres]
Dans la même catégorie
Commentaires
Toronto, banlieue de Beyrouth
Pendant ce temps....En Cisjordanie...l'autre Palestine, celle dont on parle peu par les temps qui courent, se tient bien tranquille et laissent nos idiots utiles font tout le boulot à faire des vagues chez nous. De plus, les Palestiniens du Fatah ont goûté les bienfaits de la société laique encore fragile.
Mais pour le Hamas, Abbas n'est plus le chef.. Depuis le début de l'incursion israélienne, la question du mandat de Mahmoud Abbas a été laissée de côté. Le chef de l'Autorité palestinienne est censé quitter ses fonctions vendredi.
Pourtant, les conseillers d'Abbas font la sourde oreille et clament que la loi fondamentale palestinienne l'autorise à conserver son poste durant une autre année. Le leader palestinien a été élu en janvier 2005 pour une période de quatre ans. Pourquoi la Judée-Samarie est-elle si calme ?Par KHALED ABU TOAMEH
08.01.09 Une manifestation, organisée mardi à Ramallah en solidarité avec la bande de Gaza, a rassemblé 150 personnes. Des initiatives identiques se sont tenues dans d'autres villes de Judée-Samarie, ces dix derniers jours, sans mobiliser davantage de Palestiniens.Rassemblés sur la place Manara, les manifestants criaient des slogans comparant Israël à un "Etat nazi" et appelant à une réconciliation Fatah-Hamas dans cette lutte commune. Les commerçants et les passants ne semblaient peu enclins à rejoindre le mouvement. Au café Stars & Bucks au centre de la place, de jeunes hommes et femmes sirotaient leurs cafés, fumaient du narghilé tout en échangeant des blagues. La manifestation et les images retransmises par la chaîne Al-Jazeera passent presque inaperçues. L'atmosphère générale dans cette ville n'est pas vraiment différente de celle des autres villes de Judée-Samarie. L'écrasante majorité des Palestiniens continuent d'exprimer leur totale solidarité avec leurs "frères" de la bande de Gaza. Néanmoins, ils n'ont pas franchi l'étape suivante : une lutte massive face à Tsahal et aux habitants des implantations. En réalité, le sentiment prédominant à Ramallah est que les affrontements de Gaza se déroulent dans un autre pays. Les deux entités sont complètement séparés depuis vingt ans et beaucoup de Palestiniens des Territoires ne se sont jamais rendus à Gaza. Unifiés politiquement, les deux zones ont des cultures différentes. Les autorités palestiniennes et israéliennes ont longtemps exprimé la peur d'une irruption de violence en Judée-Samarie après une opération militaire israélienne. Leur conviction : le Hamas tenterait d'ouvrir un nouveau front en Judée-Samarie afin de forcer les Israéliens à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. La semaine dernière, le leader du Hamas Khaled Mashaal a ouvertement appelé les Palestiniens à provoquer une "troisième intifada". Les soutiens du mouvement islamique en Judée-Samarie ont tenté d'organiser de larges manifestations. En vain. Depuis le début de l'opération israélienne, trois Palestiniens ont été tués dans des affrontements avec les soldats de Tsahal en Judée-Samarie. Mais la plupart des violences ont éclaté dans les quartiers arabes de Jérusalem et dans les villages et villes à l'intérieur de la ligne verte. Trois explications pour ce calme relatif sont avancées. La première : le leader palestinien Mahmoud Abbas a imposé des mesures draconiennes à l'encontre des sympathisants du Hamas en Judée-Samarie. Par ailleurs, les autorités palestiniennes ont fait leur possible pour empêcher les manifestants de se rendre à proximité des points de passage et des implantations juives.
Les manifestants qui ont tenté de s'approcher des soldats et des habitants juifs à Hébron et à Ramallah, ces derniers jours, ont été dispersés par la force par les policiers de Mahmoud Abbas. Autre raison : certains Palestiniens blâment le Hamas pour le dernier cycle de violence. Ils sont convaincus que le mouvement terroriste est responsable de la misère dans la bande de Gaza après son refus de prolonger le cessez-le-feu.
Il est aussi possible que les habitants de Judée-Samarie pensent avoir plus à perdre en reprenant les violences. Les deux dernières années, leur situation économique s'est considérablement améliorée et la communauté internationale a réamorcé son aide financière à l'Autorité palestinienne. Enfin, les Palestiniens de Judée-Samarie sont conscients du faible soutien des pays arabes voisins. Aucun Etat n'est prêt à s'élever contre Israël.

Kasteli
9 Janvier 200913:28