Dimanche 21 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 20 Mars 2010

Brève

Pakistan - Charia 101: Ultimatum aux chrétiens: "La conversion, la mort ou l'exil"

25 Octobre 2008

Les chrétiens subissent ici le traitement résevé aux non musulmans vivant en terre d’islam. Les non musulmans sont des koufars, un terme généralement traduit par «infidèle», mais cette traduction est erronée. «Infidèle» est un mot neutre. Le Coran est très clair sur les koufars. En effet, le Coran définit les koufars par la façon dont il parle d'eux. Les koufars sont les êtres les plus vils et honnis sur Terre. Ils sont déshumanisés. Ils peuvent être volés, tués, torturés, réduits en esclavage, crucifiés, et plus. Mais le point essentiel est que non seulement le koufar est un non musulman, il tombe aussi sous un autre code moral que le musulman, l'islam ayant une éthique dualiste.

C'est cette doctrine qui explique le nettoyage ethnique des chrétiens en cours en Irak. Lisez: Irak - Ultimatum aux chrétiens : la conversion ou la mort. Des centaines de familles fuient

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Une fois de plus, les chrétiens de Shantinagar, un village chrétien dans le sud du Punjab au Pakistan, ont reçu par la poste des lettres de menaces leur demandant de se convertir à l’islam, ou de se préparer à affronter la mort ou à quitter la région. Neuf religieuses et leaders politiques chrétiens ont reçu la menace par email le 3 septembre. Comme les précédents emails, il n'y avait pas de date limite pour mettre la menace à exécution.

Les lettres disent, «Ne croyez pas que nous vous avons oublié. Nous vous traquons et nous vous donnerons une leçon si vous ne donnez pas suite à nos demandes». Les lettres n'identifient pas l'expéditeur, mais le message est presque le même. «Bien que chaque lettre est un peu différente des autres, les messages demandent la conversion», a dit par téléphone Kaleem Dutt, l'un des destinataires des lettres, à Minorities Concern of Pakistan (MCP).

Une quinzaine de jours avant ces lettres, quelques familles chrétiennes qui vivent à l'extérieur du village sur leurs terres agricoles ont été attaquées la nuit. Ils ont été torturés, roués de coups, insultés et pillés. On a également dit aux chrétiens de quitter la région, sinon ils seraient traités de cette manière à répétition.

Les chrétiens de Shantinagar vivent sous la menace constante d'une attaque par les militants. La crainte des gens de Shantinagar est justifiée parce que le 6 février 1997, ce village a été attaqué par une foule d'environ 2000 personnes, tout le village a été incendié et détruit en dépit de la présence d'environ 300 policiers à l'extérieur du village.

Des chrétiens auraient été accusés d'avoir insulté le Coran. Alors, en quelques heures, environ 80% du village a été anéanti. Près de 800 maisons ont été détruites et 2500 personnes ont été touchées. Dans l'attaque, environ 2000 bibles ont aussi été brûlées. Une enquête judiciaire a eu lieu, mais à ce jour, les conclusions n’ont sont pas été divulguées. En outre, la police a arrêté 97 personnes en relation avec ces crimes mais personne n'a été condamné.

Voir aussi:

"Les infidèles sont pires que des animaux", entrevue avec l’ex-musulman Abul Kasem

Les infidèles sont des animaux

Djihad civilisationnel : entrevue avec le directeur du Center for the Study of Political Islam

Monde musulman et Occident - Discrimination institutionnalisée en terre d’islam. L’Occident est un paradis de tolérance

Philippines - Un évêque est intimé de se convertir à l’islam ou de payer l’impôt de soumission, sinon c’est la violence

Malaisie - "Les infidèles doivent reconnaître la suprématie de l’islam et les privilèges dûs aux musulmans"

Leçon d’histoire : L’islamisation de l’Égypte, de l’Iran et de l’Irak

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Kasteli

26 Octobre 2008
17:01

Pakistan - Charia 101: Ultimatum aux chrétiens: "La conversion, la mort ou l'exil"

Je ne serais pas du tout étonnée que le même sort soit réservé aux chrétiens (+ ou - 1%) du Bangladesh, qui vivent déjà dans le secret et la menace quotidienne lorsque j’étais dans la capitale de Dacca au début des années 90. Ils sont souvent les plus instruits, souvent plus proches des occidentaux et des organismes communautaires internationaux (CARE, UNICEF, YMCA...etc) présents sur le terrain.

Plusieurs cherchaient déjà à quitter le pays à ce moment-là tellement leur mode de vie et leur éducation tranchaient avec la mentalité et les règles répressives de la charia et du modèle mahométan bangladais où les inégalités des genres étaient présentes partout et crevaient les yeux, perpétuant la misère humaine de génération en génération.

La flagellation sur la place publique au Bangladesh se pratiquait à l’époque, surtout dans les régions, les défigurations à l’acide des jeunes femmes refusant un mariage forcé étaient monnaie courante et sans doute l’est toujours. J’ai assisté à la messe de Noël des chrétiens de Dacca, on y chantait et jouait de la musique, les femmes, les hommes et les enfants tous ensemble assis par terre côte à côte dans une grande salle....même les itinérants des bidonvilles y venaient, préférant rester à l’écart mais libres d’accès, venus sans doute pour la jolie cérémonie et la musique.

Je fus invitée dans la maison d’une famille musulmane de classe aisée de Dacca pour un repas. Je n’ai pu voir aucune femme, toutes les femmes sont tenues à l’écart dans des pièces adjacentes, on m’a refusée l’autorisation de leur parler. Elles ont préparé le repas, les plats m’étaient offerts par des domestiques masculins, dont certains étaient des enfants. J’étais attablée en présence d’hommes seulement, cette situation m’a coupé l’appétit. Je n’ai pu dire merci à celles qui ont préparé le repas, j’ai dû le faire par l’intermédiaire de celui qui m’a invitée.

Je fus invitée dans la maison d’une famille chrétienne de classe moyenne de Dacca. C’est un peu comme chez nous, simple et convivial. Tout le monde mange ensemble à la même table, même la jeune domestique qui était une enfant abandonnée dans la rue comme beaucoup trop d’enfants au Bangladesh. Les enfants domestiques c’est la norme au Bangladesh. Aucun pays musulman n’est ouvert à l’adoption internationale à ma connaissance...et surtout, pas question qu’un enfant de pays musulman ne soit adopté par une famille chrétienne, même si cet enfant est issu d’une femme chrétienne, ce serait sans doute considéré comme un crime grave. À moins d’être très riche et d’offrir d’importants pots de vin aux bonnes personnes du gouvernement...alors c’est possible. Au Bangladesh, il suffit d’être riche, tout s’achète, absolument tout.


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