Jeudi 11 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 10 Mars 2010

Brève

Pays-Bas - Fin de la tolérance pour l’intolérance au nom de la tolérance

28 Décembre 2008

Il semble se produire un changement de cap important aux Pays-Bas. Récemment, le nouveau ministre de l’Intégration Eberhard van der Laan a clairement fait savoir qu’il entendait poursuivre une politique différente de celle sa prédécesseur évincée Ella Vogelaar. Le nouveau ministre a dit que l’intégration était entrée dans « une phase de conflits », évoquant notamment les femmes qui se font harceler sur la rue et les homosexuels qui sont victimes de discrimination.

Sa prédécesseur Vogelaar avait essentiellement consacré son mandat à tenter de dissiper toute impression que l’intégration ne se passait pas bien. Elle a dû démissionner après que les travaillistes (PvdA) aient perdu confiance en elle.

La question de la double nationalité a aussi fait l'objet de débats l'automne dernier, notamment à la suite de révélations que des députés d’origine marocaine sont régulièrement approchés par les services secrets marocains pour défendre les intérêts du Maroc.

***


Glané sur Bivouac-ID


AMSTERDAM, 24/12/08 - Le parti PVDA (travailliste) Néerlandais au pouvoir actuellement, semble vouloir emprunter une nouvelle voie en ce qui concerne l’intégration des immigrants. Dans une nouvelle note sur le sujet, il demande instamment de se confronter de face à l’intolérance. «L’erreur que nous ne devrions plus jamais commettre, est d’empêcher la critique des cultures ou des religions au nom de la tolérance», reconnaît le parti.

Le mémorandum a été élaboré par Lilianne Ploumen présidente du PvdA , tout en précisant qu’il s’agit d’un document émanant de l’ensemble de la direction du parti, y compris le leader du PvdA, Wouter Bos. Le mémorandum, intitulé «Passé divisé, avenir partagé», sera présenté aux membres du PvdA lors du congrès prévu en mars prochain, puis, s’il est adopté, deviendra officiellement la nouvelle ligne politique du PvdA.

Selon la présidente, le gouvernement ne doit plus chercher à encourager l’intégration par des campagnes d’information. Le gouvernement devra se contenter de fournir les conditions dans lesquelles l’intégration peut se faire par elle-même. D’une part, la loi doit être maintenue et de l’autre, les opportunités doivent être offertes à chacun par l’éducation, l’orientation de la jeunesse et un marché du travail dynamisé.

Le tolérantisme n’a rien apporté à l’intégration des immigrants au Pays-Bas, conclut le mémorandum.

Le PvdA considère qu’à l’avenir, les nouveaux arrivants doivent opter pour la société néerlandaise. «Nous parlons tous le néerlandais, et avons connaissance des bases du comportement et des notions de l’état de droit démocratique».

- le PvdA veut continuer à tolérer le foulard dans les écoles, et la construction de mosquées à architecture arabe.

- Il deviendra un peu plus strict sur le port de la burqa ou sur le refus de serrer la main à quelqu’un du sexe opposé. Les immigrants doivent savoir que c’est anormal aux Pays-Bas.

- Enfin, le Pvda veut explicitement mettre un terme aux pratiques de l’excision et à la violence pour sauver l’honneur de la famille.

L. Ploumen nomme les trois volets de cette politique de mise en place de normes, confrontation ou tolérance. Au cours des dernières années, l’accent avait été mis surtout sur la tolérance, y compris la tolérance de comportements qui effectivement ne sont pas acceptables, déclare la présidente. Dans le mémorandum, elle invite également les musulmans à ne plus poser dans le rôle de victime, à l’avenir.

Mme Ploumen a accordé une interview hier, au De Volkskrant, un journal traditionnellement proche des idées du PvdA. Selon l’article, le PvdA énonce «une vision forte, mais amicale». «Une main de fer dans un gant de velours, au-delà de la tolérance et du relativisme culturel».

«L’erreur que nous ne devons plus jamais faire», dit Mme Ploumen dans l’interview, «est l’étouffement des critiques des cultures ou des religions au nom de la tolérance». Pendant longtemps, on pensait «que tout ça finirait par s’arranger tout seul». Dans la pratique, cela revient à tourner le dos aux problèmes. «Les sentiments d’inquiétude ont été censurés. Et (..) ces sentiments n’ont pas été reconnus par le gouvernement et les politiciens».

Le sujet a divisé le PvdA, reconnaît Mme Ploumen. «Les rapports précédents identifiaient les problèmes, mais ne donnaient pas de solutions. Il n’y avait pas de vision [officielle] du parti pour guider les hommes politiques locaux. C’est là maintenant. (…) Je suppose que ce sera approuvé au congrès de mars».

A la question du journal De Volkskrant, si les problèmes causés par des enfants d’origine turque ou marocaine ne sont pas déjà trop mis en avant, Liliane Ploumen a répondu: «Non, c’est parfois pénible, mais c’est nécessaire. Nous devons faire des progrès maintenant. Après la confrontation, l’objectif ultime est l’acceptation. Que chacun respecte l’autre».

