Samedi 20 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 20 Mars 2010
Brève
États-Unis - Les voeux ratés d'Obama à l'Iran
22 Mars 2009«Mort à l'Amérique, le régime infidèle Satanique» - La main tendue par Obama va-t-elle changer quelque chose?
La vidéo ci-dessous diffusée par la Maison Blanche est le message du nouvel an iranien (Nowruz) adressé par Obama « au peuple et aux dirigeants de la République islamique d’Iran », un message qui, selon le site Iran-Resist, n’a pas convaincu ou même affaibli les mollahs, et qui a choqué le peuple iranien:« J’aimerais m’adresser directement au peuple et aux dirigeants de la République islamique d’Iran. Nous cherchons la promesse d’un nouveau départ… Les Etats-Unis souhaitent que la république islamique d’Iran puisse avoir sa place dans la communauté internationale »…


...si malgré ses formules flatteuses le message n’a pas séduit ou trompé les mollahs, il a choqué les Iraniens. Quelle énorme faute de goût que d’assimiler les Iraniens à un régime à tout point de vue infecte, qui les opprime et en plus, dès son accession au pouvoir a toujours combattu avec acharnement Nowrouz, ses festivités et surtout son esprit inspiré par l’humanisme de Zoroastre....En entendant ce message politisé (concocté par Vali Nasr, le conseiller en Iran d’Obama), les Iraniens se sont sans doute sentis trahis. Mais en tendant la main à la clique archaïque et infecte qui occupe le pouvoir en Iran, Obama n’a pas menti aux Iraniens, il a tout simplement tourné le dos à la mémoire de ce qu’étaient les Etats-Unis quand ils ont été fondés par des hommes libres.
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Commentaires
États-Unis - Les voeux ratés d'Obama à l'Iran
Obama n'en est pas à sa première bévue en politique étrangère, comme Président des USA il a donné sa première entrevue à la chaîne El Arabiya où il a fait étalage de son ignorance crasse de l'histoire des relations entre son pays et le monde arabe et où il s'est montré particulièrement obséquieux à l'égard de ceux qui maintiennent les peuples arabes et musulmans dans l'ignorance la pauvreté et l'arriération.
Sa deuxième bêtise a été de tomber dans le piège des russes et d'accepter de marchander la présence américaine en Pologne et en République Tchèque contre une vague promesse de la part de Moscou de tenter de convaincre les mollahs de renoncer à l'arme nucléaire. Le message envoyé à toutes les anciennes républiques de l'URSS (pays baltes, Ukraine, Géorgie) et aux anciens satellites de l'URSS en Europe de l'est est celui-là: l'Amérique ne prendra pas votre défense face à Poutine, débrouillez-vous tout seuls.Sa troisième bévue est inqualifiable dans la mesure où elle apporte la preuve de son amateurisme et de sa propension à se tirer dans le pied. Ayant très mal reçu le Premier Ministre Britannique à la Maison Blanche il a réussi en deux jours à compromettre plus de cent ans de relations privilégiées entre les USA et l'Angleterre, son attitude cavalière à l'égard de Gordon Brown a été perçue par les anglais comme un affront à leur fierté nationale.La quatrième est d'avoir exprimé le désir de négocier avec les "talibans modérés", ceux qui se contentent de tuer les filles qui vont à l'école et les enseignantes qui leur apprennent à lire et à écrire, il s'est fait répondre platement de quitter l'Afghanistan et de les laisser "travailler tranquilles".La cinquième est d'avoir béni le coup de force de Chavez au Venezuela, moins d'un an après s'être vu refuser par les électeurs le droit de postuler à la présidence sa vie durant, Chavez a lancé un autre référendum sur le même sujet et l'a emporté après avoir imposé par la manière forte le silence à l'opposition, Obama n'a pas trouvé mieux que de faire l'éloge de la "démocratie" de Chavez La sixième est celle qui est exposée dans l'article ci-haut. En tendant la main aux mollahs sans contrepartie il se fait de nouveau répondre à peu près ceci: "À genoux et demande pardon, retire-toi d'Irak et d'Afghanistan, laisse tomber Israël et les monarchies du pétrole, laisse-nous dominer toute la région, on verra après si tu mérites qu'on te parle!"Six bêtises majeures en politique étrangère et la série continue.C'est curieux comment cet homme qui recherche et suscite l'adulation, se mette dans des positions où il se fait littéralement déculotter. À bien y penser c'est son gauchisme bien-pensant qui le pousse à commettre des erreurs en série, c'est ce même gauchisme niais qui l'empêche de tirer les leçons de ses bêtises et qui de ce fait le condamne à les répéter.Les américains ne tarderont pas à regretter Bush, lui au moins était pris au sérieux.Helios d'AlexandrieHelios d'Alexandrie
23 Mars 200921:10
États-Unis - Les voeux ratés d'Obama à l'Iran
L'ADMINISTRATION AMERICAINE SEME LA PANIQUE AUPRES DE SES ALLIES
Par Amir Taheri, journaliste
New York Post – 17 mars 2009Traduction d'Albert Soued, pour www.nuitdorient.com
L'administration Obama a proposé de parler aux ennemis de l'Amérique, en particulier au Moyen Orient, A ce jour, cette proposition n'a pas trouvé d'acquéreur. Comme condition préalable à tout pourparler, l'Iran a demandé aux Etats-Unis de changer d'une manière substantielle leur politique étrangère. La Syrie a demandé que les Etats-Unis contribuent à arrêter toute enquête sur le meurtre de l'ex-premier ministre du Liban, Rafik Hariri et a insisté pour qu'ils reconnaissant son hégémonie sur le Liban, avant toute conversation substantielle avec Washington! Les Talibans insistent pour que toutes les troupes étrangères soient évacuées d'Afghanistan avant d'envisager de converser.
