Dimanche 21 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 20 Mars 2010
Brève
Québec: Savoir distinguer les musulmans des islamistes
27 Novembre 2007Norah Sharrif, musulmane et auteure d’un livre dénonçant l’islamisme, a fui un mariage forcé en Algérie pour s’établir au Québec avec ses 6 enfants. Norah Sharrif et sa fille tenteront de déposer un mémoire à la commission Bouchard-Taylor. Mais il y a un hic! « Elles n’aiment pas beaucoup les caméras. » Même au Canada, elles craignent le danger auquel s’expose toute personne qui dénonce l’islamisme, qu’il soit intégriste ou « modéré ».
Selon Sharrif «Il ne faut pas confondre musulmans et islamistes et il faut distinguer les extrémistes religieux de la grande majorité de la population qui, elle, est ouverte aux différences».«Depuis que je suis née et jusqu'à mon arrivée ici, j'ai été victime d'un système de pensée radicale relié à l'intégrisme, musulman dans mon cas. Je sais comme il est facile, à partir d'incidents parfois anodins qui sont montés en épingle, d'attiser les haines entre ceux qui sont différents».La dame soutient que les Québécois forment un des peuples les plus pacifistes et tolérants du monde. «Sans les infirmer, nous nous sommes progressivement imprégnées des valeurs et de la culture québécoises, comme la plupart des étrangers qui sont venus ici ».Note:Point de BASCULE reçoit des courriels de femmes aux parcours de vie semblables à celui de la famille Sharrif. La « liberté d’expression » qui leur permettrait de dénoncer ouvertement les islamistes vivant au Québec ne leur garantit pas la sécurité…Voir le reportage de la CBC (Anglais):
Intimidation de musulmans par les radicaux au Canada
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Commentaires
Québec: Savoir distinguer les musulmans des islamistes
Bonjour
Le cas de Norah Sharrif resemble à des milliers d'autres vécues par des Maghrébines en raison des coutumes de la région et non de la religion. Le coutumes sont un ensemble de fais et gestes propores à une région peuplée de Berbères, un peuple qui a épousé l'extremisme des coutumes pour se protéger des dominants.
Fuir un marriage forcé après six enfants... est peu convaincant pour une femme qui a surement souffert les conditions sociales de son ménage. Il existe plus de 50 000 personnes d'origine algérienne au Canada, il serait interessant de connaitre les raisons qui les ont fait fuir de leur pays. La majorité, j'en suis convaincu, assumera l'exil sans tenter de trouver des pretextes falacieux. Les Algériens fuient leur pays car ils sont arrivés à la conclusion que leur épanouissement, dans tous les domaines, ne peut se réaliser dans le pays de leurs ancetres.Quant à affirmer que le Canada ou le Quebec est le plus tolérant du monde, c'est une affirmation à mettre sur le dos du manque d'expérience et absence de voyage.
Selak
Marc Lebuis
27 Novembre 200708:19
Québec: Savoir distinguer les musulmans des islamistes
Selak,
Le problème est loin de se limiter qu'au Maghreb. Certes je peux reconnaître que le mariage forcé n'est pas limité au monde musulman (beaucoup moins présent à l'extérieur du monde islamique toutefois), mais il est un fléau dans tout le monde musulman et les chiffres ne semblent pas démontrer un recul. Nous exposons plusieurs textes à cet égard et surtout dans le contexte du phénomène « montant » des crimes d’honneur.Vous propos fort "éloquents" semblent banaliser ou relativiser le mariage forcé avec le désir d'émancipation des femmes libres vivant dans des pays ou la liberté et l'égalité est un acquis non pas que juridiques. On ne parle pas, bien entendu, d’acquis qui sont juridiquement reconnus mais aussi socialement intégrés. Le Japon est un exemple ou les mariages forcés et l’esclavage font parti du folklore maintenant. C’est la notion de liberté et l’égalité qui ont permis de corriger (rapidement dans le cas du Japon) et pour le mieux, cette inégalité. L’idéologie religieuse est un facteur fondamental d’une culture et dans le cas du Japon, les idéologies religieuses n’ont pas été une entrave, mais un facteur supportant les notions d'égalité et de liberté.Quels sont donc les influences idéologiques des ces coutumes en Algérie (Pakistan, Malaisie, Arabie-Saoudite, Syrie, etc…) ? Et peuvent-elles réellement s'en sortir alors que toutes les écoles officielles de l'islam dictes, et font la promotion directe et indirecte de telles pratiques (en 2007 toujours) ? Les états musulmans prennent en considération les lois islamiques « officielles ». Les lois de la Jordanie et de la Syrie permettent le crime d’honneur (et oui en 2007), il est simplement balisé, ce qui donne l’impression qu’il est condamné . Faire du relativisme social et ethnique alors que la contextualisation juridique differs complètement de ce que la déclaration universelle des droits de l’homme met de l’avant, peut mener à une forme de désinformation qui ne fera que perdurer, voir permettre la montée du fléau. Vos propos peuvent être utile s’ils permettraient de « corriger » la situation. La réalité Selak, c'est que le crime d'honneur (directement lié aux mariages forcés) ainsi que la mutilation génitale apparait dans des "ethnies" du Moyen-Orient qui ne pratiquaient pas ces coutumes... Quel est donc l'élément motivateur au juste alors que "l'ethnique" n'était pas en cause ?La quesion n’est donc pas qu’ethnique puisque le phénomène des mariages forcés à l’extérieur des communautés musulmane, en Inde et en Afrique non musulmane est en mode « disparition »…09:41
Québec: Savoir distinguer les musulmans des islamistes
Juste une précision, je n'ai pas cherché à banaliser le mariage forcé mais de relativiser le nombre. C'est devenue un épiphénomène au même titre que la polygamie (moins de 1 % du total des mariages).
