Samedi 20 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 13 Mars 2010

Brève

Arabie saoudite - Non à la réciprocité dans l'interdiction de diffamer les religions

22 Mars 2008

L'islam se présente comme religion de tolérance et de paix. Mais la tolérance de l'islam envers les autres religions a ses limites. C'est ainsi que le projet de Convention internationale contre la diffamation des religions promu par l'Organisation de la conférence islamique dans le but de lutter contre l'islamophobie (on vise en fait à créer un «délit de blasphème» poursuivable devant les tribunaux civils) a été jugé inacceptable par le Conseil consultatif de l'Arabie saoudite, vu que l'interdiction de diffamer les religions viserait l'ensemble des religions, ce qui obligerait les saoudiens à «respecter» des croyances comme l'hindouisme, le bouddhisme, la foi bahaï, etc. Le retrait du soutien de l'Arabie saoudite à ce projet de Convention sur le blasphème, quoique fondé sur des motifs odieux, est une excellente nouvelle!


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(CNSNews.com) - Une initiative islamique visant à créer une Convention internationale contre la «diffamation des religions» a rencontré un obstacle inattendu cette semaine en Arabie saoudite, où des membres d'un organe consultatif du gouvernement ont fait valoir que l’initiative pourrait obliger les musulmans à reconnaître les croyances païennes.

L’initiative en vue de proscrire les insultes contre les religions et les figures religieuses est menée par les 57 membres de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) en réponse à des représentations occidentales de l'islam et de Mahomet de manière considérée offensante par les musulmans.

Bien que l’objectif soit la protection de l'islam, l'OCI fait campagne pour une convention contre les insultes envers toutes les confessions afin de gagner le soutien à l'ONU. En décembre dernier, une résolution sur la «diffamation des religions» parrainée par l'OCI a été adoptée en Assemblée Générale de l'ONU par un vote 108-51, avec près de la moitié du soutien venant d'États non musulmans. (Note de PdB: tous les pays occidentaux, y compris le Canada, ont voté contre cette résolution, ainsi que d'autres pays démocratiques, comme l'Australie, la Nouvelle-Zélande, etc.)

Comme acteur clé de l'OCI, l'Arabie saoudite joue un rôle prépondérant dans cette campagne.

Le Conseil de la shoura d’Arabie saoudite – un organe qui conseille le gouvernement non élu du royaume - a examiné cette semaine une recommandation à l'effet que le ministère des affaires étrangères coordonne son action avec les divers groupes à l'ONU «pour adopter une convention internationale qui interdit d'offenser les religions et les personnalités religieuses de quelque manière».

La proposition a suscité de la dissidence. Des membres du Conseil ont fait valoir qu'une convention protégeant la diffamation de toutes les religions obligerait les musulmans à tolérer les autres croyances religieuses.

Le membre du Conseil Khaleel al-Khaleel a été cité par le Saudi Gazette comme mettant en garde contre un «piège», et disant que les concepts religieux diffèrent d'un pays à l’autre et d'une civilisation à l’autre.
«Les musulmans devraient-ils s’engager à respecter et à ne pas critiquer toute croyance déviante que d'aucuns considèrent comme une religion?» a-t-il demandé.

Un autre membre, Talal Bakri, a déclaré qu’une convention contre la «diffamation des religions» pourrait conduire à des demandes que les pays musulmans permettent des temples pour les religions païennes.

L'Arabie saoudite, qui est citée par le Département d'État américain comme l'un des plus flagrants violateurs de la liberté religieuse, ne permet pas les lieux de culte non musulmans, y compris les églises et les synagogues.

Le membre du Conseil qui a présenté la résolution, Mohammed al-Qowaihis, était d’accord de remplacer les mots «figures religieuses» par «les prophètes et les messagers de Dieu». (Dans l'islam, le terme réfère à une série de figures bibliques, d'Adam à Jésus - qui sont tous considérés comme des prophètes de l'islam -, ainsi que Mahomet, le «dernier prophète».)