Bien! Quand vos ennemis ne veulent pas vous parler, pourquoi ne pas parler à vos amis? Et c'est précisément cela que la nouvelle administration ne veut pas faire, sous prétexte qu'elle poursuivrait alors la politique "défaillante" de l'administration Bush.
Rappelons que le président Obama n'a pas répondu aux messages de vœux venant de ses alliés du Moyen Orient, à l'occasion de son entrée à la Maison Blache. Nouri al Maliki a dû attendre 3 semaines. Hamid Karzai a attendu 40 jours. Les dirigeants de pays amis comme le Maroc, l'Egypte, la Turquie, la Jordanie, l'Arabie Saoudite ont attendu moins longtemps, mais n'ont reçu qu'un message protocolaire, sans contenu politique.Les émissaires d'Obama dans la région ont bien montré qu'ils étaient plus soucieux de rameuter leurs ennemis que de courtiser leurs amis.
Richard Holbrooke, envoyé spécial en Afghanistan et au Pakistan a parlé de son désir de s'adresser aux Talibans, mais a cité des problèmes d'agenda pour ne pas rencontrer ses véritables amis parmi l'élite afghane ou pakistanaise. A Kaboul, il était clair que la nouvelle administration voyait la présidence de Karzai comme un héritage de Bush. Au Pakistan, elle a envoyé des signaux que Washington n'était pas prête à soutenir le gouvernement du président Asif Ali Zardari.La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a daigné seulement serrer la main du 1er ministre Libanais Fouad Siniora, juste pour une photo, lors d'une conférence sur Gaza en Egypte. Pourtant la coalition de gouvernement Siniora doit faire face en juin à des élections cruciales et aurait mérité d'avoir le soutien américain. En lieu et place, elle a été snobée.
Préoccupés par l'abandon des Etats-Unis, ces alliés commencent à paniquer.
La semaine dernière, l'Arabie Saoudite a reçu un sommet de 4 dirigeants arabes qui ont acclamé le retour de la Syrie au bercail de la politique régionale. En échange, la Syrie a obtenu un "droit de regard" sur le Liban, qu'elle utilisera pour peser sur les résultats des prochaines élections (1).En Afghanistan, les opposants à Karzai ont lancé une campagne pour l'empêcher de postuler pour un nouveau mandat. Les cercles pro-iraniens jouent sur le thème de "l'Iran protecteur fiable" d'un nouveau régime à Kaboul, au moment même où les Américains cherchent à restaurer le régime des Talibans.
En Irak, on est préoccupé par le retrait des troupes américaines et ceci a divisé les Kurdes, les amis les plus fidèles de Washington. Massoud Barzani essaie de former une alliance avec la Turquie, pour équilibrer la puissance de l'Iran dans l'ère post-américaine. L'autre chef kurde Jalal Talabani, lui, prétend qu'une fois les Américains dehors, seul l'Iran peut protéger le nouvel Irak, contre les forces sunnites arabes qui chercheraient à se venger. Même le 1er ministre Nouri Al Maliki, toujours méfiant des intentions de Téhéran, s'est senti obligé de calmer les mollahs, en offrant à leur protégé Moqtada al Sadr, un partage du pouvoir.
Au Pakistan, convaincus que les Etats-Unis ne le soutiennent plus, les adversaires de Zardari ont lancé une série de manifestations nationalistes dans tout le pays. L'ex-premier ministre Nawaz Sharif, dont le gouvernement avait laissé les Talibans conquérir le pouvoir, essaie de revenir en traitant Zardari de marionnette américaine installée par Bush et abandonnée par Obama.Entre temps, la Turquie craint qu'Obama ne signe un accord important avec les mollahs, reconnaissant l'Iran comme la puissance régionale. Ce qui laisserait la Turquie dans l'ombre – incapable de rejoindre l'UE et marginalisée au Moyen Orient. Ces craintes ont incité son président Abdallah Gul à trouver une excuse pour visiter Téhéran – pour la 1ère fois un président turc rencontre le suprême guide Ali Khamenei.
Grâce à cette perception que les Etats-Unis prennent le large et que la République islamique a le vent en poupe, ces dernières semaines, Téhéran a reçu une douzaine de présidents et de premiers ministres d'Asie centrale, du Caucase et du Moyen Orient. Dans tous les cas, l'idée était de conclure un accord avec l'Iran avant qu'Obama ne le fasse avec ce pays.
La nouvelle politique des Etats-Unis, ou plutôt l'absence de politique peut avoir un effet dévastateur sur les forces démocratiques, à travers une région qui verra des élections cruciales en Afghanistan, en Iran, en Irak, au Liban, dans les Territoires autonomes, en Egypte et en Algérie. Les ennemis de l'Amérique dans la région pourraient réaliser un coup stratégique avant qu'Obama n'ait pu établir une politique crédible au Moyen Orient.
Note de www.nuitdorient.com
(1) Les forces du 14 mars risquent d'être mises en minorité, laissant la voie libre à une coalition où le Hezbollah dominerait. Ce scénario possible rappelle les élections à Gaza et la venue au pouvoir du Hamas. Un coup d'état du Hezbollah au Liban, chassant toutes les forces démocratiques, pourrait suivre un tel scénario, d'autant plus que le Hezbollah n'a pas été désarmé et constitue la principale force militaire du pays.
On peut se demander s'il s'agit d'une politique américaine de "repli sur soi" ou le laissez-faire machiavélique d'un président "cheval de Troie".

Helios d'Alexandrie
22 Mars 200918:05