Samedi 20 Mars 2010 | Dernière mise à jour: 13 Mars 2010

Brève

Liban - Le Hezbollah mène son coup d’Etat et occupe Beyrouth

9 Mai 2008

Glané sur le blog MediaArabe

La nuit dernière, la milice du Hezbollah, jadis nommée Résistance, a pris d’assaut les quartiers sunnites de Beyrouth. L’armée libanaise refuse d’intervenir et paradoxalement, elle demande aux médias du courant du Futur de cesser d’émettre. La milice du Hezbollah étend le chaos dans d’autres régions pour saucissonner le pays et le soumettre.

Jeudi, Hassan Nasrallah, le représentant du Guide de la République islamique d’Iran au Liban, a rejeté les décisions du gouvernement légitime portant sur le démantèlement du réseau téléphonique parallèle installé par le Hezbollah, et le limogeage du chef de la sécurité de l’aéroport, Wafik Chkeir. Nasrallah a accusé le gouvernement de lui avoir déclaré la guerre, et a annoncé « une guerre totale contre les Américains et les Sionistes, représentés par la majorité libanaise ». Quelques heures après ces propos, la milice du Hezbollah a retourné une nouvelle fois ses armes vers l’Etat libanais et a occupé plusieurs quartiers sunnites de Beyrouth, notamment Hamra, Verdun et Béchara el-Khoury. La résidence de Saad Hariri est encerclé, ainsi que le siège du gouvernement. L’armée libanaise refuse de s’interposer entre les belligérants. Pire encore, des officiers ont demandé aux médias du courant du Futur de cesser d’émettre. Ainsi, les deux chaînes Futur-TV (hertzienne et satellitaire), Radio-Orient et le quotidien Al-Mustaqbal, ont cessé toute activité.

Officiellement, le commandement de l’armée met en garde contre « la division de la troupe sur des critères confessionnels », et craint la « désertion des militaires chiites ». Mais en réalité, le général Michel Sleiman a toujours été proche du Hezbollah et de la Syrie, et il l’a prouvé lors de la guerre de Nahr El-Bared contre le Fatah Al-Islam, l’un des groupes terroristes mis en place et manipulés par Damas. Sleiman est accusé d’avoir laissé s’échapper Chaker Al-Abssi pour satisfaire le régime de Bachar Al-Assad et accroitre ses chances d’être élu à la présidence de la République. Aujourd’hui, il semble s’allier au Hezbollah au détriment du gouvernement et de la majorité parlementaire.

Les masques tombent successivement. Après l’encerclement de Qoraïtem (résidence Hariri), de Clémenceau (résidence de Joumblatt) et le Sérail (siège du gouvernement), le Hezbollah menace la Banque centrale à Hamra, sans doute pour écarter aussi son gouverneur Riyad Salamé de la course à la présidence. Le parti de Dieu cherche aussi à saucissonner le Liban en isolant notamment la région druze du Chouf. Des accrochages sont en effet signalés à Aramoun et à Bchamoun et les routes reliant Hasbaya, dans le sud de la Bekaa (réservoir humain druze) et le Chouf sont coupées.

Le Hezbollah tente ainsi de reproduire au Liban l’expérience de Gaza afin d’imposer une nouvelle donne régionale et de concrétiser l’empire perse. De ce fait, la « vraie résistance » semble se mettre en place. La situation impose en effet aux défenseurs historiques de la souveraineté du Liban et de son indépendance de s’organiser pour reprendre du service, relever le défi et empêcher l’annexion du Liban par l’Iran et son utilisation comme une monnaie d’échange dans le bazar du nucléaire iranien.

Le chef des Forces Libanaises, Samir Geagea, doit réunir dans les heures qui viennent l’ensemble des députés et des dirigeants de la majorité pour examiner la situation et prendre les décisions qui s’imposent. Il est peu probable que la majorité accepte la capitulation devant l’axe syro-iranien. Tout semble converger vers l’organisation d’une résistance libanaise regroupant les chrétiens - à l’exception d’une poignée de personnes, aveuglées par l’argent propre des mollahs, et qui croient encore le discours du général Aoun - les sunnites et les druzes, ainsi qu’une partie des chiites qui rejettent les thèses du Hezbollah et son concept iranien de Wilayat Al-Faguih.

