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Brève
Québec - Un Kabyle à Montréal: "Je suis franchement déçu du Québec. J'étais bien en Algérie"
14 Février 2009Une chronique de Rima Elkouri sur le parcours d'immigrés kabyles, Sabrina et Hocine.
Rappelons que le premier objectif de la politique d'immigration du Québec est la pérennité de la langue française. Les immigrants maîtrisant cette langue sont donc recherchés. La réalité, toutefois, est qu'il est pratiquement impossible d'obtenir un emploi à Montréal à moins de maîtriser aussi l'anglais. Après tout, on est en Amérique du Nord.Comme dit Hocine: «On nous parle de la loi 101, de la protection de la langue française. Mais vous allez partout, on exige le bilinguisme !» Les difficultés rencontrées par certains immigrants dans leur recherche d'emploi tiennent probablement en grande partie à leur manque de maîtrise de l'anglais. Mais aussi... à la réticence d'employeurs potentiels craignant d'être en butte à des demandes d'accommodements sans fin. Salles de prière, bains de pieds, adaptation de l'uniforme, refus de manipuler les produits du porc... Voir: Québec - La charia fait son entrée dans une entreprise de BlainvilleAux candidats immigrants du Maghreb, prenez bonne note du témoignage de Hocine: «L'espoir d'une vie meilleure ? Hocine y croit de moins en moins. « Je suis franchement déçu. J'étais bien chez moi... »D'Alger à AnjouMême si l'intégration à l'emploi est difficile, il y a plein de choses que Sabrina et Hocine apprécient dans leur pays d'accueil. La société algérienne est plus codifiée, observent-ils. Ici, l'individu a une plus grande liberté. En tant que Berbères, ils ne s'ennuient pas de la persécution culturelle dont ils étaient victimes en Algérie. Allergiques à tout dogme religieux, ils ne s'ennuient pas non plus de l'omniprésence de la pression religieuse. Le couple se dit parfois surpris de voir que certaines choses qu'ils ont fuies les rattrapent ici. « Que des gens importent des barrières dans un pays libre, je ne comprends pas ! » dit Sabrina.Sabrina et Hocine ont beaucoup entendu parler depuis leur arrivée du débat québécois sur les « accommodements raisonnables ». Ils en pensent quoi ? « On ne peut pas demander au contenant de prendre la forme du contenu », dit Hocine, philosophe, en pointant sa tasse. « Si on met du café dans un verre, c'est le café qui doit prendre la forme du verre. Moi, je suis le café. »Sabrina raconte que dans l'entreprise où elle travaillait à Alger, elles n'étaient que deux femmes à ne pas porter le voile. « La deuxième est aussi rendue ici, à Montréal ! » Elle se pose de sérieuses questions quand elle voit des femmes voilées ici. « Je n'ai pas fait 6000 km pour vivre comme là-bas. »Voir aussi:La production en masse des victimes, par Jean-Jacques Tremblay
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Commentaires
Québec - Un Kabyle à Montréal: "Je suis franchement déçu du Québec. J'étais bien en Algérie"
Quel témoignage touchant! Je souhaite à Sabrina et à Hocine la bienvenue et de trouver du travail la hauteur de leur potentiel.
Peut-être auraient-ils aussi la force de combattre avec nous les accommodements religieux qui risquent de détruire notre cohésion sociale. Un grand nombre de québécois en sont convaincus. Il faut désormais que les gouvernements suivent, qu'ils soient sans peur et courageux, pour les proscrire.Marc Lebuis
14 Février 200922:16
Québec - Un Kabyle à Montréal: "Je suis franchement déçu du Québec. J'étais bien en Algérie"
Voici des extraits d'un commentaire écrit par notre collaborateur d'origine algérienne Jugurten sous la brève: Québec - Yasmine Alloul : "Les Maghrébins refusent de travailler au Québec. Ils ne sont pas victimes de racisme"
Le nombre de marocains et algériens qui travaillent au noir est impressionnant.Il existe quelques agences spécialisées en la matière et j’ai eu l’occasion de le constater personnellement. Les maghrébins ne sont pas les seuls à préférer cette forme de rémunération bien entendu, mais en sondant un peu la composante humaine qui attend dans la salle d’attente, j’ai constaté que la différence entre les postulants maghrébins et les autres (pakistanais, haitiens, bangladechis, latino américains..) est frappante. Les premiers affirment tous détenir un diplôme universitaie, parler parfaitement le français et assez bien l’anglais. Les seconds sont sans qualifications, parlent à peine quelques mots d’anglais et pas du tout le français, à part les haïtiens.Parmi ces maghrébins, bon nombre n’ont jamais cherché un emploi. Ce sont en général des nouveaux arrivants (entre une année et trois années de présence au Québec). La majorité travaillent plusieurs années de cette façon avant de se tourner vers les prêts et bourses. Ils retournent aux études, tandis qu’une vague de nouveaux arrivants prend leur place.L’université de Montréal, l’École