Jeudi 18 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 13 Mars 2010

Brève

Québec - Liste des noms des nouvelles chemises noires sur les campus du Québec

29 Janvier 2009

Un groupe de professeurs et d'employés d'universités et de collèges appellent au boycott d'Israël


Cette pétition est discriminatoire parce qu'elle traite les Israéliens différemment des personnes ayant une autre origine nationale. Un boycott similaire proposé en 2007 par des universitaires britanniques avait été critiqué par l'UNESCO comme étant contraire au principe de la libre circulation des idées et des connaissances.

Pour le communiste britannique Sean Matgamna: «le principal argument contre un tel boycott est qu’il s’agit d’une arme qui frappe tous les Israéliens sans distinction, et qui deviendra rapidement une arme ciblant les Juifs partout dans le monde»

Michael Coren, quant à lui, écrivait à propos d'un appel au boycott par Sid Ryan, président du Syndicat canadien de la fonction publique (Ontario): pourquoi ne pas boycotter l'Iran pour contester la pendaison publique des homosexuels, la lapidation des femmes et l’exécution des étudiants universitaires qui protestent pacifiquement ?

Ou l'Égypte qui persécute les coptes et interdit divers journaux indépendants, ou pour contester la construction du mur du côté égyptien de la frontière de Gaza ? Ou le Zimbabwe, la Chine communiste ou les dictatures de la Syrie et de la Libye pour protester contre leurs abjectes politiques ? Ou pour protester contre le Soudan où des centaines de milliers de personnes ont été tuées, violées, réduites en esclavage et converties de force à l’islam ?

Ou encore le Hamas: juste la semaine dernière, ils ont assassiné 35 membres du Fatah et tiré dans les jambes de 75 autres, les paralysant. Ils forcent les femmes à porter le hijab et menacent de jeter de l’acide au visage des jeunes filles qui refusent de le faire.

Un tel boycott n’a même pas été demandé contre le Rwanda pendant que le gouvernement de ce pays tentait de commettre un génocide !

La télévision égyptienne a diffusé un appel au génocide des Juifs le 26 janvier 2009. À quand une protestation internationale?

Singulariser Israël, c'est une forme de racisme avec bonne conscience, sous couvert de se porter à la défense des droits des palestiniens. Lisez le commentaire au bas de la page sur l'action d'un professeur de droit de Harvard qui a amené les initiateurs du boycott universitaire d'Israël en 2007 à jeter l'éponge!

******

Les professeurs et les employés d’universités et de collèges appellent au boycott d’Israël

Nous, enseignant(e)s et d’employé(e)s des universités québécoises, nous nous déclarons solidaires du peuple palestinien, et du peuple de Gaza. Ces peuples ont déjà subi une attaque militaire de la part d’Israël ainsi qu’un état de siege israélien. Nous voudrions souligner que sous ces conditions un cesse-feu ne suffira pas pour réaliser la paix entre Palestine et Israël. Nous réagissons donc à un appel lancé le 2 janvier 2009 par la Fédération palestinienne des syndicats de professeur(e)s et d’employé(e)s universitaires. À la suite du bombardement de l’Université islamique de Gaza par Israël, la Fédération des syndicats a demandé aux universitaires du monde entier d’appuyer le boycottage des institutions académiques israéliennes.

Nous soutenons cet appel et le situons dans une campagne plus étendue de boycottage, de désinvestissement et de sanctions. La lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud avait reçu l’appui d’une même campagne. Nous croyons que des actions similaires sont nécessaires pour contrer la politique de l’État israélien à l’égard du peuple palestinien.

Nous allons entreprendre diverses initiatives au sein de nos propres établissements pour amplifier les efforts d’éducation à cet égard, pour encourager les étudiant(e)s, le corps professoral et les employé(e)s à en débattre, et pour inciter nos administrations à participer à la campagne de boycottage, de désinvestissement et de sanctions, dont le but est de susciter une démarche qui puisse mener à une entente juste et durable pour le peuple palestinien.

Nous dénonçons vigoureusement le gouvernement du Canada pour sa position sur le présent conflit à Gaza et aussi pour les accords d’échanges bilatéraux, qui ne font que renforcer les actions militaires d’Israël. Le gouvernement Harper a qualifié le Hamas, un gouvernement élu, d’organisation terroriste. Malgré tout, il soutient sans réserve le gouvernement israélien qui utilise des armes qui provoquent la destruction de masse contre une population principalement civile, des enfants et des écoles, et qui viole par le blocus imposé sur la bande de Gaza les conventions internationales qui découragent le recours à de telles pratiques, soit de tenir en otage une collectivité entière.