Ainsi, de nouvelles lignes de démarcation seront tracées et la parenthèse ouverte par les accords de Taëf, qui ont mis un terme à la guerre en 1990, se referme. Une autre peut s’ouvrir, car il est inconcevable que la majorité des Libanais accepte la soumission à la Mollarchie et de faire partie de l’empire perse.

En dépit des difficultés techniques auxquelles nous sommes confrontés au Liban, MediArabe.info tentera, autant que possible, d’informer et de suivre l’évolution de la situation.

Voir aussi:

Ministre libanais : "Le Hezbollah rappelle les nazis"

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6 commentaires

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Marie 1ère (descendante de Charlemagne) chrétienne.

9 Mai 2008
14:05

Liban - Le Hezbollah mène son coup d’Etat et occupe Beyrouth

Les libanais ont eu la chance de désarmer cette faction terroriste en 2006, ils ne l'ont pas fait. Ils en paient malheureusement le prix aujourd'hui.


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Charles

12 Mai 2008
13:43

Liban - Le Hezbollah mène son coup d’Etat et occupe Beyrouth

Le chiites ont des revendications légitimes à propos de leur sous représentativité au parlement et la marginalisation de leurs populations en général. C’est sur cette corde sensible que le Hezbullah a été créé.

A la fin de la guerre civile libanaise et de l'invasion israélienne des débuts 80 afin de déloger le Fatah d’Arafat, le premier ministre libanais Bachir el Jumael était sur le point de conclure un accord de paix avec Israël: Les services de renseignements syriens l’ont fait sauter à l’intérieur de son bâtiment des phalangistes chrétiens. En riposte, Israël a décidé de maintenir ses forces dans le Sud.

Après une série d’accrochages avec l’armée libanaise, la Syrie s’est présentée comme la seule force capable de ramener l’ordre, qui s’est conclue par les accords de Taef qui mettaient le Liban sous sa tutelle en lui donnant le mandat de désarmer les milices et de bâtir l’armée libanaise.

Au nom de la sacro-sainte lutte contre Israël, seul le Hezbullah a conservé ce privilège, avec les éléments de la garde révolutionnaire iranienne dans ses rangs. La Syrie utilisait cette carte pour faire pression sur Israël et maintenir son influence au Liban. Dans le plan syrien, l’armée libanaise jouait le rôle du figurant ou du gendarme interne.

La Syrie considère toujours le Liban comme une de ses provinces : Il n’y a pas d’ambassade libanaise en Syrie. El Assad a promis de brûler Beyrouth quand ses forces furent obligées de quitter le Liban après le soulèvement populaire en 2006.

Et après 25 ans d’occupation syrienne, l’armée libanaise est trop faible pour s’y opposer, vu que le Hezbullah possède son propre système de communication, surveillance, renseignement, médias, armes sophistiquées et même des prisons (À part ça, il respecte l’autorité de l’État!). Avec le rapprochement Irano-syrien des dernières années, on pourrait croire que l’influence des iraniens sur le Hezbullah s’est accrue aux dépens même de la Syrie.

Tous ceux remettaient en question la tutelle syrienne et celle du Hezbullah étaient étiquetés de traitres et fantoches d’É.U. et Israël. Une bonne partie sont soit assassinés, ou ils croupissent jusqu’aujourd’hui sans jugement dans les geôles syriennes (environ 500 personnes) dans des conditions qui transforment Guantanamo en un Club Med en comparaison.

