Lundi 15 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 13 Mars 2010

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Indonésie - Des femmes réclament l'abolition de la polygamie

27 Avril 2008

Une coalition de groupes de femmes indonésiennes appelle le gouvernement à modifier les lois sur le mariage de la nation et à abolir la polygamie.

En vertu des lois indonésiennes sur le mariage, un homme musulman peut avoir plus d'une femme si l'autorisation est accordée par un tribunal local et que l'épouse donne son consentement.

Le conseiller religieux de la Australian Federation of Islamic Councils, l'Imam Amin Hady, estime que les lois sur le mariage qui autorisent la polygamie ne peuvent pas être supprimées car elles font partie du Coran.

Mais il a déclaré à Radio Australia que les ministères de la justice et des affaires religieuses travaillent ensemble en sorte que les gens n'abusent pas de leur droit à la polygamie.

«Les savants de l'islam disent que la règle générale est que l'homme ne peut alors épouser qu’une femme», a-t-il dit.

«Il y a une exception où un homme peut être autorisé à épouser plus d'une femme, avec certaines conditions, une, deux, trois, quatre, et cette décision peut être très stricte».

L'autorisation d'avoir plus d'une femme n'est accordée que si la première épouse ne peut pas s'acquitter de ses obligations, est handicapée, malade, ou ne peut pas avoir d’enfants.

Mais le Centre indonésien Rahima d'éducation et d'information sur les droits de la femme dit que de nombreux hommes fournissent de fausses informations afin d'obtenir l'autorisation.

Le Dr Greg Barton, professeur et chercheur de l'Université Monash, dit qu'il est compréhensible que les femmes soient préoccupées que certains hommes en Indonésie abusent de leur droit d'avoir une seconde épouse.

«Je pense que la plupart des gens qui regardent ces choses diraient que ce n’est quasiment jamais une bonne chose, c’est généralement une mauvaise chose et il vaut mieux qu’elle est découragé», a-t-il dit.

«La question politique revient à savoir quelle est la meilleure façon de changer les pratiques. La révision des lois est une façon, mais il faut changer les attitudes».

Les fonctionnaires en Indonésie ne sont pas autorisés à pratiquer la polygamie et quand le gouvernement indonésien a proposé en 2006 d'étendre cette restriction à tous les agents de la fonction publique, il y a eu des protestations par les partis musulmans du pays.

Les groupes de femmes disent qu'elles continueront de faire pression sur le gouvernement pour qu’il modifie les lois sur le mariage, mais reconnaissent qu'il faudra un certain temps avant que quelque chose soit fait car ce n'est pas une priorité pour les législateurs

Voir aussi:

La polygamie islamique, et la tolérance à son égard, progressent en Occident

Canada - Des harems aux frais des contribuables à Toronto

Suède- Un juge propose de légaliser la polygamie

Colombie Britannique - Constitutionnalité de la polygamie

On peut marier de force des fillettes de moins de 9 ans, selon des « savants » d’une mosquée de Toronto


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2 commentaires

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30 Avril 2008
22:31

Indonésie - Des femmes réclament l'abolition de la polygamie

J'ai peur qu'au Canada, on en vienne à demander de décriminaliser la polygamie.

Ai-je tort?


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kasteli

1 Mai 2008
18:29

Indonésie - Des femmes réclament l'abolition de la polygamie

Pendant ce temps, dans une autre galaxie du monde merveilleux de l'islam, les féministes sont flagellées et emprisonnées:


Le jeudi 01 mai 2008


Iran: une 4e féministe condamnée au fouet
Agence France-Presse

Téhéran

Une quatrième militante féministe iranienne, Rezvan Moghadam, a été condamnée à une peine avec sursis de six mois de prison et 10 coups de fouet par le tribunal révolutionnaire de Téhéran, a rapporté jeudi le quotidien modéré Kargozaran


Cette peine est assortie d'un sursis de trois ans.

Rezvan Moghadam a été arrêtée en mars 2007 en compagnie de 32 autres militantes des droits des femmes devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran, où devaient être jugées cinq féministes pour avoir participé à un rassemblement en juin 2006.

La nature exacte des chefs d'accusation retenus contre Mme Moghadam n'a pas été précisée.
Auparavant, le tribunal avait condamné Nahid Jafari et Nasrin Afzali et Marzieh Mortazi Langueroudi, trois autres militantes féministes, à des peines identiques.

Mme Afzali avait été reconnue coupable de «trouble à l'ordre public» pour avoir manifesté devant le tribunal révolutionnaire, avait alors affirmé son avocat au quotidien iranien Etemad Melli.

Les activistes iraniennes ont lancé une campagne de collecte d'un million de signatures pour demander des droits égaux en ce qui concerne le mariage, le divorce, l'héritage et la garde des enfants.

Les autorités iraniennes ont arrêté ces derniers temps plusieurs militantes féministes, dont certaines sont toujours en prison.


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