Parmi les migrants, 80 % ont la double nationalité. L. Ploumen dit que «l’emprise du pays d’origine» sur les immigrants «doit disparaître». Elle estime que «pour devenir néerlandais, vous devez, en principe, renoncer à votre ancienne nationalité». Mais en même temps «la fidélité (aux Pays-Bas) n’a pour moi rien à voir avec la nationalité».

Source : Dutch News traduction Bivouac-id.

Voir aussi:

Pays-Bas - Un site Internet subventionné par l’État glorifie les terroristes de Mumbai

Pays-Bas - Des députés travaillent pour les services secrets marocains. Débats sur la double nationalité et les conflits de loyauté

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3 commentaires

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Un démocrate

29 Décembre 2008
05:51

Pays-Bas - Fin de la tolérance pour l’intolérance au nom de la tolérance

Vraiment encourageant! On voit bien que nommer les choses par leur nom, ça passe. Enfin!


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Robert J A

29 Décembre 2008
10:13

Pays-Bas - Fin de la tolérance pour l’intolérance au nom de la tolérance

Enfin le gros bon sens qui reprend tout son droit… Le Québec devrait s’inspirer de ces nouvelles politiques.

On remarque que les erreurs commises par le passé par les Pays-Bas en matière de politique d’intégration font étrangement penser à la politique actuelle du gouvernement (québécois) en place… et on voit où tout cela pourrait bien nous mener.

Écoutons ce que dit la canadienne Isrhad Manji (elle-même musulmane) dans son livre « The trouble with Islam » :

« Note pour les non-Musulmans : Oser rompre la romance en cours. Lorsque les Musulmans insistent : ‘Mais nous sommes des démocraties à notre façon’, vous n’avez qu’une question à poser : quels droits les femmes et les minorités religieuses exercent-elles vraiment? Vous allez sans doute vous entendre répondre que l’Occident ferait bien de regarder un peu mieux comment il mutile les femmes avec ses implants mammaires et ses liposucions au nom de la reconnaissance sociale. D’accord, l’Occident ferait bien de se regarder un peu et même beaucoup. Cependant, pendant toutes mes années de féministe en Occident, je n’ai jamais rencontré une fille rejetée par ses parents, sous prétexte qu’elle ne voulait pas se faire injecter de la silicone dans les seins – et il ne manque vraiment pas de parents musulmans qui ont rejeté leur fille parce qu’elle refusait de se faire exciser. Les non-Musulmans ne nous rendent pas service en gardant le silence chaque fois que les Musulmans parlent. Osez rompre le silence. » (p. 241 de la version français « Musulmane mais libre »)

Écoutons ce que dit Amin Maalouf (résidant de France et cité par Irhad Manji à la page 249 de son livre) :

« Les traditions méritent d’être respectées seulement si elles sont respectables – c’est-à-dire pour autant qu’elles respectent les droits fondamentaux des hommes et des femmes ».

Également (du livre d’Irshad Manji aux pages 248-249) :

« Tant que les Occidentaux rampent devant le multiculturalisme, ils agissent comme si de rien n’était. Nous considérons notre capacité à nous accommoder de tout comme une force – et même une forme de supériorité culturelle (même si peu d’entre nous veulent bien l’admettre). Mais les fondamentalistes voient dans notre instinct d’inclusion une faiblesse qui nous rend mous, languides, déboussolés. Les fondamentalistes détestent la faiblesse. Ils considèrent que le faible doit être vaincu. Paradoxalement, plus nous nous accommodons pour apaiser, plus leur mépris pour notre ‘faiblesse’ s’accroît. Le paradoxe étant que, pour défendre notre diversité, il nous faille un jour devenir moins tolérants. En tout cas, beaucoup plus vigilants ».

Et finalement (et ceci est de moi) :

Est-ce indifférent qu’on traite l’être humain d’une manière plutôt que d’une autre?

Est-ce que tout est à mettre sur le même niveau?

N’est-il pas censé de croire que certaines pratiques soient plus humanisantes et plus dignes de l’être humain que d’autres?
N’y a-t-il pas des comportements qui font littéralement mourir l’être humain alors que d’autres le font vivre?

Bref… est-ce que toutes les valeurs, pratiques et comportements sont à mettre sur le même niveau?

Jugez-en par vous-même en regardant votre propre vie, vos aspirations profondes et votre propre capacité à être libre et heureux.

Et… pour ceux qui pensent que « tout est relatif », si vous êtes conséquent avec vous-même, vous devriez faire preuve d’une très grande discrétion, car « si tout est relatif » et « si tout se vaut » comme vous le prétendez, alors votre point de vue lui-même est finalement à relativiser.


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Pays-Bas - Fin de la tolérance pour l’intolérance au nom de la tolérance

La ministre de l'intégration Eberhard van der Laan à bien compris au ce trouve le problème, il a pas que les Pays-Bas qui ont besoins de comprendre, plusieurs pays sont devant le même problème à résoudre, et tous ont le vase qui déborde et doivent adapter les solutions, Ce qui a été combattu depuis 200 ans et plus depuis 50ans en occident ne peut êtres tolérer pour quelque raisons que ce soit.


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