Ce que je voulais démontrer c'est que l'opinion, en particulier dans une région à tradition orale, n’a pas les moyens de faire la distinction entre la coutume post-arabe et la religion. C'est franchement faire preuve de légèreté que de soutenir que la religion de l'Islam encourage le mariage forcé, l'excision des femmes ou les crimes de sang sous couvert de l’honneur.
Cherchez à faire du commerce avec des idées fausses ou des stéréotypes tout en caressant dans le sen du poil (sur la tolérance des Canadiens), est à mon avis lâche. Car celui qui ose soutenir une autre opinion est tout de suite taxé d’extrémiste.Les Hommes, chrétiens, juifs ou musulmans ont commis, à travers les temps, des horreurs, au nom de leur religion. Mais chacun sait que les Hommes peuvent dire et faire dire ce qui arrange leurs entreprises, et c’est ce qui me dérange dans la démarche de l’auteur du livre qui, à mon humble avis, participe sans le savoir à propager des stéréotypes sur ses concitoyens dont le seul tord justement est qu’ils se réclament de l’Islam.
Selak
Marc Lebuis
27 Novembre 200710:10
Québec: Savoir distinguer les musulmans des islamistes
On parle bien de 2007 ici...
Dois-je vous rappeler que l'islamisme est "montant" et que les réalités du "terrain" contredisent vos "mots".Voici une série de liens... Tous documentés...Nous laisserons les lecteurs décider à savoir s'il est préférable "d'exposer" les "réalités" que nous soulevons plutôt que se faire croire que nous faisons affaire à un phénomène dit "marginalisé".J'adore d'ailleurs les commentaires "d'un" certain politicien qui s'était présenté sous la bannière du PQ aux dernières élections: et je le cite: "Parlons-en de l'excision, avez vous déjà vue vous, une femme excisée ? Moi jamais..."
ou
Et concernant les accommodements raisonnables: "moi je préfère que mon gynéco soit un homme..."
(Voilà les arguments d'un "homme" politique "apologiste" tentant de "démystifier" les fausses "perceptions").Les liens entre l'excision, la reconstruction de l'hymen, la violence contre les femmes et les mariages forcés sont tous les mêmes...Si l'un augmente, l'autre suit...
Plutôt que de tenter de changer la "réalité", vous devriez vous investir à mettre des efforts pour que cesse ces actions et comportments inhumains, qu'importe leurs sources (incluant l'islam)...Nous sommes donc sur la même longueur d'onde "humanitaire", mais vous tenter de corriger la mauvaise cible.Voici quelques liens sur le sujet (direct et indirect) et vous pourrez "voir" et "entendre" les savants de l'islam les plus respectés sur le sujet.Ce qui est de plus en plus fascinant c'est de constater à quel point les islamistes (modérés ou non) deviennent de plus en plus à l'aise à dire tout haut ce que vous tenté de camoufler.article107article106article15article83article70article95article34
Helios d'Alexandrie
27 Novembre 200708:19
Québec: Savoir distinguer les musulmans des islamistes
À Selak
Je vous invite à lire le livre de Madame Sharrif; "le voile de la peur", tout y est et c'est criant de vérité. Attribuer l'oppression des femmes musulmanes aux seules coutumes c'est faire preuve de "takia" soit la dissimulation Hallal. Pas de chance, le temps de la naïveté et de la crédulité est bien révolu, les islamistes ont de plus en plus de difficulté à cacher leur vrai visage, et il est loin d'être rassurant!Helios d'AlexandrieLéger
28 Novembre 200721:34
Québec: Savoir distinguer les musulmans des islamistes
Selon l`islamologue Anne-Marie Delcambre, l`intégrisme n`est pas la maladie de l`islam. Il est l`intégralité de l`islam. Il en est la lecture littérale, globale et totale de ses textes fondateurs. Cette religion ignorant la distinction du temporel et du spirituel et ne possédant pas de hiérarchie reconnue par tous ses adeptes, qui est habilité a décréter que telle ou telle interprétation du Coran est la bonne? De plus ces populations récemment immigrées sont en contact permanent avec des États musulmans étrangers, y compris des États islamistes.
Conclusion: l`islam n`est pas l`islamisme, mais nul, si ce n`est l`usage, ne peut tracer de maniere certaine la frontiere qui les sépares.L`islam des interdits - Anne-Marie DelcambreLe terrorisme intellectuel - Jean Sévilla

Selak
27 Novembre 200706:45