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Charles

10 Mai 2008
13:42

"Virulently anti-Israel rally"

Liban - Le Hezbollah mène son coup d’Etat et occupe Beyrouth

Je ne peux m’empêcher de rire quand je me rapelle les idiots de première classe parmi nos politiciens qui ont gobé la propabgande du Hezbullah “qui ne faisait que défendre le Liban contre l’agression d’Israel” pendant la guerre de 2006. Le Hezbullah avait kidnappé quelques soldats de l’intérieur des frontières israéliennes, provoquant ainsi une guerre qui lui permit de perpétuer son mythe de “la seule force de résistance” qui peut stopper les sionistes et aisi continuer à conserver ses armes.

All four, along with prominent Quebec union leaders, signed a manifesto that did not condemn Hezbollah's aggression, then endorsed and willingly undertook a dominant role in a march at which Hezbollah flags were in evidence, along with placards, reading "Juifs assassins," [translation: Jewish assassins], (not "Israelis" -- Jews), "Nous sommes tous Hezbollah," [translation: We are all Hezbollah], "Longue vie a Nasrallah," [translation: Long life to Nasrallah], "Vive le Hezbollah," [translation: Long live Hezbollah]. Gleeful separatist cineaste Pierre Falardeau was photographed brandishing a fleur-de-lys in one hand, a Hezbollah flag in the other. Graffiti on a building read: "God f
the Jews." A Jewish prayer shawl was torn to pieces.[3]

Les Sunnites qui ont applaudi le Hezbullah alors sont les mêmes qui s’y déchainent contre actuellement, constatant qu’Israel n’était qu’un prétexte sur le chemin du controle du Liban par ces milices.

Nasr Allah n’est qu’un autre opportuniste qui profite de la présence d’Israel pour charmer les idiots. Saddam a endormi les arabes en 1990 en promettant d’éradiquer Israel: Il a envahi le Koweit avant d’être chassé par les américain.

Arafat et ses troupes palestiniennes du Fatah ont fait de même en essayant d’instaurer un état dans un état en Jordanie avant d’être chassés après le massacre du septembre noir perpétré par les troupes jordaniennes. Il a répété la même tactique au Liban en fomentant la guerre civile en 1975 alors qu’il déclarait que la route de Jérusalem passe par le Liban (sur le dos des chrétiens).

Comme le Hamas à Gaza, le but final du Hezbullah est d’éradiquer Israel; mais à moyen terme, il importe de “purifier” les rangs internes des “traitres” en controlant les territories petit à petit. Tous les deux sont télé-guidés par la Syrie et son allié l’Iran.

Sauf qu’au Liban, c’est un peu plus complexe. Les mauvaises langues disent même que ce dernier coup serait un avertissement de l’Iran à la Syrie, qui serait tentée de laisser tomber le Hezbullah contre une normalization des relations avec les E.U., l’annulation du tribunal International incriminant El Assad dans le meurtre de Hariri père, un traité de paix avec Israel en retour du Golan, et un potenetiel retour au Liban. Tout est possible dans ce petit coin du monde.

Et les libanais dans tous ça ne diffèrent pas du reste des populations arabes: ils sont pris entre un gouvernement corrompu à majorité chrétienne et sunite mais qui repecte les libertés individuelles dans une démocratie relativement fonctionnelle, ou le Hezbullah qui veut instaurer un gouvernement de mollah à l’Iranienne avec de “l’argent propre”.

Les chrétiens sont un peu les dindons de la farce: Partagés entre les Sunnites de Hariri finacés par les saoudiens et le Hezbullah financé par l’Iran (avec ce bouffon de Michel Aoun comme allié). Il parait même que les arméniens ont été forcés d'appuier Aoun dans les dernières élection, par peur de persécution de leurs confrères en Syrie par le régime despotique d'Assad. Exaspérés, ils quittent le Liban petit à petit.

Majoritairement il y a 20 ans, ils ne formeraient plus qu’environ 35% de la population actuelle.


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Kasteli

10 Mai 2008
23:06

Liban - Le Hezbollah mène son coup d’Etat et occupe Beyrouth

L'état libanais n'a pas mis ses culottes et les politiciens qui ont eu du cran et du courage politique se sont faits assassiner. Le peuple libanais ne semble pas avoir tiré les leçons du passé et n'a toujours pas de président.