Polytechnique, l’UQAM et l’ETS sont beaucoup fréquentées par les maghrébins, ce qui est une bonne chose en soi. Ils se rendent à l’évidence que seul un diplôme québécois peut leur ouvrir les horizons de l’emploi. La grande majorité d’entre eux dépassent déjà les 35 ans en arrivant. Ils perdent 2 à 3 années dans le travail au noir, exploités par des agences sans scrupules, souvent tenues par des arabes (orientaux ou maghrébins) également. Ils mettent ensuite 2 à 3 années sur les bancs de l’université. Ils sortent à 40-45 ans, dans l’espoir de concurrencer les jeunes québécois et autres immigrants de 25 ans, sortis dans les mêmes cohortes, sans parler de ceux qui sont déjà sur le marché du travail, avec de bonnes expériences locales. Leurs chances de décrocher vite un emploi de plus de 40 000$/an sont alors très minces.Je porte ici un jugement très favorable aux maghrébins, évacuant une totale responsabilité à la fois de ces personnes et des employeurs. En dehors de toute considération, je pense que les maghrébins sont défavorisés de nature (âge, différence de culture, différence d’attitude face aux employeurs, différences dans le style de recherche d’emploi, émotivité à fleur de peau...). Si j’en rajoute, ma foi, c’est la catastrophe. En effet, je ne comprends pas, avec tous ces handicaps naturels, comment les maghrébins en rajoutent d’autres de leur propre gré. En plus d’embaucher des cadres de 45 ans sans expérience, de culture différente et d’attitude méconnue, les entreprises doivent bien les payer, leur accorder des accommodements religieux, s'attendre à des plaintes pour harcèlement moral, faire attention à ce qu’aucun autre employé ne leur dise un mot déplacé.... C’est trop de contraintes. Les maghrébins doivent réduire la liste de leurs exigences et travailler un peu sur eux-mêmes pour atténuer leurs handicaps naturels.Helios d'Alexandrie
15 Février 200902:27
Québec - Un Kabyle à Montréal: "Je suis franchement déçu du Québec. J'étais bien en Algérie"
« Que des gens importent des barrières dans un pays libre, je ne comprends pas ! » dit Sabrina. « On ne peut pas demander au contenant de prendre la forme du contenu » dit Hocine, philosophe, en pointant sa tasse. « Si on met du café dans un verre, c’est le café qui doit prendre la forme du verre. Moi, je suis le café. » Elle (Sabrina) se pose de sérieuses questions quand elle voit des femmes voilées ici. « Je n’ai pas fait 6000 km pour vivre comme là-bas. »
Kabyleaussi
10 Mars 200920:01
Québec - Un Kabyle à Montréal: "Je suis franchement déçu du Québec. J'étais bien en Algérie"
Sabrina et Hocine ne représentent que Sabrina et Hocine, c'est toujors du n'importe quoi avec Ses Maudits Kabyles, Hacha li mayastahalch , sachant que je viens moi même d'une famille kabyle et heureusement que les kabyles ne sont pas tous pareil. Vous êtes dégoutants.
Helios d'Alexandrie
10 Mars 200922:08
Québec - Un Kabyle à Montréal: "Je suis franchement déçu du Québec. J'étais bien en Algérie"
c’est toujors du n’importe quoi avec Ses Maudits Kabyles, Hacha li mayastahalch
Jugurten
11 Mars 200901:43
Québec - Un Kabyle à Montréal: "Je suis franchement déçu du Québec. J'étais bien en Algérie"
Les kabyles algérianistes sont des dhimmis, même musulmans. Ils viennent au Québec non pour s’affranchir de l’arabo-isamisme avant tout, mais pour qu’on leur serve sur un plateau des emplois fortement rémunérés et des postes prestigieux. C’est encore une forme de suprématisme.
Je me demande comment des kabyles avilis, opprimés et spoliés de leur culture et de leur langue peuvent se montrer déçus au Québec. En Afrique du nord, les berbères ne peuvent même pas donner un prénom non arabe à leur progéniture. Ils ne sont bien considérés que s’ils taisent leur origine autochtone et se montrent musulmans zélés. Sous ces conditions, ils peuvent même avoir des postes de ministres. Les kabyles algérianistes (ayant porté allégeance à l’état arabo-islamique algérien) souffrent du syndrome de Stockholm et ne semblent même pas en être conscients. En venant au Québec, ils ramènent dans leur valise l’idéologie qui les a tant opprimés dans ce qu’il croient être leur pays (Algérie). Je donne le bénéfice du doute à tous les kabyles vivant dans Le pays arabo-islamique d’Algérie. Les lois, la culture, la religion, la langue dominante les ont asservis et ils ne peuvent rien faire. Mais au Québec, je suis intraitable avec les kabyles dhimmis, qui tiennent à leur algérianité au sens communautaire du terme et qui déclarent avoir bien vécu en Algérie, alors que leur existence y est niée et combattue officiellement. Si les algériens islamistes viennent infiltrer les sociétés occidentales pour les empêcher de fonctionner, les kabyles dhimmis les suivent comme des supplétifs, prêts à les épauler de loin comme des clercs. Moi, ils me dégoutent. Un kabyle né affranchi.
G. Roy.
14 Février 200919:41