Nous demandons au gouvernement Harper de réévaluer sa position et de condamner sans équivoque le siège et l’agression de Gaza, qui constituent de sérieuses violations du droit international et des droits de la personne. Nous exigeons également que le gouvernement israélien cesse immédiatement ses actions violentes.

De plus, nous demandons que toute relation économique entre Israël et les gouvernements canadien et québécois – y compris les accords d’échanges commerciaux — soient interrompues immédiatement, jusqu’à ce que soit établie une paix juste et durable pour le peuple palestinien, et jusqu’au moment que l’état d’Israël, conformément au droit international, reconnaisse le droit à l’autodétermination du peuple palestinien.

Brian Aboud, Vanier College


Sajida S. Alvi, McGill University


Rachad Antonius, Université du Québec à Montréal


Sima Aprahamian, Concordia University


David Austin, Concordia University


Gregory Baum, McGill University


Rachel Berger, Concordia University


Martin Blanchard, Université de Montréal


James (Jay) Brophy, McGill University


Peter Button, McGill University


Joel Casseus, Vanier College


Jean Chapman, Concordia University


Dolores Chew, Marianopolis College


Jennifer Chew, McGill University


Aziz Choudry, McGill University


Jocelyne Couture, Université du Québec à Montréal


Mary Ellen Davis, Concordia University


Caroline Desbiens, Université Laval


Martin Duckworth, Concordia University


Maurice Dufour, Marianopolis College


Arwen Fleming, McGill University


Roy Fu, John Abbott College


Monika Kin Gagnon, Concordia University


S. Gourlay, Concordia University


Wael B. Hallaq, McGill University


Jill Hanley, McGill University


Michelle Hartman, McGill University


Sium Hasegawa, McGill University


Oscar Hernandez, Marianopolis College


Christina Holcroft, McGill University


Homa Hoodfar, Concordia University


Helen Hudson, McGill University


Adrienne Carey Hurley, McGill University


Andrew M. Ivaska, Concordia University


Sandra Jeppesen, Concordia University


Yasmin Jiwani, Concordia University


Steven Jordan, McGill University


Denis Kosseim, Cégep André-Laurendeau


Anna Kruzynski, Concordia University


Marc Lafrance, Concordia University


Thomas LaMarre, McGill University


Diane Lamoureux, Université Laval


Andrée Lévesque, McGill University


Charmain Levy, Université du Québec en Outaouais


Abby Lippman, McGIll University


Margaret Lock, McGill University


Richard Lock, Vanier College


Ehab Lotayef, McGill University


Gada Mahrouse, Concordia University


Chantal Maillé, Concordia University


David Mandel, Université du Québec à Montréal


Rosanna Maule, Concordia University


Mark Patrick McGuire, John Abbott College


Elizabeth Miller, Concordia University


L. Monet, Université de Montréal


Norman Nawrocki, Concordia University


Holly Nazar, McGill University


Devora Neumark, Concordia University


Greg Nielsen, Concordia University


Kai Nielsen, Concordia University


Marielle Nitoslawska, Concordia University


Samuel J Noumoff, McGill University


Marielle Olivier, McGill University


Anthony Paré, McGill University


Andrew Pearce, McGill University


James Pettit, Marianopolis College


Veronica Ponce, Marianopolis College


Najat Rahman, Université de Montréal


Frances Ravensbergen, Concordia University


Trish Salah, Bishop’s and Concordia Universities


Daniel Salée, Concordia University


Kim Sawchuk, Concordia University


Gale Seiler, McGill University


Eric Shragge, Concordia University


Lee Soderstrom, McGill University


Martha Stiegman, Concordia University


Miwako Uesaka, McGill University


Indu Vashist, McGill University


Julian Vigo, Université de Montréal


Sarwat Viqar, John Abbott College


Nadia Wardeh, McGill University
Thomas Waugh, Concordia University

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Commentaires

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4 commentaires

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Annie Lessard

29 Janvier 2009
20:10

Québec - Liste des nouvelles chemises noires sur les campus du Québec

Billet de AJM : Le monde universitaire se réveillerait-il?
, le 5 août 2007:

Ce printemps, le principal syndicat des professeurs de l’enseignement supérieur britannique décidait de boycotter les institutions universitaires israéliennes. L’une des réactions immédiates fut celle d’Alan Dershowitz, professeur de droit à Harvard, qui se proposa de réunir les signatures de 1000 enseignants au bas du texte ci-après (je traduis):

Nous sommes des universitaires, des chercheurs et des professionnels de

différents horizons religieux et politiques. Nous tous affirmons qu’il est injuste

de prononcer un boycott universitaire contre les Israéliens. Pour montrer

notre solidarité avec nos confères israéliens, nous nous déclarons par la

présente universitaires israéliens pour tout ce qui concerne un quelconque

boycott universitaire. Nous nous considérons dès lors comme des universitaires

israéliens et renonçons à participer à toute activité de laquelle seraient exclus

les universitaires israéliens.

Un mois plus tard, la pétition comportait quelque 6000 signatures, dont celles de 20 lauréats du Prix Nobel, 14 présidents d’universités américaines et plusieurs présidents d’associations universitaires. Le 1er août, la liste comptait 10.000 signatures, dont 32 lauréats du Prix Nobel. Aujourd’hui, elle affiche 10.966 signatures.

Les boycotteurs ont jeté l’éponge!


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Laudance

29 Janvier 2009
23:43

Québec - Liste des nouvelles chemises noires sur les campus du Québec

C'est avec grand intérêt et dégoût en même temps que j'ai découvert cette liste de signataires, tous issus - cela va de soi - du monde universitaire, véritable pépinière de gauchistes se croyant investis d'une mission, de diplômés prétentieux et ignares, d'illuminés vivant dans des usines à gaz et qui, au nom de leur vision tordue, ouvriraient volontiers des chambres utilisant le même combustible.

En effet, cette liste m'a permis de mettre des noms sur les idiots utiles en fonction dans les dépotoirs, pardon les hauts lieux du savoir (?) au Québec et de personnaliser la haine dont je parlais dans un précédent courrier, celle qui, lors des récentes manifestations à Montréal, déformait le visage de certains immigrants et suintait des propos tenus par les Québécois d'origine venus les soutenir dans leur délire antisémite.

C'est une bonne chose, car trop souvent on ignore qui sont ces gens-là, ces élites autoproclamées qui distillent leur venin dans les facultés, au frais des contribuables, et les utilisent, à l'insu des citoyens, comme tremplin à des fins idéologiques et politiques. Ah, qu'il est beau l'univers de cette clique acquise à la cause totalitaire de l'islam radical. Avec de tels individus en son sein, le Québec n'a même pas besoin d'ennemis !


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Jean-Philippe Martini

30 Janvier 2009
10:25

Québec - Liste des noms des nouvelles chemises noires sur les campus du Québec

C'est indigne que des professeurs du Québec en appelle à ce genre de position extrême.

C'est surtout l'organisation très radicale Tadamon qui est derrière cette action.

On s'engouffre vraiment dans une rhétorique outrancière et fort peu dialogique.

Par sa posture M. Rachad Antonius,se positionne dans un radicalisme fort peu sympathique. De s'associer avec Tadamon (!) M. Antonius se met sur la touche comme "expert" du Moyent-Orient.....

Un "expert" qui se radicalise, c'est assez difficile à inviter à la Société Radio-Canada (RDI) ou à TVA (LCN), au 98.5FM etc...

Une attitude prudentielle de sa part n'est-elle pas de mise pour être pris au sérieux ?


Jean-Philippe Martini


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Véronique Dupuis

30 Janvier 2009
20:54

Québec - Liste des noms des nouvelles chemises noires sur les campus du Québec

C'est à des individus de cet acabit que nous confions nos jeunes, que nous confions l'avenir et la survie de notre nation ? Quel beau lavage de cerveaux n'est-ce pas auquel ils sont tous exposés ?

Cette attitude indigne je la condamne sans aucune hésitation !Bravo ! La sociologie ça mène loin.Que de tripotage de matière grise!

Un grand ménage s'impose dans nos universités et vite .Comment accorder notre confiance à ces tristes individus qui se croient au-dessus de la masse ?En réalité ,ce ne sont que de pauvres mollusques parasitaires indignent notre société.

Heureusement qu'il existe encore des gens qui veillent au grain !Il n'est pas étonnant que certaines de nos universités soient au bord de la faillite avec toutes ces magouilles de l'extrême gauche , ces grands pelleteurs de nuages mais qui savent trop bien comment manipuler le peuple et ainsi provoquer sa perte.

Véronique

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