Pendant que le hezbollah crache sur le peuple libanais, piétine sur les institutions de l'état libanais plus que jamais, tente de mettre à genoux les politiciens du Liban en faisant chanter les politiciens musulmans, en assassinant les leaders chrétiens et en réduisant les médias au niveau de la vulgaire propagande de lobotomisés sous la botte irano-syrienne, les prohamas palestiniens importés et leurs quelques sympatisans d'idiots utiles ont paradé aujourd'hui leurs slogans de martyrs dans les rues de Montréal. Étrange..., ou sont les falardeau, les elvis gratton niaiseux au drapeau kalichnikov en érection, les David et le grattin de la politicaillerie québécoise en quête d'électorat, pour pleurnicher en coeur sur les pauvres palestiniens qui n'en finissent plus de s'autovictimiser sur la place publique depuis des décennies?..Qui porte attention et leur donne une tribune outre La presse et radio-canada, allez savoir pourquoi? Le Hamas d'un côté, le Hezbollah de l'autre...Bon sang! Ça fait des lustres que des millions et des millions de dollars s'envolent en pure perte année après année et se gaspillent entre les mains des hurluberlus totalement irresponsables comme arafat qui n'ont qu'un seul objectif en tête: la destruction d'israel et se foutent totalement du peuple palestinien...Mais c'est toujours la faute d'israel, des USA, du pape, des sionistes et de la communauté internationale, vous et moi, quoi....mais jamais, jamais tout ce beau monde se sont responsabilisés et se responsabiliseront face aux gestes qu'ils posent, aux décisions irrationnelles qu'ils prennent. Ce sont des despotes imbus d'eux-mêmes, des égocentriques de la pire espèce inspirés d'un mahométantisme fanatique qui font passer allah, leurs intérêts personnels et la haine d'israel avant le simple bon sens et pour qui la vie humaine n'a pas la moindre valeur puisqu'ils sont les premiers à mettre une kalichinikov ou une ceinture d'explosifs autour de la poitrine d'un enfant avant même qu'il ne sache lire et écrire. Le hamas palestinien ou le hezbollah libanais ...cherchez la différence? C'est le même scénario...le même modus operandi....

Ras-le-bol de la culture de kamikaserie palestinienne, saoudienne, pakistanaise, marocaine, algérienne, irakienne ou égyptienne et compagnie, ras-le-bol des prises d'otages et de leur assassinats sauvages, des kidnappings qui finissent dans un bain de sang, ras-le-bol de la mafia d'allah qui terrorise l'humanité, ras-le-bol du culte de la mort, du djihad anti occidental, antiaméricain, anti-israélien, ras-le-bol des fatwas débiles, arriérées ou misogynes, ras-le-bol des kalichnikovs hezbollahiennes sur des drapeaux verts qui flottent au vent leurs menaces en forme de république islamique iranienne de l'arme atomique djihadesque, ras-le-bol du totalitarisme militaire syrien qui fout le bordel partout et bouzille toute tentative de paix, ras-le-bol des Ayatollahs, des mollahs, des prêcheurs de haine qui postillonnent des inepties 7 jours sur 7, ras-le-bol de ces voilées féministes bidons de mes deux de la soumission à allah à défaut du genre masculin, ras-le-bol de tout ce cirque de psychopathes fanatiques de la secte politique du caillou noir mecquois qui veut soumettre le monde à leur idolâtrie macabre....Quand vont-ils comprendre que la charia n'est rien d'autre qu'un outil de tyranie qui justifie l'injustifiable à l'aube du 21 ièeme siècle. Bon sang! comment ramener tant de gens à la raison?

Les chiites veulent le pouvoir, les sunnites veulent le pouvoir, les wahhabites veulent le pouvoir, ils s'entretueront jusqu'au dernier jusqu'à ce qu'il ne reste plus une seule goutte de pétrole au fin fond des entrailles de leur désert intellectuel de seigneurs de guerre tribaux, même pas capables de s'asseoir à la même table pour le bien de leur peuple et améliorer le sort d'un milliard de tiermondistes . L'obscurantisme islamique est encore plus visqueux et plus ténébreux que le fossile pollueur et non renouvelable qu'ils extirpent grâce au savoir des mécréants du monde libre qu'ils prennent plaisir aujourd'hui à faire chanter.