Mais le Conseil a quand même rejeté la recommandation par un vote 77-33.

Le Conseil de la Shoura, dont les membres sont nommés par le Roi, est ce que l’Arabie saoudite a de plus proche d’un parlement. Ses positions peuvent se révéler inconfortables, compte tenu de la priorité accordée par l'OCI à la question de l'«islamophobie» et des affronts à l'islam, comme les caricatures de Mahomet.

Le royaume, berceau de l'islam et terre de ses sites les plus vénérés, accueille le secrétariat de l'OCI et est un important bailleur de fonds. Il a récemment accepté de financer la construction d'un nouveau grand quartier général de l'organisation à Djeddah, pour laquelle il a fait don de terres côtières de première classe.

Lors d'un sommet de l'OCI au Sénégal la semaine dernière, où l’«islamophobie» était en tête de l’ordre du jour, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le Prince Saud Al-Faisal, a déclaré que la liberté d'expression ne doit pas être utilisée comme prétexte pour porter atteinte «aux droits et libertés des croyances religieuses des individus».

«Nous demandons à la communauté internationale et à toutes ses institutions civiles et officielles, et à leurs médias de respecter l'islam en tant que religion divine et la plus répandue», a-t-il dit.

Le sommet a exprimé son soutien à une proposition présentée par le roi Mohammed VI du Maroc, appelant à une convention internationale pour définir les «règles et contrôles adéquats» pour la pratique de la liberté d'expression parallèlement à l'obligation de respecter les croyances religieuses et les symboles religieux.

Voir aussi:

Le rapport de l’Observatoire de l’islamophobie - faux diagnostic, mauvais traitement

Pour en finir avec le mot "islamophobie" - par le Belge Jean Thirion

Pour en finir avec le mot "islamophobie" - par l’Américain Dennis Prager

Doudou Diène blâme des caricatures, mais pas les manuels scolaires musulmans haineux

Le site du Ministère des Affaires Islamiques saoudien publie des appels à l’extermination des juifs, au jihâd et à l’éxecution des apostats

Arabie saoudite - Fatwa : nier que les non musulmans sont des "mécréants" est un crime d’apostasie punissable de mort

Arabie saoudite - Pas d’église sauf si le Pape reconnaît Mahomet comme prohète, dit un expert

Libye - Kadhafi dénonce la falsification de la Bible et de la Torah et traite les Scandinaves de "malades"

« Fitna » - scénario de Point de BASCULE

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Helios d'Alexandrie

22 Mars 2008
20:06

Arabie saoudite - Non à la réciprocité dans l'interdiction de diffamer les religions

Les saoudiens sont gens avisés, ils savent qu'ils risquent fort de tomber dans le piège tendu à la liberté d'expression. Le coran lui-même peut être accusé de diffamer le judaïsme et le christianisme. En effet l'accusation contenue dans le coran à l'effet que juifs et chrétiens ont falsifié la bible est suffisante pour que des accusations de diffamation soit portée contre les musulmans qui soutiennent cette affirmation.

Mais il y a plus les imams qui dans leurs prêches du vendredi s'en donnent à cœur joie contre les autres religions, ne pourront échapper ni à l'accusation ni à la condamnation, d'autant plus qu'ils sera très facile d'enregistrer leurs propos.

Bien entendu les musulmans se sont toujours réservé le droit de traîner dans la boue les autres religions, ils ont de la difficulté à endurer qu'on leur serve la même médecine. Mahomet avec une bombe dans le turban, c'est comique et cela reflète de très près la réalité, c'est certainement une vérité qui dérange, c'est loin d'être une diffamation, après tout ne reflète-t-elle pas l'esprit djihadiste qui anime tout islamiste qui se respecte?

Les saoudiens, tout compte fait, préfèrent continuer à vomir leur haine contre les non-musulmans, pour une fois ils se montrent, bien malgré eux, en faveur de la libre expression!

Helios d'Alexandrie


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