Samedi 20 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 13 Mars 2010

Brève

Irlande - Un projet de loi criminalise le blasphème et donne à la police des pouvoirs de perquisition et de saisie

29 Avril 2009

C'est le retour de l'Inquisition... On sait tous que les lois sur le blasphème serviront, dans les faits, à réprimer toute critique d'une certaine religion™ de tolérance™ et de paix™, et que les propos blasphématoires proférés par les adeptes de cette religion bénéficieront d'impunité.

Les athées risquent fort d'être criminalisés, puisque par définition, leur vision du monde heurte profondément les sentiments des croyants.

Bientôt interdit en Irlande?


Rappelons que même chez nous, la chroniqueuse Lysiane Gagnon s'oppose à ce que les athées fassent la promotion de leur philosophie de la vie, par respect pour les croyants. Incroyable!

***

Irish Times: Un délit de blasphème est ajouté à la Loi sur la diffamation

Le comité Oireachtas examinera aujourd’hui un amendement à la Loi sur la diffamation proposé par le ministre de la Justice en vue d’y ajouter un nouveau crime de libelle blasphématoire

À l'heure actuelle, il n'existe pas de délit de blasphème dans les lois, même si le blasphème est interdit par la Constitution.

L'article 40 de la Constitution, qui garantit la liberté d’expression avec des réserves, stipule que : «L'État s'assure que les organes de l'opinion publique, comme la radio, la presse, le cinéma - tout en préservant leur liberté d'expression légitime, y compris le droit de critiquer les politiques du gouvernement - ne sont pas utilisés d’une manière qui compromet l'ordre public, les bonnes mœurs ou l'autorité de l'État. »

« La publication ou l’expression de propos blasphématoires, séditieux ou indécents est un délit punissable conformément à la loi. »

L'année dernière, le Comité Oireachtas sur la Constitution, sous la présidence du Fianna Fáil de TD Seán Ardagh, a recommandé de modifier cet article afin de supprimer toutes les références à la sédition et au blasphème, et de le rédiger en s'inspirant de l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme qui traite de la liberté d'expression.

L'interdiction du blasphème remonte aux lois anglaises qui visaient à protéger l'église établie, l'Église d'Angleterre, contre les attaques. Elle a été utilisée relativement récemment dans des poursuites contre des publications satiriques au Royaume-Uni.

Dans la seule cause irlandaise où cet article a été invoqué, Corway contre Independent Newspapers en 1999, la Cour suprême a conclu qu'il était impossible de dire « en quoi consiste le délit de blasphème ». Elle a également indiqué qu'une protection spéciale pour le christianisme était incompatible avec l’article 44 sur l'égalité religieuse.

Le ministre de la Justice Dermot Ahern propose d'insérer un nouvel article dans la Loi sur la diffamation, qui stipule ce qui suit: « Une personne qui publie ou prononce des propos blasphématoires se rend coupable d'une infraction et est passible, sur déclaration de culpabilité, d’une amende maximale de 100.000 euros».

« Propos blasphématoire » est défini comme un propos « qui est gravement injurieux ou insultant à l'égard des questions considérées comme sacrées par une religion et qui suscite l'indignation chez un grand nombre d'adeptes de cette religion, et; la publication de ces propos blasphématoires est faite avec l’intention de causer une telle indignation. »

Lorsqu'une personne est déclarée coupable d'une infraction en vertu du présent article, le tribunal peut émettre un mandat autorisant la Police Síochána à entrer - si nécessaire en utilisant une force raisonnable - dans les lieux où la Police a des motifs raisonnables de croire qu’il y a des exemplaires des déclarations blasphématoires, en vue de les saisir.

Le porte-parole de la Justice du Parti travailliste, Pat Rabbitte, proposera un amendement à cet article qui permettrait de réduire l'amende maximale à 1000 euros et d'exclure de la définition de blasphème les propos qui ont une valeur littéraire, artistique, sociale ou académique.

Source: Irish Times (anglais)

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Charles

29 Avril 2009
16:47

Irlande - Un projet de loi criminalise le blasphème et donne à la police des pouvoirs de perquisition et de saisie

Lorsqu’une personne est déclarée coupable d’une infraction en vertu du présent article, le tribunal peut émettre un mandat autorisant la Police à entrer - si nécessaire en utilisant une force raisonnable - dans les lieux où la Police a des motifs raisonnables de croire qu’il y a des exemplaires des déclarations blasphématoires, en vue de les saisir.


À la rigueur, une telle loi pourrait être une bonne chose si elle est utilisée judicieusement. Elle pourrait même se retourner contre ses instigateurs :

La Bible ne fait aucune référence à Mahomet sauf pour dire que beaucoup de faux prophètes s’élèveront. En plus, toutes les prouesses sexuelles des quelques prophètes juifs comme Salomon et David se retrouvent réprimandées par Dieu. Les musulmans pourront s’en moquer tant qu’ils voudront mais il n’y aura personne pour s’offusquer.

Par contre, le Coran perverse la Trinité en y associant Marie, et considère Jésus comme un simple homme-prophète au lieu d’un homme-Dieu. Ce qui est suffisant pour être considéré comme un Blasphème et une hérésie, selon la foi chrétienne.

En plus, Allah lui-même approuve le comportement sexuel de Mahomet et en remet, en l’autorisant à s’approprier toutes les femmes qu’il voudra :

"O toi, le Prophète. Nous avons déclaré licite pour toi les épouses auxquelles tu as donné leur douaire, les filles de ton oncle maternel, les filles de tes tantes maternelles -celles qui avaient émigré avec toi-ainsi que toute croyante qui se serait donnée au Prophète, pourvu que le Prophète ait voulu l'épouser. Ceci est un privilège qui t'est accordé, à l'exclusion des autres croyants" (Sourate XXXIII, 50).


Celui donc qui pourrait être accusé de blasphémer contre le « prophète » en mentionnant ses aventures sexuelles ou ses instructions tordus comme l’allaitement des adultes, l’urine du chameau qui guérit, etc., n’aura qu’à référer le tribunal aux livres sacrés musulmans.

Ce qui devrait mener la police –conformément à cette loi- à saisir tout le matériel blasphématoire:

C'est-à-dire le Coran, et tous les livres des hadiths et de la Sirah!

Finalement une bonne chose.


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Gally

30 Avril 2009
04:46

Irlande - Un projet de loi criminalise le blasphème et donne à la police des pouvoirs de perquisition et de saisie

Ni Salomon ni David ne sont des prophètes...

Hormis cette précision, il serait effectivement amusant de voir ces lois utilisées ainsi, mais cela ne sera jamais le cas, soyons réalistes : une restriction de nos libertés, quelle qu'elle soit, n'amènera jamais quelque chose de positif, la pente vers le totalitarisme, soft ou dur, est une planche très savonneuse sur laquelle il ne faut pas poser ne serait-ce qu'un orteil.

Honte aux Irlandais, ils rejoignent bien les anglais dans leur entreprise de sape de notre société et de nos valeurs

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