Pendant ce temps l'ONU se ridiculise à force de s'islamiser aux droits de l'homme à la mode Khadafienne, de se laisser corrompre à coup de pétrole contre nourriture et de se discréditer à force de négocier sur tout ce qui est non négociable pour acheter la paix. Que fera-t-elle de plus pour le Liban...qui doit apprendre à s'aider lui-même?

À l'ombre du cèdre, la kalichnikov hezbolienne défie la démocratie chancelante d'un pouvoir sans tête libanaise pour se positionner et sans une identité libanaise unifiée assez mature pour s'affirmer.

Il faudra combien de guerres civiles au Liban pour devenir Libanais et prendre en mains son propre destin?


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Tromso

12 Mai 2008
20:51

Liban - Le Hezbollah mène son coup d’Etat et occupe Beyrouth

Le Hezbollah (Parti de Dieu- Allah)

Le Hezbollah créé en 1984 est issu de la convergence de trois mouvances - le Parti Da`wa Islamique (parti islamiste chiite créé en Irak, en 1956 autour de l`imam Sadr (note personnelle: même famille que Moqtada Sadr combattu par les américains en Irak actuellement), le courant islamiste au sein du mouvement Amal ,des militants palestiniens et quelques militants de la gauche libanaise.

Directement lié aux Pasdarans iranien (Gardiens de la révolution) , le Hezbollah combat les forces israéliennes qui occupent un partie du Sud-Liban et prône l`instauration d`une République islamique selon le modèle iranien. Les États-Unis et Israël sont désignés comme l`ennemi et, a travers eux, tous les symboles de l`occidentalisation des sociétés musulmanes.

La branche armée du Hezbollah est entraînée et armée par l`Iran grâce au bon vouloir de la Syrie. Depuis le retrait soudain des forces israéliennes du Liban en 2000 le Hezbollah fait figure de puissance dominante au Liban suscitant l`inquiétude des populations chrétiennes. Véritable État dans l`État, le Hezbollah possède sa télévision Al-Manar (le Phare) diffusé par satellite, des centres de santé, des commerces, des stations-services, des entreprises. Le Hezbollah contrôle plusieurs radios et des journaux.

Sources: Dictionnaire mondial de l`islamisme

Éditions: Plon 2002


Le Hezbollah et la guerre civile au Liban - le docteur du Hezbollah

Fondé en 1982 (en pleine guerre civile au Liban) le Hezbollah était composé de nombreux groupes intégristes radicaux,(surtout chiites) unis dans une même organisation politique, sociale et militaire, dont l`idéologie et le militantisme étaient proche de ceux de la révolution iranienne. L`objectif immédiat du Hezbollah était de débarrasser le Liban de toute influence occidentale et de détruire Israël par tout les moyens possibles . Son but final était la création d`une république islamique mondiale dirigée par le clergé chiite. Des sa formation, il est devenu la plus dangereuse organisation du Moyen-Orient. En mars 1984, elle comptait déjà 10,000 combattants et avait mis en place des cellules de soutien en Europe, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et au Canada. Les méthodes favorites du Hezbollah était l`attentat-suicide et les enlèvements.(Attentat suicide contre le QG des marines américains et des parachutistes francais) Frank Regier, universitaire américain, Christian Joubert, ingénieur francais, Jeremy Levin, directeur de CNN Beyrouth furent enlevés par le Hezbollah et confiés au bon soins du docteur Aziz Al-Aboub, un spécialiste de la torture et de l`interrogation formé en Iran et aussi par le KGB a l`université Patrice Lumumba a Moscou.

