Dimanche 21 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 20 Mars 2010
Brève
Pakistan - Charia 101: Ultimatum aux chrétiens: "La conversion, la mort ou l'exil"
25 Octobre 2008Les chrétiens subissent ici le traitement résevé aux non musulmans vivant en terre d’islam. Les non musulmans sont des koufars, un terme généralement traduit par «infidèle», mais cette traduction est erronée. «Infidèle» est un mot neutre. Le Coran est très clair sur les koufars. En effet, le Coran définit les koufars par la façon dont il parle d'eux. Les koufars sont les êtres les plus vils et honnis sur Terre. Ils sont déshumanisés. Ils peuvent être volés, tués, torturés, réduits en esclavage, crucifiés, et plus. Mais le point essentiel est que non seulement le koufar est un non musulman, il tombe aussi sous un autre code moral que le musulman, l'islam ayant une éthique dualiste.
C'est cette doctrine qui explique le nettoyage ethnique des chrétiens en cours en Irak. Lisez: Irak - Ultimatum aux chrétiens : la conversion ou la mort. Des centaines de familles fuient_____________________________
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Commentaires
Pakistan - Charia 101: Ultimatum aux chrétiens: "La conversion, la mort ou l'exil"
Je ne serais pas du tout étonnée que le même sort soit réservé aux chrétiens (+ ou - 1%) du Bangladesh, qui vivent déjà dans le secret et la menace quotidienne lorsque j’étais dans la capitale de Dacca au début des années 90. Ils sont souvent les plus instruits, souvent plus proches des occidentaux et des organismes communautaires internationaux (CARE, UNICEF, YMCA...etc) présents sur le terrain.
Plusieurs cherchaient déjà à quitter le pays à ce moment-là tellement leur mode de vie et leur éducation tranchaient avec la mentalité et les règles répressives de la charia et du modèle mahométan bangladais où les inégalités des genres étaient présentes partout et crevaient les yeux, perpétuant la misère humaine de génération en génération. La flagellation sur la place publique au Bangladesh se pratiquait à l’époque, surtout dans les régions, les défigurations à l’acide des jeunes femmes refusant un mariage forcé étaient monnaie courante et sans doute l’est toujours. J’ai assisté à la messe de Noël des chrétiens de Dacca, on y chantait et jouait de la musique, les femmes, les hommes et les enfants tous ensemble assis par terre côte à côte dans une grande salle....même les itinérants des bidonvilles y venaient, préférant rester à l’écart mais libres d’accès, venus sans doute pour la jolie cérémonie et la musique. Je fus invitée dans la maison d’une famille musulmane de classe aisée de Dacca pour un repas. Je n’ai pu voir aucune femme, toutes les femmes sont tenues à l’écart dans des pièces adjacentes, on m’a refusée l’autorisation de leur parler. Elles ont préparé le repas, les plats m’étaient offerts par des domestiques masculins, dont certains étaient des enfants. J’étais attablée en présence d’hommes seulement, cette situation m’a coupé l’appétit. Je n’ai pu dire merci à celles qui ont préparé le repas, j’ai dû le faire par l’intermédiaire de celui qui m’a invitée. Je fus invitée dans la maison d’une famille chrétienne de classe moyenne de Dacca. C’est un peu comme chez nous, simple et convivial. Tout le monde mange ensemble à la même table, même la jeune domestique qui était une enfant abandonnée dans la rue comme beaucoup trop d’enfants au Bangladesh. Les enfants domestiques c’est la norme au Bangladesh. Aucun pays musulman n’est ouvert à l’adoption internationale à ma connaissance...et surtout, pas question qu’un enfant de pays musulman ne soit adopté par une famille chrétienne, même si cet enfant est issu d’une femme chrétienne, ce serait sans doute considéré comme un crime grave. À moins d’être très riche et d’offrir d’importants pots de vin aux bonnes personnes du gouvernement...alors c’est possible. Au Bangladesh, il suffit d’être riche, tout s’achète, absolument tout.
Kasteli
26 Octobre 200817:01