Aboub avait été le chef des Pasdarans (gardiens de la Révolution) a l`Université de Téhéran ou il étudia le médecine. A Moscou, il reçu des cours sur les agents chimiques et biologiques et les drogues . Il reçu aussi de l`instruction sur les lavages de cerveaux techniques utilisés par les soviétiques sur les prisonniers de guerres américains lors de la guerre de Corée. Aboub arrive a Beyrouth le 15 mars 1982. Il avait appris a dépouiller une personne de sa personnalité et ensuite a rebâtir sur de nouvelles croyances de substitution.

De mars 1984 a juillet 1985, Aboub a supervisé pour le Hezbollah la torture et les interrogatoires du chef de la CIA au Liban, William Buckley enlevé par le Hezbollah a Beyrouth. Battu, drogué, torturé, et filmé pendant plus de 400 jours il connu une lente et atroce agonie. Son corps n`a jamais été retrouvé.

Vision de l`égalité de l`être humain au Liban.

Les chrétiens du Liban, pris individuellement, ne sont peut-être pas des modèles de tolérance, surtout après ce qu`ils ont subies depuis 1975. Meme si il n`aime guère son compatriote musulman, un chrétien libanais reconnaît qu`il y a égalité juridique et humaine entre eux. Meme si il a la plus vive sympathie personnelle pour son compatriote chrétien, un musulman n`admettra pas cette égalité entre eux, sauf si il est partisan de la laïcité, un fait de plus en plus rare. Le droit et la jurisprudence islamiques instituent une hiérarchie incontournable entre les «vrais croyants» et les autres. Tout le reste n`est que faux semblant et propagande.

Source: Une Croix sur le Liban - 1984 - Folio actuel


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Tromso

15 Mai 2008
06:23

Liban - Le Hezbollah mène son coup d’Etat et occupe Beyrouth

Leçons libanaises

Par Ivan Rioufol le 14 mai 2008 - Le Figaro

George Bush, attendu ce mercredi à Jérusalem, a peu de chance d’obtenir des Israéliens et des Palestiniens la conclusion d’un accord de paix avant la fin de son mandat, en janvier 2009. S’il a loué, dès son arrivée, l’alliance entre les Etats-Unis et Israël face aux "terroristes et aux tyrans", ces derniers se portent bien, merci. En Iran, le délicieux Mahmoud Ahmadinejad, dit l’Acheveur (en 1981, il participait à l’exécution des prisonniers, comme le rappelle Michel Taubmann dans sa biographie, "La bombe et le coran", aux Editions du Moment), a qualifié Israël de "cadavre puant". Au Liban, le Hezbollah, bras armé de l’Iran et de la Syrie, tient désormais le gouvernement pro-occidental de Fouad Siniora à sa merci, après son coup d’état réussi.

Mais au moins les choses sont claires. Les obstacles à la paix dans la région sont bel et bien l’Iran, la Syrie, le Hezbollah. Ce mouvement chiite avait eu droit, en décembre 2006, aux égards convenus de Ségolène Royal, partageant à ses côtés ses critiques contre les Etats-Unis et Israël. La semaine dernière, il a dévoilé son visage de fauteur de guerre et d’organisation militaro-fasciste, en prenant possession de Beyrouth-Ouest et des journaux gênants. La pression islamiste est en train de faire voler en éclat le peu qui restait du Liban multiculturel et démocratique, d’où les Chrétiens s’exilent. Aux angéliques qui prônent le métissage des cultures, l’exemple libanais saurait-il les faire réfléchir ?

Même l’armée (70.000 hommes) ne semble pouvoir résister davantage aux pressions communautaristes, qui sont probablement en train de pousser le pays vers une nouvelle guerre civile. Des officiers chiites auraient menacé de démissionner en cas d’intervention contre le coup de force du Hezbollah. "(L’armée) est soumise aux tensions de la société et reproduit la règle de la division confessionnelle. Toute utilisation dans le conflit actuel la ferait éclater", analyse le politologue, Joseph Bahout, dans Le Figaro de ce jour. La France de la "diversité" que voudrait apparemment construire Nicolas Sarkozy, saura-t-elle en même temps consolider son unité, afin de s’abriter de ces phénomènes suicidaires?


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